Ces lieux réels du pouvoir… et ses marionnettes

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Dans l’ouvrage Circus politicus (ed. Albin Michel), les journalistes Christophe Dubois et Christophe Deloire ont enquêté sur « les lieux réels du pouvoir ». Cette expression choisie par des journalistes du Système est intéressante car il y a là une preuve que certaines choses commencent à émerger du non-savoir.

Il y a quelques mois, l’ancien trotskiste (transformé en trotskiste version Nouvel Ordre Mondial) Jean-François KAHN était invité sur le plateau de Cdansl’air. L’auteur d’une question SMS demandait des éclaircissements sur le GROUPE BILDERBERG. Le journaliste Calvy interroge alors les invités de son plateau qui se regardent les uns les autres. J.-F. KAHN, qui fait profession d’informer ses semblables, affirme qu’il ne connaît pas !!! Il est vrai que ces gens-là ont toujours eu l’habitude de ne pas mordre la main qui les caresse (qui les nourrit, disons les choses comme elles sont) dans le sens du poil depuis des lustres. Pitoyable, certes, mais quel enseignement riche à en tirer quand on les entend débattre des grands sujets médiatiques et surtout… politiques. Ces journalistes parlent de ‘démocratie’ de ‘libertés’ mais ils pactisent avec les forces financières les plus abjectes et très favorables à une dictature communiste.  Elles se font complices, par leur ignorance coupable (soyons gentils et ne disons pas volontaire), des crimes commis par l’application de mesures d’austérité inhumaines dans un certain nombre de pays.

Voici maintenant quelques extraits de l’interview  des journalistes Christophe Dubois et Christophe Deloire. Elle est d’autant plus intéressante que le nouveau président Hollande est membre des YOUNG LEADERS depuis 1996, où il côtoie des vénérables employés de Wall Street ou de firmes bancaires qui font la pluie et le beau temps…  bref, que du beau monde.

Rappelons que François Hollande a répondu très favorablement à son ami Nicolas Sarkozy en ajoutant sa contribution au vote du Traité de Lisbonne, participant ainsi à un coup d’Etat, une forfaiture contre l’opinion majoritaire des Français qui s’étaient exprimés par référendum.(Voir ce lien intéressant)

Dans le prochain numéro de LIESI, nous citerons les mots mêmes des propres amis de François Hollande exprimant son incompétence notoire et même son irresponsabilité. On y verra de très nombreux socialistes présents sur les plateaux télévisés, le soir du 6 mai…  et « ministrables ». C’est affreusement ridicule… pour eux, mais il est vrai que les Aubry, Fabius, Vals, etc., sont tellement au-dessus de tout cela, de la piétaille populaire qu’ils détestent franchement et qu’ils vont ruiner définitivement.

Dans votre livre, vous décrivez le groupe Bilderberg et la Commission Trilatérale. De quoi s’agit-il exactement ?

Ce sont des cercles d’influence qui se présentent comme des cercles de réflexion mais qui ont la particularité de fonctionner à huis clos et qui rassemblent l’élite mondiale. C’est-à-dire des organisations politiques, des directeurs de banques d’affaires et des patrons de grandes multinationales. On parle souvent de Davos qui est un rassemblement du même type mais qui est beaucoup plus ouvert que ceux-là. Le groupe Bilderberg a été créé en 1954 sous influence américaine. Il s’agissait notamment de contrer le communisme en Europe. On retrouve encore aujourd’hui parmi ses membres influents David Rockefeller. La Commission Trilatérale date de 1973 et réunit, elle aussi, des membres très influents.

Que reprochez-vous à ces cercles ?

