Deux rumeurs qui font des dégâts…

134

Hier, la bourse de Francfort a effectué un brusque décrochage de 4% en quelques minutes. Explication de Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital Markets : “Il y a une rumeur d’abaissement de la note de l’Allemagne”. “Une autre selon laquelle l’Allemagne sapprêterait à interdire totalement les ventes à découvert”, a ajouté Markus Huber, opérateur de marché chez ETX Capital. Même si ces rumeurs furent immédiatement démenties, ceux qui les propagent savent très bien ce qu’ils font…

Un banquier nous communique cette information. Ils s’attendent à quelque chose de bien plus grave que toutes les secousses que nous avons eu ces dernières années sur les bourses. Ce qui confirme l’expression “lame de fond” de Trader Noé.

BaFin: Transparency system for net short-selling positions extended

The Federal Financial Supervisory Authority (BaFin) on 31 January 2011 extended its General Decree of 4 March 2010 under which market participants must notify BaFin of net short-selling positions in selected financial stocks of a threshold of 0.2 % or more and publish the same of a threshold of 0.5 % or more.
The provision relates to all transactions which, in terms of the holder’s aggregate economic interest, result in a net short-selling position in shares of the following companies:

AAREAL BANK AG
ALLIANZ SE
GENERALI DEUTSCHLAND HOLDING AG
COMMERZBANK AG
DEUTSCHE BANK AG
DEUTSCHE BÖRSE AG
DEUTSCHE POSTBANK AG
HANNOVER RÜCKVERSICHERUNG AG
MLP
AG

MÜNCHENER RÜCKVERSICHERUNGS-GESELLSCHAFT AG

The provision will apply until 25 March 2012, 24.00 hrs. (Source)

Commentaire ALEX : Pour faire simple, il faut rendre compte aux autorités de surveillance des marchés financier allemand en cas de vente à découvert à partir d’un seuil de 0,2% sur les titres mentionnés.

23 Commentaires

  1. Apparemment (Selon zerohedge) c’est plutot du a la Grece qui a du faire appel a son fond de liquidite de secours (la derniere bouee). Les bonds grecs a 2 ans sont quasiment a 50%… C’est cuit pour la Grece. Sortez vos Drachmes, vous en aurez bientot besoin.

  2. ce n’est pas la premiere fois que cette rumeur arrive sur la place, cependant elle se fait de plus en plus pressente, alors rumeur ou intox, ou réalité

  3. Je trouve dommage qu’un passage de l’article est en anglais car je ne maîtrise pas très bien cette langue et je pense ne pas être le seul, une traduction serait bienvenue. Penser français !

    • Faut savoir aussi se débrouiller par soi-même. Il existe des traducteurs très faciles à trouver sur Internet.
      Au moins, là, on a l’info à la source. Je trouve personnellement que c’est la meilleure des choses à faire de la part de LIESI.

      • sympa malachie, mais j’ai pas le temps de me balader sur le net, on est en France où pas!! tant mieux pour vous si vous comprenez l’anglais. Faut pas prendre les gens pour des idiots.

      • Bonjour a tous. je n’interviens jamais, car je suis un bleu en matière économique.
        Merci à ce blogue qui m’apprend des tonnes de choses. Ainsi que vos commentaires.
        Juste une petite réaction pour Eiffel 72. C’est une des faiblesse de la France que de ne pas parler Anglais. Mis à part toute polémiques avec les anglosaxons, dont je me fiche (de la polémique). désolé, mais puisque l’Esperanto n’ a pas fait recette, c’est l’anglais qui est parlé dans le Monde Entier…
        Cela fait 30 ans que j’entends parler de programme d’éducation etc…Blablabla… Mon fils a 8 ans il parle 3 langues.

        Cordialement et merci encore a ce blog et à vous

      • Il y a une autre possibilité que LIESI pourrait tenter : pourquoi ne pas rédiger directement ses article en anglais ? hein, comme dirait quelqu’un que je nommerais pas.

  4. Pour faire simple, il faut rendre compte aux autorités de surveillance des marchés financier allemand en cas de vente à découvert à partir d’un seuil de 0,2% sur les titres mentionnés.

  5. C’est quand meme assez revelateur de qui gouverne le monde. Y a que les banques qui sont protegees des ventes a decouvert. Pas l’industrie ni meme les Etats… Avec l’envolee des CDS et des taux des obligations d’Etat, aucun politique n’a juge utile de les proteger et d’encadrer legalement leur trading. On les laisse aux hyenes. Mais des que les banques sont en danger, toutes les mesures sont prises.

