La désunion européenne… les anglo-américains jubilent (provisoirement)

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La Grèce vient de chiffrer à environ 110 milliards d’euros le deuxième plan de sauvetage dont elle a besoin pour éviter la faillite, avant une semaine qui s’annonce cruciale dans la course contre la montre visant à éviter l’embrasement en zone euro et au-delà. A l’issue d’un sommet de l’Union européenne à Bruxelles, le Premier ministre grec Georges Papandréou a indiqué que les discussions portaient sur “un montant similaire au premier programme d’aide” de l’an dernier, qui prévoyait 110 milliards d’euros sur trois ans. Lors du sommet, il a obtenu la promesse d’une mise sur pied, sous conditions, d’ici début juillet de ce deuxième plan. La chancelière Angela Merkel a salué un accord “important pour la stabilisation de l’euro”. Il y a “une volonté de sauver l’euro”, a renchéri le président français Nicolas Sarkozy.

Les marchés sont moins convaincus. L’euro n’a cessé de reperdre du terrain après ces déclarations. Et si les Bourses de Paris, Londres et Francfort restaient bien orientées, celles des pays jugés fragiles (Espagne, Italie, Portugal) étaient dans le rouge. Et, comme de bien entendu, l’inquiétude gagne en dehors de l’Union monétaire. Après les coups de semonces cette semaines venus des Etats-Unis, la Grande-Bretagne a ajouté sa voix au concert. Un échec des Européens à résoudre la crise grecque pourrait conduire à une “perte de confiance généralisée”, a mis en garde le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King. “Le risque le plus sérieux et le plus immédiat pour le système bancaire britannique est la crise de la dette qui s’aggrave dans certains pays de la zone euro”, a-t-il ajouté.

Pour LIESI, ce détail est très important ! Ce point a été évoqué par Pascal Roussel dans son dernier article :

“En finance, lorsqu’une population doute de la monnaie nationale cela s’appelle l’hyperinflation”.

Cela commence par les retraits dans les banques. Les gouvernements cherchent dans le même temps à légiférer pour limiter ces retraits. C’est précisément ce qui se prépare en France à l’heure présente ! Les assurances-vie ne valent plus rien et les gens cherchent à retirer leurs liquidités, mais des dispositions législatives permettent aux banques ou fonds d’investissement de retarder les transferts. Les citoyens ne gardent pas l’argent longtemps entre les mains. Comme ils n’ont pas confiance ils le placent en quelque chose de TANGIBLE. Ce peut être des métaux précieux et dans quelques mois de la nourriture, dont les prix vont exploser.

Une semaine cruciale

La semaine prochaine tous les yeux seront braqués sur le Parlement grec qui doit adopter le 30 juin au plus tard un plan d’austérité renforcé de 28,4 milliards d’euros conclu il y a 48 heures avec les bailleurs de fonds du pays. Et ce dans un contexte de grogne sociale croissante: une nouvelle grève générale est annoncée mardi et mercredi. Du coup, les gouvernements européens exercent une pression maximale sur l’opposition de droite en Grèce pour qu’elle soutienne le programme d’austérité du gouvernement socialiste, au cas où des élus du parti de M. Papandréou fassent défection.

Si le vote passe, les ministres des Finances de la zone euro se retrouveront le 3 juillet à Bruxelles avec l’objectif de débloquer une tranche de prêts de 12 milliards d’euros prévue dans le cadre du premier plan de sauvetage, et pour fixer le cadre du deuxième plan d’aide. Ils doivent pour cela préciser la participation “volontaire” des créanciers privés, avec lesquels des consultations ont été initiées cette semaine dans plusieurs capitales. Le sujet a provoqué de profondes divisions entre pays européens favorables et opposés à cette option.

Les Etats-Unis enfoncent l’Europe et l’euro

Les Américains ont durement critiqué la cacophonie européenne et la lenteur à régler la crise grecque, qui menace de plonger toute la zone euro dans les turbulences, voire le reste du monde à l’image de la crise mondiale provoquée mi-2008 par la faillite de la banque Lehman Brothers. Cette réputation de désordre s’est encore confirmée lors du feu vert donné pour que l’Italien Mario Draghi succède au Français Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne. Présentée initialement comme une formalité, la décision a suscité jusqu’au dernier moment des tractations entre l’Italie et la France, qui ne voulait pas se retrouver exclue du directoire de la BCE quand Rome y aurait deux représentants. Pour débloquer la situation, il aura fallu que l’actuel membre italien du directoire, Lorenzo Bini Smaghi, téléphone personnellement à Nicolas Sarkozy, ainsi qu’au président de l’UE Herman Van Rompuy, et qu’il s’engage à quitter son poste avant la fin de l’année.

3 Commentaires

  1. on braque les projecteurs sur la Grece et l’Europe tout en sachant que les USA sont déja KO…
    marrant comme cette “crise” sonne faux ,les véritables fautifs de cette situation sont bien Anglo-saxons , non ??

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