Sauvetage de la Grèce : l’optimisme de jeudi dernier n’a pas duré

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Les taux des obligations des pays dits fragiles sont remontés hier, quatre jours après le Sommet européen de Bruxelles, illustrant l’incertitude qui prévaut dans les salles de marché et les interrogations qui subsistent sur l’efficacité des mesures prises. Cette remontée reflète les doutes des investisseurs, indiquent les stratégistes de BNP-Paribas. “Le plan européen n’est pas suffisamment clair pour lever les doutes sur les dettes des pays périphériques”, et les investisseurs s’interrogent notamment sur le financement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), une des pierre angulaire du plan adopté à Bruxelles pour prévenir de nouvelles crises de la dette en Europe, ont-ils souligné.

“L’incertitude devrait empêcher les taux des emprunts des pays solides (notés triple A) de se détendre significativement et ceux des pays fragiles sont encore très vulnérables”, prévoient les analystes de BNP-Paribas rappelant que l’accord conclu jeudi dernier au Sommet de la zone euro comporte en effet de nombreuses zones d’ombre.

En attendant, la dégradation de la note de la Grèce par Moody’s, certes attendue, a jeté un froid sur les marchés. Après Fitch qui a décidé que la Grèce était en défaut partiel, Moody’s a abaissé de trois crans la note du pays de Caa1 à Ca. Malgré un nouveau plan de sauvetage, la Grèce, sous perfusion internationale, est désormais pour l’agence à un cran du défaut de paiement. Moody’s estime que le pays ne sera pas en mesure de rembourser intégralement ses créanciers.

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