Trader Noé – Analyse du matin

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Pour les indices, nous restons sur notre avis précédent avec des résistances qui tiennent bien.
La majorité des vendeurs à découvert en France ont dû  déboucler leur position en se “rachetant”; c’est probablement la raison pour laquelle les indices et bancaires en particulier ont remonté fortement.
Nous restons très prudents et cette remontée très molle depuis quelques jours pourrait se présenter comme un très grand piège d’autant plus que la tendance fond est baissière.

En supposant que le discours de ce soir ne convienne pas, c’est-à-dire sans QE3 et/ou sans un plan de relance économique valable, le marché pourrait paniquer et dévisser très rapidement pour rejoindre les 2500 – 2380 points sur le CAC 40.

Dans notre article du 18 août, nous avions parlé de l’indice DAX. Celui-ci était proche des 5900 points. Depuis, l’indice a baissé d’environ 6 % (entre le 18 et le plus bas atteint hier).
Suite à de fausses rumeurs, (abaisser la note de l’Allemagne et interdire en totalité la vente à découvert sur les produits financiers allemands), l’indice a corrigé fortement hier par rapport aux autres places boursières.
Nous pensons que sous les 5360 et 5241, celui-ci pourrait poursuivre sa baisse avec une accélération vers 4850 et 4350 comme supports.
Tant que le Bund évolue au-dessus des 133.4, la tendance reste haussière. Cependant, pour donner une dynamique, il faudrait maintenant dépasser la résistance des 136.5.
(Plus ce contrat progresse et plus les taux diminuent. Cependant, ceux-ci ne peuvent pas baisser indéfiniment).

Tant que le cours évolue sous 17 euros, Audika reste dans une tendance baissière avec 15.5 – 14.5 et 12 euros comme supports. La rupture des 12 euros amplifierait malheureusement cette tendance avec un premier support phare à 10 euros. Le dépassement des 17-18 euros permettrait au titre de souffler un peu.

10 Commentaires

  1. Bonjour Kitano,

    Vraiment, je réitère mes remerciement pour ces blogs de qualité que tu m’as fourni.
    Si tu en trouves d’autres je suis preneur.
    Il me sont très utile.

  2. Olivier Delamarche toujours excellent et réaliste !!
    Ce gars devrait être invité à intervenir dans les JT de 20h, mais bon, il ne faut pas rêver…

  3. Ca sent le roussii……….RED RED RED!!!! le CAC 40 est a 3037 a 14H50………..A 16 H il sera de…………………………???? A vos turbo put!!!!

  4. Un peu d’histoire dans ce lieu ou l’appat d’un gain est majoritaire :
    Extrait d’un livre si rare que personne ne connait plus l’auteur, ni son travail.
    Séverin Jules, Le monopole universitaire, qu’est-c” que la marchandise au point de vue technique ? ; Librairie Antisémite 1895 (?) – page 213 à 217.

