Le Pakistan est lui aussi “ciblé” par les politiciens américains – Décryptage

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Plusieurs parlementaires américains ont exprimé mardi leurs griefs envers le Pakistan. Des griefs nés de la découverte que “Ben Laden”, tué dans la nuit de dimanche à lundi par un commando américain, vivait près d’une académie militaire proche de la capitale pakistanaise Islamabad. Même le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, le démocrate John Kerry, qui plaide habituellement pour un rapprochement entre les Etats-Unis et le Pakistan, a estimé que la mort de Ben Laden montrait à quel point “les sanctuaires (abritant des extrémistes) au Pakistan continuent de menacer les espoirs de paix en Afghanistan”. M. Kerry a annoncé qu’il se rendrait en Afghanistan au cours du week-end du 14 mai pour rencontrer le président Hamid Karzaï et d’autres responsables, pour discuter des suites de la mort d’Oussama ben Laden.

Pour sa part, le sénateur républicain John Cornyn a accusé le Pakistan d’avoir “abrité le cerveau du 11-Septembre” et a déclaré qu’il était temps de revenir sur les milliards de dollars d’aide américaine que ce pays reçoit annuellement. “Nous devons être très clairvoyants”, a ajouté le sénateur. “Je ne crois pas que quiconque parmi nous vivait dans l’illusion que le Pakistan était entièrement dévoué au service des Etats-Unis”. (sic)

De hauts responsables américains accusent les services de renseignement pakistanais de ne pas avoir coupé tous leurs liens avec les extrémistes islamistes, y compris des groupes qui utilisent le Pakistan comme refuge pour frapper les forces internationales sous commandement américain en Afghanistan. Il faut que ces potentats de pacotille de Washington soient réellement aveuglés pour ne pas se rendre compte de l’hypocrisie de leurs propos. Agir de la sorte semble tellement grossier que l’on ne peut conclure autrement : ils agissent ainsi parce qu’ils n’ont pas le choix !  En tout cas, cette situation conforte l’analyse que nous développerons dans le prochain numéro de LIESI. L’Arabie saoudite a choisi de s’entendre avec le Pakistan et de rompre l’alliance qu’elle nouait depuis Roosevelt avec les Etats-Unis. En surface, on en reste aux discours niais bons à servir aux lecteurs des grands médias. En souterrain, c’est une révolution stratégique à laquelle on assiste. Et c’est bien évidemment là que l’on doit trouver l’explication de ce que des analystes chevronnés des graphiques financiers ont découvert en analysant la courbe des prix du pétrole. Logiquement, tout devrait devenir plus lisible pour le quidam dans le prolongement de l’été.

Des relations à “revoir”

“Les Etats-Unis fournissent des milliards de dollars d’aide au Pakistan. Avant d’envoyer un centime de plus, nous devons savoir si le Pakistan est vraiment de notre côté dans le combat contre le terrorisme”, a encore déclaré le sénateur démocrate Frank Lautenberg. Le représentant républicain Allen West, proche du mouvement ultra-conservateur du “Tea Party”, a déclaré lundi soir sur la chaîne Fox News qu’il était temps pour les Etats-Unis de “revoir leurs relations avec le Pakistan“. CQFD.

Rappelons à ces braves gens que le plus grand terroriste de la planète s’appelle l’Empire américain. Les réseaux terroristes islamiques ne sont que les instruments d’exécution des plans mafieux de l’oligarchie financière. Que l’on nous explique pourquoi la lecture des graphiques des cours du pétrole nous dit que des petits malins se positionnent pour une MEGA EXPLOSION des cours. Qui sait ce que tout le monde ignore aujourd’hui ? Pourquoi ces politiciens aux ordres éructent-ils des propos qui coïncident étonnamment avec un scénario idyllique pour propulser les cours du crude vers la stratosphère ? Mettez ce post en archive pour le resortir au jour où les journaleux serviles des grands médias vous parleront de la flambée du pétrole… Vous pourrez dire alors : il n’y a pas de hasard.

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