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Pâques – Résurrection du Fils de Dieu

avril 05
Pâques – Résurrection du Fils de Dieu

Par Dom GUERANGER – Autour de la crèche où il se montrait pour la première fois aux hommes, Notre Seigneur Jésus-Christ convoqua de pauvres bergers par la voix des Anges, avant d’appeler les rois par le ministère d’un astre matériel ; aujourd’hui qu’il est arrivé au comble de sa gloire, qu’il a mis par sa résurrection le sceau à toutes ses œuvres et rendu certaine sa divine origine, en assurant notre foi par le plus irréfragable de tous les prodiges, il attend, avant d’instruire et d’éclairer ses Apôtre que d’humbles femmes aient été par lui instruites, consolées, comblées enfin des marques de son amour. Quelle grandeur dans cette conduite si suave et si forte du Seigneur notre Dieu, et qu’il a raison de nous dire par le Prophète:

« Mes pensée ne sont pas vos pensées ! » (Isaie, LV, 8.)

S’il eût été à notre disposition d’ordonner les circonstances de sa venue en ce monde, quel bruit n’eussions-nous pas fait pour appeler le genre humain tout entier, rois et peuples, autour  de son berceau ? Avec quel fracas eussions-nous promulgué devant toutes les nations le miracle des miracles, la Résurrection du crucifie, la mort vaincue et l’immortalité reconquise ?

Le Fils de Dieu, qui est « la Force et la Sagesse du Père » (I Cor. 1, 24), s’y est pris autrement. Au moment de sa naissance, il n’a voulu pour premiers adorateurs que des hommes simples et rustiques, dont les récits ne devaient pas retentir au-delà des confins de Bethléhem ; et voilà qu’aujourd’hui la date de cette naissance est l’ère de tous les peuples civilisée. Pour premiers témoins de sa Résurrection, il n’a voulu que de faibles femmes ; et voilà qu’en ce jour même, à l’heure où nous sommes, la terre entière célèbre l’anniversaire de cette Résurrection ; tout est remué, un élan inconnu le reste de l’année se fait sentir aux plus indifférents ; l’incrédule qui coudoie le croyant sait du moins que c’est aujourd’hui Pâques; et du sein même des nations infidèles, d’innombrables voix chrétiennes s’unissent aux nôtres, afin que s’élève de tous les points du globe vers notre divin ressuscite l’acclamation joyeuse qui nous réunit tous en un seul peuple, le divin Alléluia. « O Seigneur » , devons-nous nous écrier avec Moïse, quand le peuple élu célébra la première Pâque et traversa à pied sec la mer Rouge, « ô Seigneur, qui d’entre les forts est semblable à vous ? » (Exode, XV, 11.)

Saint Grégoire, Pape :

Vous venez d’entendre, mes très chers Frères. que les saintes femmes qui avaient suivi le Seigneur vinrent au tombeau avec des parfums, payant ainsi le tribut de leur affection, après sa mort, à celui qu’elles avaient aimé durant sa vie. Mais leur conduite porte avec elle en même temps une instruction sur ce qui doit se pratiquer dans la sainte Eglise. Sachons donc écouter le récit des actions, de façon à comprendre ce que nous avons à faire pour les imiter. Nous aussi, qui croyons en celui qui est mort, nous apporterons nos parfums à son tombeau, si, embaumés de l’odeur des vertus, nous cherchons le Seigneur par les bonnes œuvres. Ces femmes qui sont venues avec des aromates sont favorisées de la vue des Anges; ainsi les âmes qui, par de saints désirs, montent vers le Seigneur avec le parfum de leurs vertus, celles-là aussi arriveront à voir les habitants du ciel.

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UN MIRACLE LITURGIQUE

Un jour où saint Grégoire le Grand célébrait la sainte messe à Sainte-Marie-Majeure, un miracle se produisit.

Lorsque le Pape, après la fraction de l’hostie, adressait à l’assistance le souhait de la paix par les paroles accoutumées : Pax Domini sit semper vobiscum, le chœur ne répondit pas, comme aux jours ordinaires : Et cum spiritu tuo. La tradition racontait que, dans cette même solennité et dans cette même Basilique, saint Grégoire le Grand célébrant un jour le divin sacrifice, et ayant prononcé ces mêmes paroles qui font descendre l’Esprit de paix sur l’assemblée sainte, un chœur d’Anges lui répondit avec une si suave mélodie, que les voix de la terre se turent, n’osant s’unir au concert céleste. L’année suivante, on attendit, sans oser répondre au Pontife, que les voix angéliques se fissent entendre de nouveau ; cette attente dura plusieurs siècles; mais le prodige que Dieu avait fait une fois pour son serviteur Grégoire ne se renouvela pas.

 

Posted by on 5 avril 2015 in Non classé

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