Entretenir l’illusion et rassurer les alliés qui doutent… Ces “grands” ne sont que des nains aux abois

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Hier, le président américain Barack Obama a prononcé un plaidoyer pour l’alliance transatlantique, devant les deux chambres du Parlement britannique exceptionnellement réunies, niant que la percée des puissances émergentes signe le “déclin” de l’influence américano-européenne. Evoquant la croissance exceptionnelle dont bénéficient “la Chine, l’Inde et le Brésil”, M. Obama a souligné qu’il était “devenu à la mode de se demander si la montée en puissance de ces pays s’accompagnera d’un déclin de l’influence américaine et européenne dans le monde”. “L’argument voudrait que ces pays représentent l’avenir et que notre rôle dirigeant a vécu. Cet argument est erroné”, a martelé le président Obama dans le cadre majestueux et quasi-millénaire du hall de Westminster. “Nous restons les plus importants catalyseurs d’une action à l’échelle de la planète”, a-t-il insisté, devant un impressionnant parterre d’actuels et d’anciens dirigeants. L’allocution présidentielle était annoncée par les conseillers de M. Obama comme le “discours-phare” de sa tournée européenne de six jours, qui s’achèvera ce week-end en Pologne.

Ce discours a eu pour objectif de rassurer les Européens qui aujourd’hui, en Libye, font le travail des Etats-Unis, ces semeurs de désordre prêts à tous les mensonges, à l’emploi de toutes les armes les plus destructrices pour imposer leur religion : la démoncratie. Le président américain se veut rassurant, mais les conversations non médiatisées donnent une autre version de l’histoire. Pour LIESI, les nouvelles sont dramatiques. Pas plus tard qu’hier, une source bancaire de Suisse exprimait son désarroi : “La situation de l’économie américaine empêche de dormir. Les banques européennes sont engluées dans le mensonge institutionnalisé de la Maison Blanche. Tout repose non pas sur quelque chose de solide, mais sur la confiance. Dessous, tout est en train de craquer…” Un bon indicateur exprimant cette confiance des banquiers internationaux dans les Etats-Unis, ils ont vendu tous leurs dollars et guettent le prochain recul des métaux précieux pour terminer leurs achats dont on nous assure qu’ils sont “à bon compte”. Les familles du CAC 40 et les ténors de la politique sont en train d’investir massivement dans les métaux précieux. Cela signifie avec éclat qu’ils ne croient plus dans ce système dont on veut assurer le citoyen qu’il est le gage de l’avenir. Mensonge ! Toutes nos sources s’attendent à quelque chose de grave.

La nouvelle diplomatie américaine est versatile. Un jour on annonce ne plus soutenir Israël, le lendemain on exprime son soutien indéfectible à l’entité sioniste. Un jour on agresse verbalement, le lendemain, on donne des signaux rassurant aux mollahs que les Etats-Unis ont mis au pouvoir après avoir renversé le Shah. Cette diplomatie est sans pitié et les Européens seront massacrés par les barons de Wall Street.

Peu avant, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre britannique David Cameron, le président américain a reconnu “les limites” des opérations en Libye, circonscrites à des frappes aériennes. “Dès lors que vous excluez le recours à des troupes au sol, vous êtes confrontés aux limites inhérentes aux opérations aériennes”. Mais “nous continuerons ces frappes jusqu’à ce que les attaques de (Mouammar) Kadhafi contre les populations civiles cessent (…) Le temps travaille contre Kadhafi”, a assuré le président américain. Pour accroître la pression, Londres et Washington vont promouvoir un “programme de soutien” politique et économique au “printemps arabe” lors du G8 de jeudi à Deauville en France, a annoncé M. Cameron. Lisez le prochain numéro de LIESI (231) sur ce fameux “printemps arabe” ! Quel scandale. La vérité est  que les Etats-Unis sont en banqueroute. Ce sont des menteurs qui cherchent à détruire tout ce qui tient encore debout afin de ne pas sombrer parmi les premiers. L’affaire DSK nous situe au cœur de la guerre des monnaies et à Deauville le mot d’ordre imposé par Washington est : “Circulez il n’y a rien à voir”. Les représentants français craignent sans doute une autre affaire DSK et l’on va donc se réunir pour parler de RIEN sinon d’Internet et un tout petit peu du Japon ! Passionnant…

Paris souhaite faire de Deauville le “moment fondateur” d’un nouveau “partenariat de longue durée” entre les pays arabes qui soutiennent la démocratie et le G8 (Etats-Unis, Russie, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada), selon l’Elysée.  L’Egypte et la Tunisie, dont les saisons touristiques s’annoncent désastreuses, ont chiffré leurs besoins : 10 à 12 milliards de dollars pour Le Caire jusqu’à la mi-2012, tandis que Tunis demande 25 milliards de dollars sur cinq ans. Barack Obama a en revanche appelé le président du Yémen Ali Abdallah Saleh à céder le pouvoir “immédiatement”, qualifiant par ailleurs d'”erreur” le projet des Palestiniens de demander à l’ONU de leur reconnaître un Etat sur la base des frontières de 1967.C’est pitoyable…

Ces grands cherchent à rassurer, mais ils le font bien mal. Une analyse objective de la situation prouve qu’ils ne contrôlent plus grand chose. Le président américain n’a même pas évoqué le drame japonais alors qu’un scientifique qui suit de très près cette affaire nous confiait que cela se solderait par des dizaines et des dizaines de millions de cancers dans un proche avenir. Il est vrai que ce sujet est moins important que l’apport de la démoncratie dans les pays arabes…

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