Trader Noé – Analyse du 28 mars 2012

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Le franchissement des 1394 points aura permis à l’indice E-mini SP 500 de se rapprocher de la première résistance à 1410.
Le 26 mars nous avions précisé qu’il fallait d’abord franchir 1394 puis que le cours se maintienne au-dessus des 1410 (désormais 1415) pour que la hausse se poursuive.
Pour l’instant nous sommes toujours dans le scénario de début janvier, la vague d’impulsion baissière se fera sur la résistance des 3600 points.
Tout se met en place pour se scénario.

Bien sûr, s’il s’agissait de gagner encore un peu de temps il faudrait que le cours franchisse les 3600 points pour donner l’impulsion vers les 3850-3900 points ce qui devient aujourd’hui de moins en moins probable.
Si le scénario d’impulsion des 3600 est confirmé à l’approche des élections, l’indice pourrait retourner vers 2300 points environ cette année, puis poursuivre vers 1700 points en 2013.
L’explosion des cours du pétrole paralysera l’économie globale et les transporteurs exerceront péniblement leur travail ou plus du tout du fait des marges trop réduites.
Il faut bien préciser que lorsque les évènements au Moyen-Orient commenceront, le brut pourrait rejoindre 250-300 dollars le baril. On peut estimer 3.6-3.8 le litre.

D’autre part, les bouleversements climatiques actuels risquent de peser lourdement sur les récoltes. On parle déjà de sécheresse en France, des récoltes de blé moins bonnes…
Ce qui est rare devient cher et comme les actifs papiers deviendront obsolètes, les institutionnels se rabattront probablement sur les matières premières. Les tremblements de la zone euro affaibliront davantage cette monnaie, l’hyperinflation de certains produits de base nécessaires-alimentaires s’intensifiera.
La crise provoquera des vagues de licenciement telles que les cadres ne pourront même plus rembourser leurs achats immobiliers. Le piège est là, devoir rembourser un bien immobilier alors que son prix aura perdu entre 30 et 70 % par endroit.

Les taxes pleuvront, les propriétaires asséchés paniqueront mais personne sera prêt à acheter dans des villes en effervescence. D’où l’accélération de la chute.
La machine à laver à essorage 1300 tours minutes sera redoutable. Il n’y a là aucun excès de pessimisme, croyez-le bien.

Pour le Future CAC 40, nous surveillerons attentivement le support des 3430. La rupture de ce seuil permettrait à l’indice de se rapprocher des 3390 poins un support ascendant qui date de mi janvier.
Si le E-mini ne parvient pas à se redresser au-dessus des 1410 points il pourrait venir combler son gap vers 1394-1390 points.

14 Commentaires

  1. Il est l’OR….L’OR de se dépêcher d’ACHETER aussi de l’ARGENT…..
    Mon OR c’est mon ARGENT….et mon ARGENT, c’est mon OR….
    Merci Trader Noé…….

  2. avec 3.8 ou 6 le litre faudra songé à bien avant à refaire fonctionner les bm double pied que le seigneur nous a donné

    et cela bien avant que les choses s’enveniment

    faut une bonne préparation

    bon courage à tous

  3. « Le plus grand obstacle à la vie est l’attente, qui espère demain et néglige aujourd’hui.  »
    de Sénèque
    Extrait du La Brièveté de la vie…

  4. L’Edito du Lundi 26 Mars 2012 : L’or contre la répression Par Bruno Bertez

    Le surendettement des Etats et du secteur financier tournerait à la catastrophe si les taux d’intérêt venaient à monter.Le but des politiques monétaires de tous les pays développés est de maintenir les taux d’intérêt réels bas, très bas, afin de tenter de faire tenir le système et d’honorer les dettes. Le maintien de taux d’intérêt à des niveaux très bas, malgré les risques réels d’insolvabilité et les certitudes de l’accélération de l’inflation, s’obtient par des politiques dites de répression financière.

    Les banques centrales forcent à la baisse des taux par leurs politiques de créations de liquidités, leurs politiques de taux zéro, leurs achats de titres des govies, leur stimulation de la prise de risque, leurs promesses de « Puts » généralisés etc.

    L’objectif est de faire rouler la bicyclette, permettre aux Etats de rouler, « roll », leurs dettes, bref de tenir. Il s’agit de canaliser le maximum de fonds, d’épargne, au profit des gouvernements pour leur éviter la défaillance.