    Les populations ne sont que des valeurs d’ajustement du systeme au profit de l’oligarchie bancaire.

  6. Une autre rumeur dommageable pour tous :

    Communication importante à 18h00 :

    A peine pensions nous que nos amis étaient tiré d’affaire que nait une polémique. Julien Teil, dans un courrier envoyé à diverses personnes, dont Mecanopolis, indique qu’il se « désolidarise complètement de Thierry Meyssan », et le qualifie de « parano dangereux ».

    Nous n’allons pas, pour l’heure, publier ce document et contribuer à alimenter une polémique invérifiable, puisque nous n’avons toujours pas pu avoir de contact ni avec Julein Teil, ni avec Thierry Meyssan.

    Selon l’ampleur que prendra cette affaire, nous publierons un deuxième communiqué.

    Néanmoins, nous mettons en garde tous ceux qui auraient envie de s’aventurer dans une entreprise de manipulation. Nous avons, avec sincérité, impliqué des personnalités dans notre action, de même que de nombreux lecteurs qui nous ont apporté leur soutien.

    En conséquence, nous nous devons de rappeler cette phrase qui figue dans la présentation de Mecanopolis : « La trahison est le seul crime pour lequel il n’existe pas de pardon ».
    Claude Covassi, Fondateur de Mecanopolis.org

    http://www.mecanopolis.org/?p=24133

    • Mise à jour du vendredi 26 août à 12h00

      Nous venons d’avoir un contact téléphonique avec Thierry Meyssan, qui est sur le point de quitter la Libye. Nous ne pouvons en dire plus pour l’instant mais nous continuerons à actualiser cette page dès que d’autres informations nous parviendrons.

      Mise à jour de 12h40 :

      Nous venons à nouveau d’avoir Thierry Meyssan au téléphone, en compagnie de Julien Teil, qui a tenu à ce que nous fassions passer ce message :

      « Lorsque j’ai diffusé mon communiqué hier, je n’avais pas tous les éléments en main pour comprendre la situation, cela en raison de la confusion générale à Tripoli et les diverses manipulations en cours, de même que les pressions exercées à mon endroit. Ma position concernant la guerre en Libye en général et Thierry Meyssan en particulier reste inchangée. Je suis en totale solidarité avec Thierry Meyssan. »

      Julien Teil, Tripoli, le vendredi 26 août 2011, 12h32

      http://www.mecanopolis.org/?p=24133

  7. Oyez braves gens de bonne Foi !
    Voilà de quoi vous satisfaire :

    http://www.1793.fr : le blog contre révolutionnaire !

    1793 : la Contre Révolution Vendéenne…

    « Rien n’est plus connu et autant méconnu que l’insurrection vendéenne. L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs et l’on apprend ordinairement, que la contre révolution est une rébellion des nobles et du clergé contre la république, affolés à l’idée de perdre leurs privilèges. Rien n’est plus faux. Cette insurrection fut plébéienne, et présente le paradoxe d’un peuple qui s’insurge contre une révolution fomentée en son nom… Cherchez l’erreur. »

    Vous pensiez tout savoir sur la Révolution Française ? Vous pensiez que le peuple se félicitait de la mort de leur Roi ? Vous pensiez que les Républicains étaient dans leurs droits pour exterminer des brigands qui refusaient le don de la liberté ? Détrompez-vous. Ce site a pour objet une remise en forme de l’histoire au temps de la Terreur. Non, ce n’est pas du révisionnisme, mais bien une restauration.

    La chute de la royauté, le 10 Aout 1792, n’avait pas encore signé la victoire totale de la République sur la France. Mi-mars 1793, l’insurrection Vendéenne est née, sous le nom d’ « Armée Catholique ». Pourquoi se battaient-ils, alors que tout semblait dire qu’ils avaient perdu, n’ayant plus de Roi ? La réponse est que leur Roi, ce fut Dieu. « Dieu le Roi », telle était leur devise.

    http://www.1793.fr retrace le courage, la ténacité et la Foi des derniers résistants de la France Catholique face à une République monstrueuse, sanglante et sans scrupules. Ce qui fait l’originalité de ce site, mis à part les informations rares et peu connues qui y sont présentées, ce sont bien les illustrations et bandes dessinées réalisées d’une main de maître, rendant le tout bien plus vivant. L’auteur nous fait partager son talent pour la défense d’une cause qui semble indéfendable aujourd’hui. On nous a vendu cette République comme un progrès de société, accompagnée d’un slogan utopique « Liberté, Egalité, Fraternité » répété avec enthousiasme et d’une démocratie illusoire acclamée par tous. Alors, pourquoi vouloir énoncer une vérité qui semble ne pas pouvoir traverser les ténèbres ? C’est simple : l’état d’esprit de la lutte qui animait nos ancêtres de Vendée réapparaît, la bannière « Dieu le Roi » est de nouveau levée…

