Les forces de Mouammar Kadhafi provoquent un immense incendie près de Misrata

81

Les forces de Mouammar Kadhafi viennent de lâcher des bombes sur quatre grandes cuves de pétrole à Misrata, a déclaré un porte-parole des insurgés. Le bombardement a déclenché un immense incendie. Ces cuves ont été détruites et le feu s’est propagé à quatre autres réservoirs. En fait, les forces gouvernementales ont utilisé de petits avions habituellement employés pour répandre des pesticides pour mener cette attaque la nuit dernière, près du port de Misrata.

Dans la foulée, les insurgés ont prévenu l’Otan de l’utilisation de ces petits appareils mais l’Alliance atlantique n’a pas réagi. Est-il bon de rappeler que l’Otan commande une coalition qui a instauré depuis fin mars une zone d’exclusion aérienne en Libye? Nous verrons comment le “marché pétrolier” accueillra cette nouvelle lundi matin.

Réunion des tribus à Tripoli

Juste avant cela, plusieurs chefs de tribus se sont réunis à Tripoli pour appeler à une loi d’amnistie générale pour mettre fin à la guerre civile. Ils ont dans le même temps apporté leur soutien au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et qualifié les rebelles de “traîtres”. Dans une déclaration concluant une Conférence nationale des tribus libyennes, les participants ont indiqué vouloir “travailler à une loi d’amnistie générale qui inclue tous ceux qui ont été impliqués et ont pris les armes” depuis le soulèvement anti-Kadhafi de février. Une telle loi “ouvrira la voie à une ère de paix et de pardon”, ajoute la déclaration, sans autre détail sur la loi ni sur son calendrier.

Le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, avait assuré auparavant que la conférence représentait les tribus de tout le pays, y compris celles des zones rebelles.

Ce n’est pas tout : la déclaration qualifie les insurgés de “traîtres” et s’engage à ne pas “abandonner” Mouammar Kadhafi, dont le départ est exigé des rebelles. Elle appelle également à des “marches” pour “libérer” les villes tombées aux mains des insurgés. Rappelons que fin avril, les chefs ou représentants de 61 tribus libyennes affirmaient leur volonté de construire “une Libye unie”, “une fois le dictateur (Mouammar Kadhafi) parti”, dans une déclaration rédigée à Benghazi (est), fief de la rébellion.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici