Changement de tête à la Fédération bancaire française (FBF) et retour sur les “stress test”

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Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale (banque devenue partenaire privilégié de la Fed), prendra la présidence de la Fédération bancaire française (FBF) à compter du 1er septembre 2011. Il remplacera François Pérol, président du directoire du groupe BPCE (Banque populaire – Caisse d’épargne), maison-mère de Natixis, dont le mandat arrive à son terme. Rappelons que François Pérol fut parachuté à la tête de la BPCE et c’est un ancien du Trésor et surtout de Rotschild & associé. Quand il était associé gérant à la banque Rothschild, François Pérol à participé à la création de Natixis, filiale de la Banque populaire et du groupe caisse d’épargne. Le Figaro nous dit qu’il a « joué les éminences grises du chef de l’état sur toutes les questions économiques ».

Rappel : « En 2005, c’est encore François Pérol, passé chez Rothschild en tant que banquier d’affaires, qui conseille le Groupe Banque Populaire, pour fusionner sa banque de financement et d’investissement Natexis avec celle des Caisses d’épargne, qui portera le nom de Natixis. Une idée de génie, qui se solde par l’un des plus beaux désastres bancaires français : Natixis devrait annoncer cette semaine plus de 2 milliards d’euros de pertes, après deux recapitalisations de 6,2 milliards et une injection de fonds de 2 milliards d’euros. Et ce n’est pas fini, on évalue à 40 milliards d’euros, les actifs risqués que porte la filiale de l’Ecureuil et des Banques Populaires dans son bilan. La route est droite, mais la pente est raide » (Extrait Bakchich 2009).

Retour sur les stress test : des réflexions justes et intéressantes

“L’encours de la dette sur les trois pays les plus menacés –Portugal, Grèce et Irlande- représentent environ 100 milliards d’euros pour les seules banques européennes, et au moins le même montant pour la Banque Centrale Européenne. L’amortissement à la valeur réelle de ces encours représenterait une charge de 50 à 70 milliards d’euros qu’on se refuse même à tester”. “Alors que l’Italie et l’Espagne entrent dans une phase critique qui pourrait en entraîner d’autres, on ne tient même pas compte des 300 milliards d’euros détenus par les banques européennes sur ces deux pays”.  “Pour camoufler leur incompétence et leur manque de courage, les instances européennes viennent de commettre un faux. Si l’une des banques qui se porte bien venait à faire faillite, l’Europe risque d’être poursuivie pour faux en écritures”. “Les commentaires ne se sont pas fait attendre: ce résultat, selon le Financial Times, jette un doute sur un exercice qui n’est pas assez dur pour restaurer la confiance des investisseurs dans le système financier de l’Eurozone. Et de conclure que l’Union Européenne a failli à ses propres tests“. (Source : Georges Ugeux )

2 Commentaires

  1. Le Financial Time a perdu toute crédibilité, cela fait des années qu’ils parient sur la chute de l’euro, et l’Europe, or en juillet 2011, l’euro est plus que jamais debout.
    Par contre on peut difficilement dire autant pour la livre et le dollar. Au fait où en sont les Gifts ? Où en est le budget britanique, réduit à squater les portes avions français pour que les militaires du royaume uni ne restent pas au chômage, et participent à l’action en Libye ? Septembre semble-t-il sera une rentrée hard au Royaume Uni, et que dit le FT à ce sujet ? Circulez y a rien à voir! FT se moque bien des salariés, eux c’est la City, Wall Street, la Jet-Set.

    En réalité le groupe Pearson est partie prenante de la crise, il a pris fait et cause pour le $, et la livre et parie avec frénesie sur l’éffondrement de l’Euro. Le FT ne vaut pas plus que la pravda de Wall Street.

    Bien à vous.

  2. D’accord avec vous Dimetrodon. Le RU est de plus enfoncé dans un scandale dont on mesure mal la portée (http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE76I04120110719?sp=true
    et http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE76I00G20110719?sp=true
    ), et il n’échappe à la sécession de l’Écosse que parce qu’Alec Salmond, le leader du SNP depuis 25 ans au moins, n’a jamais été qu’un agent de l’empire destiné à réduire à néant toute tentative non contrôlée de sortie du RU. Ajoutons l’effondrement de pans entiers de l’Etat, les retards réguliers sur les versements des traitements, salaires et pensions des fonctionnaires.

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