Une banquier central doit TRICHET et mentir

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Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a affirmé jeudi ne pas voir “d’effet de second tour”, c’est-à-dire la répercussion de la hausse des prix du pétrole sur les salaires dans la zone euro, en admettant toutefois un “risque”. “Au moment ou je parle, je ne vois pas d’effet significatif de second tour mais c’est le risque”, a affirmé M. Trichet interrogé sur la radio BFM sur le risque de contagion sur les salaires de la hausse du pétrole qui pourrait avoir un effet d’emballement sur l’économie. La décision de monter les taux d’intérêt “préannoncée en mars et prise en avril est une décision qui vise à ce qu’il n’y ait pas d’effet de second tour”, a-t-il souligné. On en reparlera dans quelques mois. “Le risque, c’est de prendre la bosse d’inflation au niveau de l’ensemble de la zone euro, qui est de 2,7%, pour quelque chose de définitif, de permanent”, a-t-il dit. Et si l’on avouait 10-11% pour être honnête une bonne fois pour toute ? “Nous allons revenir comme c’était dans le passé à notre définition de la stabilité des prix”, c’est-à-dire une inflation inférieure à 2%, a-t-il assuré, rappelant que “nous avons sur 12 ans une inflation moyenne de 1,97%”. Il faut garder cette phrase dans vos ARCHIVES. M. Trichet doit avoir de belles casserolles aux pieds pour seriner une bêtise aussi énorme.

Interrogé sur une éventuelle nouvelle hausse des taux d’intérêt par la BCE après celle d’avril, il a répété que la Banque centrale n’avait “pas décidé d’une série d’augmentations”. Mensonge, nos propres sources de Bruxelles parlent de 10 %. “Nous n’avons pas décidé d’une série d’augmentations mais les observateurs savent et les marchés savent que nous prenons toujours les décisions qui permettre d’assurer la stabilité des prix”, a affirmé M. Trichet sur la radio BFM. “Nous ferons ce que nous jugerons nécessaire”, a-t-il ajouté. (… pour ruiner les citoyens.)

La BCE a relevé le 7 avril ses taux d’un quart de point pour la première fois depuis juillet 2008, portant son principal taux directeur à 1,25%. Les marchés et les économistes s’attendent à d’autres relèvements d’ici la fin de l’année, portant le taux à 1,75% voire 2%, sur fond de montée des prix en zone euro. Les prix ont augmenté en mars de 2,6% en moyenne dans les 17 pays de la zone euro, dépassant pour la quatrième fois consécutive la limite des 2%. Cet échauffement est lié avant tout aux prix de l’énergie et des biens alimentaires, qui selon les économistes devraient retrouver des cours plus normaux d’ici la fin de l’année. Surtout que la canicule va faire chuter les prix… selon la logique de ces économistes à deux sous.

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