Et si, finalement, l’explosion venait de Grèce ?

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Par Doidy de Kerguelen – 20.01.2012 / Jeudi, nous avons connu un épisode grand guignolesque de la négociation financière internationale. Les hedge funds ont menacé la Grèce de porter plainte contre elle… auprès de la Cour européenne des droits de l’homme ! Comique, non ?

Ne pas rembourser ses créanciers est une atteinte au droit à la propriété. Ce droit est inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, CQFD. Nous ne nous étendrons pas sur cette interprétation du droit, ni sur les textes internationaux ou américains qui peuvent être opposés à ces investisseurs professionnels sur le principe de responsabilité. Nous aurons, si cette menace est suivie des faits, l’occasion d’y revenir, et par la même occasion d’évoquer la guérilla judiciaire que mène ces fonds d’investissement contre certains États.

Outre cet épisode, donc, les négociations concernant la dette grecque semblent tourner en rond. Non seulement parce que les hedges funds font de la surenchère (ils affirment ne pas vouloir entendre parler de taux d’intérêt inférieur à 5%), mais aussi parce que les points qui semblent se régler sont tellement au désavantage de la Grèce, que bientôt, ce pays aura plus intérêt à tout faire sauter qu’à signer.

Où en sommes nous dans la négociation ?

Les créanciers privés (donc pas la BCE) échangeraient leurs créances actuelles contre de nouveaux titres dévalorisés de 50%.

Les nouveaux titres seraient régis par les règles britanniques et non plus grecques. La différence principale se situe sur les recours. Dans le régime britannique, en cas de défaillance, les créanciers sont en droit de saisir les avoirs de l’État défaillant.

Le montant total de la dette effacée par cet accord représente un petit peu plus de 30% du PIB grec.

Les taux d’intérêt des nouveaux titres se situeraient aux alentours de 4 à 5%.

« L’accord qui est en train de se dessiner est un acte de mise à mort. »

Analysons maintenant ce que donnerait un tel accord s’il était signé.

Le niveau d’endettement actuel de la Grèce se situe entre 150 et 168% du PIB. SI vous baissez ne serait ce que de 50% le niveau d’endettement, vous êtes de toute manière à plus de 100% du PIB. D’accord ? Si vous accordez à un pays endetté à 100% (et a fortiori si c’est à plus de 100%) un crédit à 4% d’intérêt par an, celui-ci sera bien obligé de faire 4% de croissance pour pouvoir payer les intérêts sans devoir à nouveau réemprunter, non ? Quelqu’un peut-il me rappeler la dernière fois que la Grèce a fait 4% de croissance ? Un bookmaker londonien serait-il capable de me donner la cote pour parier sur un taux de croissance à 4% de la Grèce dans les années qui viennent ?

L’accord qui est en train de se dessiner est un acte de mise à mort. Les créanciers sont en train de se partager les actifs de l’État grec, des actifs que celui-ci va bientôt se trouver obligé de leur céder parce qu’il lui sera matériellement et mathématiquement impossible de payer 4% d’intérêt !

Il est clair que si les dirigeants grecs ont un tant soit peu de courage, d’honneur et de fierté, ils ont tout intérêt à faire exploser la banque. Ils mettent fin aux négociations, refusent de payer et c’est tout le système qui explose. Les créanciers privés seront alors en droit de faire jouer leurs CDS et le joli jeu de dominos que nous avons connu en 2007-2008 reprendra, puissance dix, enclenchant un pagaille monstrueuse et une série de faillites de banques et de compagnies d’assurance qui ont accordé des CDS sans avoir, bien sûr, les fonds propres en face et en se réassurant auprès d’autres organismes qui, eux non plus, etc. etc… Sans compter notre chère BCE. Embourbée dans la dette grecque jusqu’à 20 fois ses fonds propres et qui se retrouveraient de facto en… cessation de paiements !

Tout comptes faits, on n’a peut être pas fini d’entendre parler de la dette grecque. D’autant qu’un certain nombre de pays sont en train d’observer scrupuleusement l’avancement de la négociation. Si les créanciers cèdent, ils devront céder à d’autres (Espagne, Portugal, Irlande, France, Italie…) et sur des montants autrement plus importants. S’ils ne cèdent pas, c’est tout le système qui risque d’exploser et plus aucun créancier ne se sentira tenu de rembourser, ou alors, comme les Russes, 70 ans après, sur des bases complètement décotées.

