Une menace se fait jour sur les Bunds allemands

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La courbe des rendements des emprunts d’Etat de la zone euro montre depuis quelques semaines une corrélation exceptionnellement élevée avec celle des marchés d’actions. Si l’attention s’est surtout portée sur les rendements italiens, espagnols et français les Bunds allemands pourraient à leur être l’objet de toutes les inquiétudes.

“De nouvelles craintes ont surgi au cours des dernières séances, avec notamment la vente d’emprunts allemands”, souligne Chuck Retzky de Mizuho Securities USA à Chicago. A ce jour, le marché des Bunds est perçu comme l’un des placements les plus sûrs pour les investisseurs. Par conséquent, si la pression vendeuse se confirmait, l’inquiétude sera plus forte encore pour les Treasuries.

Comme le cartel bancaire a l’intention de jouer la sortie de l’Allemagne de l’euro, cette attaque n’est absolument pas surprenante. C’est sans doute le début… Une attaque des Bunds allemands et une dégradation du triple A de la France par les “forces de marché”, assureraient un feu d’artifice.

22 Commentaires

      • Oui absolument, mais quel serait l’objectif d’une telle info ? discrédité les usa, détourné l’idée que dsk ai été invincé du fmi, suite à sa participation à la création du dinar or de kadhafi ??? bref, je ne comprends pas le but d’une telle info qui si elle est avérée, laisse penser que les Etats Unis sont vraiment dans une situation catastrophique et que l’écho va se faire plus fort chez nous..enfin je me trompe peut être.

      • C’est une info qui est née il y a quelque temps déjà. Tu as raison de dire qu’il faut être prudent. Comme toujours avec n’importe quelle info d’ailleurs
        Ce qui est intéressant je trouve est que cela soit relayé par un blog de masse-média. Que cela n’apparaisse que dans un site conspirationniste comme ils disent, bon rien de nouveau mais là, étrange

      • oui trés israel avec son ami nicolas et jacob. Mais pour DSK je ne crois pas sur cette info concernant l’or américain. Une bonn partie des politiques gauche/droite sont de confession juivec’est une famille.

    • Elle date un peu cette info…
      Et posté par Rusty James sur le Post. fr et sur Terrepromise. Bon, j’ai contre rien son site mais ce serait bien d’avoir la source originale.

    • encore un truc alarmiste …. Ca fait des semaines qu’on peut lire chez les enculuminatis
      1) le plan soit disant secret qui ne l’est absolument pas et
      2) pourquoi il va forcément foirer

    • Caralmera
      Le drame se met en place, ils ont bloqué les CDS par le subterfuge de la coupe de cheveux “acceptée”, qui ne serait pas un défaut, ce qui fait bondir les taux européens et fait perdre potentiellement la notation triple A de la France comme de l’Allemagne prochainement et parallèlement à cela, ils bloquent la fuites vers les investissements sur les matières premières précieuses.

      Peut-être pour orienter de force vers les bons du trésor US, peut-être que cela ne fonctionnera pas.

      Je crois que la situation décrite par cet article est absolument explosive.

      • oui, ça sent la fin !! j’ai vu que Jovanovic avait aussi parlé de Barnhardt dans sa revue de presse de cette semaine …zerohedge fait de très bons articles pour les lecteurs anglophones

  1. C’est quand même drôle mais ce matin en me levant, je me suis dit : “tiens, faudra que tu demandes aux loulous lecteurs de LIESI des infos sur la situation économique de l’Allemagne (taux d’endettement des ménages, infos nouvelles sur cette rumeur de niveau exact d’endettement du pays, etc…)”. Et paf : info sur l’Allemagne qui tombe.

    Pour en revenir sur ma demande du taux d’endettement des ménages allemands. Je me suis dit ceci : les salaires allemands ont baissé de 4% en 10 ans. L’inflation sur 10 ans a du être au minimum (et encore je dois fortement sousestimer) de 15%. Cela veut dire une baisse de pouvoir d’achat de 19 points. Comment ont ils compensé cela ? En général (cas typique des USA), cela se fait pas l’endettement des ménages.

    Quelqu’un a-t-il des infos à ce sujet ?

      • Je me méfie des “semble tourner bien”.
        Il y a 6 mois, la Chine devait racheter le monde entier et on serait tous des esclaves de chinois. Et puis depuis 1 mois, on s’aperçoit finalement que la Chine est aussi dans la m…. avec des bulles explosives en veux tu en voilà.

  2. SUR MEDIAPART :

    Moody’s met la France mais aussi l’Allemagne sous pression

    Moody’s n’a pas eu besoin de trois mois pour se faire une idée de la situation de la France. Alors que l’agence de notation avait annoncé à la mi-octobre qu’elle mettait en examen le triple A de la France jusqu’à fin janvier, avant de se prononcer, celle-ci a décidé d’accélérer brusquement le calendrier. Dans une note publiée lundi 21 novembre, Moody’s a annoncé qu’une hausse des taux des obligations françaises sur les marchés financiers et des perspectives de croissance économique détériorées risquaient d’avoir des conséquences négatives sur l’économie française.« Des coûts de financement élevés et persistants pourraient accroître les difficultés que le gouvernement français rencontre, conjuguées à une perspective de croissance qui se détériore, avec des implications de crédit négatives » écrit Moody’s. En clair, le triple A de la France est en question.

    Cette nouvelle mise en garde a accentué la chute des marchés boursiers, croulant déjà sous les mauvaises nouvelles. A l’amplification de la crise dans la zone de l’euro s’ajoute désormais la nouvelle crise politique et budgétaire aux Etats-Unis, les républicains et les démocrates n’ayant pas trouvé de terrain d’entente sur la réduction des déficits américains. A la mi-séance, Paris tout comme Francfort perdaient 2,75%.

    Par son avertissement, Moody’s, selon un engrenage déosrmais bien connu, ne fait que constater ce qui a déjà été acté par les marchés. Standard & Poor’s avait suggéré la même chose par une opportune fausse manœuvre, il y a quinze jours. En quelques semaines, l’écart (le spread) entre les taux allemands et les taux français a atteint un niveau historique. Il est désormais de près de 200 points de base ( 2%). Et il ne cesse de s’agrandir au fur et à mesure que la crise de la zone euro s’amplifie.

    spread entre les taux français et les taux allemands spread entre les taux français et les taux allemands© bloomberg
    Les obligations allemandes, devenues une des dernières valeurs refuges d’une planète financière en folie, sont à des niveaux historiquement bas. Dans le même temps, les banques qui sacrifient à toute vitesse tous les titres jugés risqués – la liste s’allonge tous les jours- se défont de toutes les autres obligations publiques de la zone euro. Par effet de boule de neige, la valeur des titres baissent et les rendements augmentent. Les taux belges sont désormais à près de 5%, les taux français sont à 3,53%.

    Selon les calculs de Moody’s, toute hausse de 1% des taux d’intérêt français se traduit par une augmentation de l’ordre de 3 milliards d’euros pour le budget français. « Avec une prévision du gouvernement de croissance du PIB d’à peine 1% en 2012, un taux d’intérêt alourdit rendra plus difficile à atteindre les objectifs de réduction des déficits », explique l’agence de notation.

    Le deuxième plan d’austérité présenté par le gouvernement français n’a manifestement pas convaincu l’agence de notation : les 11 milliards d’économie attendus dans le cadre d’un dispositif bricolé ne sont pas à la hauteur de la situation et pourraient même être contre-productifs, à en croire Moody’s: « les mesures d’austérité fiscale accroissent une pression fiscale déjà élevée et peuvent compromettre la croissance (…) ce qui peut entraîner la nécessité de plus d’austérité fiscale ». Dans le même temps, les banques françaises font courir un risque accru aux finances publiques, Moody’s n’excluant pas un sauvetage de l’Etat pour les sauver.

    “soit une internvetion massive de la BCE, soit la catastrophe»

    La remise en cause du triple A porterait un coup fatal au fonds de stabilité financière et au mécanisme de sauvetage européen, imaginés par le conseil européen. Car il ne resterait plus que l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la Finlande, tous dotés du triple A, pour participer au financement du sauvetage du reste de l’Europe. Autant dire l’Allemagne. Ce qui rend les mesures européennes impossibles.

    Le monde financier en a là aussi pris acte. Il considère que le fonds de sauvetage est mort-né. Le fonds d’ailleurs a eu les plus grandes difficultés la semaine dernière pour lever quelque trois milliards d’argent frais sur les marchés.

    Constatant que tout ce qui avait été prévu par les dirigeants européens s’écroule, Jacek Rostowski , le ministre des finances polonais- la Pologne assume ce semestre la présidence de l’Union européenne-, a appelé à une réaction d’urgence. « Les dangers de contamination sont aujourd’hui plus grands que jamais, et les sommes dont nous avons besoin pour les stopper ont grandi car nous n’avons pas agi assez rapidement », a-t-il déclaré au Frankfurter.La mise en place du fonds de stabilisation financière FESF a trop tardé pour jouer son rôle de pare-feu, et la BCE doit maintenant agir. « Nous sommes devant un choix horrible. Dans l’ordre des horreurs, l’alternative est la suivante: soit une intervention massive de la BCE, soit la catastrophe », selon lui.

    Le président de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), Thomas Mirow, est venu à sa rescousse dans un entretien au Financial Times Deutschland, en demandant des mesures d’urgence de la part de la BCE. Critiquant le refus allemand qui refuse toute intervention de la BCE , en souvenir de l’hyperinflation des années 1920, il ajoute : « Même si l’on a eu une fois une mauvaise expérience dans le passé avec une inondation, quand il y a le feu, il faut verser de l’eau pour l’éteindre », a –t-il osé. Désormais, c’est l’Allemagne qui est sous pression. L’avenir de la zone euro est entre ses mains

    • « Même si l’on a eu une fois une mauvaise expérience dans le passé avec une inondation, quand il y a le feu, il faut verser de l’eau pour l’éteindre »

      Il est gentil Thomas Mirow mais ce n’est pas de l’eau, c’est de l’huile qui à l’époque avait été jetée sur le feu ! L’hyperinflation, il connaît ?

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