USA : le PIB devrait confirmer jeudi le net ralentissement de la croissance

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Les chiffres officiels du PIB américain du premier trimestre, attendus pour jeudi, devraient confirmer que l’économie des Etats-Unis a nettement ralenti au début de l’année. Le département du Commerce doit publier jeudi à 12H30 GMT/14h30 HEC sa première estimation du produit intérieur brut américain pour les trois mois d’hiver.

Selon leur prévision médiane, les analystes estiment que la croissance économique des Etats-Unis a atteint 1,7% en rythme annuel en janvier, février et mars par rapport au trimestre précédent. Au quatrième trimestre, la croissance de la première économie mondiale avait atteint 3,1%. Les espoirs suscités par ce semblant d’allant retrouvé se sont heurtés au premier trimestre à la réalité de la hausse des matières premières et aux incertitudes suscitées par la situation du Japon, troisième économie mondiale, après le séisme et le tsunami du 11 mars.

D’une manière générale, les analystes estiment que la hausse des dépenses de consommation aux Etats-Unis n’a été que de 2 à 2,5% sur les trois premiers mois de l’année, alors qu’elle avait atteint 4,0% au trimestre précédent, ce qui n’était plus arrivé depuis quatre ans. La consommation est habituellement le moteur de l’activité américaine et assure généralement plus des deux tiers de la croissance du pays. Au quatrième trimestre, le commerce extérieur avait contribué encore plus que la consommation au PIB américain. Au vu des chiffres de la balance commerciale de janvier et février, il risque d’avoir eu au mieux un effet nul sur la croissance pendant l’hiver.

Selon les analystes, la progression du PIB devrait avoir été soutenue par les dépenses d’investissements des entreprises dans leur outil de production et la hausse de la production stockée des industries manufacturières. Elle devrait en revanche être freinée par une nouvelle baisse des dépenses publiques et un recul de la construction d’infrastructures.

Pour les analystes du cabinet IHS Global Insight, il y a une “déconnexion apparente” entre la vigueur de l’industrie manufacturière dont ont témoigné toutes les enquêtes de conjoncture des derniers mois et la mollesse de l’activité économique d’ensemble. Cette situation s’explique selon eux “en partie par l’influence du mauvais temps, qui a fait baisser la construction et a probablement touché aussi les dépenses de consommation des ménages”. Plusieurs régions du pays ont été paralysées temporairement en janvier et février par des chutes de neige très abondantes.

Les économistes de Barclays Capital disent avoir des “raisons de penser” que le ralentissement de la consommation et de la construction d’infrastructures ne sera que “temporaire”. Leurs confrères d’IHS avertissent néanmoins que la hausse des prix de l’essence et de l’alimentation et les répercussions de la situation au Japon devraient continuer de freiner la reprise.

Nous sommes tous d’accord pour conclure que ces chiffres sont totalement virtuels puisque la prétendue croissance est dopée par de l’argent papier sans contrepartie. C’est bien la raison pour laquelle le dollar ne cesse de baisser contre son plus grand ennemi : le Franc suisse. Un objectif de 0.72 est visé dans certaines salles de marché de la place parisienne. Un objectif qui laisse entrevoir un jeu de massacre sur les changes dans les prochaines semaines.

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