Prochain round, mercredi prochain. Vous suivrez le match avec nous ?

58 Commentaires

  1. A suivre, en effet. Par contre, je trouve culottée cette notion britannique que le créancier puisse saisir les actifs du débiteur en cas de non-paiement. Surtout quand on voit comment ils hypothèquent des hypothèques 🙂
    Comme disait l’autre : “Le Fair-Play, c’est de ne pas protester quand les Anglais trichent”

    • J’aime bien cette petite blague :
      Dans une taverne de la Barbade, un officier anglais rencontre Surcouff et lui dit :
      -” Vous, français, vous vous battez pour l’argent. Nous, anglais, nous nous battons pour l’honneur”
      Surcouff lui répond : “Vous avez parfaitement raison. Chacun se bat pour ce qu’il n’a pas.”

  2. La dette n’est pas un problème, pour peu que l’on puisse battre monnaie . Une dévaluation de la Drachme, premettrait de relancer l’économie, et donc de sortir de la dépression . En outre, elle générerait de l’inflation, ce qui épongerait la dette . Ceci se ferait sur le dos des spéculateurs, car ils devraient déduire l’inflation de leurs rendements . Je tiens le même raisonnement pour le Franc, bien entendu . Mais laissons celà, ce n’est que l’arbre qui cache la forêt . Si je ne me trompe pas, les entreprises dont les banques, émettent des obligations . Dont le défaut éventuel est couvert par des CDS . Le déclandhement des CDS peut donc venir des banques, et pas d’un pays . De plus, les banques se couvrent entre-elles et sont détentrices des dettes souveraines . Comme quoi que nous avons tout intérêt à la faillite de la finance . Plus de créancier, plus de dette .
    Pour finir . Si nous avons tous ces problèmes avec la petite économie grèsque, qu’adviendra-t-il lorsque ce sera le tour du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne, voir de l’Italie et de la France ? Nos dirigeants ne font que gagner du temps . Et pendant tout ce temps, c’est le peuple qui éponge LEURS dettes . C’est là tout le rôle de clowns comme Monti, Draghi, Sarkosy, Obama, …

    • Si nous avons tous ces problèmes avec la petite économie grèsque, qu’adviendra-t-il lorsque ce sera le tour du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne, voir de l’Italie et de la France ?

      ET l’Allemagne ?

      • Encore une fois, sans notre “COLLABO-ration” leur système ne MARCHE PAS !!!

        Dire NON et agir dans ce sens ÉVITERA le pire, c’est MATHÉMATIQUE !

        Comment ferez-vous demain pour expliquer à vos enfants, vos proches yeux dans les yeux:

        “JE SAVAIS MAIS J’AI RIEN FAIT”. Personne n’a vu le film “La liste de schindler” ? On va attendre l’heure de la déportation encore une fois ?

        Ok on n’est pas des Dieux ! Mais ça n’empêche aucunement de s’en rapprocher grâce à la force du NON devant tout ce qui est négatif ! Additionné à la force du NOMBRE, ils ne peuvent pas gagner !

        Question: “Vaut-il mieux restée une femme battue ? Ou dire non, stop ! On y gagne ou pas au final ?

        Notez que nous sommes tous la “femme battue” de mon exemple et qu’ils sont LE bourreau.

        Le bon sens messieurs-dames, le bon sens de grâce…

  3. Menthalo,
    Excellent article, comme d’habitude. Une petite question quand même: dans ton équation ne manque t’il pas l’inflation? Même si ça reste raisonnable autour de 3 %, il “suffirait” que la Grèce fasse 1 point de croissance pour pouvoir payer les 4 % d’intêrets, non? Et l’inflation risque d’exploser bien au dessus de 4 % dès cette année…
    Mais au total, je crois comme toi que la Grèce sera le premier domino…

  4. Merci pour vos travaux….J’apprécie particulièrement…
    Ne tenez pas compte de certains commentaires décevants émanant de la part de certains….
    Il convient d’ignorer les rabat-joie…Bien à vous.

  5. Ah oui il y’a quelques approximations dans les calculs qui ne sont pas habituels pour un article sur ce blog…
    Serais je nul en maths? mais pour moi 150% du PIB après une décote de 50%, ça donnerais pas plutôt 75% restant???

    • @Boloss

      L’auteur de l’article veut dire que si vous baissez ( ou diminuer ) de 50 % le niveau d’endettement, la dette sera toujours supérieure à 100%.
      Ceci est exactement ce qui est prévu par la TROIKA qui négocie actuellement avec le gouvernement Grec.

