L’agence de notation Dagong Global Credit Rating pousse la BCE à brûler l’euro

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L’agence de notation Dagong Global Credit Rating, une grande agence de notation chinoise, a dégradé samedi la note du crédit souverain de la Grèce de C à D. L’agence de notation a expliqué que l’échange d’obligations du gouvernement grec ce mois-ci allait à l’encontre de la volonté de certains petits créanciers et nuisait fortement à leurs intérêts.

Dans le cadre de cet échange d’obligations, les obligations détenues par les créanciers individuels seront remplacées par de nouvelles obligations grecques valant 31,5% de leur valeur initiale et par des obligations de deux ans émises par le Fonds européen de Stabilité financière valant 15%.

L’Agence Dagong a estimé que le gouvernement grec avait fait défaut à certains créanciers privés qui ne souhaitaient pas accepter cet échange d’obligations. (Source: Agence de presse Xinhua)

La BCE est en train de détruire l’euro par ses interventions forcées. Après les 1000 milliards d’euros créés il y a quelques jours, on intervient pour éviter le plongeon incontrôlé de la devise européenne. Mais personne n’empêchera le mouvement de la marée, ce qui explique le peu d’entrain des Chinois pour intervenir plus agressivement. Ils ne veulent pas ouvrir le portefeuille pour acheter du “vent”, c’est-à-dire des obligations pourries. Ils préfèrent acheter les biens du patrimoine européen. Voilà du “tangible”… Adieu vignobles, propriétés nationales de luxe, biens nationaux divers, entreprises moyennes, etc. Vive l’Europe technocratique !

76 Commentaires

  1. Pour avoir une petite idée des conséquences à court et moyen terme de cette décision plus ou moins forcée de l’ISDA, il faudrait connaître les volumes réels et la localisation des CDS en question.

    Les volumes selon les sources évoluent entre 3,7 milliards, 1000 et même 18000 milliards d’€ ( ?) selon Jim Sinclair.
    Quant à la localisation, bien malins seront ceux qui parviendront à identifier les cadavres et leur degré de décomposition dans les placards des banques les plus exposées, mais également la proportion d’achats de ces CDS par ces mêmes banques.

    Tout ceci évoluant obscurément entre les hors bilans et les bilans bidonnés.
    Avec cette nouvelle dimension et l’accélération/amplification des risques c’est chacun pour soi et la partie de bonneteau peut continuer.

    C’est bien à une tragi-comédie à laquelle nous assistons avec comme têtes d’affiches les rois Ubu et Pétaud associés.

  2. je voudrais savoir

    Ils préfèrent acheter les biens du patrimoine européen. Voilà du “tangible”… Adieu vignobles, propriétés nationales de luxe, biens nationaux divers, entreprises moyennes, etc. Vive l’Europe technocratique !

    mais en cas et je le pense fortement de conflit généralisé une 3ième guerre mondial ça leur servira à quoi ces propriété qui sont hors de contrôle de leur pays et qui seront réquisitionné

    c’est aussi acheter du vent quelque part vu que un pays en cas de conflits exproprie les biens détenus par les étrangers

    lors des conflits passé c’est ce qui est arrivé et l’histoire se répètera encore et toujours

    en ce qui concerne les cds par rapport à l’effacement d’une partie de la dette grecque ils seront activé ou pas selon vous ??

    • “Ils préfèrent acheter les biens du patrimoine européen !”

      Pas que çà ! L’occident décadent a une richesse : ses enfants ! Et dans une mondialisation qui marchandise tout, même la vie, c’est un atout non négligeable !

      La société Pepsi, qui doit lancer dans les toutes prochaines semaines sont nouveau produit « Pepsi Next », fait face à un boycott de plus en plus vigoureux des militants pro-vie américains. Ah, ces gens qui restent archaïques dans leurs principes ! La compagnie utilise en effet des cellules issues de foetus avortés dans ses recherches pour réhausser le goût de la célèbre boisson. Avec l’aide de l’administration Obama, Pepsi a réussi à obtenir gain de cause.

      Dans une décision rendue publique le 28 février, la SEC (Security and Exchange Commission) mise en place par le président Obama a statué: le laboratoire Semonyx, filiale de recherche du groupe PepsiCo’, est autorisé à utiliser des restes de foetus avortés comme rehausseurs de goût. Cet usage est considéré comme des « opérations commerciales ordinaires ».”