D’abord, ils ont diffusé au niveau des centres de décisions européens et internationaux une idéologie à caractère très libéral. Ensuite, il y a un risque de conflit d’intérêts à l’intérieur de ces groupes fermés où se croisent des hommes et des femmes qui sont, pour les uns, du côté du pouvoir politique et, pour les autres, du côté du pouvoir économique. Ce n’est pas anormal que ces gens dialoguent mais on a par exemple relevé, lors de la dernière conférence du Bilderberg à Saint-Moritz en Suisse, que se sont retrouvés, dans la même enceinte, le commissaire européen chargé de la concurrence et le patron de Google. Alors qu’il y a en ce moment une enquête de la commission européenne sur un éventuel abus de position dominante de Google… C’est un peu comme si un juge d’instruction croisait dans un cercle privé quelqu’un qu’il a mis en examen.
Ces groupes fermés, c’est donc la fabrique de la mondialisation. C’est un outil d’influence idéologique certain. Et cela a des incidences ensuite sur la prise de décisions politiques.

Avez-vous des exemples de cette influence sur les décisions politiques ?
Récemment, dans l’une des tables rondes de la Trilatérale, il y avait un groupe de travail sur les référendums. Et la conclusion a été de dire que les référendums sont une tyrannie, qu’ils sont destructeurs. C’est intéressant de lire cela et de le rapprocher de ce qu’on a vu en Grèce lorsque Papandréou a émis l’idée d’organiser un référendum.
Les autres dirigeants européens se sont aussitôt offusqués d’une telle consultation du peuple grec et l’idée a été abandonnée.

Vous vous intéressez aussi à l’affaire Swift. De quoi s’agit-il ?

Un haut responsable du renseignement en Europe nous a dit : c’est une des plus belles opérations réalisées par les USA depuis longtemps. Swift, c’est une société basée en Belgique qui traite des messages sur les transactions bancaires échangées dans le monde entier. Cela permet de savoir quel est l’émetteur, de quelle transaction il s’agit, qui en est le bénéficiaire… Les États-Unis ont eu accès à ces données personnelles et économiques au nom de la lutte antiterroriste pendant plusieurs années en dehors de tout cadre légal. Jusqu’à ce que le New York Times dévoile l’affaire en 2006.

Groupes d’influence, secret des Conseils européens, accès illégal à des données privées… Vous cherchez à montrer que le citoyen est de plus en plus à l’écart des décisions, c’est bien cela ?

Ce que l’on a voulu mettre en exergue, c’est qu’alors qu’on est en pleine campagne électorale et que les candidats prennent un certain nombre d’engagements, on entend assez peu dire que, de toute façon, leurs engagements, il sera difficile pour eux de les tenir. Et jamais on n’entend dire par les candidats qu’il faut tenir compte de la complexité du monde, du caractère européen de la quasi-totalité des lois votées aujourd’hui en France, des réglementations internationales en matière financière… C’est cette architecture du pouvoir que l’on a voulu décortiquer. Et qui fait que le pouvoir réel est de moins en moins là où on pense qu’il est. Par exemple, en matière de régulation financière, le Président s’est beaucoup engagé. Lors de son discours de Toulon en 2008, il avait dit qu’il allait moraliser le capitalisme. Or on sait que la régulation bancaire est aujourd’hui le fait du comité de Bâle, qui est une réunion des gouverneurs des banques centrales, et sur lequel le pouvoir politique n’a quasiment aucune prise.

Cette complexité du monde réduit la parole des hommes politiques à un « jeu de cirque » au niveau national…

On passe beaucoup de temps à commenter la dernière pique de campagne. Ce « Circus politicus » occulte les vrais enjeux. Toutes les décisions économiques de ces derniers mois ont été prises au niveau du Conseil européen qui réunit les chefs d’État et de gouvernement des 27 pays membres. Et il a une particularité ce Conseil européen : c’est une boîte noire. Personne ne sait ce qui s’y passe réellement, sauf à se procurer, ce que l’on a réussi à faire, les notes confidentielles. Et lorsqu’on les a entre les mains, on a alors quelques surprises par rapport aux conférences de presse…
Personne ne mandate le Président pour aller discuter de telle ou telle décision au nom de la France. En Allemagne, lorsque la Chancelière va défendre la position de son pays à un Conseil européen, elle rend compte au Parlement avant d’aller à Bruxelles et en en revenant.

