Trader Noé – Analyse du 02 mars 2012

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Actuellement les marchés restent toujours dans le même contexte: monter pour gagner du temps.
Début janvier, nous avions proposé que le scénario des dégradations pouvait se faire à l’approche des 3600 (voir 3730 points). Une telle impulsion servirait de catalyseur pour déclencher le grand Arc.

Nous approchons donc à grands pas des objectifs avec des cours qui évoluent toujours au-dessus des supports. Le franchissement des 3500 points sur le Future CAC 40 et celui des 1385 points sur le E-mini SP 500 permettraient une poursuite haussière.

Quel élément déclencheur pourrait arriver pour déclencher l’Arc ? (défaut de la Grèce, dégradation des USA, dégradation de la France, etc…, accident de tir au Moyen Orient, assassinat du premier ministre israélien ? Il faudrait très peu de chose pour mettre le feu aux poudres, restons donc très attentifs).

Le pétrole (brent) a bien cassé la résistance des 120 et le cours se rapproche des 135-150 assez rapidement. Depuis fin décembre le Brent a pratiquement progressé de 30 %.

Nous reprenons un petit passage de l’article du 25 novembre 2011:
Le titre Vivendi reste dans une tendance de fond baissière avec des supports importants à 14.8-14.5. Si le cours commençait à évoluer sous ces niveaux, il faudrait alors regarder des supports éloignés peut être à 12.5-10.5 et 5 euros.
Pour éviter une poursuite de la baisse il faudrait que le cours rebondisse dans un premier temps sur les 14.8-14.5 euros.
Il sera probablement très important de suivre les supports proposés en novembre.

17 Commentaires

  1. Article intéressant à lire,

    Pas de CDS? la Vengeance arrive…
    Auj. à 09:12

    Grèce: ceci n’est pas un défaut
    01 mars 2012 | Par Martine Orange

    Même le très conservateur Wall Street Journal s’en est inquiété. « Un comité secret décide du sort des CDS grecs », titrait-il. L’absence de transparence, les possibilités de conflit d’intérêts, l’absence d’explication, l’impossibilité de contester les décisions, jettent plus qu’un doute sur l’association internationale des swaps et des dérivés (ISDA), expliquait-il ce matin.

    Jusqu’alors personne ne s’était inquiété du fonctionnement de ce comité. Personne ne s’était ému du conflit d’intérêts permanent représenté par cette association, où les quinze banques internationales, dont Bank of America, Crédit suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley, UBS, BNP Paribas ou Société générale, se retrouvent juges et partie. D’un côté, elles ont la haute main sur le marché des credit default swaps (CDS), ces fameuses assurances crédit, qu’elles contrôlent à 97 %. De l’autre, ce sont elles qui décident si les assurances doivent être payées ou non. Personne ne s’était penché sur ce fonctionnement opaque, où il n’existe ni justification, ni recours. L’exemple même du capitalisme ouvert, transparent et responsable, tant vanté depuis trente ans.

    Et puis, il y a eu la Grèce.

    Ce jeudi matin, les membres de l’ISDA se sont réunis pour trancher l’épineuse question grecque. La restructuration de la dette grecque, prévoyant un effacement de 107 milliards d’euros sur un total de 200 milliards détenus par les créanciers privés, représentait-elle le fameux « événement de crédit » mis en avant par Jean-Claude Trichet et la BCE pour s’opposer pendant près d’un an à tout allégement du fardeau de la Grèce ?

    A l’unanimité, les banquiers ont tranché : la restructuration de la dette grecque a la couleur d’un défaut, l’odeur d’un défaut mais n’est pas un défaut. En d’autres termes, les assurances ne joueront pas. Les banques n’ont pas besoin de rembourser les clients qui leur ont versé des primes pour se couvrir contre les risques sur les obligations grecques.

    Une telle décision de ces banques était assez prévisible. En soi, le risque grec était limité : selon les estimations, le marché des CDS grecs est évalué à 3,5 milliards de dollars. Certaines banques – le nom de BNP Paribas est fréquemment cité – se seraient peut-être retrouvées dans des positions inconfortables en cas de remboursement. Mais le secteur financier était capable d’assumer le montant total du paiement des CDS grecs.