      Et là, la France peut être en première ligne. Car les avortés sont pour ainsi dire gratuits ! Le travail pour les récupérer est payé par la Sécu ! 220 000 avortés par an à vendre ! Un business génial, non ?

      On devrait organiser des cours sexuels dès le primaire, pour augmenter le nombre d’avortements.

      La France, pays des droits de l’homme, n’a pas de pétrole mais elle a des idées !

      http://www.actuchretienne.com/2012/03/07/ladministration-obama-a-tranche-pepsi-pourra-utiliser-des-cellules-de-foetus-avortes-comme-rehausseurs-de-gout/

      • Il n’y a pas qu’avec les avortés que gagner de l’argent est possible ! N’oubliez pas les transplantations d’organes ! Seul problème, à chaque fois qu’un organe est transplanté, il doit s’agir d’un organe sain. Où trouver des organes sains sinon chez des personnes vivantes ?

        L’idée de la mort cérébrale est apparue dans un rapport du comité ad hoc de Harvard de 1968 ; il s’intitulait : Une définition du coma irréversible. Puis il ne fut plus nécessaire de mesurer les ondes cérébrales pour établir un constat de décès. C’est ce qu’on a appelé les critères du Minnesota. Les critères britanniques n’exigent pas non plus l’enregistrement des ondes cérébrales. A telle enseigne que la BBC a produit en 1981 un documentaire intitulé : « Les donneurs sont-ils vraiment morts ? » (Are the Donors really Dead ?), parce qu’il arrive que des personnes avec des électroencéphalogrammes plats se rétablissent. Et pourquoi se rétablissent-elles ? Parce qu’elles ne sont pas véritablement mortes.

        Aujourd’hui de nombreux articles scientifiques montrent que de nombreux auteurs de différents pays affirment que la mort cérébrale n’est pas la mort véritable. Pourtant, ils veulent quand même prendre les organes, et sont prêts à les prendre dans ces conditions.

        Vieillir va devenir de plus en plus dangereux ! Autant le petit dans le ventre de sa mère représente de l’argent, autant les organes d’un “vieux” vaut aussi son pesant d’or ! C’est la marchandisation de la vie des francs-maçons !

  3. François Asselineau sera de nouveau l’invité d’Inès Benadjaoud de OPINEWS ce lundi 12 mars à 20h45, pour poursuivre la 1ère émission sur le thème “Avons-nous oui ou non intérêt à rester encore dans l’Union européenne ?
    Les internautes qui souhaitent poser des questions à François Asselineau en direct doivent avoir un ordinateur doté d’une vidéo-caméra et sont priés de s’inscrire dès maintenant.

    http://live.opinews.com/

  4. LIESI dit : Mais personne n’empêchera le mouvement de la marée, ce qui explique le peu d’entrain des Chinois pour intervenir plus agressivement. Ils ne veulent pas ouvrir le portefeuille pour acheter du “vent”, c’est-à-dire des obligations pourries. Ils préfèrent acheter les biens du patrimoine européen. Voilà du “tangible”… Adieu vignobles….
    Pourquoi s’élever pendant les orages ? On risquerait d’emporter du vent .

  5. J’adore les sources …. Une agence chinoise de notation et d’infos !!! …. Pas mieux que celle de l’UE !!!!

    🙂

  6. D’après certaines sources bien déformées ,Les chinois voulaient aussi nous acheter nos “Chances pour la France” .
    Stupeur et incrédulité à l’Élisée , au CRIF et chez les adorateurs de la truelle.
    Avec la fuite de la cinquième colonne , la guerre civile en France serait compromise.
    Sarko à pris les choses en main et déclaré aux émissaires de Pékin déçus que les éléments de la ruine de la France ne sont pas négociables.

  7. le péril chinois est en train de prendre de l’ampleur!!!!!!!!!!!!!!!!!et je ne crois pas que cela va s’arrête là! car si non la GREC E mais aussi l’Italie l’Espagne le Portugal et nous la France allons bientôt voir les rats quittés le navire après l’arrivé du dragon de feu dans nos économies nationales !!

      • Et la viande halal ou casher continuera….