    N’hésitez pas à visiter ce site pour voir le contenu régulièrement mis à jour.

    http://www.1793.fr/

    http://infoguerilla.fr/?p=11832

  8. [ sympa malachie, mais j’ai pas le temps de me balader sur le net, on est en France où pas!! tant mieux pour vous si vous comprenez l’anglais. Faut pas prendre les gens pour des idiots. ]

    Étant allergique à la langue de Babel…je saute…

  9. Jérémy, entrepreneur pour 731 € par mois, fâché avec sa banque

    Par Olivier Laffargue

    Malgré sa boîte de com, il vit grâce au RSA. Jérémy, 28 ans, nous ouvre un porte-monnaie miné par les frais bancaires.

    C’est en 2008 qu’on est venu le chercher. Alors qu’il sortait à peine de son master de gestion de carrière d’artiste et travaillait dans un resto une connaissance lui propose de monter une boîte de promotion d’événements culturels à Lyon, avec, à la clé, le contrat d’un festival de musique.

    Jérémy (prénom modifié) accepte et investit, comme ses deux associés, 3 000 euros dans l’entreprise. L’argent, prêté par sa mère, sera remboursé quand les affaires rouleront. Et c’est bien parti : de 40 000 euros l’année dernière, le chiffre d’affaires de l’entreprise est passé à 80 000 en 2011.

    En février, l’activité de sa boîte est telle qu’elle ne lui permet plus de faire des extras en restauration. Il est débordé de travail et décide de ne se consacrer qu’à son entreprise, profitant du revenu de solidarité active (RSA) le temps de se dégager un salaire, soit environ une année :

    « C’est pas très légal mais c’est pour la bonne cause, on se donne du mal pour développer une boîte qui marche. »

    « Chaque effort est ruiné par les prélèvements »

    Jérémy a dû compter un peu juste : son compte bascule rapidement dans le rouge. Avec le printemps vient la taxe d’habitation, mais il frôle déjà la limite autorisée du découvert. Le paiement est refusé. Deux fois 93,40 euros pour frais d’ouverture et de fermeture de saisie le font définitivement franchir le seuil critique. Dès lors, les prélèvements qui en découlent le tirent chaque mois plus bas.

    L’entrepreneur précaire ne mène pas un train de vie royal. Il sort peu, ne va jamais au cinéma. Achète des livres et des journaux. Il rogne mois après mois dans son budget, mais ça ne suffit pas.

    Le 25 juillet, d’une plume rageuse, il écrit à son banquier, le menaçant de changer d’auberge si celui-ci ne lui donne pas un coup de main :

    « Chaque effort est ruiné par les prélèvements. Il y a un moment où on craque. »

    Jérémy n’est pas désespéré. Il sait que sa situation se résoudra d’une manière ou d’une autre, mais il est en colère. Par principe, il refuse de renoncer à tout.

    Revenus : 731 euros par mois

    RSA socle : 411 euros

    Allocation logement : 175 euros

    Aides de sa mère : 85 euros

    Sa mère lui donne de temps en temps un coup de main. Sur l’année passée, il a reçu d’elle près de 1 000 euros, soit à peu près 85 euros par mois. Mais ce n’est pas par plaisir :

    « Demander de l’argent à ma mère, c’est vraiment quand je n’ai pas le choix. Je n’aime pas me sentir dépendant. »

    Petits travaux au noir : 60 euros

    Quand il a besoin d’argent, il lui arrive aussi d’accepter de petits travaux au noir : du bricolage, de la peinture ou du ménage.

    Dépenses : 793 euros par mois
    Logement : 395 euros

    Jérémy vit en colocation dans un T4 avec trois amis. Un choix économique pour partager les dépenses :

    ◦loyer : 310 euros par colocataire ;
    ◦électricité, eau et gaz : 40 euros par colocataire ;
    ◦taxe d’habitation : 20 euros (240 euros par an) ;
    ◦assurance habitation : 5 euros (63 euros par an) ;
    ◦Internet, abonnement Canal+ : 20 euros par colocataire.
    L’appartement est situé dans un quartier central agréable et bon marché de Lyon. Il sert également de bureau à Jérémy, dont l’entreprise ne dispose pas de locaux.