      • @alex : ok(sources?)…c’est que ça manque quand même de précisions tout ça.
        @bermain29 : Désolé mais on ne parle pas de baisser de 50% (dans le sens 150%-50% = 100%) mais bien de décote de 50% soit une division par deux…exemple simple : PIB = 100 et Dette = 150 -> endettement = 150% si on subit une décote de 50% des actifs, il reste 75 de dette(150/2), soit 75% d’endettement par rapport au PIB supposé stable…cf reflexion d’alex pr trouver l’explication

    • Asselineau pense que la France doit sortir de l’euro.

      De nombreux experts pensent que la France serait peu affectée de sa sortie : le nouveau franc vaudrait ce que vaut aujourd’hui l’euro. C’est l’avis entre autres, de la banque Nomura au Japon. Il n’y aurait dévaluation que par rapport au mark et encore limitée : de 12 % environ, réévaluation par rapport à presque tous les autres pays.

      Pourtant, une hausse substantielle des taux d’intérêt, si elle a lieu, ferait remonter la monnaie et donc annulerait les effets de celle-ci ; les entreprises les plus solides continueraient à s’autofinancer ; d’ailleurs les banques n’ont pas attendu un tel événement pour resserrer le crédit aux entreprises. En matière de crédit public, le spread de la France prend déjà en compte une certaine décote par rapport à l’Allemagne. Il ne faut pas passer sous silence le grand avantage de la dévaluation, que tous les manuels classiques expliquent : la baisse des prix à l’exportation et donc l’ouverture de nouveaux marchés.

      Ces gains sont tels que la plupart des dévaluations dont l’histoire économique récente offre l’exemple, se sont révélées bénéfiques. À condition, bien entendu, d’être accompagnées de mesures de rigueur, mais ces mesures laissent, précisément parce que les prix redeviennent compétitifs, une espérance de redressement, ce qui n’est pas le cas des plans imposés aujourd’hui à la Grèce.

      En France, celles de 1958 et de 1969 furent un stimulant puissant de l’activité : les cinq années Pompidou demeurent celles des plus forts taux de croissance que la France ait connus. Plus près de nous, on citera la dévaluation du franc CFA en 1994, celle du peso argentin en 2002, qui ont vu les pays concernés sortir de l’ornière. Et que dire de la Chine qui, en maintenant le yuan sous-évalué de 50 %, envahit les marchés mondiaux, accélère son industrialisation, tout en précipitant la désindustrialisation du monde occidental ?

      http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/quoi-jouent-%E2%80%9Cthink-tanks%E2%80%9D20120124.html

      • @Tien
        “Asselineau pense que la France doit sortir de l’euro.”
        Asselino ne pense pas. Ou du moins les idées qu’il exprime ne sorte pas d’une réflexion personnelle. Asselino joue le rôle que lui a assigné l’UMP dès l’élection de sarko et ce en prévision des élections suivantes. C’est ce qu’on appelle un homme de paille. Seuls ceux qui ne connaissent pas ces manœuvres politiques (là en l’occurrence prendre quelques voix au FN) tombent dans le panneau. Elles ne sont pourtant pas nouvelles.

      • @Quidam : Si Asselineau est un sous marin de l’UMP, pourquoi n’a t-il aucune pub ? il ne passe dans aucun média (a apart sur radio tropique… et une fois sur BFM TV). Même sa page wikipédia est censurée sous prétexte d’autopromotion (sic!) et que son CV n’est pas assez fourni pour prétendre à un article.
        A part quelques internautes avertis, personne dans la rue ne le connait.

      • >Damien,

        Votre question:
        Si Asselineau est un sous marin de l’UMP, pourquoi n’a t-il aucune pub ? il ne passe dans aucun média (a apart sur radio tropique… et une fois sur BFM TV)…

        Dans votre question il y à la réponse: pour nous faire croire qu’il n’est pas un homme du système…
        En deuxième rang: il ne faudrait pas que l’homme de paille dépasse son maître…
        Asselino doit prendre SEULEMENT quelques points à marine Le Pen afin d’assurer que le Sarko soit présent au deuxième tour…rien de plus…

    • @Astimer;
      je suis certain que les russes y pourvoiront, rien que pour emmerder les ricains . A la sortie, ce seront encore quelques pays qui n’achèteront plus leur pétrole en dollars . Si je suis votre raisonnement, certains se seraient tiré une balle dans le pied . A vrai dire, ce qui m’inquiète le plus, c’est le suivisme de Sarko . Il nous embarque à nouveau dans une drôle d’aventure, à en rendre jaloux les rosbeefs .