        Pourtant une centaine d’enfants en meurt . L’abattage rituel pose un problème d’hygiène. Lors de l’égorgement, l’œsophage de l’animal est tranché et le contenu de ses intestins a plus de risques de souiller la viande, notamment les quartiers avant, ceux qui servent à fabriquer les steaks hachés. Avec à la clé un danger de contamination par Escherichia coli, une bactérie responsable d’insuffisances rénales chez les enfants.

        Depuis la fin des années 90, plusieurs organismes officiels ont tiré le signal d’alarme, la Cour des comptes, la Direction générale de l’alimentation ou encore l’Office alimentaire et vétérinaire européen. En outre, le stress ressenti par l’animal au moment de l’abattage provoque la sécrétion de toxines. Plus la bête est stressée, plus la viande sera dure à mâcher et pisseuse.

        http://www.youtube.com/watch?v=bLUsnUpmKLA&feature=player_embedded

        Rapport confidentiel :

        http://www.lepoint2.com/pdf/rapport-confidentiel-agriculture.pdf

      • Chasse Nature Pèche et Tradition(s) prône la méthode du halal.
        Et oui, comment pourraient-ils faire autrement ?
        Moralité: comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, nos ancêtres, du moins officiellement depuis la révolution et en catimini sous l’ancien régime,avec la chasse ou le braconnage, consommaient halal, sans le savoir. Visiblement, nous n’en sommes pas morts.

      • Etchamendy

        La raison : Il faut que le coeur batte encore pour que le sang parte ! Mais rien n’empêche l’étourdissement pour que l’animal ne souffre pas !

        D’autre part, pourquoi donc faire payer un impôt de 10 à 15 centimes le kg pour un imam ?

    • Elysée: Louis Sarkozy est le lanceur de billes et de tomate

      RTL vous donnait l’information dès samedi. Mais c’est, cette fois, une confirmation : la policière en faction rue du faubourg Saint-Honoré à Paris, juste en face du palais de l’Elysée, “attaquée” à coups de billes et de tomate, a été victime de Louis Sarkozy, le plus jeune fils du chef de l’Etat. Selon une source policière et confirmant donc une information de la rédaction, Louis jouait jeudi avec deux amis dans la cour de l’Elysée à lancer des billes, boulettes en papier et une tomate devant le palais présidentiel.

      Louis et ses copains jouaient dans la cour

      Jeudi en fin de journée, Louis Sarkozy, 15 ans, s’amusait avec deux autres “gamins” dans la cour de l’Elysée, comme ils le font régulièrement. Une première “bille ou boulette en papier” roule jusqu’au pied d’une gardienne de la paix postée en face du 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré. L’agent a ensuite été la cible d’un “jet de tomate” avant d’être “touchée à la joue” par une seconde bille, selon le récit qu’en a fait la source policière.

      La fonctionnaire de police a alors traversé la rue et demandé aux gendarmes en faction devant les grilles de l’Elysée d’où pouvaient venir les projectiles. Les militaires ont immédiatement désigné les responsables : Louis Sarkozy et ses copains.

      La gardienne de la paix a rédigé un rapport mais n’a pas souhaité porter plainte. Elle n’a pas été blessée. Le directeur de cabinet du préfet de police a rencontré les policiers en poste à l’Elysée peu après les faits. Le président de la République lui-même a rencontré la policière pour lui présenter ses excuses. Sollicité, l’Elysée s’est refusé à tout commentaire.

      http://www.rtl.fr/actualites/insolite/article/louis-sarkozy-est-le-lanceur-de-billes-et-de-tomates-de-l-elysee-7745283988

  8. L’apocalypse a été annoncé , les chemins tortueux du serpent ne sont là que pour dissimulations. Le paradis est comme un pot de confiture ou de miel?; ça va bien chauffer avant ! Hèlas

    • Déjà, si on la mettait en concordance rien qu’en pensant à ce que seraient ou seront nos dernières pensées juste un peu avant le dernier soupir, ça serait pas-mal !!

  9. Nous sommes arrivés a un point tres dangereux de l’economie europeene et mondiale. Le basculement peux se faire a n’importe quel moment, ce systeme n’est plus a l’agonie mais bien mort. Elle est maintenu en vie, mais est cliniquement mort. Le jours que ceux qui detiennent le pouvoir decideront de le debrancher. A ce moment cele va faire mal. Es-ce pour cette semaine que le debranchement est prevu? Toute la question est quand ? Lessentiel est d’etre pret a tout eventualité, parce que sa va faire tres mal. Ce sera un mauvais reve ou je ne sais pas. Quand ce gigantesque machine s’arretera, a ce moment certain comprendront. Mais il sera trop tard.

