La Russie affirme avoir tué le représentant d’Al-Qaïda en Tchétchénie

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Les services secrets russes ont annoncé vendredi avoir tué en Tchétchénie un militant saoudien qui était le représentant d’Al-Qaïda dans cette république musulmane du Caucase russe et auteur de plusieurs attentats en Russie. Trois rebelles, parmi lesquels le Saoudien, ont été tués jeudi au cours d’une opération dans le district de Chali (est de la Tchétchénie), a annoncé le comité antiterroriste auprès des services secrets russes (FSB), cité par les agences. L’un des rebelles a été identifié comme l’émissaire de l’organisation terroriste internationale Al-Qaïda surnommé Moganned, selon le comité. Moganned était un influent chef de guerre qui a directement participé à la préparation de pratiquement tous les attentats suicide en Russie ces dernières années, ajoute le comité. Le comité affirme que Moganned était le concurrent de l’émir de Caucase Dokou Oumarov à la tête de la rébellion. Fin mars, plusieurs médias citant des sources policières avaient assuré que Dokou Oumarov, alias Abou Ousman, qui combat les forces russes depuis la première guerre d’indépendance de la Tchétchénie (1994-1996), avait été tué lors d’une opération en Ingouchie au cours de laquelle entre 17 et 19 rebelles avaient été tués. Par le passé, il a été donné pour mort à de nombreuses reprises. La mort de Dokou Oumarov n’a jamais été officiellement confirmée alors que l’intéressé a déclaré le 8 avril dans un appel téléphonique au service de la radio américaine Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL) pour le Caucase du Nord être absolument en bonne santé. Il avait déclaré au cours de cet appel qu’il ne laisserait aucun répit à la Russie, promettant de nouvelles attaques. Oumarov était devenu en juin 2006 le président indépendantiste de la Tchétchénie, mais en octobre 2007, ce fanatique religieux a dépassé la simple lutte pour l’indépendance en se proclamant chef d’un Emirat du Caucase, visant à s’étendre sur toute la région. Ce mouvement, composé d’une multitude de groupes armés, a porté le combat hors de Tchétchénie, et désormais la plupart des républiques caucasiennes sont le théâtre d’attaques et d’attentats. Ravagée par deux guerres successives avec les forces russes depuis 1994, la Tchétchénie est depuis 2004 sous le contrôle du président local Ramzan Kadyrov, qui se vante d’avoir maté la rébellion avec ses milices redoutées et stabilisé la république.

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