    Seulement, la Grèce aurait créé un précédent, dont n’aurait pas manqué de s’emparer la spéculation. D’autres cas pouvaient se présenter par la suite, beaucoup plus lourds, beaucoup plus dangereux. Il aurait fallu indemniser à nouveau les clients. Les banques qui ont créé de toutes pièces en quelques années ce marché estimé à 2 700 milliards de dollars savent qu’elles en sont incapables. Elles ont encaissé les primes sans hésitation mais n’ont pas constitué en face les réserves nécessaires et normalement obligatoires pour payer en cas de sinistre financier. Estimant qu’il y avait la menace d’un désastre en chaîne pour le secteur bancaire, les membres du comité secret ont donc préféré couper tout de suite et arrêter net cet engrenage mortel.
    Réactions en chaîne

    En prenant une telle décision, les banques ne peuvent en ignorer les conséquences : le marché des CDS est condamné. Qui acceptera à l’avenir de payer pour une assurance qui ne rembourse jamais, même en cas de sinistre grave ? La fiction a disparu. Ces produits se trouvent donc renvoyés à ce qu’ils sont : un pur objet de spéculation financière.

    Cette arme de destruction massive a cependant eu le temps de produire des dégâts immenses, envoyant au tapis la Grèce, l’Irlande, le Portugal et mettant sous tension toutes les dettes publiques. Depuis des mois, les hedge funds s’en sont donné à cœur joie sur ce terrain. Tous spéculaient sur l’activation des CDS. Achetant pour 20 de la dette grecque, ils espéraient toucher 100 au final, sans compter toutes les assurances qu’ils avaient prises sans avoir le moindre titre en face. Aujourd’hui, ils se retrouvent piégés. Furieux, ils préparent déjà la riposte. Au vu de leur puissance financière, il est possible de parier que ce sera sans merci.

    S’il ne s’agissait que de règlements de comptes entre financiers, le conflit pourrait être ignoré. L’ennui est que leur terrain d’affrontement est celui des dettes publiques de la zone euro, touchant par ricochet les Etats, menaçant l’avenir des Européens. Les hedge funds vont s’empresser de se débarrasser à prix cassé de toutes les dettes sur lesquelles ils ont spéculé. Puisqu’il n’y a plus d’espoir de faire jouer les assurances, pourquoi accepteraient-ils des titres dangereux ? Le marché estimant désormais que les taux d’intérêts demandés, même prohibitifs, ne correspondent pas à une prime de risque…

    Des mouvements de liquidation massive pourraient avoir lieu dans les prochaines semaines. La dette portugaise est en première ligne. Malgré les interventions de la BCE, les taux des obligations à dix ans ne sont jamais redescendus en dessous de 12 % ces dernières semaines. Ces deniers jours, ils ont recommencé à grimper au-dessus des 13 %. Dès l’annonce de la décision de l’ISDA, ils ont monté pour terminer à 13,75 %. Mais d’autres pays risquent de suivre.

    La fin des CDS ne va pas être sans conséquence non plus sur les banques. A double titre. Les CDS leur servaient de couverture face aux dettes risquées dans leur bilan : il était donc inutile, selon elles, de déprécier les titres en danger. Cette fiction comptable est en train de se dissiper : comment justifier de ne pas passer les provisions nécessaires, désormais qu’il y a plus que des doutes sur la validité des assurances en face ? Echaudées par le précédent grec, les banques risquent donc de prendre la décision qui leur semble la plus prudente : vendre très vite tout le papier estimé dangereux. Les réactions en chaîne qu’espéraient éviter les membres de l’ISDA risquent donc de se produire sous une autre forme.

    La responsabilité des Etats, des régulateurs dans cette ruine est immense. Jamais ils n’auraient dû tolérer la création d’un tel marché, reposant sur la pure spéculation. En 2008, dans la tourmente financière, ils avaient les moyens de reprendre les choses en main. A défaut de l’interdire, ils pouvaient imposer une réglementation stricte, et en finir avec l’opacité. Ils se sont bien gardés d’y toucher. Même quand ses effets destructeurs ont commencé à faire leur œuvre dans la zone euro, la question de son encadrement n’a été soulevée dans aucune instance, ni à la commission européenne, ni au G20. Aujourd’hui, ils se retrouvent avec des montagnes de risques et de milliards à gérer, sans trop savoir comment déminer cette bombe.

    • Je n’ai pas eu le temps de tout lire, mais le régulateur devra se prononcer si le PSI ne fonctionne pas (moins de 75% d’OK). Et dans ce cas, s’il n’active pas les CDS, les CDS sont de l’histoire ancienne. En attendant, même si ce n’est pas transparent, il n’y a pas d’impact sur le marché des CDS.

  2. Les CDS disparaissent, le MES FES(F) nouveau arrive…
    Ils arrivent bientôt au but : “la règle : dors ! ” dans un contexte d’endettement extrême : Austérité sans précédent pour tous et bénefs phénoménaux pour quelques uns.

  3. Les banques ont placé un montant sans précédent de 777 milliards d’euros en dépôt à vue auprès de la Banque centrale européenne, les trois quarts à peu près de la somme que la BCE a injecté dans le système bancaire par le biais de ses deux opérations de refinancement à trois ans.

