Egypte : les islamistes fondamentalistes testent l’armée en massacrant des chrétiens

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Selon le ministère de la Santé égyptien, neuf personnes ont été tuées et une centaine blessées samedi soir dans des affrontements entre musulmans et chrétiens dans le quartier populaire de Imbaba du Caire. L’armée égyptienne a promis d’agir fermement contres les responsables de ces heurts. Un général, s’exprimant dans la nuit sur la chaîne privée ON-TV, a promis que l’armée “ne permettra pas à quelque courant que ce soit d’imposer son hégémonie en Egypte”. A cet effet, un officier qui a gardé l’anonymat a assuré que ces heurts étaient susceptibles de justifier une nouvelle loi sur le banditisme, qui prévoit des sanctions renforcées. Rappelons que depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février dernier à la suite d’une révolte populaire impulsée par les service secrets américains, l’armée égyptienne assure la direction du pays.

Les islamistes sortent du bois… tout se met en place

Les principaux affrontements se sont produits autour d’une église d’Imbaba, un quartier populaire du nord-ouest de la capitale égyptienne, attaquée par des musulmans au motif qu’une chrétienne supposée vouloir se convertir à l’islam y serait selon eux enfermée. Une autre église du quartier a été incendiée.  Un responsable de la paroisse, le père Hermina, a déclaré que les morts étaient des coptes tués lors d’une attaque en fin de journée “par des voyous et des salafistes (un mouvement fondamentaliste islamiste) qui ont tiré sur nous”. Un corps recouvert d’un drap sur lequel était posé un évangile reposait dans l’église, dont le sol portait des traces de sang. Un journaliste de l’AFP ajoute que des musulmans ont lancé des cocktails molotov sur les chrétiens.

Les coptes représentent entre 6 et 10% de la population égyptienne, qui compte au total plus de 80 millions de personnes. Ils constituent la plus importante minorité chrétienne du Moyen-Orient. Présents en Egypte depuis les premiers temps du christianisme, avant l’ère islamique, les coptes s’estiment discriminés et de plus en plus marginalisés dans une société en grande majorité musulmane sunnite. leur sentiment d’insécurité s’est aggravé depuis la chute de M. Moubarak, qui s’est accompagnée d’une visibilité accrue du mouvement fondamentaliste salafiste.

Selon l’agence officielle Mena et la télévision d’Etat, le Premier ministre égyptien Essam Charaf qui prévoyait une tournée dimanche aux Emirats arabes unis et à Bahreïn, a reporté son voyage et convoqué “une réunion d’urgence du cabinet pour examiner les événements regrettables à Imbaba”. Un général, s’exprimant dans la nuit à la télévision, a assuré que l’armée ne permettrait pas “à quelque courant que ce soit d’imposer son hégémonie en Egypte”. L’une des plus hautes autorités musulmanes d’Egypte, le grand mufti Ali Gomaa, a pour sa part appelé à “ne pas jouer avec la sécurité du pays” et assuré que les troubles “ne pouvaient pas émaner de gens vraiment religieux, qu’ils soient musulmans ou chrétiens”. Si cela est vrai, il faut conclure que des réseaux de services secrets, manipulateurs des mouvements fondamentalistes, seraient à l’oeuvre et pressés d’accélerer un mouvement d’unification de l’islam, d’ailleurs annoncé par certains hauts initiés depuis des lustres. Ces réseaux fondamentalistes islamiques sont essentiellement “une créature organique des jeux de guerre d’occupation étasuniens et israéliens”.

Implication des services secrets d’Etat et des opérations noires

Ceux qui parlent du groupe de Ben Laden ou d’Al Qaeda comme d’une entité révolutionnaire qui poursuivrait les intérêts de l’islam, ou bien sont de mauvaise foi ou sont mal informés, ou ne sont pas assez attentifs à ce qui se passe sur l’échiquier géopolitique international en concomitance avec les opérations « al qaedistes ». Parce, depuis le début des opérations en Afghanistan contre les Russes, jamais une seule opération al-qaediste n’a eu lieu sans apporter avec elle une occupation militaire, une escalade guerrière, une intensification des opérations géostratégiques pour repositionner les forces sur le terrain, des pressions politiques pour conditionner des choix nationaux majoritairement répressifs et intrusifs à l’égard des libertés des citoyens. En termes plus simples, si Al-Qaeda n’existait pas, les services secrets israélo-étasuniens auraient dû l’inventer : et en effet Al Qaeda fut une créature des services, dénommée « the base » ou mieux « the data base ». (Source: Les « salafistes » d’Al Qaeda/Cia/Mossad ont tué Vittorio Arrigoni)

Ce que LIESI annonce depuis de nombreuses années à partir de la lecture de la lettre rédigée par Albert Pike commence à se produire. Au moment où l’Occident va continuer sa dégringolade sur le plan économique et monétaire, les courants islamiques vont se renforcer considérablement au Proche-Orient et en Afrique du Nord. C’est dans cette perspective que certains initiés ont confié à notre rédaction que les cours du pétrole vont flamber à plus de 200 dollars le baril et que LIESI a évoqué, déjà depuis plusieurs semaines, un prochain cours du litre à la pompe de 2,50 €. Les confidences faites à LIESI sont bien évidemment fondées sur des informations en rapport avec de futurs événements géopolitiques et non sur des rapports d’offre et de demande…

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