    La répression financière est normalement pratiquée en temps de guerre; les gouvernements ont alors l’excuse de la catastrophe pour l’imposer. Ils s’autorisent alors toute la panoplie, taux d’intérêt réels négatifs spoliateurs, obligation réglementaire de souscrire aux emprunts publics pour les compagnies d’assurances, les fonds de retraites, les caisses d’épargne, etc. Plafonnement de la rémunération de toutes les autres formes d’épargne qui pourraient faire concurrence aux emprunts d’Etat et gêner le fonctionnement de l’entonnoir.

    Dans la période actuelle marquée par la crise de la finance gouvernementale, la répression financière se généralise. La mesure la plus évidente est le maintien de taux d’intérêt réels négatifs, les autres mesures sont moins visibles, mais elles prolifèrent…

    PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

    Ainsi, dans les pays périphériques européens on a commencé à faire main basse sur les fonds de pension, incité à souscrire aux emprunts d’Etat, plafonné les rémunérations des placements concurrents des obligations souveraines.

    La réglementation Bale 3 vise à assurer la répression financière au niveau des banques en faisant un traitement de faveur aux fonds d’Etat dans les ratios, la Grande-Bretagne est même allée plus loin en imposant des souscriptions obligatoires.

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    Ce graphique tiré de la long view du FT illustre l’évolution spectaculaire de l’allocation des actifs des fonds de pension et des compagnies d’assurance britanniques depuis le début des années 2000. Ils étaient traditionnellement majoritairement investi en actions à la différence de leurs homologues européens continentaux et américains qui privilégiaient de longue date les obligations.

    Les fonds de pension britanniques, on le voit bien sur le graphique, ont complétement changé leur fusil d’épaule dans les années 2000, en abaissant la part des actions à 25% environ au profit des obligations.

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    Le sens général de la répression financière est simple :

    – capturer, bloquer, canaliser l’épargne vers le financement direct ou indirect de l’Etat

    – sous-payer, sous-rémunérer cette épargne

    Quand les mesures douces sont insuffisantes, on ajoute les réductions à la liberté des mouvements de capitaux, les souscriptions obligatoires, etc. Pour mettre en place ces politiques prédatrices et liberticides, les gouvernements, avec l’aide des médias, préparent le terrain en encerclant leur ennemi, les riches, on les désigne, on les stigmatise, exactement comme on le fait dans le cas des guerres pour fabriquer un ennemi et se donner des justifications de l’attaquer.

    Une fois l’ennemi isolé, on peut, avec le soutien du public et la bonne conscience du prédateur, l’attaquer.

    Nous sommes dans cette phase en Europe : répression financière douce, prise de quelques mesures pas trop voyantes, fabrication et isolement du futur ennemi que l’on projette de dépouiller.

    La répression financière produit deux résultats :

    – baisse du coût de la dette des Etats

    – maintien de la possibilité de rouler ces dettes lorsqu’elles viennent à échéance.

    Tous les pays industrialisés pratiquent la répression douce, tous les emprunts d’Etat à 5 ans ont un rendement réel négatif ; tous, sauf l’Italie, la France et le Japon ont des taux négatifs sur le 10 ans. Et encore bien sûr, il s’agit de taux réels calculés sur la base des chiffres officiels de l’inflation!

    La répression douce, cela est déjà bien, mais largement insuffisant, c’est en quelque sorte, simplement, un kick the can.

    Les Etats gagnent du temps, sans plus.

    La répression financière doit être complétée, on ne peut rester éternellement dans cette situation d’asphyxie économique et sociale.

    Il faut donc la compléter. Comment?

    C’est très simple, dans le second temps, il faut, tout en prétendant lutter contre l’inflation, favoriser la hausse des prix!

    La hausse des prix rend les taux d’intérêt réels tellement négatifs qu’elle équivaut à un prélèvement sur le capital, et surtout elle produit une croissance nominale, fictive, du GDP qui fait baisser les fameux ratios de dette sur GDP, les ratios d’endettement.

    A force d’inflation, la dette finit, en valeur relative, par devenir soutenable.

    Par ailleurs, grâce à l’inflation, les revenus nominaux, apparents, augmentent, ce qui bien sûr, permet, par non actualisation ou actualisation insuffisante des barèmes, d’augmenter la pression fiscale.

