Trader Noé – Analyse du 10 avril 2012

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L’EURUSD effectue juste un petit rebond technique sur le support des 1.3030.
Pour souffler un peu il faudrait que celui-ci parvienne à franchir les deux résistances 1.315 et 1.32. Ces résistances sont déjà importantes. Si celles-ci étaient franchies, alors la résistance extrême pourrait être celle du canal descendant (origine avril 2011). Le scénario de la poursuite de la chute reste donc privilégié. Ce rebond pourrait être très court et la rupture des 1.303-1.30 permettrait de se rapprocher des 1.275-1.27 puis 1.237.
La rupture de ce seuil (probablement fin printemps-été) pourrait libérer un potentiel vers 1.16 puis 0.8 (2013).

L’inversion de tendance sur le Future CAC 40 a été donnée lors de la rupture des 3550 points. L’objectif des 3290 a été cassé (jeudi 5 avril) et la tendance baissière pourrait se poursuivre vers 3180-2990-2917-2890. La rupture des 2850 donnerait un potentiel de baisse vers 2350 points.

Ensuite le scénario pour l’indice CAC 40 sera similaire à celui de Dexia.

Le Future E-mini SP 500 a également cassé son support ascendant (origine septembre 2011) des 1390 points. Les prochains supports sont 1320-1193 points.
Sa rupture libérerait un potentiel vers le support phare des 815 points.
Pour échapper à un tel scénario il faudrait que le E-mini SP 500 franchisse la résistance des 1417 points.

Le scénario proposé début janvier pour la mise en place de l’arc, rebond sur les 3600 points prend forme.

Pour le BUND nous surveillons nos objectifs 140-140.5. Au delà… c’est explosif.
Y aurait t’il un problème en Allemagne ?

17 Commentaires

  1. Les échéances arrivent sur la dette Européenne, pour la seule année 2012 elles sont de 800 milliards d’euros. La BCE va relancer un QE.

      • Si il devait y avoir une flambée des taux sans réaction de la BCE c’est terminé pour l’eurozone et probablement l’europe du même coup. Je doute fort que le risque soit pris de torpiller la construction faite de puis plus de 50 ans. N’en plaise ou déplaise à Merkel.

      • François LECLERC

        “Les débats tournent à la plus grande confusion tandis que les menaces se précisent depuis l’émission obligataire espagnole désastreuse de jeudi dernier. Cherchant à pénétrer les arcanes des marchés, les uns réclament plus d’austérité, d’autres une pause et plus de croissance, d’autres encore tout à la fois. Aucun ne semble avoir la maîtrise des événements.”.

        On est donc bien dans la navigation à vue.

        Suite ici : http://www.pauljorion.com/blog/?p=35761

    • Comme quoi il serait temps de quitter l’Europe comme nous le disait Aselineau.

      A ce propos, Nicolas Dupont-Aignan déclare dans Le Monde un peu la même chose :

      http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/10/nicolas-dupont-aignan-je-propose-de-quitter-l-union-europeenne-dans-sa-forme-actuelle_1682904_1471069.html

      “Je propose plus que la sortie de l’euro. Je propose de quitter l’Union européenne, dans sa forme actuelle, en utilisant l’article 50 du traité de Lisbonne qui permet à tout Etat membre de s’en retirer volontairement. Cela afin de créer l’électrochoc salvateur qui permettra de refonder l’Europe sur des bases saines en convoquant une conférence intergouvernementale des chefs d’Etat de neuf pays partageant le même modèle social. […]

      Comment éviter la spéculation sur la monnaie ?

      A deux conditions : ne plus dépendre des marchés financiers pour emprunter et être raisonnable dans la gestion des dépenses publiques. Mon projet est à la fois révolutionnaire, car il libère la France du piège des marchés, et réaliste, car il conjugue le protectionnisme intelligent et l’investissement dans l’avenir.

      Qu’est-ce que cela veut dire, le protectionnisme intelligent ?

      C’est ce que font toutes les nations qui réussissent dans la mondialisation. Elles sont en offensive commerciale, elles protègent leur marché intérieur et leurs bases technologiques. C’est ce qu’a su faire la France pour son industrie du cinéma. Ce qui est fait pour les acteurs, les metteurs en scène et les producteurs, je veux le faire pour les ouvriers et les agriculteurs. […]

      Quels moyens utiliser pour favoriser le produire en France ?

      La sortie de l’euro pour éviter la surévaluation monétaire qui pénalise nos producteurs ; des droits de douane lorsqu’il y a dumping social et environnemental avéré, à l’exemple des panneaux solaires de Chine ; la séparation des banques d’investissement et de détail, pour que les dépôts bancaires servent aux PME ; la baisse des charges pour les entreprises qui investissent en France.

      Vous parliez des féodalités intérieures. Qu’est-ce que cela désigne ?

      Je suis en faveur de l’initiative privée quand il y a concurrence mais pour un contrôle public quand il y a monopole privé. Je veux rendre aux Français le bien public qui leur a été confisqué. Cela concerne les entreprises énergétiques, EDF et GDF, qui devront être refusionnées et 100 % publiques, et Total. Il est temps de remettre ces grandes entreprises au service des Français.

      En 2007, vous aviez appelé à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour. Qu’en sera-t-il cette fois ?

      Ma position est claire. Je ne suis pas propriétaire des voix qui se porteront sur moi. Je considère que ni Nicolas Sarkozy ni François Hollande ne veulent libérer la France de ses tutelles extérieures.”