    Les banques ont récupéré 530 milliards d’euros de ce type de fonds cette semaine, en sus des 490 milliards de décembre.

    Les banques ont reçu les fonds de la deuxième opération de refinancement à long terme (LTRO) jeudi et ont immédiatement parqué 776,9 milliards d’euros en compte à la BCE, suivant les
    données publiées vendredi.

    Ces dépôts ne sont rémunérés qu’à 0,25%, alors que les banques pourraient recevoir près de 1% en le prêtant à trois mois sur le marché .

    • Ben ouais, ils ne vont pas injecter les milliards dans l’économie, des fois qu’elle serait capable de redémarrer sans austérité. Pas fous.

  4. J’ai toujours eu confiance aux prédilections des Mayas. Attendons-nous à un Stunami financière dans les semaines à venir? Le mois de Mars va rester dans les anales akashiques de l’humanité. Franchement, j’ai pitié à cette société se disant civilisé.

    • un “stunami” non mais un “stone mamie” au élections oui.

      Plus sérieusement je pense que ça n’arrivera pas. Ils vont faire tenir tout ça de tous leurs neurones parce que c’est de ça qu’ils vivent.

    • Les Mayas n’ont jamais prédit un tsunami financier au mois de mars, comme ils n’ont jamais prédit de cataclysmes en décembre. Merci à Hollywood d’avoir mis de telles bètises dans la tête des gens

  5. Si ils ne veulent pas déclancher les CDS pour la Grèce, plus personne ne va vouloir investir dans la dette des états.

    • C’est ce que je disais sur un autre blog. J’avais dis ici qu’ils ne déclencheraient pas les CDS. Ils se mangent entre eux c’est aussi simple que ça. Il y a plusieurs choses qui étaient prévisibles, la monétisation par la BCE, le non déclenchement des CDS et un cac vers les 3500 en partie soutenu par la monétisation qui allait se mettre en place dès le départ de trichet.

    • la dette privée est devenue la dette des états. logiquement le contribuable paiera….la dette privée qu’il n’a pas contractée.
      le kapital se concentre. les états sont des no(a)tions dépassées. je pense.

  6. Le 31 janvier 2012 at 10 10 04 01041 j’écrivais :

    “Je ne pense pas que ce sera si rapide. Le CAC est dans une phase haussière et les dernières nouvelles du “front européen” paraissent rassurer les marchés.
    La dégradation qui doit se faire au niveau planétaire, implique un statisme lié à l’échelle des évènements.

    Je pense donc (mais ceci n’engage que moi) que les évènements prévus ici se feront dans un
    plus grand attentisme et que les nombreuses élections prévues en 2012 dans plusieurs pays motivent l’oligarchie à mettre l’économie mondiale sous perfusion afin d’instaurer des gouvernements complices du NOM et ceci en même temps pour une meilleure cohésion.Que se passerait-il si dans un des pays acteurs du NOM, un des présidents serait anti-NOM ? C’est impensable.

    En bref, je ne serais pas étonné que l’attentsime des marchés perdurent jusqu’à l’élection américaine…à l’automne 2012 donc. Un CAC à 3750 pts ne me choquerait pas.”

    Ce scénario semble se confirmer de plus en plus…Le CAC sera sans doute à 3750 pts avant l’automne ! Encore impensable il y a deux mois…

  7. Savez vous qui est à la tête de l’ISDA, sa nomination date de quelques semaines……..???

    La fameuse, la grande Blythe Masters, la “prêtresse” de la JP MORGAN, celle qui a inventé la formule mathématique des CDS !!!
    Elle est la mieux placée pour évaluer les risques du déclenchement des CDS !

    Les banksters ont pris tous les postes clefs !!!

    Voir l’excellent livre de pierre Jovanovic Blythe Masters.

  8. 2 mars 2012
    BCE : encore un nouveau record des dépôts !

    Hier soir 1° mars, des banques de la BCE ont déposé 776,9 milliards d’euros à la BCE (ce qui constitue un nouveau record, l’ancien était à 524 milliards) car elles ne veulent pas les prêter aux banques qui ont emprunté 489 milliards d’euros puis 529,5 milliards à la même BCE…

    … ce qui montre une fois de plus que les dirigeants des banques de la zone euro n’ont pas confiance entre eux !

    Seuls les malheureux Euro-zonards ont confiance en leurs banques. Tant pis pour eux !
    L’€ folie n’a pas de limites, pour l’instant.
    Tout va bien, c’est presque le printemps !

    http://chevallier.biz/2012/03/bce-encore-un-nouveau-record-des-depots/

    Cac à 3501.17 + 0.04 % 2 Milliards échangés ça ressemble à plus rien …

    Printemps rouge ?

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