    L’Étalon d’Or
    Si l’enseignement en France n’était pas réglé par l’Angleterre, si l’Angleterre ne dépensait pas tellement de fonds secrets dans la Presse parisienne que la Russie ne peut pas rivaliser avec elle, comme l’a déclaré le baron de Morhenheim, le public instruit comprendrait peut-être quelque chose à ce jeu infâme sur les métaux précieux, qui se fait à la Bourse de Londres et qui est cause de toutes les crises du monde, selon l’expression employée par M. Balfour, le jour où il a renversé sur cette question sir William Harcourt, à la Chambre des Communes.
    Agriculteurs qui voient leurs prix tombés de moitié, industriels qui suivent la même filière, rentiers à coupons extérieurs qui ne touchent plus, Etats obérés, conversions, tout cela n’a qu’une cause : l’étalon d’or, l’étalon juif, a dit un initié, qui a augmenté indéfiniment la puissance des financiers et réduit démesurément le salaire des travailleurs sur toute la surface de la terre.
    Quand la France édicta son système métrique et décimal, pour elle et pour le monde qui la suivit, elle s’inspira des idées de Mirabeau, que l’argent seul, par son prix de revient élevé, avait assez de fixité pour servir de mesure aux valeurs du inonde, et elle prit comme base de son régime monétaire : le franc d’argent, le 18 germinal an III. Huit ans plus tard, le 7 germinal an XI, elle constata que les prix de l’or et de l’argent restaient à un taux sensiblement proportionnel, et elle permit de frapper des pièces d’or à 15 fois 1/2 moins de poids dans les pièces.
    Et, pendant 70 ans, de 1803 à 1873, elle fit l’échange des monnaies de tous les peuples, sur le pied de 15 kilos et demi d’argent valant 1 kilo d’or. La proportion ne varia plus et le monde l’imita presque partout ; le reste s’y soumit.
    Ce régime était trop loyal et ne pouvait durer. Quand tout le monde a la même mesure, on ne peut pas tricher.
    L’Angleterre garda ses yards, ses pouces et ses acres, ses gallons, ses bushels, ses ounces et ses livres, ainsi que ses shellings, ses pence et ses livres sterling.
    Lord Liverpool, un juif, en 1816, fait adopter à l’Angleterre l’unique étalon d’or : les shellings ne sont reçus que jusqu’à concurrence de 2 livres et l’or seul est valable au dehors.
    Plus tard, Richard Cobden, révolutionnaire financier de la plus haute envergure, triomphe des objections de Robert Peel, met l’Angleterre sur le pied du libre-échange et conclut des traités de commerce avec Napoléon et Bismarck sur ce pied.
    En 1807, les Economistes anglais demandent aux grandes puissances au congrès de l’Exposition de se mettre à l’unique étalon d’or. Ce vœu ne fut réalisé qu’après la guerre de 1870.
    Quand Bismarck eut triomphé de la France, Bamberger, un juif, lui conseilla de constituer son régime monétaire sur le pied de l’étalon d’or, à l’imitation de l’Angleterre. C’était aussi le vœu de Blcechreider ; il pensait par là épuiser la réserve en or de la France, qui dès lors dût payer en or son indemnité de guerre. Ce vœu triompha malgré l’opposition des agrariens. Comme la France faisait l’échange, il lui envoya 1.200 millions de thalers, de florins et de francs d’Alsace pour les échanger contre de l’or. La France refusa.
    C’est de ce moment que la Gold and silver commission, fait dater la baisse de l’argent, car la veille l’argent faisait encore prime de I pour 100, d’après les tableaux de M. de Foville à l’hôtel de la monnaie, ou plutôt, comme elle le rectifia, la hausse de l’or.
    Le ministre des finances était alors M. Léon Say. Ce charmeur dangereux, tout dévoué à la secte des financiers anglais, ayant traversé plusieurs constitutions sans que la sienne fût altérée, avait donné le conseil et avait son but.
    En 1876, il demanda aux Chambres le droit d’arrêter la frappe des pièces de 5 francs ; sur une interpellation de M. Dutilleuil, il se défendit de vouloir changer l’étalon monétaire de la France et du monde : il voulait, disait-il, empêcher une spéculation, qui avec de l’or monnayé français, aurait acheté des barres d’argent à Londres et les aurait fait frapper avec un bénéfice de 16 pour 100.
    Le décret du 6 août 1876, conclu pour 18 mois, fut renouvelé le 31 janvier 1.878, et, le 5 novembre de la même année, la Convention latine fut repassée avec la Suisse, la Belgique et la Grèce, avec interdiction de frapper des pièces de 5 francs en argent mais sans régler la condition de ces dernières, et la Banque de. France est encore encombrée de 450 millions de pièces d’argent de l’Union latine dans son encaisse, et dont elle ne peut se débarrasser. Le 6 novembre 1885, elle fut renouvelée de nouveau avec limitation de la frappe des pièces divisionnaires d’argent de 2 fr., 1 fr. et 50 cent. Elle est expirée depuis le 1er janvier 1891 et bénéficie de la tacite reconduction.
    Ainsi, c’est subrepticement et sans le dire que la loi fut violée et non abrogée en France et dans le monde, à. l’instigation de l’Angleterre. Elle a prêté 56 milliards au monde pour ses ports et ses chemins de fer et elle reçoit du Brésil 221 fr. pour 100 fr. de l’Argentine 227, du Mexique 240, de la Chine 253, de la Russie 150, de la Grèce 158, de l’Espagne 136. D’après tous les consuls anglais et français, consultés par la Bimétallic League et la Ligue Bimétallique, ces milreis, ces dollars, ces-piastres, ces roubles, ces drachmes, ces pesetas achètent toujours autant de marchandises, alors que les Anglais les ont reçus au double ou au triple en paiement.
    Depuis 1870, l’Angleterre fait l’échange pour tous les peuples du monde dans ses clearing houses, sur le pied de 50 milliards ainsi reçus au double ou au triple, entièrement convertis en marchandises, et dont elle inonde les marchés consommateurs d’Europe, qu’elle a eu soin de mettre tous à la monnaie d’or. L’agriculture européenne se meurt, son industrie est atteinte, le taux de-l’intérêt a baissé, les Etats ont leurs finances obérées, mais sur 50 milliards de trafic ainsi établi, la Bourse de Londres réalise au moins 12 milliards de bénéfices par an.
    Un jeune homme qui n’admirerait pas les beautés de l’étalon d’or se verrait refuser son diplôme ; les grands journaux des capitales du monde sont stylés pour vanter les beautés de l’étalon d’or et les professeurs, que nous avons tous confondus en réunion publique, enseignent ainsi une jeunesse inexpérimentée et sans défense !

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