Fermeture de la centrale nucléaire d’Hamaoka – Les autorités craignent une autre secousse…

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L’opérateur de la centrale nucléaire de Hamaoka vient d’arrêter la production de cette installation dans une région à forte activité sismique du centre du Japon. La compagnie a ainsi obéi à l’injonction du gouvernement japonais. Les réacteurs 5 et 6 viennent ainsi d’être stoppés. En 2009, les réacteur 1, 2 et 3 furent fermés.

“Au nom de la sécurité”

Deux mois après l’accident nucléaire de Fukushima (nord-est) consécutif à un séisme de magnitude 9 et à un tsunami géant, le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a demandé à Chubu Electric Power de suspendre le fonctionnement de la centrale de Hamaoka au nom de la sécurité des populations environnantes. M. Kan a souligné que, selon des sismologues, il existait 87% de chances qu’un tremblement de terre de magnitude 8 frappe au cours des 30 années à venir la région de cette centrale, distante d’une centaine de kilomètres de la zone industrielle de Nagoya et de 200 km de Tokyo. M. Kan avait ajouté qu’un accident grave sur ce site pourrait avoir un «énorme impact sur la société japonaise dans son ensemble».

Une centrale entre 2 mégapoles

La centrale se trouve près d’axes de transport stratégiques entre les deux poumons économiques de l’archipel, la mégapole de Tokyo (centre-est) et le Kansai (centre ouest), où se trouvent les métropoles d’Osaka et Kobe. Officiellement, l’arrêt des réacteurs 3, 4 et 5 n’est pas définitif. Durant leur suspension d’au moins deux ans, la compagnie fera une série d’investissements, notamment pour construire une digue et améliorer les moyens de sécurité afin de se prémunir contre un tsunami. Comme les autres centrales nucléaires nippones, Hamaoka est en bord de mer, du côté de l’océan Pacifique.

20% des pires séismes mondiaux chaque année

Cette centrale, la seule de Chubu Electric, constitue environ 15% de la capacité totale de production de l’opérateur qui alimente le centre du Japon. La compagnie prévoit d’augmenter l’activité de ses centrales thermiques, via des importations supplémentaires d’hydrocarbure, afin d’être capable d’affronter le pic de consommation estivale. Le Japon subit chaque année plus de 20% des tremblements de terre les plus violents recensés sur la planète. (Source: 24Heures)

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