  10. fukushima a mis le japon et le yen à genou, la crise financière européenne affaiblit l’euro, les subprimes et la volonté de payer le pétrole en or réduit l’influence du dollar, il reste le yuan mais une bulle immobilière est prête à éclater, les monnaies tombent les unes après les autres donc on préfère le tangible ! au moins la france est reconnue dans le monde pour son patrimoine ! mi 2011 la 1ère banque chinoise a ouvert ses portes en france !
    http://www.leparisien.fr/paris-75/la-premiere-banque-chinoise-debarque-18-01-2011-1231673.php
    si l’allemagne est promise aux russes, la france intéresse fortement les chinois !

    • On va se faire happer tels des petits apéricubes “vache qui rit” avec comme derniers souvenirs des temps bénis de notre indépendance passée les sketchs humoristiques de Michel Lebb imitant nos chers contemporains aux yeux bridés. Ca nous rendra certainement moins amères, et par conséquent plus appétants.Miam miam, ya-bon petit blanc !

  11. J’attends une éruption volcanique sousmarine pour me trouver une île sur laquelle promulguer ma souveraineté ! mdr

    • Elle est géniale celle-là. Allons-vite nous réfugier à Saint Pierre et Miquelon, il y reste encore un peu de place…..et il y a de jolis frontons pour y jouer à la pelote basque!!!

    • @ syldeg59
      Les chinois aussi sont des joueurs d’échecs, la particularité avec leur jeu c’est ils ont des pièces qui ont besoin de passer par dessus une autre pour prendre celle qui est derrière , un genre de mortier; cela permet d’avancer masqué ? 🙂

      • A force de leur donner du travail depuis 30 ans et bien maintenant ils sont puissant. Ils ont des tonnes de cash, d’or et aujourd’hui ils stockent à mort du pétrole. Ils se préparent tranquillement.

  12. Carmen vole la vedette à Iphigénie : au tour de la tragédie espagnole ?
    Cécile Chevré

    Un voile pudique a été jeté sur cette pauvre Grèce. Elle a été complètement balayée des unes des journaux.

    Seulement voilà, un rideau dévoile parfois plus qu’il ne voile. Nous sommes dans la salle et nous voyons, des formes s’agiter de l’autre côté du voile, des cris, des bruits mats de coups, des éclats de voix que l’on essaie d’étouffer. Nous nous attendons presque à voir une mare de sang gagner la
    scène.

    C’est qu’en coulisse, nous sommes encore plongés en plein drame.

    La trêve grecque a coûté très cher, non seulement financièrement (130 milliards d’aides + les deux LTRO (1 000 milliards) + 100 milliards effacés par l’accord avec les créanciers privés) mais aussi politiquement. La zone euro panse ses plaies et est consciente que :
    1. sur le front grec, ce n’est qu’une trêve, en aucun cas un armistice. Une nouvelle aide de 50 milliards d’euros est déjà évoquée pour l’année prochaine.
    2. qu’il faut à tout prix éviter la contagion.

    Une crispation qui se comprend : la zone ne peut en aucun cas se permettre un deuxième scénario grec. La BCE est à bout de souffle et son bilan s’envole à 3 000 milliards d’euros (soit deux fois plus qu’en 2008). Les différents pays membres, eux-mêmes confrontés au risque de récession de leur économie, ont clairement fait comprendre que la solidarité avait des limites.

    Pour éviter la contagion, l’UE a fixé des objectifs stricts de déficits budgétaires à toute la zone.

    Mais comment contrôler le budget des Etats ? La question agite depuis plusieurs mois l’Eurozone, avec en toile de fond toujours le même ressort : les pays “riches et vertueux” (l’Allemagne donc) financent les pays “pauvres et coupables” en échangent d’un droit de contrôle sur leurs finances. De l’argent contre un abandon de souveraineté donc.

    La première version de ce plan était extrêmement explicite : les pays forts de la zone euro transféraient chaque année de l’argent aux pays qui en avaient besoin en échange d’un contrôle de leur budget. Proposition qui a été rejetée aussi bien par l’Allemagne (les Allemands tiquaient sur le principe d’aide financière reconductible annuellement) que par la Grèce (l’abandon de souveraineté).