    Grâce à la préparation préalable à la spoliation des riches, à la fabrication de l’ennemi, la surtaxation passe également comme une lettre à la poste.

    La répression financière est toujours, a toujours été, et sera toujours suivie de l’accélération de l’inflation. Voilà ce que l’on vous cache, voilà ce que l’on ne veut pas que vous sachiez. Car l’inflation, pour être efficace, doit être inattendue, elle doit constituer une surprise!

    Il n’est certainement pas encore temps de franchir les étapes clairement spoliatrices de la répression financière. Nous sommes, sauf pour les périphériques européens, et quelques pays sur le bord dont la France, nous sommes encore dans la phase de répression dite douce.

    Le calendrier est un calendrier de moyen terme, disons 2 à 3 ans.

    Vous comprenez mieux pourquoi on s’oriente vers les contrôles de mouvements de capitaux, vers la pénalisation de l’expatriation fiscale, pourquoi on vous dissuade chaque jour d’acheter de l’or pour vous protéger etc. Tout est cohérent, au service d’un but évident, passer à la phase deux de la répression financière.

    Bien entendu, tout cela ne touchera que les classes moyennes et moyennes supérieures. Les classes supérieures, dites kleptocratiques, sont expertes en ingénierie financière, bien conseillées par les fameuses banques qui sont à l’origine de la crise, elles peuvent payer honoraires et commissions. Il n’y aura rien à spolier de ce côté. Et puis, depuis longtemps, elles sont délocalisées. Or, contre les bailleurs de fonds étrangers, on ne peut pas grand-chose, car, si on les menace, les capitaux fuient. Déjà les chinois boudent, à la suite de la répression douce, les emprunts d’Etat des pays qui exagèrent la spoliation. Ce qui est visé est l’épargne domestique évidemment.

    Le pays qui nous semble le plus en avance sous l’angle de la répression est à notre avis la Grande-Bretagne, elle est déjà dans la forte inflation contre laquelle on prétend lutter, mais que l’on favorise.

    Capture de l’épargne, taux réels négatifs, accélération de l’inflation, fiscalité abusive, voilà le programme en cours. Et il est encore dans la phase douce, lente, de démarrage. Il va prendre de la force et va devenir irrésistible au fur et à mesure que le social va se détériorer et qu’il va donner aux politiques la fausse légitimité dont ils ont besoin pour aller plus loin.

    Vous comprenez maintenant pourquoi au niveau du système tout est fait pour décourager les achats d’or. L’or, c’est la fuite qui permet d’échapper au système de la répression, il permet d’échapper à la capture, il permet d’échapper à l’inflation et à la confiscation.

    Les acheteurs et détenteurs d’or sont les ennemis. Nous vous avons expliqué plus haut comment on fabriquait ses ennemis pour les stigmatiser, les isoler, s’autoriser à les dépouiller.

    A ce propos, nous vous signalons un ouvrage exceptionnel de Pierre Conesa, ancien directeur adjoint de la Délégation aux Affaires Stratégiques du ministère de la Défense français. Le titre est « La fabrication de l’ennemi » ou comment tuer avec sa conscience pour soi. Le parallèle avec la désignation des ennemis sociaux dont nous vous parlons est frappant.

    Le monde politique, bancaire, administratif a depuis longtemps désigné les détenteurs d’or comme les ennemis.

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    “Pour préserver la crédibilité du dollar en tant que monnaie fiduciaire, il est nécessaire de freiner la hausse des monnaies dures que représentent l’or et l’argent. C’est pourquoi, à l’issue du discours de Ben Bernanke, les traders forex apprenaient que JP Morgan, l’une des principale bullion banks de la Fed, a vendu au Nymex quelque 15.000 contrats à terme sur l’or, soit 1,5 million d’onces de métal jaune d’une valeur d’environ 2,5 milliards de dollars. Faisant refluer les cours de l’or d’environ 30 dollars en une séance, de même que, par effet domino, ceux de l’argent.” source Agefi mars12

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    Pour l’instant, là aussi, on est dans la stigmatisation douce. On critique l’or, son utilité monétaire.

    Ceux qui critiquent l’or et son utilité monétaire se placent, vous le remarquez, toujours du même côté, celui du soi-disant intérêt général.

