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Méditations R.P. Hamon – Partie I : « Il grandissait en sagesse, en âge et en grâce »

mars 14

Pourquoi le Fils de Dieu, Notre Seigneur Jésus-Christ, qui était la sagesse consommée et l’infinie sainteté, a-t-il voulu laisser paraître au-dehors peu à peu et par degré, sa sagesse et sa sainteté, ne produisant les marques de l’une et de l’autre que selon le progrès de son âge.

C’est ainsi qu’au lieu de nous montrer tout à coup le soleil dans son midi, ce qui nous éblouirait, il ne l’amène que peu à peu sur l’horizon, après avoir commencé par un crépuscule qui se confond presque avec la nuit, pour ménager la délicatesse de notre vue.

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Pourquoi le Verbe incarné a-t-il voulu ne croître que peu à peu comme les autres enfants ?

Il y a dans cette croissance successive du Sauveur, jusqu’à ce qu’il fût arrivé à l’âge mûr, à l’état de l’homme fait, un mystère profond. Jésus, se cachant au commencement de sa carrière, voulait deux choses : d’abord préparer peu à peu les esprits à la splendeur de ses miracles et de sa mission divine ; puis donner une grande leçon à notre amour-propre et à notre ignorance : à notre amour-propre, qui ne peut souffrir sans dépit la vue de ses misères, de ses faiblesses et de ses tentations ; à notre ignorance, qui ne sait pas comprendre que l’homme ne devient point tout à coup parfait ; que la perfection est un travail de longue haleine, qui ne se consomme qu’à force d’arracher et de planter, de détruire et d’édifier, toutes choses qui ne se font pas dans un jour ; et qu’enfin il en est de la vie parfaite comme d’une échelle mystérieuse, au haut de laquelle on n’arrive pas d’un bon, mais seulement en en montant péniblement tous les échelons l’un après l’autre. C’est cette intempérance de zèle, cette impatience d’amour-propre, qu’a voulu corriger notre aimable Sauveur, en montrant en dehors moins de perfection, de science et de sainteté aux jours de son enfance que dans son adolescence, et aux jours de son adolescence que dans l’âge mûr, dit le texte sacré.

Apprenons de là : premièrement, à prendre patience avec nous-mêmes, à supporter, dans un esprit doux et humilié, toutes nos faiblesses, et à en faire le fondement d’une solide humilité. Secondement, à croître sans relâche dans une vie meilleure, à bien nous persuader que nous sommes encore loin du but, à réparer le mal passé par le bien présent, à corriger continuellement nos défauts et à tendre sans cesse en avant, à l’exemple de saint Paul.

 

Posted by on 14 mars 2015 in Non classé

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