    La seconde version du plan essayait d’arrondir les angles. Le contrôle extérieur des finances était abandonné, mais les Etats s’engageaient à suivre les règles fixées par l’UE – et en particulier les objectifs de réduction de leurs déficits. En cas de non-respect de ces objectifs, des sanctions automatiques étaient prévues. Objectif : le chimérique “équilibre budgétaire”.

    Là encore, les différents pays membres ont tiqué, à la fois la question des sanctions, et sur la définition de l’équilibre budgétaire : peut-on demander la même chose à un pays qui affiche une croissance et celui qui est en forte récession ?

    Une troisième version du plan a donc été élaborée. L’obligation de respect des règles fixées par l’UE a été adoucie. Les Etats s’engagent maintenant à obtenir ce fameux “équilibre budgétaire” mais une souplesse est tolérée selon les conditions économiques. En fait, c’est essentiellement leur déficit “structurel” qui est encadré.

    Qu’est-ce que le déficit structurel ? Le déficit qui n’est pas lié à la situation économique. Le déficit “normal”. Et là, avouez que c’est un coup de génie. Car les Etats pourront continuer d’être déficitaires… ils pourront toujours le justifier par des conditions économiques difficiles.

    Le pacte fiscal européen tient donc en grande partie de la mascarade destinée à rassurer les marchés plutôt qu’un amendement complet du mode de fonctionnement de nos Etats.

    Et pourtant, malgré cette souplesse, ce pacte fiscal est déjà remis en cause… par l’Espagne.

    Car le pays est confronté à une désastreuse situation économique et sociale.

    Un taux de chômage à 23%, et qui monte même à 51% chez les jeunes.
    Un déficit à 8,5% du PIB en 2011 (alors que les prévisions tablaient sur un déficit de 6%)
    Un recul de la croissance estimé à 2% en 2012.

    Et pourtant Bruxelles veut que l’Espagne retrouve les rails de la rigueur budgétaire. Pour cela, l’UE a fixé comme objectif un déficit réduit à 4,4% cette année et à 3% en 2012.

    Sauf que… c’est manifestement difficile à mette en oeuvre. Si bien que le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a annoncé qu’il ne pourrait pas tenir les objectifs fixés par l’UE… et de fixer de lui-même un objectif de réduction du déficit à 5,8% du PIB pour cette année.

    Immédiatement, l’UE s’est récriée et demande des comptes à l’Espagne. Premier accroc dans ce nouveau pacte fiscal qui vient à peine d’être signé ?

    Comme l’expliquait il y a quelques jours Eberhart Unger, les sacrifices nécessaires à l’Espagne pour rentrer dans le rang sont de l’ordre de l’impossible : “Pour atteindre les objectifs, le pays doit économiser plus de 40 milliards d’euros, ce qui implique des coupes budgétaires au-dessus des moyens d’une économie qui a déjà glissé dans la récession. Il faut ajouter à cela un taux de chômage de 23%, le plus élevé d’Europe (moyenne européenne 10,7%), et un déficit budgétaire de 91,3 milliards d’euros. Pour atteindre l’objectif de 4,4% en 2012, le déficit public devrait se limiter à 46,5 milliards d’euros”.

    “Comment l’endettement public peut-il être réduit afin que l’Espagne puisse de nouveau afficher des finances publiques solides ? Des augmentations drastiques d’impôts ne sont pas possibles alors que l’économie est au bord de la récession”.

    “Des coupes dans les dépenses sont à peine envisageables, d’une part à cause de la faiblesse du soutient parlementaire et, d’autre part, parce que une partie de la population vit déjà au minimum vital. L’agitation sociale qui s’en suivrait à coup sûr ne pourrait que favoriser les partis extrémistes lors des prochaines élections”.

    Que devez-vous faire ?
    Ne pas vous laissez griser par la brusque disparition de la crise de l’euro du devant de la scène. En coulisse c’est une nouvelle partie qui se joue, qui risque d’être encore plus dangereuse que la précédente. Les Etats et les institutions européennes ont fait de gros sacrifices pour sauver la Grèce du défaut désordonné. Ils n’ont plus les moyens de faire de même pour l’Espagne.

