Les politiciens européens sont encore bien loin d’atteindre l’âge de raison

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Depuis plusieurs mois, nous vivons à l’heure des replâtrages. Ce qui fait « défaut », c’est surtout « la volonté politique et la responsabilité dans une Europe que les capitales perçoivent non plus comme un projet commun, mais comme une variable de politique intérieure ». En ce début de semaine, les ministres des Finances de l’euro viennent d’admettre ce que les marchés et les experts financiers clament depuis des mois. Les plans et mesures d’austérité imposés à la Grèce vont entraîner une forte récession et le pays sera incapable de payer les futures échéances des intérêts de sa dette. En outre, la Grèce n’est plus le seul pays au sein de la zone euro où l’on peut craindre un défaut de paiement. Dans quelques jours, les ministres européens doivent convenir de trouver la « clé » permettant à la Grèce d’améliorer la capacité de la Grèce à rembourser sa dette. Ils ont eu une idée géniale : pour y parvenir, les créanciers privés – banques et fonds d’investissement – devront faire la part du feu, ou participer à l’effort. « La solution la plus en vue est d’aider la Grèce à racheter une partie de sa dette publique grâce à des prêts consentis par le FESF, le fonds de renflouement de la zone euro. L’Allemagne s’y est longtemps opposée, au nom de l’orthodoxie financière. Mais la ­dépréciation accélérée des titres grecs sur le marché secondaire permet à Athènes de se désendetter à bon compte, ce qui répond à l’objectif affiché à Berlin. L’autre option serait d’échanger les titres pour des échéances plus lointaines. Le plan doit couvrir les besoins de financement public d’Athènes jusqu’en 2014, soit quelque 100 milliards d’euros. Il fait peut de doute que Dublin, Lisbonne et tout autre capitale assistée voudront bénéficier des mêmes assouplissements le moment venu ». Avec cela, on voit que l’euro a de bien mauvais jours en perspective…

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