La marge de manoeuvre est inexistante pour le “pouvoir” du fait qu’il a perdu tout pouvoir

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Depuis de nombreux mois on constate une dégradation générale de l’environnement économique pour les entreprises et les consommateurs français. Pour l’analyste stratégique O. Rimmel, les entreprises françaises de productivité semi-industrielle ou industrielles ne pourront pas résister longtemps face à une quadruple insupportable pression :

– à la fois d’un dollar extrêmement faible limitant ou empêchant les exportations de production nationale, dans un monde ou tout se négocie encore en dollars.

– De la nette baisse du pouvoir d’achat des particuliers.

– De la concurrence internationale déloyale, essentiellement asiatique (le “grossiste mondial”, mais aussi désormais le “frigidaire mondial”) à faible coût de main d’œuvre.

– Du prix du pétrole qui va s’installer durablement au-delà des 100$ le baril, avant de grimper violemment en 2011-12, comme LIESI l’a annoncé.

Il semble donc logique de penser qu’à un moment ou un autre, il pourrait y avoir un phénomène irréversible. Pour le moment, seuls les économistes indépendants expriment une vive inquiétude. S’agissant des institutions économiques proches du pouvoir politique,  on cherche à maquiller la réalité. Bien évidemment, le même constat doit être établi pour l’ensemble des pays européens. Il s’agit là de la fameuse « rupture » annoncée avec grand tapage par Nicolas Sarkozy.

O. Rimmel commente avec à propos : « On ne peut pas sortir de l’Europe qui nous étrangle, on ne peut pas enrayer l’immigration illégale qui nous pèse malgré le consensus de tous sur la question, on ne peut pas baisser les charges des entreprises d’au moins 30%, on ne peut pas augmenter les bas salaires de 25%, on ne peut pas baisser la TVA sur tout ce qui est consommé pour en alléger fortement le prix, on ne peut pas offrir plus de travail aux gens car il n’y en a pas plus à offrir et souvent les actifs travaillent déjà autant qu’ils peuvent, on ne peut pas transformer les banlieues des grandes villes en quartiers résidentiels agréables, on ne peut pas limiter ou interdire l’importation des produits asiatiques ou issus des zones à concurrence déséquilibrée qui pourraient être manufacturés ou fabriqués en France en dynamisant l’emploi et la création d’entreprises de taille moyenne, on ne peut pas lutter contre les politiques commerciales internationales mondialisées qui écrasent toujours plus les prix, soit disant pour donner plus de pouvoir d’achat aux travailleurs par la concurrence ouverte, alors qu’en réalité elles compressent les marges bénéficiaires et donc rendent impossible le partage de richesses qui d’ailleurs ne se constituent plus au même niveau, sans compter que la qualité des produits proposés est de plus en plus contestée. […] Il y a tant de choses qu’on ne peut plus faire, pour lesquelles il ne semble plus possible de revenir en arrière, qu’on voit mal comment toujours plus de gens vont s’en sortir toujours mieux dans un monde sensé devenir toujours meilleur ».

Dans un tel contexte, les Français vont finir par détester celui qu’ils ont adulé lors des dernières élections présidentielles françaises. Les rêves et les promesses sarkoziennes ne se réaliseront pas car elles étaient de la pure démagogie. Les gens s’apercevront que N. Sarkozy est un menteur professionnel qui se joue des médias afin de mieux tromper celui qui ne réfléchit pas. N. Sarkozy a menti tout le temps et il va être confronté à une situation empirique. Sa vie mondaine, ses frasques sexuelles, son goût du luxe, etc., vont finir par excéder une population qui lutte au quotidien pour vivre décemment. Disons-le tout simplement : le futur contexte économique va devenir très dangereux pour le maintien de la paix sociale.

Les entreprises vont être confrontées à des difficultés insurmontables ; les actifs patrimoniaux des Français vont fondre au fil des mois ; le pouvoir d’achat des classes moyennes va diminuer graduellement ; les pauvres seront de plus en plus nombreux et le chômage ne cessera de croître ; l’insécurité continuera à se développer ; les banques qui gèrent les actifs des Français seront dans des difficultés de plus en plus accrues et auront bien de la peine à gérer à la fois la chute des actifs (premier semestre 2012) que des situations professionnelles désespérées (c’est déjà le cas). Bref, nous allons voir apparaître un ensemble d’éléments qui rendront un climat insurrectionnel évident.

Ce n’est pas tout, il faut encore tenir compte d’un facteur destabilisant, que LIESI a d’ailleurs été l’une des premières agences de renseignement privé a annoncé : la hausse des prix alimentaires. Elle sera constante et produira nécessairement des effets néfastes du point de vue social. D’un côté, l’inflation prendra de plus en plus de consistance, accélérant la perte de pouvoir d’achat du consommateur. De l’autre, les autorités françaises ne pourront rien faire car elles ont consciemment abandonné le pouvoir régalien de battre monnaie à des structures de pouvoir auxquelles elles sont totalement inféodées.

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