Grèce : triste état des lieux de la dette

109

Notre confrère Olivier Berruyer a publié deux tableaux exprimant la situation de la Grèce. Le premier illustre le ratio Dette / PIB fin 2011 du pays.

Le second fait état des détenteurs de la dette grecque.

La situation semble très compliquée et nous ne sommes pas surpris que M. Rocard (membre de la Commission Trilatérale) anticipe une dictature militaire en Grèce… pour mieux saigner le peuple dans un climat “démocratique” favorable à l’exécution des ukases de Bruxelles.

 

 

20 Commentaires

  1. les rats quittent le navire pour ne pas se faire pendre après avoir déclenché de grandes misères ! ils vont se mettre à l’abri car ils savent que c’est la fin du dollar et de l’empire américain !

  2. En ce qui concerne la France, seulement 3 ont démissionné dont 2 de la SG…cela fait peu !! La plupart ont encore la tête dans le sable sauf bien sur les grands chefs.

  3. Grèce: les nouvelles obligations déjà très fortement décotées

    PARIS – Les nouvelles obligations émises lundi par la Grèce à l’occasion de l’échange de dette destiné aux créanciers privés affichent déjà une très forte décote, signe de la méfiance des investisseurs.

    La valeur des titres était comprise lundi entre 24,9 et 28,7, à comparer à un prix théorique initial de 100.

    Concrètement, un investisseur détenant un titre doit toujours être remboursé de 100 s’il conserve l’obligation jusqu’à son terme. Mais s’il souhaite le revendre avant l’échéance fixée, il devra accepter une décote de 71% à près de 75%, selon la durée du titre.

    Le prix d’une obligation évoluant dans le sens opposé à son taux, les rendements de ces nouveaux titres se situaient lundi entre 13,5% et 18,3%, selon les obligations.

    Par exemple les nouvelles obligations à trente ans qui avaient été émises à un taux de 3,65% se négociaient sur le marché secondaire à 13,57%, signifiant que les investisseurs réclament une prime de risque pour les acheter.

    Cela correspond à ce que nous anticipions, a commenté Ioannis Sokos, stratégiste obligataire de BNP Paribas, estimant que ces taux traduisent le climat d’incertitude qui règne autour de la capacité de la Grèce à suivre la trajectoire fixée.

    Pour M. Sokos, ces taux ne pouvaient, par ailleurs, qu’être proches de ceux du Portugal, qui atteignaient lundi 13,11% pour l’obligation à 10 ans vers 15H43 (14H43 GMT).

    Grèce et Portugal ont également en commun de présenter une inversion de la courbe des taux, c’est-à-dire des taux plus élevés à court terme qu’à long terme, phénomène rare.

    Pour M. Sokos, cette situation s’explique par le fait que, du point de vue des investisseurs, l’essentiel du risque grec est à court terme.

    (©AFP / 12 mars 2012 16h08)

    http://www.romandie.com/news/n/_Gr_les_nouvelles_obligations_d_trfortement_dt_RP_120320121625-10-143677.asp

  4. On peut lire en fin d’article : “M. Rocard (membre de la Commission Trilatérale)”…

    En regardant la liste des membres, on ne trouve pas Mr Rocard.
    => http://www.trilateral.org/download/file/TC_list_3-12.pdf

    Je ne le défends pas pour autant, que ce soit clair hein ^^ (je ne défends aucun politique d’ailleurs, il n’y en pas un pour rattraper l’autre) …je cherche juste à comprendre, et à vérifier ce qu’on me raconte.

    Donc si on pouvait avoir une explication sur cette affirmation, ce serait pas mal 🙂

  5. @CLAIR-VOYANT.
    Le ratio dette sur PIB relève du délire. En étouffant l’appareil économique on ne fait que contribuer à contracter le PIB, et indépendamment de la course folle des intérêts qui contribue à amplifier la dette, c’est indiscutablement un mode de fixer des règles d’évaluation complètement déraisonnables.
    Généralement on constate d’un défaut de paiement au regard du ratio sigma des dettes / sigma des capitaux. Où apparaissent les capitaux d’une nation , où ??

  6. Goldman Sachs, grand gagnant de la crise de la dette grecque :

    http://www.20minutes.fr/article/895103/commentaires/1

    un commentaire:
    majdad

    Je l’ai déjà écrit et je l’écrirai chaque fois que l’on viendra me parler de la dette de la Grèce. Dans une vie lointaine, j’ai été à Bruxelles détaché auprès de ce qui s’appelait fin de années 1970 la Représentation Permanent de la France auprès des Communautés Européennes où se négociait l’adhésion de la Grèce à l’Europe. Déjà à cette époque là tous les diplomates qui étaient en charge de ce dossier se plaignaient des mensonges des grecs, et j’ai le souvenir à la sortie d’une négociation d’avoir entendu l’ambassadeur de l’époque dire au ministre des affaires étrangères français” les grecs sont des fripouilles,avec eux on va à la catastrophe”. Réponse du ministre du moment “mon cher ami, il s’agit d’une volonté présidentielle à laquelle nous ne pouvons rien faire”. Si vous avez un doute reprenez les éditions du Monde de la fin 79/80 et ce que le journaliste de ce quotidien ( Philippe Lemaitre, si mes souvenirs sont exacts ) écrivait déjà à l’époque. D’ailleurs à ce sujet l’ambassadeur de Grèce négociateur pour la Grèce à qui des journalistes ont demandé un jour ce que la Grèce apportait à l’Europe a eu le toupet de répondre ” 2000 ans de démocratie” alors qu’il avait été nommé à ce poste quelques années plus tôt par le régime des “colonels”. Cette réponse d’ailleurs lui fut fatale car les ” ambassadeurs “des différents pays de la communauté” ont alors fait savoir qu’ils refuseraient de siéger avec ce personnage dès l’entrée officielle de la Grèce en 1981. Alors, voyez vous, quand nos politiques découvrent aujourd’hui qu’ils ses sont fait enfumer par les grecs, se sont de sacrés hypocrites, car pour la France comme pour les pays fondateurs de “l’Europe”, tous savaient sans exception ce que les grecs tramaient et tous savaient qu’ils allaient à la catastrophe avec un pays aussi truqueur. Il fallait à cette époque ce que Giscard appelait “contrebalancer l’Europe du nord face à celle du sud” et admettre la Grèce, l’Espagne plus tard et le Portugal pour faire la balance. On voit aujourd’hui le résultat.

    • @neopascon;

      Le prédécesseur à Giscard, lui; n’avait pas hésité à accepter l’adhésion du Royaume Uni en 72. La cohérence de notre classe politique n’est pas très lisible.
      C’est notre génération qui va payer cash les conséquences de ces méandres marécageux.
      Nous en revenons à nous demander si la solutions proposée par Asselineau de l’UPR ne mériterait pas, au moins, d’être débattue. Je crois, personnellement, qu’il y a URGENCE.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici