Le premier ministre japonais annonce : rien n’est terminé !

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Plusieurs milliers de manifestants antinucléaires (des étudiants, des syndicalistes et des parents avec leurs enfants sur les épaules) ont défilé aujourd’hui dans le quartier de Shibuya (le centre de Tokyo)en déployant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: “Fermez tout de suite les centrales nucléaires!” ou encore “Plus de Fukushima!”. Ils ont salué la décision de Tokyo de fermer une centrale atomique pour raisons de sécurité, tout en réclamant d’autres fermetures de centrales.

Parmi eux, Takashi Enari, un homme d’affaires qui dit avoir déjà manifesté aux abords de la centrale de Fukushima après la catastrophe de Tchernobyl en 1986. “Après Tchernobyl, nous avons collectivement oublié la gravité et l’horreur du nucléaire”, a-t-il déclaré.

Les médias nippons estimaient samedi que le mouvement antinucléaire japonais, encore modeste et souvent ignoré du grand public jusqu’à l’accident de Fukushima, pourrait gagner en audience après l’appel de Kan à fermer Hamaoka.

Risques de séisme

L’appel que vient de lancer le Premier ministre Naoto Kan à la compagnie Chubu Electric pour qu’elle ferme la centrale de Hamaoka, à 200 km au sud-ouest de Tokyo, a fait suite aux pressions exercées sur le gouvernement pour qu’il impose des normes de sécurité plus strictes après le tsunami dévastateur de mars, qui a gravement endommagé la centrale de Fukushima-Daiichi. Le politicien nippon cherche à échapper aux accusations en affirmant qu’il a pris cette décision courageuse “après mûre réflexion” et en quallité de responsable.

La décision a été prise “en raison d’inquiétudes pour la sécurité des populations”, car il y a, selon des experts gouvernementaux, 87% de chances qu’un tremblement de terre de magnitude 8 voire plus touche la région de la centrale dans les 30 ans à venir... Inutile de décoder, le message est limpide. 

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