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EURO : DERRIÈRE UN DÉBAT CONTRADICTOIRE EXISTE UN PLAN

mars 13
EURO : DERRIÈRE UN DÉBAT CONTRADICTOIRE EXISTE UN PLAN

L’évolution des devises est passionnante pour les spéculateurs ; affligeante, quand on a la grâce de connaître les conséquences que la tempête actuelle traduira au quotidien.

Depuis la création de LIESI, le 11 septembre 2001, nous avions recommandé d’investir dans les métaux précieux. A l’époque, le Napoléon était à 60 euros. Certes, avec les impressions de papier des banques centrales, les bourses ont grimpé mais toutes les actions ne sont pas au niveau de 2001. Les banques centrales font payer les dépôts sur leurs comptes et, en conséquence,  l’ARGENT cherche le rendement. Les bourses montent parce que l’ARGENT se concentre sur les actions présentant des RENDEMENTS supérieurs aux obligations d’Etat. Comme vous le savez, tout cela durera un temps et nous sommes déjà – depuis longtemps – dans des mouvements irrationnels.

Désormais, comme nous l’avions anticipé en décembre 2014 (voir message précédent), l’EURO est dans la tempête. Au printemps 2014, quand nous annoncions la flambée du DOLLAR US, le président de la BCE, Mario Draghi affirmait qu’il était prêt à tout pour défendre la valeur de l’Euro.

Aujourd’hui ? Il est muet comme une CARPE.

Pourquoi ?

Parce que c’est une marionnette à qui on a imposé un nouveau scénario en AOUT 2014, lors de la réunion des banquiers centraux à Jackson Hole, le 22 août. On lui a donné les consignes pour 2015 et il s’y est tenu…
Plus de défense de l’euro. Silence radio de Mario Draghi qui ment littéralement sur le « succès » de son QE.

groupe des 30 draghi

POURQUOI L’EURO BAISSE ?

On explique que le QE de la BCE est à l’origine de ce mouvement. Non… explication fausse. Que pèse la somme de 1140 milliards d’euros de rachats de titres de la BCE sur une longue période alors que, selon la Banque des règlements internationaux, les échanges de monnaies s’élèvent à 5300 milliards de dollars chaque jour ouvrable ?

L’effondrement de l’euro nous rappelle celui du pétrole en juin 2014.
Est-ce que les mêmes FORCES sont impliquées dans ce plongeon ? Nous donnerons des pistes dans les prochains LISO.

 

ET POUR DEMAIN ?

Deux thèses.

« Nous ne pensons pas que l’euro va se déprécier davantage, car au deuxième semestre la situation économique va se dégrader aux États-Unis et s’améliorer en zone euro. Le quantitative easing va apporter un afflux de capitaux sur les actions européennes et la balance courante de la zone euro va être encore plus excédentaire sous l’effet du taux de change et du pétrole », analyse Sylvain Broyer, stratégiste de Natixis.

Au contraire Robin Winkler, stratégiste à la Deutsche Bank, prévoit que

« l‘euro/dollar sera à la parité d’ici à la fin de cette année, qu’il tombera à 90 centimes en 2016 et touchera un point bas de 0,85 dollar courant 2016 ».

Commentaire du Figaro : « Argument majeur de la Deutsche Bank, l’Europe est désormais confrontée à une surabondance de liquidités en quête de placements plus rémunérateurs qu’en zone euro ; les capitaux vont donc sortir par trillions d’euros (un trillion valant 1000 milliards). La dépréciation de l’euro est inéluctable. »

Ces braves gens n’abordent bien évidemment pas le fond du problème : quelle sera l’issue de la Grèce par rapport à la zone euro ? Voir le prochain numéro de LIESI. Nous avons déjà vu ce que la Russie préparait pour le sud de la zone euro… comme si le bloc de commandement russe était déjà au parfum de ce que le Conseil des Treize va intimer à ses marionnettes de Bruxelles.

 

Posted by on 13 mars 2015 in Non classé

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