    Du côté des marchés, le mouvement d’optimisme des marchés pourrait se maintenir encore à court terme.

    Chronique Agora

    • “Le pacte fiscal européen tient donc en grande partie de la mascarade destinée à rassurer les marchés plutôt qu’un amendement complet du mode de fonctionnement de nos Etats”…………………..
      …………………………..Sauf qu’ici, au P.Basque, les mascarades souletines qui se donnent en ce moment dans certains villages de la Soule (il y a chaque année un ou deux villages qui endosse(nt) à tour de rôle la responsabilité d’en organiser une), n’ont pas vocation à rassurer. Plutôt à rire jusqu’à en pleurer.

      • Si je retenais aussi bien la soupe que nous servent les merdias, je veux dire ; aussi bien que me la récitent certains de mes voisins…je serais énarque ! Malheureusement je suis chômeur :D.

  13. Euro / Eco : la BCE a racheté 27 Millions d’euros d’obligations d’Etat la semaine passée

    (Boursier.com) — La Banque centrale européenne a racheté 27 Millions d’euros d’obligations d’Etat la semaine passée. Un montant modeste qui marque la reprise des opérations de soutien aux marchés de la dette de la BCE après trois semaines d’interruption. La BCE procédera mardi à un appel d’offres pour des dépôts à une semaine afin d’absorber l’excès de liquidités créé par ses derniers rachats.

    Depuis le début de son “Securities Market Program” lancé en mai 2010, la BCE a donc racheté pour 218 Milliards d’euros de titres souverains. La BCE avait réactivé le 4 août 2011 son programme de rachat d’obligations, en sommeil depuis mars, après une alerte sur l’Italie et l’Espagne, alors vivement attaquées sur les marchés.

    http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/euro-eco-la-bce-a-rachete-27-millions-d-euros-d-obligations-d-etat-la-semaine-passee-474439.html?rss

  14. Vincent Benard – l’ISDA rectifie le tir sur les CDS obligataires grecs

    La semaine dernière, je vitupérais l’ISDA, (International Swaps and Derivatives Association), l’organisme de référence de la plupart des CDS (Assurances anti-défaut de paiement) souverains, qui décrétait que le renoncement des créanciers à 70% de leurs avoirs sur la Grèce n’était pas un défaut, contre toute logique et toute base légale.

    Sauver la crédibilité des CDS

    Il faut croire qu’il n’y a pas que moi a m’être posé la question de la crédibilité du marché obligataire après un coup pareil. Même si l’attitude d’un Bill Gross (PDG du fonds PIMCO) semblait ambiguë, il était clair que le refus initial de l’ISDA de considérer le défaut grec comme un “événement de crédit” risquait d’obérer gravement non seulement le marché des CDS, mais aussi celui des dettes souveraines des pays en forme “moyenne” comme la France (pour les PIIGS, la situation reste tendue de toute façon).

    L’ISDA vient donc de renverser sa première décision et va déclarer que le défaut grec est un “événement de crédit” déclenchant les CDS vendus sous un contrat type ISDA, soit plus de 80% de parts de marché des CDS. Les investisseurs peuvent donc continuer à hedger leurs obligations souveraines, et donc à en garnir leurs portefeuilles.

    Il faut donc s’attendre à une poursuite temporaire de l’accalmie sur les marchés obligataires*, et donc, dans la foulée de résultats d’entreprises plutôt bons, quelques jours (semaines ?) de bonne tenue des marchés d’actions, sauf si bien sûr un autre cygne noir passe dans le ciel à ce moment (Iran, François Hollande, etc…).

    Naturellement, l’embellie sera d’assez courte durée, jusqu’à ce que les problèmes fondamentaux de la zone Euro resurgissent, car aucun d’entre eux n’est réglé, j’y reviendrai dans un autre article.

    Cette prévision inhabituellement optimiste de ma part ne vaut que sauf, bien sûr, incident sur le réglement des CDS… Mais cet incident semble pour l’instant peu probable, sauf erreur d’appréciation de ma part.

    Exposition brute et nette

    Les conséquences du déclenchement des CDS sont encore difficiles à évaluer. La presse évoque couramment une exposition aux CDS du système bancaire de seulement 3 milliards de dollars. Le risque réel est sans doute plus élevé : 3 milliards correspondent à une exposition nette, mais selon les chiffres de l’ISDA, l’exposition “brute” est plus proche de 60 milliards d’Euros.

