RSS

Le gouvernement grec cherche t-il vraiment l’apaisement avec ses créanciers ?

avril 09
Le gouvernement grec cherche t-il vraiment l’apaisement avec ses créanciers ?

Rien n’est vraiment plus comme avant en Grèce. Qui eut imaginé, avant les dernières élections du 25 janvier 2015, que les députés grecs s’accorderaient pour ordonner une commission d’enquête sur les origines des plans d’austérité ? Et ce résultat n’a pas été obtenu avec une petite majorité : sur 250 députés, 156 voix y furent favorables, 72 parlementaires ont voté contre et 22 se sont abstenus.

Selon la presse athénienne, cette commission sera chargée d’examiner l’origine de la dette grecque et des plans d’austérité mis en place à partir de 2010 en échange de l’aide financière de l’UE, de la BCE et du FMI (240 milliards d’euros)… ce n’est pas une paille.

Il s’agissait d’une promesse faite par le parti de gauche radicale Syriza.

 

Alexis Tsipras prépare t-il les Grecs à un départ ?

Pour justifier cette commission, Alexis Tsipras a déclaré :

« Le peuple grec a besoin de comprendre comment le pays a accepté des mesures qui ont fait augmenter la dette, passée de 124% du PIB au début de la crise à 175% aujourd’hui, qui ont conduit à l’augmentation du chômage, aux baisses des salaires et à l’exode des jeunes diplômés. » « La commission doit examiner les conséquences désastreuses du PSI (échange de dette mené par le secteur privé en mars 2012) sur les caisses d’assurance et comment cela a permis d’alléger la charge des banques allemandes. »

Le ton est donné ! Attendons les résultats pour le mois de juin. Le Premier ministre grec lancera t-il un référendum dans ce contexte ? Tandis que les médias se veulent apaisants pour un nouvel « accord », pourquoi le secrétaire d’Etat au Budget, Dimitris Mardas, a-t-il indiqué que ses services avaient évalué à 278,7 milliards d’euros le montant des réparations de guerre dues par l’Allemagne à la Grèce, à la suite de l’occupation du pays entre 1941 et 1944 ?

Nous sommes loin d’une volonté d’amadouer les Allemands. Rappelons qu’Angela Merkel a un gouvernement de coalition et que les sondages publiés en Allemagne – nous l’avons déjà dit – sont assez clairs : les Allemands ne veulent plus banquer pour la Grèce. Le gouvernement allemand, pour sa part, a expliqué que la question des réparations et des dédommagements de guerre avait été définitivement réglée, via des traités internationaux.

Les Allemands ne sont pas tout blancs dans cette opération. Du caniveau remontent quelques scandales de corruption impliquant des entreprises allemandes travaillant avec la Grèce… et qui ont profité pour ne pas dire entretenu la corruption de politiciens grecs.

Pire, ce que nous développerons dans le numéro du 30 avril 2015 de LIESI. Vous découvrirez que les dirigeants de Berlin ne sont que de viles marionnettes entre les mains d’un Pouvoir qui prépare une guerre civile en Allemagne et généralement en Europe et que la solution grecque pourrait ouvrir les portes de l’Hadès.

 

LA PERESTROIKA TECHNOCRATIQUE

PerestroikaLes partenaires créanciers de la Grèce ont décidé de faire peau neuve. Inscrivez que les technocrates ne parleront plus de TROÏKA mais de GROUPE DE BRUXELLES.

La nomenklatura du Bureau politique de Bruxelles entend ainsi reproduire les mêmes processus de manipulation que les soviétiques devenus moscovites. On change de nom et de costume… mais les techniques demeurent.

Les technocrates bruxellois exigent du gouvernement grec une réforme des retraites ainsi qu’une nouvelle législation de libéralisation du marché du travail.

 Dans le même temps, après ses amis proches, c’est Alexis Tsipras en personne qui se déplace à Moscou. Par exemple, le ministre de l’énergie grec Panagiotis Lafazanis était récemment à Moscou pour y discuter de la question gazière, notamment du tracé du futur pipeline Turkish stream. Il y a quelques semaines, LIESI avait publié une analyse sur l’étonnante déclaration de Poutine, en visite le 1er décembre 2014, en Turquie. Ce jour-là, le président russe annonçait : 1) la fin du projet South Stream et 2) une arrivée d’oléoducs en Turquie… ainsi qu’en Grèce.

Depuis le 1er décembre 2014, bien des mois se sont écoulés… Les signaux que nous avions détectés trouvent une logique qui pourrait intégrer, dans le futur, plusieurs pays de la Méditerranée.

[Quand le froid s’amplifiera… quand les Européens grelotteront avec une révolution arabe en Algérie, ils demanderont peut-être des comptes à leurs commissaires du peuple européens… qui répondront aux abonnés absents.]

8 avril, Alexis Tsipras est reçu à Moscou par V. Poutine. Rien ne filtrera sur cette réunion et il ne faut pas prendre pour argent comptant les déclarations du Kremlin comme d’Athènes. D’ailleurs, ils annoncent ce matin qu’il n’y a rien de sensationnel… Comment pourrait-il en aller autrement ?

Aujourd’hui, l’Etat grec doit débourser 458 millions d’euros à l’organisation supranationale bien connue et si généreuse : le FMI.

 

Dans le même temps, le gouvernement d’Alexis Tsipras reprend la privatisation du port du Pirée au profit de la société de fret maritime chinoise Cosco.

 

Les Chinois, liés aux Russes contre le bloc dollar (DANS LE STRICT RESPECT DU CALENDRIER FIXE PAR LE CONSEIL DES TREIZE) sont ainsi sollicités.

 

 

MOSCOU ET PÉKIN DEVIENDRONT-ILS LES PARRAINS D’ATHÈNES ?

Il est sans doute un peu tôt pour répondre à cette question. Mais pour le moment, Pékin s’est goinfré de bons à court terme (T-Bills) grecs pour la bagatelle de 100 millions d’euros.

Dans le même temps, la BCE a demandé aux banques commerciales grecques de ne plus acheter de bons du Trésor du pays. On est donc sur le fil du rasoir… merci aux Chinois.
Pourquoi le site grec, To Pontiki, a t-il relayé l’information selon laquelle des responsables européens planchaient sur l’introduction en Grèce d’une double monnaie ?

 

Posted by on 9 avril 2015 in Non classé

Leave a comment

Comments are closed.