Trader Noé – Analyse du 16 décembre 2011

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L’indice Future CAC 40 évolue toujours sous le pivot des 3040 sans dynamisme. Le franchissement des 3070 lui permettrait de souffler un peu temporairement. Les points proposés hier sur cet indice et le E-mini SP 500 restent valables.

Tant que l’EURUSD évolue sous les 1.32 et 1.305 (court terme), la parité peut se rapprocher des 1.29 – 1.2850 – 1.265 avec le support phare des 1.23. Sous les 1.23, il y aurait probablement le retour à parité.

Les agences de notation interviennent. Fitch abaisse les notes de Société Générale-BNP et Crédit Suisse. Standard and Poor’s a dégradé les notes de 10 banques espagnoles.

Le titre EDF s’est rapproché du support important des 17.4 euros. Sous ce niveau, une accélération pourrait se produire vers le support phare des 14.5 euros. Pour regagner du terrain il faudrait que le cours rebondisse sur les 17.4 et parvienne à franchir la résistance importante des 24 euros.

Le titre Lafarge est légèrement sous le point pivot des 26 euros. Sous ce niveau, le cours pourrait venir tester les support de l’été vers 23-22.5 euros. Espérons que le titre franchira les 26 euros en restant au-dessus pour souffler un peu. En revanche, sous les 22 euros, nous resterions très prudents.

13 Commentaires

  1. barometre marché, Lafarge et St gobain (souvent avec un peu d’avance). Je pense a Laf vers 19 euros dans 2 semaines ce qui amenera le cac vers 2400.

  2. Bonjour,
    J’ai qq économies sur un compte, mais je suis à la SG. Vers quelle banque moins “risquée” devrais-je aller voir ? Pouvez-vous me donnez des pistes ?
    Sinon via quel site français peut on acheter des pièces d’argent ?

    Merci à tous !

  3. Nous sommes tout près de la dégradation des notes souveraines de 15 états européens, pas de croissance + augmentation de la rigueur = mouvements sociaux. Angela Merkel doit subir de grosses pressions pour accepter la monétisation à plus grande échelle. Les rendez vous politique ne donnent rien du tout et cela depuis 3 ans, je pense qu’on a pas encore idée de ce qui nous attend réellement mais là c’est vraiment tout près.

  4. bonjour
    je suis neophyte dans le domaine economique,mais je suit avec interet les commentaires de ce cite. mon probleme: j’ai un credit sur ma maison au credit agricole et toutes mes economies chez eux. si je retire mes economie du CA,n’aurai je pas de problemes si celui ci s’ecroule ?

  5. Un point de vue pour les détenteurs d’assurances vie…extrait

    La France perd son AAA : quelles conséquences pour votre épargne et vos investissements ?
    Cécile Chevré – La Quotidienne d’Agora

    Il y a comme une chape d’inquiétude qui pèse sur nos bureaux. Les couloirs sont bien plus calmes que d’habitude. On entend seulement certains rédacteurs taper de manière frénétique sur leurs claviers. Les autres rafraîchissent de manière stakhanoviste leur flux d’actualité.
    Qu’attendons-nous ? L’annonce de la dégradation de la France. Certains d’entre nous ont même lancé quelques paris : allons-nous être dégradé d’un ou deux crans ?
    Aux dernières nouvelles, la France devrait être dégradée de deux crans (AA). Certaines rumeurs font même état d’une dégradation de l’Allemagne (AA+).
    L’annonce ne saurait tarder, d’ailleurs il est fort possible qu’elle ait lieu entre le moment où j’écris cet article et le moment où vous le recevrez.
    Dégradation il va y avoir. Mais quelles seront les conséquences pour nous ?
    Tout d’abord, pas de panique, la dégradation de la France ne devrait pas faire s’effondrer le CAC. Nous vous en parlions dans une précédente Quotidienne, cette dégradation est déjà prise en compte par les marchés depuis plusieurs semaines. A court terme, donc, les conséquences devraient être limitées.
    Par contre à plus long terme…