    Brute, nette… Ceci mérite explications.

    Imaginons que le vendeur de CDS “A” vende un CDS assurant 1 millions d’euros de bons grecs à une assurance vie française “X”. Puis, les conditions se dégradant, le vendeur de CDS A va lui même couvrir son risque de perte en achetant un CDS couvrant le même million d’euros auprès d’un autre vendeur de CDS “B” acceptant de porter le risque de contrepartie, en quelque sorte un “réassureur”. Dans ce cas simple, l’exposition “brute” du système financier composé de A, B et X est la somme des contrats CDS passés, soit 2 millions, et l’exposition nette n’est “que de 1 million, correspondant au risque de perte du réassureur B.

    Imaginez un enchevêtrement complexe de CDS successives et vous obtenez une très grande différence entre l’exposition brute et nette du système. Si aucun maillon de la chaîne de réassurance successive des CDS ne défaille, alors le coût total de la décision de l’ISDA sera faible : 3 milliards environ, soit le chiffre claironné par la presse mainstream. Mais si un porteur de position “brute” se trouve en défaut, il peut désorganiser la chaîne. Toutefois, ce risque semble limité, seule une banque autrichienne, KA Finanz, semblant porter plus d’un milliard de risque non couvert. Et encore, il semblerait que l’état Autrichien se porte au secours de cet établissement. Je n’en suis plus à me formaliser d’une telle immoralité, que les contribuables autrichiens fassent leur boulot !

    Bref, le coût total du défaut grec au niveau des CDS sera compris entre 3 et 60 milliards d’Euros, mais sans doute plus proche de 3 que de 60. Pas de quoi effrayer les marchés à ce stade.

    La suite : dettes obligataires grecques parapubliques et Portugal

    Après une plus ou moins courte période d’Euphorie, les problèmes de fond de la zone Euro ne sont pas réglés.

    Tout d’abord, la Grèce bénéficiera d’une courte respiration financière sur sa dette publique. Mais l’état grec s’est porté garant d’un certain nombres de dettes para-publiques, garantie qui tombe de facto du fait du défaut. Quelle en sera l’incidence sur la situation financière des entreprises publiques concernées ? On devrait voir rapidement quelque animation en ce domaine. Le très catastrophiste site ZeroHedge publie une liste complète de ces expositions désormais sans parachute étatique.

    Enfin, le Portugal, dont les fonctionnaires et retraités ont déjà subi plus de 15% de pertes de revenus, et dont la dette est de tout façon irremboursable, demandera à bénéficier d’un haircut sur sa dette obligataire, c’est désormais évident, quoiqu’en disent les eurocrates bruxellois. Ils disaient encore en 2010 que la Grèce ne ferait pas défaut, leurs dénégations à venir ne vaudront pas mieux.

    Et qui dit Portugal sous entend immédiatement “Espagne”, 160 milliards de dollars de CDS bruts, 15 milliards nets. Et là, nous entrons dans vraiment dans une nouvelle zone de fortes turbulences. Alors si les marchés marquent un court rebond technique grâce à la décision de bon sens de l’ISDA, profitez en, il ne durera pas.

    ——

    * L’autre problème aux conséquences non évaluées sur l’obligataire souverain européen est la conséquence de la subordination de facto des créanciers privés à la BCE sur ces titres, évoqué il y a peu sur Objectif Eco. Je ne pense pas que cette question change “brutalement” le comportement des investisseurs obligataires, les conséquences se mesureront à moyen terme.

    ——

    http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-l-isda-rectifie-le-tir-sur-les-cds-obligataires-grecs

  15. Union Européenne : un pas de plus vers la dictature

    Super-Maastricht ne doit pas passer

    le nouveau traité européen est une véritable déclaration de guerre contre les peuples

    Le 2 mars à été signé le traité sur la règle d’or interdisant les déficits, le 27 février Sarkozy écartait

    tout référendum sur le sujet, se félicitant que ce traité s’appliquera aux gouvernement « de droite , de gauche , du centre , ce que vous voulez » .

    Ceux qui ont signé ce traité déclarent par là-même qu’ils s’acharneront contre les travailleurs pour rembourser à marche forcée la « dette publique », dette créée et creusée année après année par les subventions et les aides aux banques et aux grands patrons.Comme en Grèce !

