Grèce : le jeu de massacre se poursuit

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NEW YORK, 13 juin (Reuters) – Standard & Poor’s a abaissé lundi la note grecque à long terme de trois crans à CCC, jugeant que le pays risque de plus en plus de devoir restructurer sa dette d’une manière que l’agence de notation qualifierait de défaut.

Un partage de la charge de la dette avec le privé par le biais d’un échange de titres ou d’une prorogation des échéances serait considéré comme un défaut de facto, explique S&P.

La note grecque n’est désormais plus qu’à trois crans du “D”, la note la plus basse attribuée par S&P.

La perspective est négative, signe qu’un nouvel abaissement est attendu d’ici 12 à 18 mois.

 

LONDRES, 13 juin (Reuters) – Jean-Claude Trichera réaffirmé lundi qu’il était opposé à toute décision d’impliquer le privé dans le renflouement de la Grèce qui entraînerait un événement de crédit ou un défaut limité.

“Nous devons éviter tout ce qui déclencherait un événement de crédit”, a dit le président de la Banque centrale européenne (BCE), à l’issue d’un discours à la London School of Economics.

Un peu auparavant, Jean-Claude Trichet avait dit que la BCE devait empêcher que la hausse des prix des matières premières ne se répercute sur les anticipations d’inflation sur le long terme car cela pourrait déclencher des effets de second tour sur les prix et les salaires.

Il avait ajouté que la reprise économique était plus ancrée dans la zone euro, avec toutefois un taux de chômage, de 9,9%, qui restait beaucoup trop élevé.

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