      • Si la loi est votée, “les pays qui ont pris le pétrole iranien comme cible n’en recevront plus une goutte”, a averti un autre député de la commission de l’Energie, Nasser Soudani, cité par les médias.

        “Cela va entraîner une hausse des cours et les Européens devront payer leur pétrole plus cher”, a-t-il affirmé.

    • @ Bonjour Astimer,
      Le but recherché est l’engrenage, le pourrissement peut être histoire de voir jusqu’ou la coalition pourra tenir économiquement, les état-unis s’apprête a vivre un grand moment douloureux, l’effroi sans fin ou une fin effroyable !

    • @ Astimer : Gesticulations. Et ce vote de l’embargo par l’Europe, c’est l’unijambiste qui se tire une balle dans le pied 🙂
      1 ) Téhéran va vendre son pétrole aux Indiens, qui paieront en or.
      2 ) Que pourront faire les américains quand un tanker affreté par la Chine et escorté par un batiment chinois passera le Détroit d’Ormuz ? Idem avec l’Inde ?
      3 ) Téhéran et Islamabad viennent de signer un accord pour un gazoduc au nord du Détroit. Les Emirats annoncent pour juin la mise en service d’un pipeline qui évite le même Détroit par le Sud.
      4 ) Si on veut mettre l’Iran à genoux, il ne faut pas l’empêcher d’exporter son brut, mais d’importer son essence (70 % de sa consommation)
      Le véritable enjeu pour les USA est la remise en cause du dollar dans le commerce des hydrocarbures. On peut soupçonner que c’est le vrai motif pour lequel ils ont attaqué l’Irak et la Lybie. Il y a aussi des histoires d’investissements chinois en Arabie Saoudite ?
      M’est avis que nous pourrions bientôt payer le litre d’essence à 2,50 Euros ou plus, pour notre plus grand bonheur. Embargo ou pas, d’ailleurs :
      – PetroPlus ne ferme ses raffineries en Europe que pour que Carlyle en ouvre d’autres en Asie. On retrouve d’ailleurs la trace du même Olivier Sarkozy aux deux conseils d’administration ??? Bref ; nous allons importer de l’essence raffinée plus près de la zone Asie-Pacifique.
      – Instabilité grandissante au Nigeria
      – Chavez annoncé comme “archivé” d’ici un an (son cancer aurait métastasé), on peut parier que le pétrole du Venezuela va retomber dans l’orbite US.
      – USA et Canada développent les techniques d’extraction alternatives (schistes, fracturation, …) et leur capacité de raffinage. Jusqu’à l’armée US qui s’intéresse aux biocarburants. Ils souffriront moins que nous d’un pétrole cher…

  6. @hervé;
    pour ma part, je pense que le déclanchement du cataclysme se fera par les CDS, pas par la dette en elle-même . Bien entendu, on nous présentera celà comme un défaut de pays, puisque les états couvrent les banques . Ce sera même la faute des méchants contribuables qui ne payent pas l’impôt . Pour autant, j’argumente autant que je peux mon point de vue . C’est un minimum . Sans le moindre argumentaire, je considère votre intervention comme gratuite . Peut-être avez-vous eu une réaction épidermique . Maintenant, vous êtes dans l’embarras de trouver les arguments capables de soutenir un point de vue, éxprimé un peu à l’emporte-pièce . Comprenez que je sois dans l’attente de vous lire rapidement .

  7. Une nouvelle particulièrement intéressante est arrivée hier et a frappé les marchés du pétrole et de l’or.

    L’inde paiera en or le pétrole qu’elle achèe aux Iraniens. Vous avez bien lu.

    Et la Chine s’apprêterait à faire de même. Une journée après l’embargo décidé par les Européens.

    Une évolution ou une généralisation du marché du pétrole vers un système de paiement en or aurait des conséquences incalculables, que ce soit sur le marché de l’or ou sur le statut du dollar en tant que monnaie de réserve.

    Lire la suite de l’article sur http://www.goldmoney.com

    • OUI phil44

      Le paiement en or du pétrole, préfigure ce qui se passera après l’effondrement financier :

      Tout les échanges internationaux qui ne pourront être payé en or, seront interrompus.