    On est toujours dans ce que l’on appelle la « public policy ». On met en avant des abstractions, des généralités, sans évidemment les définir, les expliciter et donc les soumettre à l’analyse critique.

    C’est le principe du recours à la soi-disant évidence, lequel n’a pas son pareil pour asseoir les bases du Pouvoir et la domination/spoliation des citoyens. C’est toujours le fameux « il faut » tombé du ciel.

    A la faveur du « il faut », tout est permis à celui qui s’en auto-décrète être le Deus ex Machina. Les lois liberticides, les confiscations, contrôles, prédations, bref le « il fau » est l’arme préférée du terrorisme d’Etat.

    L’or, dans le système, entretiendrait la déflation.

    Faut-il lutter contre la déflation alors qu’elle a le mérite de bonifier le pouvoir d’achat des salaires, des épargnes, etc. ? Alors qu’elle ne fait que traduire l’inéluctable progrès économique qui fait que la productivité augmente et les coûts baissent?

    Pas évident. Cela mérite débat. Pourquoi ne pas préciser que nos sociétés sont intolérantes à la déflation parce que les débiteurs en souffriraient? Leur souffrance est-elle plus digne d’intérêt que celle des salariés, celle des épargnants, celle des retraités? A voir. Est-il normal de favoriser les menteurs, voleurs, prédateurs, confiscateurs, qui parient sur le nominalisme spoliateur des contrats? Voire.

    Est-il judicieux dans un monde qui soi-disant se préoccupe de la finitude des ressources d’entretenir une mauvaise allocation de ces ressources rares par le crédit abusif, la mauvaise allocation du capital; est-il normal de continuer à gaver l’oie du crédit auto alors que ce secteur est l’un des plus grand gaspilleur, pollueur, extincteur de ressources rares? Le secteur de l’automobile est l’une des composantes majeures du crédit, de la dette, dans nos sociétés.

    Faut-il encourager l’inflation-tax pratiquée par les govies pour acheter les voix lors des élections? Achat démago, destructeur des bases de la société, du consensus national, de la famille, de l’investissement productif ? Faut-il encourager les comportements spéculatifs, les faux calculs économiques, inflater la fortune des kleptocrates? Faut-il détruire les économies de classes moyennes pour ensuite, face à la dépendance ainsi créée, leur faire l’aumône d’allocations infamantes, faut-il en faire, eux qui ont eu la dignité de travailleurs, en faire des assistés?

    Voilà quelques exemples des questions que l’on escamote dans le fameux « IL FAUT » des Pouvoirs, dans la mystification du faux intérêt général, somme des intérêts particuliers des banquiers, du personnel politique, de son administration, des profiteurs kleptocratiques, et de tous ceux que nous oublions.

    En quoi l’institutionnalisation du mensonge inflationniste favorise-t-il le vrai consensus démocratique, le respect des contrats, base de toute société, le juste calcul économique, la constitution de l’indispensable l’épargne, l’équité des transferts intergénérationnels. En quoi la propriété, condition sine qua none de la liberté, est-elle servie par l’inflation?

    Il faut tenter d’éliminer l’or du système, tout simplement parce que l’or, c’est ce qui met une limite à l’inflation des dettes, à l’inflation des monnaies, à la répression, bref, une limite à la tyrannie des pseudo-démocraties sur les citoyens.

    source : leblogalupus

  5. Le prochain assouplissement quantitatif de la Fed sera pour l’immobilier, promis !
    28 mars 2012 | Philippe Béchade |

    ▪ Quand l’Amérique ne va pas fort, immanquablement, la Fed promet d’imprimer plus d’argent. Lorsque l’Europe voit poindre la crise espagnole, Mario Draghi imprime de l’argent. Lorsque les signaux économiques apparaissent mitigés, “Helicopter Ben” indique qu’il pourrait s’avérer nécessaire d’imprimer plus d’argent.

    Et lorsqu’une amélioration se dessine enfin mais qu’il subsiste un doute sur la pérennité de l’embellie sur le marché du travail… les médias anglo-saxons déclenchent une campagne de propagande visant à convaincre les marchés que la Fed va imprimer encore plus d’argent.

    Cela devient carrément obsessionnel ! Imprimer, imprimer, imprimer toujours plus de billets de Monopoly… Non pas pour relancer la croissance, puisque tout le monde sait que cela ne fonctionne pas, mais pour détruire le dollar et enrichir sans effort la spéculation.

