Libye : la Russie veut être prudente dans son intervention diplomatique

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Au cours du sommet du G8 de Deauville, la Russie, traditionnellement opposée à toute ingérence et proche alliée de la Libye, avait réclamé ouvertement le départ de Mouammar Kadhafi et s’était posée en médiateur alors que la guerre est menacée d’enlisement. Dans les jours qui suivirent, l’Union africaine, par la voix de son président de la commission, le Gabonais Jean Ping, s’était elle-même dite favorable à une médiation russe en Libye. Mais il est évident que la Russie ne cherche pas à endosser le rôle principal de médiateur dans le conflit en Libye. Elle n’y a pas encore intérêt et hier, à Oslo, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dit que ce rôle revenait à l’Union africaine. “Nous ne cherchons pas à endosser le rôle principal en ce qui concerne la médiation en Libye”, a déclaré M. Lavrov, interrogé au cours d’une conférence de presse sur les résultats obtenus jusqu’à présent par la tentative de médiation russe en Libye. “Plusieurs fois nous avons dit que l’Union africaine avait le rôle principal”, a-t-il ajouté selon l’agence russe Interfax, avant une conférence élargie des Etats riverains de la Baltique dans la capitale norvégienne.

M. Lavrov a tenu ces propos alors qu’un envoyé spécial du Kremlin, Mikhaïl Marguelov, effectuait le même jour à Benghazi, fief des rebelles dans l’Est du pays, la première visite d’un responsable russe en Libye depuis le début de la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi, il y a plus de trois mois. M. Marguelov devait rencontrer des dirigeants du Conseil national de transition (CNT), la direction politique de la rébellion, mais pas de responsables du régime libyen à Tripoli, contrairement à ce qui avait été annoncé auparavant. Il faut éviter les conclusions hâtives puisque l’émissaire russe a ajouté qu’il était ultérieurement disposé à se rendre à Tripoli, mais sans préciser dans quels délais.

Il faut savoir dans ce nouveau drame humain que les Etats-Unis sont actuellement en train de s’entendre avec des proches de Ben Laden car la grande majorité des leaders des rebelles libyens sont liés à Al Qaïda. Les événements de Libye, nous le verrons dans l’un des prochains numéros de la lettre confidentielle LIESI, sont directement rattachés à l’affaire DSK. La partie américaine sort l’artillerie et envoie ses caniches faire le sale boulot pour permettre au DOLLAR de survivre encore quelques mois et éviter une réforme monétaire où le dollar ne serait plus “médaille d’or”..

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