L’Otan travaille pour l’establishment mondialiste

44

Après la destruction de huit navires dans plusieurs ports libyens, l’Otan procède à un siège maritime de la Libye. Ces opérations sont réalisées, selon les porte-parole de l’Otan, dans le but de protéger les civils de la répression. Ailleurs, il est dit que la police mondiale de l’Onu n’a pas eu “d’autre choix” compte tenu du “recours de plus en plus fréquent à la force navale” par Tripoli.

En réalité, les raids de l’Otan ont permis de stabiliser la ligne de démarcation sur le front Est, entre Brega et Ajdabiya, à 160 km au sud-ouest de la “capitale” rebelle Benghazi, et d’aider les insurgés à desserrer l’étau autour de Misrata, la grande ville rebelle assiégée à 200 km à l’est de Tripoli. En cherchant à couper les chaînes de ravitaillement des forces pro-Kadhafi, l’Otan a aussi provoqué depuis plusieurs semaines une pénurie de carburant qui crée des tensions dans l’ouest du pays, majoritairement contrôlé par le régime.

De plus en plus critique vis-à-vis des opérations de l’Otan, l’Union africaine (UA) a annoncé qu’elle tiendrait un sommet extraordinaire consacré en particulier à la Libye, les 25 et 26 mai à Addis Abeba. Tripoli avait sollicité ce sommet en avril afin de trouver une solution africaine à la crise. L’UA a engagé une médiation autour d’une “feuille de route” acceptée par M. Kadhafi mais rejetée par les rebelles, qui réclament le départ du dirigeant en préalable à toute discussion. Dans une lettre aux leaders du Congrès américain vendredi, le président Barack Obama a demandé leur soutien pour la poursuite des opérations militaires en Libye, le délai légal de 60 jours d’intervention sans autorisation parlementaire ayant été dépassé.

Outre l’intervention militaire, les Etats-Unis ont déjà livré 120.000 rations alimentaires hallal aux rebelles, et promis “dans les prochaines semaines” une aide non militaire supplémentaire: équipements médicaux, tentes, uniformes, gilets pare-éclats…

Washington a jugé “légitime et crédible” le Conseil national de transition (CNT), l’instance dirigeante de la rébellion libyenne, tout en s’abstenant de le reconnaître comme unique interlocuteur, comme l’ont pourtant fait la France, le Qatar, l’Italie, la Gambie et le Royaume-Uni.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici