Faites confiance à Groupama…

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Si les discussions engagées avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC) sur des cessions d’actifs vont à leur terme, on dit que l’assureur mutualiste en difficulté, Groupama, pourrait recevoir un chèque d’un milliard et trois cent millions d’euros. Selon cet éventuel accord, la CDC pourrait reprendre la participation de 44 % de Groupama dans la société foncière Silic, cotée en Bourse. Cette opération, révélée dans ses détails par Le Figaro du 2 décembre, pourrait être renforcée par un apport de capitaux frais de la CDC à Gan Eurocourtage, autre filiale de Groupama, sous forme d’actions de préférence, c’est à dire dépourvues de droit de vote.

Des sources internes de Groupama ont confié à notre rédaction que la situation du portefeuille d’investissements en actions et en obligations est considérablement affecté par la chute de la Bourse et la crise de la dette. Des licenciements se prépareraient et les perspectives d’analyse de Trader Noé sur l’évolution de la bourse en 2012 devraient susciter bien des migraines à ce flot d’épargnants si insouciants, qui un beau jour apprendront que les aléas boursiers ont sérieusement compromis les espérances qu’ils avaient sur le magot investi.

Ces entreprises ont également de gros investissements dans l’immobilier qui est déjà en train de craquer. Mais pour le moment, tout le monde est content.

Chez Groupama, l’ambiance est à la satisfaction. “En six semaines, Thierry Martel aura remis le groupe sur les rails. Si l’opération avec la CDC se fait, Groupama passe sans problème la fin d’année et disparaît des écrans radars des autorités de contrôle, glisse l’un des conseils de l’assureur. On aura tout le temps pour organiser, début 2012, la stratégie à moyen terme”.

Autre curiosité: Groupama est le troisième actionnaire de la banque rouge et noire. Intéressant…

11 Commentaires

  1. Additionnons les dégradations des notes des états souverains, des établissements financiers, les taux d’intérets sur le marché obligataire qui repartent à la hausse, l’augmentation du chomage qui ne cesse de croitre, le déficit des comptes courants qui cotinuent de se creuser. Un petit peu de rigueur et on va s’en sortir, une petite taxe sur les parfums pour les toilettes cette fois-ci ?

  2. Si Groupama est si lié à cette banque, on voit tout de suite à quel point on peut lui faire confiance, effectivement… Sauve qui peut !

    N.B. J’en ai autant au service de la BNP qui se fout royalement de la tête de ses clients. J’en sais quelque chose par mon amie qui est encore chez eux (plus pour très longtemps). Avec son compte bloqué, ayant atteint la limite d’autorisation de découvert, la banque a inexplicablement autorisé SFR à continuer ses prélèvements automatiques, adressant des factures faramineuses alors que la ligne était coupée pour défaut de paiement. Elle s’est donc retrouvée avec un découvert monstrueux par leur faute.

    La BNP lui a expliqué que son compte n’était plus à la BNP, mais a été transféré au service contentieux de la banque, à savoir Effico, une société de recouvrement de créances totalement malhonnête qui cherche à faire payer les retardataires plusieurs fois, envoyant des relances jusqu’à un an après la régularisation des créances. J’ai déjà eu affaire à eux. Mais il y a pire : mon amie avait déposé un premier chèque il y a plus d’un mois, et sa paye a été virée il y a quelques jours, ce qui l’a remise en positif. Mais pour l’instant, le compte est toujours bloqué, comme si cet argent n’était jamais arrivé. Question : OU EST-IL ALORS ???

    • Et ça ce n’est que le début Anduril3019, bientot ça n’est pas la police qu’il faudra équiper avec des fusils à pompe mais les guichetiers des banques, l’assechement de liquidité va augmenter les tensions dans peu de temps. Ceux qui n’ont pas pris les dispositions par rapport à leurs assurances vies, leurs comptes épargnes retraites etc…vont avoir de très grosses surprises d’ici peu.

      • Si l’Euro ne vaut plus rien ou presque, à quoi bon sortir ses liquidités de la banque ?
        Car entre nous, si bon nombre de français ont quelques dizaines de milliers d’euros en placement bancaires (assurance vie, compte-épargne retraite…), et que du jour au lendemain, ils vous disent que votre argent n’est plus disponible ou qu’il est perdu, je pense que toutes les banques de France brûleront sur le champ et la révolution commencera.
        Les élites ont plus d’un tour dans leur sac et sont assez malins ; les choses se feront en “douceur” et très lentement pour habituer le peuple.
        Rappelez-vous l’histoire de la grenouille qui nage tranquillement dans une eau tiède…
        Enfin ce n’est que mon avis, me trompes ?

  3. Le journal de 20H est commencé depuis 10 minutes et on est toujours sur les changements d’horaires sur la SNCF, comment détourner l’attention par rapport aux vrais problèmes. C’est pas beau ça !

    • sur france 2 sa a fait la UNE …….. c’est si rare qu’il faut le signalé …. en tout cas le PUJADAS il fessais grise mine …. hahaha … je pense que certains français doivent tomber de haut , apprendre CA en plein repas du soir , au millieu des courses de noel …. ” quelle horreur ”

      je pense que maintenant les français vont ” ENFIN ” se réveiller de leur ” coma ” et réagir comme il ce doit …..

  4. Les dirigeants de Groupama ne font penser à ceux de Dexia

    L’Etat a-t-il assuré l’avenir de Groupama ?

    Groupama, assureur mutualiste MEIGNEUX/SIPA
    ENTREPRISE – L’assureur Groupama a annoncé la semaine passée deux opérations pouvant lui rapporter près d’un milliard d’euros. Un montant qui pourrait très vite être insuffisant…

    L’assureur mutualiste français Groupama est à une semaine du verdict. Il passe devant l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) le 20 décembre prochain et saura si son récent sauvetage par la Caisse des dépôts et des consignations (CDC) portera ses fruits et lui offre une bouffée d’air.

    Le 5 décembre dernier, la CDC, à travers des actions de sa filiale cotée Icade, officialisait son intention de reprendre la participation de Groupama dans la foncière Silic (une part de 44% valorisée à 600 millions d’euros en Bourse) et d’acquérir par ailleurs, sur ses fonds propres, près de 300 millions d’euros d’actions de préférence du courtier de Groupama, Gan Eurocourtage.

    Groupama pourrait ainsi d’une part inscrire une plus-value immédiate dans ses comptes et d’autre part pouvoir redresser sa marge de solvabilité avant la fin 2011 au-dessus des 100% exigés par l’ACP, grâce à ces 300 millions de fonds.

    L’inévitable S&P pourrait gâcher la fête dans la semaine

    Vendredi et malgré l’annonce rassurante de la CDC, l’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s (S&P) annonçait envisager d’abaisser jusqu’à deux crans la note de Groupama, s’inquiétant de l’affaiblissement de sa situation financière, selon un communiqué publié vendredi.

    Un abaissement de deux crans, de «BBB» actuellement à «BB+», ferait basculer Groupama dans la catégorie dite spéculative, qu’évitent certains investisseurs. S&P prévoit de se déterminer quant à l’évolution de la note de l’assureur dès cette semaine. S&P qui a d’ailleurs jeudi dernier mis également sous surveillance avec implication négative… la CDC.

    Groupama aurait toujours besoin de lever entre deux et trois milliards d’euros après ces deux opérations afin de retrouver son équilibre financier. Pour cela, il devrait céder certains de ses actifs stratégiques sans avoir toutefois à les brader sous la pression. Si l’épreuve de l’ACP est franchie avec succès, il aura en effet davantage de temps devant lui pour organiser la vente de ses activités. Des ventes qui entraineraient toutefois des moins-values pour l’assureur.

    Bertrand de Volontat

    http://www.20minutes.fr/economie/840908-etat-a-t-il-assure-avenir-groupama

  5. Standard & Poor’s s’attaque à la CDC ( Caisse des Dépôts et Consignations ), le même jour, elle plaçait « sous surveillance avec implication négative » les notes de plusieurs organismes publics français :

    Par Agnès Rousseaux (12 décembre 2011)

    Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Unedic, Réseau ferré de France, Caisse des dépôts et consignations… De nombreuses structures publiques sont sous la menace d’une dégradation de leur notation financière par l’agence Standard & Poor’s. Comme si tout ce qui relevait de l’intérêt général devait être éradiqué au profit de la spéculation.

    L’agence Standard and Poor’s semble partie en croisade : après avoir placé « sous surveillance avec implication négative » le triple A de la France, en même temps que les notes de 15 pays de la zone euro le 5 décembre, puis sous surveillance négative le Fonds européen de stabilité financière (FESF) le 6 décembre, l’agence de notation a menacé de dégrader la note de régions et de grandes villes françaises. Le 7 décembre, elle envisageait de baisser les notes de la Ville de Paris et de la région Île-de-France.

    Ce même jour, elle plaçait « sous surveillance avec implication négative » les notes de plusieurs organismes publics français : la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), l’Agence française de développement, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la Caisse nationale des autoroutes, l’Unedic, le Réseau ferré de France (RFF)… L’agence de notation cible ainsi la protection sociale, la santé, les transports publics et la coopération internationale, estimant que ces organismes dépendent de l’État et seraient donc mécaniquement touchés par une dégradation du triple A de la France.

    La Caisse des dépôts et consignations (CDC), elle aussi menacée d’une dégradation de son triple A, rappelle dans un communiqué qu’elle dispose d’une « situation de solvabilité très solide, nettement supérieure à celle requise par les normes bancaires, et adaptée à sa mission d’investisseur de long terme et de protection des dépôts réglementés ».

    La décision de Standard and Poor’s pourrait pénaliser la CDC dans son rôle de soutien financier à l’économie française (sauvetage de la banque Dexia, financement des collectivités locales…). Alors qu’elle a réalisé en 2010 un bénéfice net 2,1 milliards d’euros, en progression de 8,6 %.

    La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) s’étonne également de cette décision, alors qu’une loi organique protège ses ressources jusqu’en 2025, prévoyant que toute nouvelle dette reçue par la Cades soit accompagnée de ressources nouvelles.

    La menace de Standard and Poor’s provoquera un enchérissement du crédit pour ces structures publiques, ce qui diminuera leurs ressources et donc, entre autres, alourdira la dette de la Sécurité sociale ou affaiblira leurs capacités d’action.

    En s’attaquant à des organismes dépendants de l’État mais dont les finances semblent saines, Standard and Poor’s donne un signal clair aux marchés financiers : feu vert à la spéculation sur tous les leviers financiers de l’État !

    Agnès Rousseaux

    http://www.bastamag.net/article1986.html

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