Trader Noé – Analyse du 5 avril 2012

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Pour rappel, nous avions proposé une correction du Future CAC 40 dès la rupture des 3550 points.
Le Future CAC 40 a atteint son nouvel objectif, la zone des 3300-3290 un nouveau pivot important.
Tant que le cours évolue sous les 3360 points, l’indice Future CAC 40 peut se rapprocher des 3285-3290 points. Sous ce niveau une nouvelle accélération pourrait naître vers 3140-3040 points. Surveillons donc attentivement les 3290-3280 points et la résistance des 3360 points.

Le pivot des 1390 points joue un rôle essentiel sur le E-mini SP 500. Sous ce palier, il existe deux supports importants: 1360 et 1315 points.
Surveillons les 1390 qui pourrait également annoncer un petit rebond sur les 3290-3300 du Future CAC 40 (prise de bénéfices après la forte correction).

Notre point des 4.2 euros a été pratiquement atteint sur le titre Crédit Agricole. En cas de cassure, il faudra regarder le support des 3.9 euros.

De même pour Air France, nous regarderons les 3.6 euros.

Pour Dexia, dont la chute avait été annoncée en mai 2011, nous sommes toujours sur des niveaux pivots délicats. Le seuil des 0.27 est très important et la rupture des 0.263 déclencherait une nouvelle correction.

Le BUND reste au-dessus des 138 et semble se rapprocher des 139.5. Nous regarderons les autres résistances à 140.5-142.5. Au-delà, la situation deviendrait tendue en Allemagne.

Cependant le contrat proposé par Eurex pour spéculer sur la dette française n’est pas là pas hasard. Il va probablement servir à éponger une partie de la dette allemande.
04/04/2012 Page 85 interview avec Manager magazine

D’ailleurs Martin Blessing, chef de la Commerzbank, a dit devant les actionnaires qu’ils prennent le problème à bras le corps et que sa banque est même préparée à un effondrement de l’euro.

11 Commentaires

  1. Bonjour,

    Vous citez : “04/04/2012 Page 85 interview avec Manager magazine”

    Auriez-vous un lien à nous communiquer ?

    Cordialement

    • Etchamendy
      5 avril 2012 at 8 h 57 min
      Votre commentaire est en attente de modération
      @ Tous;
      Vous aurez remarqué que j’ai signé de mon patronyme des textes dont les contenus étaient très critiques par rapport à certaines thèses ou discours officiels. Mon frère qui visite aussi ce site m’a supplié de le quitter car mes propos commençaient à devenir dangereux pour lui aussi. J’ai donc arrêté de défiler quelques infos pour la plupart vérifiables car puisées dans la presse dont références. Ma lecture m’est personnelle. Il se trouve qu’un message suspect quant à une panne éventuelle de mon compte Google m’a mis la puce à l’oreille de ce que je sois tout d’un coup très surveillé. Ca n’a pas loupé. Je n’en dirais pas plus ici. Sachez que ma signature en Sully-Morland est une garantie pour justement ne pas traiter de lectures originales mais visiblement qui m’exposent. Si d’aventure, il venait à ce que quelque chose de pas très orthodoxe vienne à survenir dans mon entourage ou sur ma personne, j’ai pris la précaution pour que vous en soyez les premiers avertis et informés. Nous ne sommes jamais assez prudents. J’ai de toute façon la conviction que telle la pratique du sel pour faire sortir du sable les couteaux dont on se sert comme appâts, de tels sites oeuvrent -sans le faire exprès ?- dans la localisation des fortes têtes qui pourraient empêcher de tourner en rond. Me concernant, j’étais déjà très identifié. Etant un peu kamikaze, j’ai voulu vérifié mes doutes. Maintenant c’est fait. Il n’y aura plus de signature Etchamendy synonyme de bouclier juridique en cas de pépin. Sauf que là, il y a perspective tangible à d’autres formes d’avertissements.
      Défoulez-vous, mais en étant vigilants.

  2. ▪ Les étudiants américains : les prochains responsables de l’état des finances US

    Selon les dernières statistiques compilées par la Fed, l’encours total des prêts aux étudiants s’élève à plus de 875 milliards de dollars, auxquels il convient d’ajouter plus de 100 milliards de dollars de prêts personnels (induisant un coût d’endettement plus élevé) venant en complément des premiers.

    Autrement dit, les banques américaines reconnaissent volontiers que le montant total du financement de la vie étudiante vient de franchir la barre des 1 000 milliards de dollars.

    Si l’Amérique ne crée pas d’urgence (et par centaines de milliers dès cette année) des emplois bien rémunérés, ce sont à terme des millions de prêts étudiants qui ne seront pas remboursés. Cela constitue une nouvelle bombe à retardement pour le système bancaire : selon la dernière enquête de la Fed, 25% des emprunteurs ont désormais du retard sur leurs remboursements contre 15% lors des études précédentes réalisées en 2010 et 2011.

    Ce sujet n’est évoqué qu’à demi-mot dans les médias américains, mais l’endettement des jeunes et de leurs parents atteint un niveau parfaitement insoutenable, avec des horizons de remboursement qui s’étirent dangereusement.
    Le fardeau individuel est énorme. L’étudiant américain emprunte en moyenne 23 300 $ (17 000 euros) pour poursuivre sa scolarité. Pour ceux qui accèdent au troisième cycle, le montant dépasse souvent les 50 000 $ (36 000 euros).

    Les diplômés de la promotion 2010 ont contracté une dette moyenne de 25 250 $, soit une hausse de 30% par rapport aux 19 600 $ (environ 15 000 euros) pour la promotion 2006.

    L’Economic Policy Institute qui suit ce dossier de près met en évidence un effet de ciseau dramatique puisque les frais de scolarité ont bondi de 100% en 10 ans, tandis que le salaire des jeunes diplômés sortant de leurs études universitaires a chuté de 11% dans l’intervalle.

    Le même institut constate que le salaire moyen des jeunes sans diplôme universitaire a chuté de 25% en 30 ans. Mais ceux-là, au moins, n’entrent pas dans la vie professionnelle en devant déjà 1 000 milliards de dollars au système bancaire américain.

    Un fardeau qui pèse sur seulement 15% de la population américaine, contre 80% pour les 800 milliards de dollars de prêts automobiles ou les 700 milliards de dollars d’encours de carte de crédit.

    Et comme vous l’imaginez, de nombreux étudiants font allègrement partie de ces deux dernières catégories : bienvenu dans l’enfer de la dette !

    Pendant que l’Europe plonge de 1,6% et que plusieurs millions d’étudiants s’enferrent dans le piège du surendettement avoir d’avoir touché leur premier salaire… les médias financiers américains titraient triomphalement sur la hausse des ventes automobiles au mois de mars !

    Quand le sage montre la Grande ourse de son index, le fou se focalise sur le bout de ce même doigt.

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