    3. Pour les épargnants
    La perte du AAA devrait avoir des conséquences directe sur votre épargne et vos investissements – et ce par l’intermédiaire de l’augmentation des rendements des obligations.
    Dans Le Blog Patrimoine, Guillaume Fonteneau explique le lien entre la valeur d’une obligation et son taux d’intérêt : “La valeur d’une obligation est directement fonction du niveau des taux d’intérêt : […] une augmentation des taux d’intérêt entraîne une baisse de la valeur des obligations : c’est mathématique”.
    “Prenons un exemple pour comprendre cette mécanique :
    – En 2010, vous réalisez un prêt de 100 000 euros au taux de 3% à un Etat. C’est un prêt obligataire qui est négociable en cours de vie.
    – En 2012, vous avez besoin de votre argent et envisagez de vendre votre obligation à un autre investisseur. En 2012, les taux d’intérêt de la place ne sont plus à 3% mais atteignent maintenant 6%”.
    “Aucun investisseur n’acceptera de payer 100 000 euros votre obligation dont le taux de rendement est de 3%, soit 3 000 euros par année. Pour pouvoir vendre votre obligation, vous serez dans l’obligation de réduire la valeur de l’obligation afin de proposer un rendement au moins équivalent”.
    “Ainsi, pour proposer un rendement de 6%, conforme au marché des taux d’intérêt en 2012, vous devrez réduire votre prix de 50%, soit à 50 000 euros. (3 000 euros/50 000 euros = 6%). La hausse des taux d’intérêt entre 2010 et 2012 aura pour conséquence de réduire la valeur de l’investissement de 50%”.

    Conséquences sur les assurances-vie

    C’est là tout le problème pour les assurances-vie. En cas de hausse des rendements, la valeur des obligations qu’elles détiennent se dévalue par rapport aux nouvelles obligations émises avec un taux plus important. Si vous avez le choix entre un rendement à 3% ou à 6%, il y a de grandes chances pour que vous préfériez le second.
    Normalement, les assurances-vie conservent les obligations jusqu’à leur terme. C’est-à-dire, qu’elles ne les vendent pas, elles attendent tout simplement que l’Etat finisse de lui rembourser ce qu’il leur doit. Donc, toujours dans l’absolu, la hausse des taux ne devrait pas mettre en péril les assurances-vie comportant des fonds en euros (ce qui est fort courant). C’est d’ailleurs ce que souligne l’article des Echos dont je vous parlais plus haut : “Les assureurs conservent en règle générale les obligations jusqu’à leur terme. Le rendement de ces titres est connu à l’avance, et ne varie pas en cas de hausse des taux de nouvelles émissions obligataires”.
    Notez l’utilisation du “en règle générale”. Supposez que de plus en plus de monde demande à clore son assurance-vie. C’est ce qui se passe, par exemple, en cas de décès. Dans ce cas, l’émetteur de l’assurance-vie doit vendre ses obligations avant leur terme : il se trouve alors dans le cas évoqué par Guillaume Fonteneau : ses “anciennes” obligations ont perdu de leur valeur face aux nouvelles obligations à taux plus élevé.
    Mais le problème des assurances-vie ne s’arrête pas aux décès – ou aux emprunteurs qui préfèrent casser leur assurance-vie avant son terme. Depuis septembre dernier, on assiste à une décollecte sur les assurances-vie. C’est ce que nous apprenait L’Agefi Hebdo du 3 novembre 2011 : “Pour la troisième fois en quinze ans, l’assurance-vie a enregistré une décollecte au mois de septembre. Son montant : 1,8 milliard d’euros. Les deux précédents de rachats mensuels supérieurs aux versements sont datés d’octobre et décembre 2008, soit peu après le sinistre de Lehman Brothers”.
    Les assurances-vie ont donc vu sortir plus d’argent qu’elles n’ont en recueilli. Or, dans un contexte de krach obligataire, un assureur-vie fonctionne un peu de la manière d’une pyramide de Ponzi : il faut de nouveaux entrants pour pouvoir payer ceux qui sortent. Si les sortants sont plus nombreux que les entrants et qu’en plus la valeur des obligations détenues s’érode, vous comprenez le danger qui menace votre assureur.

  6. ” En cas de hausse des rendements, la valeur des obligations qu’elles détiennent se dévalue par rapport aux nouvelles obligations émises avec un taux plus important. ”
    …………………………. ……………………..

    il suffit d établir une décote au client qui n aura pas du ” 6 ” mais du 4 % par exemple ; l augmentation des rendements des contrats se fera progresssivement ; ds les annees 90 ,on est bien passé de 6 à 3.5 % aujourd hui ..

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