Pétrole : pays producteurs inquiets du niveau élevé des cours

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Le secrétaire général de l’Opep, Abdallah El Badri, a indiqué lundi que les pays producteurs de brut étaient “inquiets” du niveau élevé des cours, ajoutant que les marchés étaient suffisamment approvisionnés. “Les prix (élevés) du pétrole inquiètent. Il y a une prime de risque de 15 à 20 dollars”, a déclaré aux journalistes M. Badri, en réponse à la question de savoir si l’Opep s’inquiétait de la montée des cours. Il s’exprimait en marge d’une table ronde des ministres asiatiques de l’Energie à Koweït, qui devrait évoquer l’impact des prix du pétrole sur l’économie. Les cours du pétrole étaient orientés à la baisse lundi dans les échanges électroniques en Asie sur des prises de bénéfices après les hausses de la semaine passée, selon des courtiers. Dans les échanges matinaux, le baril de “light sweet crude” pour livraison en mai cédait 70 cents à 108,96 USD. Celui du Brent de la Mer du Nord pour livraison en juin reculait de 42 cents à 123,03 USD.

Dimanche, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Nobuo Tanaka, a indiqué que les prix actuels du pétrole étaient “très élevés” et que l’agence des consommateurs était inquiète du fait que cela pourrait nuire à la croissance économique et à la demande. “Bien sûr, les prix actuels du pétrole sont très élevés … (nous sommes) inquiets du fait que cela pourrait avoir un impact négatif sur la croissance économique”, a dit le directeur de l’AIE devant les journalistes à son arrivée au Koweït pour la réunion. “Les prix élevés abaissent le taux de croissance de la demande de pétrole”, a-t-il ajouté, citant les Etats-Unis et la Chine, premiers consommateurs mondiaux, où la demande a chuté. “Si l’économie est réellement en train de chuter, le prix (du pétrole) chutera, comme cela a été le cas en 2008.” Le secrétaire général de l’Opep a appelé à l’introduction de “certaines régulations” pour juguler la spéculation et à la réduction des taxes sur les produits pétroliers afin d’infléchir les cours élevés du brut. Il a en outre affirmé que le marché était “suffisamment” approvisionné et qu’il n’y avait pas lieu à une augmentation de la production. “Le marché est suffisamment approvisionné et notre production (de l’Opep) en mars est quasiment identique à celle de décembre même si un pays membre n’est plus producteur”, a dit M. Badri en référence à la Libye.

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