    Alimentation : 130 euros

    La colocation se contente de relativement peu en ce qui concerne l’alimentation. Le seul « extra » qu’ils s’autorisent, c’est un abonnement de 60 euros dans une Amap. Seuls deux des colocataires en profitent, ce qui alourdit la note d’alimentation de Jérémy de 30 euros, tout en remplissant son frigo de produits locaux.

    A cela, il faut ajouter la nourriture de son chat, soit 20 euros de croquettes.

    Impôt sur le revenu : 0 euro

    N’ayant pas de ressources, il n’est pas imposable.

    Santé : 0 euro

    Les dépenses de santé de Jérémy sont rares, et il bénéficie de la couverture maladie universelle (CMU).

    Transports : 39 euros

    Compte tenu de sa situation, il bénéficie d’une carte de transports à seulement 9 euros par mois. Il rend régulièrement visite à sa mère, qui habite Grenoble, et à son père, qui habite Vienne, ce qui lui coûte à peu près 30 euros de train par mois. Il ne possède pas de véhicule personnel.

    Téléphone : 0 euro par mois

    Sa facture de téléphone est prise en charge par son entreprise.

    Vêtements : 17 euros

    Jérémy n’est pas un grand consommateur de vêtements :

    « Je fais très rarement du shopping : je ne suis pas du tout du genre à coller à la mode, je m’en fous. Je récupère aussi pas mal de fringues. Je ne m’habille pas comme un clochard, je fais attention, mais je n’ai pas de gros besoins. »

    Il dépense dans les 200 euros par an en vêtements, soit environ 17 euros par mois.

    Frais bancaires : environ 87 euros

    C’est ce qui grève son budget. Les trois derniers mois, la banque lui a prélevé 70, 70 et 93 euros au titre de la commission d’intervention. Ces frais bancaires sont au centre d’une polémique, les associations de consommateurs les considérant comme une « tarification abusive ».

    Ce sont des frais qui interviennent à chaque mouvement sur un compte qui a dépassé le seuil de découvert autorisé. A ces frais s’ajoutent 12 euros d’agios :

    ◦commission d’intervention : 75 euros (moyenne des trois derniers mois) ;
    ◦agios : 12 euros (moyenne des trois derniers mois).
    C’est aussi ce qui le met en colère :

    « Je me dis : “C’est pas possible. Je ne m’en sortirai jamais.” C’est 15% de mon revenu mensuel qui part à la banque. Je trouve scandaleux qu’on fasse, comme ça, de l’argent sur le dos des pauvres. »

    Loisirs et sorties : 125 euros

    Jérémy est fumeur, ce qui alourdit son budget d’une dépense mensuelle de 50 euros. Pour les loisirs, il se contente du minimum :

    « On va souvent boire un verre pour faire une pause, puisqu’on travaille chez nous, on a besoin de sortir un peu. Sinon je ne vais pas au ciné, j’essaie de freiner quand on me propose quelque chose, mais si on me le propose plusieurs fois, je finis par céder.

    C’est déjà dur, je ne tiendrais pas si je devais sacrifier toute vie sociale. »

    Passionné de finance internationale et des taux de change, il est également un gros lecteur. Il achète au moins un livre par mois et dévore sans faute le copieux Monde Diplomatique. Ce qui le botte, c’est la sociologie, et de manière générale, les essais qui épanchent sa soif de connaissances. Se revendiquant clairement à gauche, il est un habitué des éditions Raisons d’agir.

    Epargne : 0 euro

    Il n’a plus les moyens d’épargner, mais du temps où il travaillait dans la restauration, il a réussi à mettre un peu d’argent de côté (850 euros), qu’il garde précieusement depuis en prévision d’un voyage au Brésil :

    « Ce voyage représente vraiment beaucoup pour moi. Je travaille dix à douze heures par jour, souvent le week-end, et je n’ai pas pris de vacances depuis deux ans. J’estime que j’ai droit à ça. »

    En tout dernier recours, il sait qu’il a cette réserve pour le sortir de sa situation, qu’il n’est pas le plus à plaindre. Mais il ne veut pas lâcher :

    « Comment ils font, les gens qui n’ont pas des parents, ou un peu d’argent de côté ? C’est un scandale. Avec le contexte actuel, j’ai l’impression de renflouer les banques. »

    Jérémy va maintenant reprendre contact avec sa banque, qui affirme à Rue89 être prête à faire un geste commercial pour l’aider à sortir la tête de l’eau.

    Photo : Jérémy à son bureau (DR).

    http://eco.rue89.com/2011/08/26/jeremy-entrepreneur-pour-731-par-mois-fache-avec-sa-banque-219253

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici