La Grèce craint le pire pour ses banques et ses retraités

73

La Grèce s’alarmait aujourd’hui des conséquences pour ses banques et ses caisses de retraite d’une décote importante sur la dette grecque, qui devrait conduire à une “mise sous “tutelle” des établissements les plus exposés. La presse grecque en particulier dramatisait les répercussions pour l’économie grecque dans son ensemble d’une décote d’au moins 50% de la dette grecque, sur laquelle les pays de la zone euro se sont mis d’accord dimanche lors d’un premier sommet européen à Bruxelles.

“Décote cauchemar, une bombe pour les caisses de retraites, nationalisation des banques”, titrait Elefthéros Typos (droite), tandis que Elefthérotypia, marqué à gauche, exprimait sa crainte qu’un recours au Fonds européen de stabilité financière (FESF) n’aboutisse à une “mise sous tutelle” des banques.

Les banques grecques et les caisses de retraite détenaient à fin août pour 52 milliards d’obligations grecques, soit 15% de la dette souveraine grecque estimée à 350 milliards d’euros. En cas de décote à 50%, les quatre premières banques du pays – Banque Nationale de Grèce (BNG), Eurobank, Alpha et la Banque du Pirée – devront être recapitalisées à hauteur de 8,9 milliards d’euros pour maintenir le niveau de fonds propres durs (core Tier One) à 9%, selon les calculs d’Alex Koagne, analyste chez Natixis.

Le besoin de recapitalisation de l’ensemble des banques européennes est estimé à 108 milliards d’euros, mais certaines, à l’instar des banques françaises, peuvent réduire les bonus ou puiser dans leurs bénéfices. La marge des banques grecques est, elle, très limitée, sinon existante. Du fait des provisions passées en application de l’accord du 21 juillet (décote de 21%), mais aussi pour faire face à la montée des prêts défaillants, les quatre principales banques ont déjà essuyé des pertes cumulées de 3,2 milliards d’euros au 1er semestre.

La Bourse d’Athènes perdait ainsi lundi plus de 5%, entraînée dans sa chute par le plongeon des valeurs bancaires, qui lâchaient jusqu’à 20%. On craint des nationalisations avec le Fonds hellénique de stabilité, qui est déjà doté de 10 milliards d’euros (prélevés sur l’enveloppe du prêt international de 110 milliards d’euros consenti à la Grèce en mai 2010). Si ce n’est pas suffisant, le FESF devrait prendre le relais.

Joignant ses critiques à celle d’éminents économistes et du dirigeant de la Banque du Pirée, le patronat grec a mis en garde contre les conséquences catastrophiques pour l’économie réelle d’une décote de la dette grecque de 50%. Car non seulement elle ne réduira son montant que de 43,6 milliards, mais elle conduira à une “dévaluation du patrimoine financier et immobilier” des Grecs et à “l’asphyxie du secteur privé”. Seul Dimitris Kontogiannis, analyste au quotidien Katherimini, refusait lundi de s’apitoyer sur le sort des banques grecques. “Les banques grecques et les caisses de retraite vont devoir payer le prix de leurs erreurs passées, à savoir le fait de détenir trop d’obligations souveraines et de faire confiance aux hommes politiques grecs”, fait-il valoir. Une remarque à retenir pour être employés à d’autres pays… qui tomberont. (Source: AWP/AFP)

15 Commentaires

  1. On efface 50% de leur dette (dont seulement 7,5% par les banques grecques) et ils ne sont pas contents, je ne comprends pas.

    Lorsqu’un Président Français efface la dette d’un pays africain, il y est pourtant reçu en grande pompe.

    Grèce ingrate…

      • oui, ça commence à bouger, c’est vrai… il faut commencer à préparer les esprits que la catastrophe arrive. Une petite info à droite, une autre à gauche, on instille petit à petit les infos qu’il faut au bon endroit, au bon moment… La prochaine fois, ce sera quoi?

  2. Je sais que je suis sur un site catho, et je ne transmet pas l’article qui va suivre par trollerie puéril. Je voudrais savoir ce que vous en pensez. Jovanovic n’est pas catho mais il parle de “la chute” du Vatican, ou tout du moins de son infiltration luciférienne. J’ai vu Denissto effleurer le sujet peut-être m’en apprendrait plus, bref l’article:

    Afin de venir à bout de la crise, le Vatican propose d’instituer une autorité “à compétence universelle” chargée de coordonner les efforts des institutions financières mondiales, lit-on dans un rapport publié lundi par le Conseil pontifical Justice et paix.