      Cela produira une constriction des échanges internationaux, que nous ne pouvons pas encore imaginer.

      Nous allons devoir refabriquer tous les produits que nous consommons.
      Ce que nous ne pourrons pas fabriquer (le pétrole), il faudra le payer en or.

    • Le véritable enjeu pour les USA est la remise en cause du dollar dans le commerce des hydrocarbures. On peut soupçonner que c’est le vrai motif pour lequel ils ont attaqué l’Irak et la Lybie. Il y a aussi des histoires d’investissements chinois en Arabie Saoudite ?

    • Voilà qui va interesser les créanciers de la Grèce – Ils s’empareront du pays avant que l’Etat-Grèce puisse exploiter cette nouvelle manne
      Un pays qui fait faillite, c’est exactement comme une entreprise – ses biens deviennent la propriété des créanciers et dans le cas d’un pays, c’est sol et sous sol qui leur reviennent
      A travers le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) l’UE va pouvoir déclarer la Grèce en défault

      • C’est peut être pour ça que la situation est si tendue avec la Turquie,le pétrole Grec n’y est sans doute par pour rien………En attendant, ils s’en mettent plein les poches,c’est bien entretenu……..

    • Salut Espoirdepaix, effectivement c’est une info qui en dit long et explique bien des choses. Merci.
      Les crocs vont s’allonger de toutes part !

    • La zone euro est condamnée a faire moins bien que les états-unis et Israël pour ne pas supplanter économiquement les état-unis.

      Jamais les Israeliens qui tiennent les états-unis, remettront leur sort entre les mains de l’europe jamais !! l’Allemagne nazi est passée par là !

      Tout le monde sait pourquoi Israel est forte !

      Et les fonds de la BCE n’y changeront rien.
      Ils préfèreront tout bruler !!!

    • Certes , grâce à la création de monnaie à partir de l’air du temps , ils peuvent fournir des milliers de milliards.
      Nous connaissons tous cette escroquerie , néanmoins est-ce que :
      L’économie réelle s’améliore ?
      La pression fiscale baisse ?
      Le chômage disparait ?
      Les délocalisations cessent ?
      Le déficit du budget s’annule ?
      La dette publique s’amenuise ?
      Amélioration du pouvoir d’achat des individus ?
      Non
      ils se passe exactement le contraire , nous sommes dans une spirale de l’endettement public , de la paupérisation de la population destinée à faire accepter le vol des biens de la nation sous un prétexte fallacieux.
      Achats d’entreprise à prix bradés , or de la BdF , biens nationaux , saccage des acquis sociaux.
      Alors ces milliards, sera un emplâtre sur un jambe de bois , les banques seront sauvées , pas la population.
      L’image imprimée d’un poulet rôti ne remplace pas le poulet…
      C’est le principe de l’arnaque actuelle mise en œuvre par les politiciens aux affaires depuis 1973.
      Les ordures sont à pendre.

  8. Dette grecque : vers des pertes pour la BCE

    Juncker n’exclut pas de mettre à contribution la Banque centrale. Qui pourrait renvoyer la facture au contribuable européen.

    © Jean-Christophe Verhaegen / AFP

    La question d’une contribution de la BCE à une décote de ses titres de dette grecque, parallèle à celle que doivent subir les créanciers privés, “se pose”, a déclaré le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker dans un entretien publié jeudi sur le site internet du Figaro. “La question se pose, mais ce ne serait pas sage que le président de l’Eurogroupe invite la BCE à orienter sa politique dans un sens ou dans un autre”, a déclaré M. Juncker, alors que le Fonds monétaire international pousse les créanciers publics à accepter de participer, si nécessaire, à la réduction de la dette grecque.

    La BCE détient environ 45 milliards d’euros de dette grecque, et refuse jusqu’à présent de participer à l’opération d’effacement en cours de négociation entre le gouvernement grec et les créanciers privés, représentés par l’organisation des banques internationales IIF. “La BCE ne participera pas volontairement au PSI (restructuration de la dette privée grecque, NDLR). Ce serait financer les États, ce qui est interdit par ses statuts”, a déclaré mercredi un banquier central. L’institut de Francfort craint de créer un précédent en incitant les autres pays européens confrontés à la crise de la dette à renégocier leur dette auprès de lui.

    ……………………………………………..

    http://www.lepoint.fr/economie/pertes-grecques-pour-la-bce-juncker-estime-que-la-question-se-pose-26-01-2012-1424053_28.php

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