    Qu’impose ce traité ?

    Le déficit autorisé passe de 3% à 0,5% du PIB !

    Cela signifie concrètement 80 milliards d’euros de coupes budgétaires ou d’impôts nouveaux puisque le déficit de l’état français ne pourrait excéder 10 milliards d’euros.

    C’est ce que signifie la règle d’or !

    Combien de milliards d’euros ponctionnés sur le budget de l’éducation ou sur la santé ?

    En cas de dépassement, un mécanisme correctif immédiat !

    Concrètement, si le déficit dépasse la limite autorisée, des coupes budgétaires devront être appliquées immédiatement !

    Avec une telle règle d’or, (elle n’est d’or que pour les banquiers) la nation abdique toute souveraineté et il n’y plus besoin de parlement.

    Obligation de réduire de 5% par an la dette de l’état !

    Comme la dette est aujourd’hui d’environ 1700 milliards d’euros, il va falloir ponctionner les budgets sociaux de 85 milliards d’euros supplémentaires chaque année ( 5% de 1700 milliards ) pour réduire de 5% la dette.

    Il s’agit là d’une véritable déclaration de guerre contre les travailleurs !

    Ils veulent ponctionner le budget de la nation de 215 milliards d’euros ( 80 de réduction du déficit et 85 pour la réduction de la dette auxquels il faut ajouter les 50 milliards du paiement des intérêts de la dette).

    C’est impossible car il faudrait pour parvenir privatiser les écoles et les hopitaux.

    Ces règles sont à inscrire dans chaque constitution nationale !

    Que resterait-il de la souveraineté d’une nation ? Que resterait-il de la démocratie ?

    Parvenir à de telles ponctions sur le budget de la nation implique d’écraser le peuple travailleur, à commencer par tous les droits sociaux et politiques arrachés ces dernières décennies.

    Ils nous menacent d’un chaos social équivalent à celui de la Grèce !

    Des « programmes de réformes structurelles » obligatoires sous la surveillance de la commission européenne.

    En cas de dépassement du déficit autorisé, la commission européenne s’autorise à contraindre l’état fautif à mettre en œuvre un programme de réformes structurelles dont le contenu et le format seront définis par directives imposées par la commission.

    Ce traité est une véritable déclaration de guerre contre les peuples, contre les travailleurs.

    C’est pourquoi rien n’est plus important que de tout mettre en œuvre pour qu’il ne soit pas ratifié.

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/union-europeenne-un-pas-de-plus-112248

    • AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
      SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS
      EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
      LILILILILILILILILILILILILILILILILILILILILI
      NEAUOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOo!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  16. Mais non c’est une simple depresion économique fabriquée comme en 1929 et qui nous menera vers la guerre civile ou Militaire…
    Z’ont juste pris un peu de retard sur l’agenda depuis 2001…
    le plan Pike a retenir 😉

  17. @L.I.E.S.I

    L’important c’est peut être d’y croire… Comme dans Brazil…

    La dette grecque sera ramenée à 117% du PIB en 2020, soit mieux que l’objectif fixé jusqu’ici par l’Eurogroupe, qui était à 120,5%, a déclaré lundi le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.

    “La dette publique de la Grèce sera ramenée à 117%” du PIB en 2020, grâce notamment au taux de participation élevé au plan d’effacement de dette grecque par le secteur privé, s’est réjoui M. Juncker.

    Il a confirmé par ailleurs que la zone euro avait “décidé du lancement du deuxième programme” d’aide à la Grèce, d’un montant de 130 milliards d’euros pour 2012-2013. Il s’agit d’un “montant sans précédent pour garantir l’avenir de la Grèce dans la zone euro”, a insisté M. Juncker.

    Désormais, “l’avenir de la Grèce dans la zone euro ne fait aucun doute”, a-t-il dit.

    De son côté, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a salué “un nouveau départ pour la Grèce” avec ce deuxième programme d’aide.

    • jamais ! du moins pas de cette ampleur,quand l’alerte rouge va sonner ,des solutions seront trouvés eurobonds, suppression temporaire de la loi de 73
      la grece c’est rien ! du moins aux yeux des dirigeants de la UE
      personne ne songe à envoyer de l’aide humanitaire à la grece ?,

      il vaut mieux avoir du rouge au front mais avec le ventre plein

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