    “Il faut créer un organisme qui jouera le rôle de banque centrale mondiale chargée de réguler les flux financiers ainsi que le système des échanges monétaires, à la manière des banques centrales nationales”, indique le rapport intitulé “Pour une réforme du système financier international dans la perspective d’une autorité publique à compétence universelle”.

    Dans le même temps, le Vatican estime que le rôle des institutions financières existantes, telles que la Banque centrale européenne, doit être renforcé.

    Le Saint-Siège met également en garde contre “l’idolâtrie du marché” et “l’idéologie néo-libérale” et fustige les “attitudes d’égoïsme et de cupidité collective” que la crise économique a révélées.

    “Si aucun remède n’est apporté aux différentes formes d’injustice, les effets négatifs qui s’en suivront (…) seront susceptibles d’engendrer un climat d’hostilité croissante et même de violence jusqu’à miner les bases des institutions démocratiques”, indique le rapport.

    http://fr.rian.ru/business/20111024/191646881.html

    • Excellente question Ibrahim… je ne suis pas catho, mais je pense que les cathos de ce site sont d’accords avec le fait que le Vatican est infesté de satanistes et autres lucifériens. Tout est en train de se mettre en place pour les derniers actes…

  3. Une vidéo fiction mise en ligne sur you tube en juin 2009,nous prédit un climat insurrectionnel en Italie fin décembre 2011.A l’approche de cette date,l’auteur semble pour l’instant avoir fait un bon pronostic.En espérant que le 30 décembre, il se trompe!

    lien
    http://www.youtube.com/watch?v=7oIq6DOi_VI
    traduction(très moyenne):
    « L’état de siège proclamé ce soir par le président de la République Giorgio Napolitano a exaspéré le peuple ravagé par la grave crise économique. Au cours de la nuit, les gens déversés dans les rues des grandes villes du pays, en ignorant les mesures prises par les autorités et en exigeant la démission du ministre de l’économie Giulio Tremonti. La demande a été remplie. Ce matin le ministre démissionne et peu après, il est tombé le gouvernement Berlusconi. Napolitano a convoqué les présidents le Fini de chambres et D’Alema et les chefs des groupes parlementaires. Des affrontements continus dans tout le pays et les morts sont déjà trente-deux. Garanties constitutionnelles ont été suspendues.

    Le pays est au bord de la faillite, après lultimatum de la Communauté européenne : pour arrêter lindebitamento l’État serait au moins 350 milliards de dollars.

    Le ralentissement de l’économie, après linizio de la récession américaine en 2008, rend plus difficile de renverser la tendance de la dette publique. Après trois années de récession, depuis juin de cette année, nous sommes fermés tous les sources internationales de financement qui ont rendu possible la survie d’un modèle dans lequel le déficit chronique a été constamment couverts par une nouvelle émission publique d’actions. Mi-août, que le Parlement a approuvé la soi-disant « nulle loi déficit », conçu par Giulio Tremonti, qui a été inspiré par allex delleconomia ministre argentin Domingo Cavallo, en dernier recours pour récupérer la confiance des marchés internationaux.

    La Loi prévoit que l’état contient des dépenses dans les limites imposées par la fiscalité. Si l’argent n’est pas assez, créanciers, la dette est prioritée sur les salaires des fonctionnaires et des retraites. En vertu de la nouvelle loi, salaires et les retraites ont été tellement réduits de 30 % depuis août.
    Avec la loi du « zéro déficit », ministre adjoint de l’économie Lamberto Dini se rend à Bruxelles pour négocier une solution et éviter la faillite. Après une difficile négociation, a obtenu un prêt de 40 milliards d’euros pour que le gouvernement italien peut mettre la main à la restructuration de la dette publique égale à 2 000 milliards de dollars (fin-décembre 2011). L’accord prévoit également une réforme du droit du travail, la russe de la Loi, qui dépasse 30 et vise à « bouger » les conditions de travail et sera fondée avec « contrats temporaires avec un niveau de salaire inférieure aujourd’hui. »

    Le côté international pour la conversion des bons du Trésor est plus complexe. Les créanciers étrangers ont menacé de poursuivre l’Italie si le gouvernement ne respecte pas les termes convenus.