    C’est l’un des contributeurs vedette d’un forum boursier parmi les plus fréquentés sur Internet qui résume le mieux la situation : “plus les chiffres sont pourris, plus les marchés vont monter. Pourquoi se poser des questions sur l’état de l’économie réelle puisque cela n’a aucune incidence sur la Bourse, y’a qu’à prendre ce pognon tombé du ciel et se gaver, c’est pas plus compliqué que ça !”

    ▪ Comme un air de déjà-bulle…
    Ce discours, nous avons pu le lire lors de la bulle des dot.com : “la nouvelle économie, c’est débile, plus les boîtes perdent d’argent, plus leurs cours grimpent… y’a qu’à suivre le troupeau”. Idem avec la bulle immobilière : “ça monte toujours et y’a aucune chance que la tendance se retourne : les taux réels sont négatifs et les banques prêtent à livre ouvert”!

    Pourquoi faire sept ans d’études après le bac, pourquoi pondre des mémos de 120 pages sur les contradictions et les dérives du système financier… alors qu’un apprenti magasinier du rayon fruits et légumes qui gratte son Millionnaire à deux euros tous les matins peut faire fortune en suivant la tendance, rien que la tendance ?

    Tous les stratèges nous rejouent la même partition : “ben oui, c’est facile, profitez-en… mais non y’a pas de piège”, Ben Bernanke, ce n’est pas Madoff, tout de même.

    ▪ Oubliez vos soucis ! (ou pas)
    Vous avez des doutes sur la conjoncture, la progression inexorable du chômage, le prix de l’essence, la remontée des taux, les neuf milliards d’euros de pertes d’Unicredit (première banque italienne), la situation de faillite de l’Espagne ? Oubliez cela ! Nicolas Sarkozy a clos le débat : “la crise financière est terminée et la reprise est amorcée”.

    Une reprise en trompe-l’oeil en ce qui concerne l’immobilier américain, comme le démontre le repli de 0,8% des prix des logements en février (-3,8% sur 12 mois). Il s’agit du cinquième mois de repli consécutif ; les prix retrouvent leurs plus bas niveaux du printemps 2003, après l’invasion de l’Irak et le krach des dot.com.

    Outre la glissade inexorable de la valeur des biens immobiliers, la baisse de la confiance des ménages américains (qui rechute de 71,6 vers 70,2) publiée ce mardi provient en grande partie de la cherté des carburants à la pompe. Les Américains qui se chauffent au fioul ont été bien heureux que l’hiver soit particulièrement clément cette année dans le centre et le nord-est du pays.

    Mais peu importe ce qui se passe outre-Atlantique, car le soleil brille sur l’économie française. La confiance des ménages est fortement remontée en mars, d’après l’indicateur synthétique de l’INSEE : il gagne cinq points par rapport au mois précédent pour retrouver son niveau de février 2011, à 87.

    Symétriquement, le moral des ménages allemands est ressorti en baisse au mois de mars… Mais allez savoir pourquoi, ce chiffre n’a pas bénéficié de la même publicité médiatique que la spectaculaire hausse de 0,1% de l’indice IFO la veille.

    Tant mieux pour Francfort qui a fini stable mardi. De son côté, Paris buvait la tasse dans le sillage du titre Total (en chute libre de 6%), victime d’une fuite de gaz un peu compliquée à colmater… et d’une assimilation abusive avec le désastre écologique engendré par l’explosion de Deepwater Horizon, la plate-forme exploitée par BP dans le golfe du Mexique en avril 2011.

    ▪ Pas de vagues sur les marchés US
    Wall Street de son côté n’a guère fait de vagues après la publication du recul des prix immobiliers au mois de janvier (pour le cinquième mois consécutif).

    Les indices américains consolident marginalement (-0,3% au pire) après la spectaculaire accélération haussière de lundi. Les opérateurs ont apparemment sanctionné deux statistiques évoquées plus haut, au lieu de les assimiler comme la veille à une opportunité de voir la Fed actionner un nouveau levier de relance monétaire.

    Mais la baisse est loin de s’être enclenchée avec la découverte à 16h d’un repli de la confiance des ménages de 71,6 vers 70,2. Le décrochage est survenu sur le tard, à seulement une demi-heure de la clôture.

