Réunion de la BCE : y aura t-il une nouvelle hausse des taux ?

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“Depuis des années, banques et Etats se tiennent par la barbichette, car avec l’argent injecté, les banques achètent des bons du trésor et la dette des Etats, y compris de ceux qui sont au bord de la faillite, en particulier la Grèce, l’Irlande ou encore l’Espagne. Coincée entre le marteau et l’enclume, la BCE, qui craint l’arrivée de l’hyperinflation, projette donc de fermer les robinets. Cependant, en faisant ainsi, elle précipitera la faillite des Etats et transformera la zone euro en un vaste Dubaï”.

Evoquant la politique monétaire de taux au plancher, Jean-Claude Trichet a expliqué, il y a déjà plusieurs mois, que celle-ci « peut conduire les malades vers un état de dépendance et d’addiction. A un moment donné, il faut envisager d’interrompre la prise d’anti-douleurs si l’on veut que le malade se remette sur pieds ». « Ce qui m’amène à aborder les mesures pour sortir de nos politiques monétaires non conventionnelles. La raison de l’abandon de ces mesures est à l’inverse de la raison de leur adoption. Nous avons introduit des mesures exceptionnelles dans des circonstances exceptionnelles. Ces mesures devront être progressivement retirées quand la situation se normalisera et que disparaîtra la raison qui avait présidé à leur introduction ».

Chacun appréciera l’interprétation d’une situation qui SE NORMALISE. Les hausses successives de taux se produisent dans un contexte où les Etats plongent les uns après les autres…

2 Commentaires

    • Le blé, dont la forte hausse fut un élément important de la révolte arabe a vu son prix chuter de 35% depuis le début de l’année et de 50 % sur son plus haut de l’an dernier! Le prix de la plupart des matières premières a également légèrement baissé. Alors l’inflation crainte ne peut que se calmer et Trichet n’a pas de raison de monter les taux.

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