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COMMENT LA GRECE VA T-ELLE GERER LES 4 MOIS ?

mars 09
COMMENT LA GRECE VA T-ELLE GERER LES 4 MOIS ?

En novembre 2011, les autorité grecques avaient menacé les eurocrates de Bruxelles de lancer un référendum sur le plan de sauvetage. Cela s’était traduit par une panique sur les marchés financiers.

Le 8 mars 2015, le ministre grec des Finances a de nouveau évoqué cette perspective si les ministres de la zone euro n’acceptent pas les principales réformes proposées par son pays pour débloquer la prochaine tranche de l’aide dont elle a cruellement besoin.

« Nous pouvons revenir à des élections. Organiser un référendum, a-t-il déclaré. Comme me l’a dit notre premier ministre, nous ne sommes pas encore collés à nos sièges » – Yanis Varoufakis.

La Grèce a pu bénéficier d’un délai de QUATRE MOIS, ce qui n’empêche pas le pays d’être cependant confronté à des échéances douloureuses en mars avec le FMI. Pour sa part, Bruxelles a annoncé qu’une enveloppe de 7 milliards d’euros serait versée en avril… en fonction des réformes présentées par Athènes.

Dans un tel contexte, pourquoi les eurocrates communiquent t-ils sur la mauvaise santé du secteur bancaire grec ?

Pourquoi évoquer une rechute de l’économie grecque en récession alors qu’elle y a toujours été ?

Comment peut-on aider un pays si, dans le même temps, on décrit la qualité de son secteur bancaire et que l’on favorise la fuite des capitaux ? Le nouveau gouvernement grec parle de rhétorique « toxique » et il a raison.

Juncker

Le marxiste Jean-Claude Juncker a déjà fait des déclarations très dures contre la Grèce. Très récemment, dans une interview accordée au journal allemand Die Welt, il a dit :

« Nous devons faire attention à ce que la situation ne continue pas à se détériorer en Grèce. Ce qui m’inquiète, c’est que tout le monde n’a pas encore compris, au sein de l’Union européenne, le sérieux de la situation en Grèce. »

En fait, on a bien l’impression que tout est déjà décidé en HAUT LIEU et les marionnettes de Bruxelles comme d’Athènes jouent les prolongations. Comme nous l’écrivons dans le prochain numéro de LIESI, le capital investi en Grèce prend la route de l’exode…
En attendant, d’aucuns ont fini par avouer que les prolongations avaient été nécessaires afin de permettre à la BCE de sauver quelques banques européennes d’une faillite retentissante en cas d’accident grec…

 

Posted by on 9 mars 2015 in Non classé

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