    Comme si quelques opérateurs un peu paranoïaques s’étaient avisés que le troisième assouplissement quantitatif de la Fed était destiné, comme les deux précédents, à monétiser la dette des Etats-Unis (qui trouve difficilement preneur maintenant que l’Europe ne fait plus fuir les investisseurs)… et non pas à relancer la croissance — parce qu’à l’évidence, cela n’a servi qu’à faire flamber les prix du pétrole et appauvrir les classes moyennes en 2010 et 2011.

    Promis juré, ce sera pour relancer l’immobilier… parce que si le QE3 n’est pas mis en route rapidement, il n’y aura plus qu’à faire avec l’Espagne ce que les marchés ont si bien su faire avec la Grèce — et l’euro pourrait cette fois y laisser sa peau, pour de bon.

    Alors QE3 ou pas QE3, c’est vous qui voyez !

  6. Le 16 avril 2012, une semaine avant le premier tour des présidentielles, mise en application de l’EUREX qui va ouvrir un contrat à terme sur les emprunts d’états Français. ( Effet de levier multiplié par 20 ). La mise à mort de la France programmée, moi je ne me pose plus la question : Quand est ce que cela va avoir lieu, j’ai compris.

    • Bonjour Clair-voyant

      Ca s’appelle de la haute trahison !! et l’effet de levier est de 33 !!!

      Un extrait d ‘un article de Marianne qui explique le mécanisme de L’EUREX à signaler que ces transactions vont se faire à la bourse de Francfort :

      Les avantages pour les traders sont multiples:

      – Ils paient des frais ridicules avec ces contrats (1 à 2 euros pour 100 000 euros misés !) pour parier sur de la dette française à 10 ans.

      – Les Traders n’avancent que 3 000 euros d’argent frais pour miser sur 100 000 euros d’obligations. Ainsi leur « effet de levier » est de 33 ! Ils peuvent donc jouer gros en misant petit.

      – Ils peuvent aussi parier facilement à la baisse sur la dette française. Il suffit pour cela de « vendre » les contrats à terme ce qui est beaucoup plus difficile et coûteux sur les obligations d’Etat françaises.

      L’intérêt de la bourse de Francfort est de faire du Chiffre d’affaires : Eurex touche des commissions pour chaque nouveau produit traité. Ces commissions sont très faibles mais vu les volumes traités, cela devient tout à fait rentable pour l’opérateur. Ainsi, il se traite 700 000 contrats à terme Allemand « Bund » sur les obligations allemandes à 10 ans, chaque jour: cela représente un montant de 70 Milliards d’euros d’obligations allemandes traitées implicitement sur les contrats à terme « Bund » !

      Les avantage pour les intermédiaires financiers sont les mêmes : si on suppose que traiter un contrat leur permet de faire un chiffre d’affaire de 1 euro, cela représente un CA de 700 000 euros par jour.

      Lire l’article intégral avec ce lien : http://www.marianne2.fr/Une-autre-crise-de-la-dette-a-venir_a216600.html?com#comments

      A noter que Marianne titre: Une autre crise de la dette à venir?

      • Salut Zappata, nous pouvons prendre des informations sur les conditions de survie en Grèce car demain c’est notre tour. Et quand je dis demain c’est pas dans six mois.

  7. je lis:Par Menthalo – Le Graphique du Gold me semble induire un événement majeur à Très Court Terme.
    Soit une attaque baissière, lorsque l’Or touchera les 1690-1695, limite supérieure du canal…( en rouge) Les cours seraient alors renvoyés vers le bas du canal et viendraient s’appuyer sur le Canal LT vers 1618$.

    ET :

    La configuration du pétrole est très belle et à surveiller de très près. La zone support des 120 est très forte. Désormais le franchissement des 128 déclencherait une nouvelle flambée. Le vélo ou la marche à pieds seront bientôt à l’ordre du jour.
    La configuration est tellement intéressante qu’elle ressemble à un nouveau puits de pétrole prêt à être exploité. La géopolitique viendra t’ elle se greffer aux cours prochainement

    ma Question : en regardant sur deux graphiques les courbe du gold et du BRENT, je m’aperçoit qu’a chaque minute, lesdites courbes évolues dans le même sens ! ,, a peut de chose près,,
    – qu’en penser ?
    – merci d’avance,,,, bien cordialement

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