    La nouvelle que la Communauté européenne n’a pas l’intention de financer la dernière tranche de fonds octroyés en août a refroidi chaque enthousiasme. La raison est que le gouvernement n’a pas respecté les termes convenus. Certains observateurs estiment que la décision est dictée par le désir de se distancier d’un pays au bord du précipice.

    Est la première fois depuis la guerre qui est de voir une contraction dans le produit intérieur brut Italie pour la troisième année consécutive. La crise actuelle se développe dans le contexte d’une forte reprise de l’économie mondiale.

    La réduction des ressources financières publiques a traîné bas aussi privés ressources financières, tandis que la réduction de la consommation a exacerbé la récession. Le cercle vicieux est complété par la réduction de la fiscalité et le gel des comptes et blocage dellerogazione intérêts sur les obligations du gouvernement”.

  4. @ MARC 153.
    Le Christ, en créant son Eglise, a dit « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
    Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » .
    Le croyant comprendra que l’église ne craint rien du diable et des satanistes, du moins son autorité, le Pape .
    Celui qui ne croit pas n’en tiendra aucun compte .
    Par-contre, nous savons avec assurance que le Vatican est noyauté par une loge maçonnique secrète . C’est à dire, ce que vous supposez . Certains regardent du côté des jésuites, qui sont aussi les services secrets du saint siège Ce qui pose un problème évident . Toutefois je pense qu’il faut voire cette iniutiative sous l’aspect universaliste de l’Eglise romaine . Rien d’autre .
    Tout ceci, en définitive, est insignifiant . Je n’y attache pas plus d’intérêt que celà .
    Pour le croyant que je suis, d’autres écrits monopolisent toute mon attention . En vrac, nous en serions à notre dernier Pape . Dieu nous enverait un paraclet, le madhi pour les musulmans . Je ne vous conseille pas l’apocalypse de Jean, on en parle souvent sur ce site .

  5. “Je ne vous conseille pas l’apocalypse”? pourquoi? C’est une très bonne lecture pour tous ceux qui veulent comprendre vers où on va…

  6. Qui a dit?

    “Suivre le bon conseil de ne plus imprimer de billets _ tant que durent les causes qui perturbent l’économie allemande _ reviendrait à refuser toutes vie économique au moyen nécessaire aux transactions, au paiement des salaires et ainsi de suite, cela signifierait qu’à très brève échéance le peuple, et surtout la totalité du pays, ne pourrait plus payer les commerçants, les employés ou les ouvriers. en quelques semaines, ce n’est pas seulement la planche à billets, mais aussi les usines, les mines, les chemins de fer et la poste, les administrations nationales et locales, en bref, toute la vie nationale et économique qui s’arrêterait.”

    Helferrich: ministre des finances de la république de Weimar (mort en 1924)

    (Toute ressemblance avec des politiques monétaires à l’œuvre est purement fortuite)

    En 1921, un dollar s’échangeait à 276 marks. En août 1923, il en valait 5 millions.

    Bresciani-Turoni dans son ouvrage “The economics of inflation. A study of currency depreciation in post war Germany” (la référence sur l’hyperinflation sous weimar) explique:

    “l’inflation retarda la crise pour un temps, mais celle-ci éclata tout de même, jetant des millions de gens au chômage. Au début, l’inflation stimula la production…mais ensuite…elle anéantit l’épargne; elle rendit impossible pendant des années toutes réforme du budget de l’État; elle bloqua la solution à la question des Réparations. Elle détruisit d’incalculables valeurs morales et intellectuelles. elle provoqua une grave révolution des classes sociales, un petit nombre accumulant des richesses et formant une classe d’usurpateurs des biens de la nations, tandis que des millions de gens basculaient dans la misère. c’était une angoisse et un tourment permanents dans d’innombrables familles; cela empoisonna le peuple allemand, en développant dans toutes les couches sociales l’esprit de spéculation et en les détournant du travail honnête et régulier, et ce fut la cause de troubles politiques et moraux incessants. On comprend aisément pourquoi le souvenir des navrantes années 1919-1923 pèse encore comme un cauchemar sur le peuple allemand.”

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici