Le fonds pétrolier norvégien investit 702 M EUR dans l’immobilier à Paris

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Le fonds pétrolier de la Norvège a annoncé qu’il rachetait au géant français des assurances Axa 50% des parts de sept grandes propriétés immobilières à Paris et en proche banlieue pour 702,5 millions d’euros, son premier investissement dans la pierre en France. Jusque là détenues à 100% par Axa, les sept propriétés, principalement des immeubles de bureaux, représentent un total de 156.000 mètres carrés à des adresses prestigieuses près des Champs-Elysées, des Grands Boulevards et du quartier d’affaires de la Défense, indique le fonds public dans un communiqué. Il s’agit du deuxième investissement dans l’immobilier du fonds et le premier en France, indique la banque centrale norvégienne dans un communiqué. Au terme de la transaction parisienne prévue pour le troisième trimestre, Axa conservera l’autre moitié des bâtiments et assurera la gestion quotidienne des propriétés, indique la Banque de Norvège.
Les adresses concernées sont dans le 8e arrondissement (12-14 Rond Point des Champs-Elysées, 16 avenue Matignon), dans le 9e arrondissement (1-3 et 2 rue des Italiens, 24-26 rue Le Peletier), ainsi que dans l’Ouest parisien (l’OPUS 12 dans le quartier d’affaires de La Défense, le Meudon Campus et le 31-33 rue de Verdun à Suresnes). Le prix payé valorise le mètre carré moyen à 9.000 euros, selon un calcul de l’AFP.

Le premier investissement immobilier du fonds norvégien avait été fait en avril à Londres, lorsque le fonds avait pris 25% du portefeuille de la Crown Estate Regent Street. « L’investissement est lié à notre stratégie qui est d’investir sur les principaux marchés européens, avant d’étudier d’autres parties du monde », déclare dans le communiqué Karsten Kallevig, directeur des investissements immobiliers de la société d’investissements du fonds, NBIM.

Premier investisseur sur les Bourses européennes, le fonds de pension norvégien dispute le titre de principal fonds souverain à celui d’Abou Dhabi, qu’il devance désormais selon un récent rapport du cabinet américain Monitor Group. Alimenté par les revenus pétroliers de l’Etat norvégien et investi en actions et obligations internationales ainsi que -modestement- dans l’immobilier, le fonds pesait fin mars 3.102 milliards de couronnes (395,7 milliards d’euros), son niveau le plus élevé jamais atteint.

L’immobilier ne représente pour l’heure que 0,1% de la valeur du fonds, contre 61,3% d’actions et 38,6% d’obligations, selon la Norges Bank. Ce chiffre (très faible) est rassurant car l’investissement de l’immobilier parisien est certainement la plus mauvaise idée du moment.

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