      • @ Francky Vincent,
        Al ert Alcide savent que je partage pas votre enthousiasme. Nous en avons déjà discuté sur ce site. J’ai expliqué que je voyais le FN et MLP comme utile au système en appuyant mon argumentation sur la fait qu’à chaque fois que le FN et MLP mettait en avant une idée que nous partageons ici (comme la critique de la loi de 1973, l’utilisation de la mondialisation pour introduire une concurrence sur les salaires et protéger le capital, pour un protectionnisme réfléchi…), cela était accompagné dans le timing d’un dérapage (lettre de Brasillach, visite inutilement polémique à Vienne…). Je faisais à ce sujet un parallèle avec la politique d’Orban en Hongrie qui a associé dans sa politique ds mesures de souveraineté nationale intéressante avec des lois liberticides provocantes et inutiles. Ces dernières remettant en cause tout le reste sans rien apporter d’intéressnt.
        l’intérêt de NDA sur ce coup est que même si on peut émettre la réserve qu’il ne fera pas plus de 3% des voix (à la différence de MLP), c’est qu’il permet de poser ces thèmes (qui nous sont chers) de façon posé et non polémique sur la place publique. Or, c’est notre principal objectif ici.
        Soit vous vous positionnez comme le suiveur et fidèle d’un candidat quelqu’il soit) et alors je pense que vous êtes encore dans l’erreur, soit vous vous réjouissez dès qu’un candidat quelqu’il soit critique inettligeamment le système et alors vous faites avancer la cause.
        Voilà mon point de vue

      • @Tarci

        Cela ne marchera jamais, certains financiers sont à l’affût du prochain Président sortant, lisez donc le dernier article de S & P, pas très réjouissant…

  2. Les taux espagnols s’envolent vers 6 %

    L’Espagne est très chahutée sur les marchés financiers, malgré les promesses de nouvelles
    coupes budgétaires. Le taux à 10 ans approche de 6 %.

    L’Espagne est sur une pente dangereuse. Les marchés s’inquiètent au sujet des finances publiques du pays et de sa capacité à tenir ses objectifs de réduction des déficits. Ce mardi 10 avril, le taux à 10 ans grimpe à 5,95 %, son plus haut niveau depuis la fin novembre. Le CDS (« CDS ») espagnol -contrat d’assurance contre un défaut du pays -est proche de ses records.

    Le gouvernement devrait bientôt dévoiler de nouvelles mesures pour tenter d’apaiser les craintes des marchés financiers. Lors d’une réunion hier, le Premier ministre, Mariano Rajoy, a notamment promis une coupe de 10 milliards d’euros dans les dépenses de santé et d’éducation.

    Le gouverneur de la Banque d’Espagne a par ailleurs indiqué que la Banque centrale européenne (BCE) n’avait jamais discuté de la possibilité d’un plan de sauvetage pour l’Espagne. Il a en revanche reconnu que le pays n’était sans doute pas près de connaître une reprise économique, appelant à de nouvelles réformes économiques. Ordonez a aussi souligné que les banques espagnoles auraient besoin de renforcer encore leurs capitaux si l’économie se détériorait plus que prévu.
    Prêts de la BCE

    Les effets bénéfiques des deux prêts gigantesques de la BCE ont disparu. L’Espagne avait été l’un des principaux bénéficiaires de ces injections de liquidité à taux faibles. Selon les estimations de Deutsche Bank, les établissements espagnols auraient acheté 61 milliards d’euros de dette du gouvernement entre décembre et février. « Cela veut dire que les banques espagnoles n’ont maintenant plus de liquidités BCE en réserve pour continuer ce type d’opérations. »

    La semaine passée, l’Espagne a raté une émission de dette : le Trésor n’a pas réussi à placer le montant maximum prévu. Pour l’instant, le pays a levé environ 40 milliards d’euros sur un total de 86 milliards d’euros prévu en 2012.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202002075798-les-taux-espagnols-s-envolent-vers-6-310951.php

  3. Taux : la France creuse l’écart avec l’Allemagne

    Le « spread » français continue de monter. L’écart de taux entre la France et l’Allemagne atteint 130 points de base, un plus haut depuis fin janvier

    Les tensions ne sont pas très fortes mais les taux français montent depuis cinq séances. Ce mardi 10 avril, le taux à 10 ans atteint 3 %, et l’écart avec le taux allemand (« spread ») s’élève à 130 points, un plus haut depuis le 19 janvier.

    La France n’est pas encore revenue dans le radar des marchés, mais le coût de financement de l’Etat a légèrement augmenté lors des émissions de dette de la semaine dernière.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202002075427-taux-la-france-creuse-l-ecart-avec-l-allemagne-310909.php

  4. 14 avril 1912 : le Titanic percute un iceberg.

    Cent ans plus tard, presque jour pour jour, mardi 10 avril 2012 : le Titanic « ZONE EURO » percute plusieurs icebergs.

    Taux des obligations italiennes à 10 ans :
    19 mars : 4,84 %.
    20 mars : 4,90 %.
    21 mars : 5,00 %.
    26 mars : 5,03 %.
    27 mars : 5,12 %.
    30 mars : 5,12 %.
    3 avril : 5,16 %.
    4 avril : 5,37 %.
    5 avril : 5,45 %.
    10 avril : 5,68 %.

    Taux des obligations espagnoles à 10 ans :
    5 mars : 4,97 %.
    9 mars : 5,00 %.
    12 mars : 5,06 %.
    13 mars : 5,13 %.
    14 mars : 5,17 %.
    15 mars : 5,18 %.
    16 mars : 5,20 %.
    20 mars : 5,23 %.
    28 mars : 5,33 %.
    30 mars : 5,35 %.
    3 avril : 5,45 %.
    4 avril : 5,69 %.
    5 avril : 5,75 %.
    10 avril : 5,98 %.

    Le Titanic « ZONE EURO » prend l’eau de toutes parts.

    http://www.youtube.com/watch?v=Vxz8p3QdD3Q

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