C’est donc autant une critique de la pratique française de l’Europe que du système européen en lui-même ?

Oui, les institutions européennes sont, sous certains aspects, plus transparentes que l’on veut bien le dire. Il y a une responsabilité des hommes politiques français mais aussi des journalistes qui ne vont pas voir ce qui s’y passe réellement.

Face à un tel tableau, c’est difficile de se motiver pour aller voter, non ?

Aujourd’hui, il peut y avoir une forme de découragement et se dire : « Pourquoi aller voter alors que tout nous échappe ? ». Mais la conclusion doit justement être l’inverse. En étant mieux informé du fonctionnement réel, il peut y avoir une reprise de contrôle par le citoyen de ces choses publiques. (Source)

55 Commentaires

      • @Lambda
        merci pour cet échange de lien, je peux ainsi prendre d’autres pistes pour étayer mes connaissances.

        Pour les novices…à mi hauteur de la pyramide vous trouverez la Franc-maconnerie…qui telle une araignée a tissée sa toile…

      • @ thehawk
        vous avez raison d’associer la franc- maçonnerie aux réseaux occultes et il est certain que ceux qui découvrent seulement maintenant l’existence de ces gouvernements de l’ombre, vont s’interesser à l’histoire des loges maçonniques qui sont un état dans l’état

        Juste une petite question ? ne ressentez vous pas de résistance lorsque vous transmettez l’information autour de vous? avez vous l’impression d’^etre entendu?
        bien à vous

      • @Lambda

        Intéressant votre lien mais quelquepart, je me méfie que ces infos déclassifiées surtout venant de l’Angleterre car j’ai lu il y a quelque temps, et malheureusement je n’ai pas gardé le lien, que l’on nous ferait le coup des “envahisseurs” pour nous forcer à tous nous réunir contre eux, en somme un monde global automatiquement réuni contre les “envahisseurs”.

        Je me méfie d’autant plus de l’Angleterre à cause de la biographie du Prince Philipp “Si j’étais un animal” : “Dans le cas où je me réincarnerai, je voudrais revenir comme un virus mortel, afin de contribuer en quelquechose pour résoudre la surpopulation” !

        Maintenant au vu des technologies très avancées actuellement, cela peut être réel et je vais regarder votre lien, merci

      • @lambda
        “Juste une petite question ? ne ressentez vous pas de résistance lorsque vous transmettez l’information autour de vous? avez vous l’impression d’^etre entendu?”

        Seuls certains initiés peuvent comprendre l’ampleur de ce complot(pour ma part orphelin maçonique et grandir au milieu des puissants de ma région, j’ai pu me faire mon opinion au fil des temps)…depuis quasiment la base au 33eme degrés…tout est vérouillé
        Le silence est d’or et il est dangereux de se frotter à eux….

      • @ françoise
        vous voulez parler sans doute du projet “bluebeam” qui à l’aide d’hologrammes créerait une invasion factice

        Mais vous avez raison, il faut rester prudent sur ce genre d’article et penser par soi-m^eme

        Les archives déclassifiées spécialement celles concernant la seconde guerre mondiale nous montrent à quel point la vérité sur les faits a été travestie et nous confortent dans la remise en question des informations assénées par les médias alignés

        http://911nwo.info/2010/02/28/le-projet-blue-beam-une-nouvelle-religion-mondiale-pour-un-nouvel-ordre-mondial/

      • @emigredsouche

        un hologramme n’aurait pas permis l’impact dans les tours, mais je crois en un complot pour le 11/9

      • Van Helsing Jan – Les Sociétés secrètes et leur pouvoir au 20ème siècle
        Edition numérique – augmentée
        Un grand merci à celui, ceux qui ont réédité ce livre unique et bien sur interdit de lecture.
        http://www.histoireebook.com/index.php?category/V/Van-Helsing-Jan
        Ce qui suit ne doit pas être avalé tout cru, comme on peut le faire quand il s’agit des stories qui sont servies quotidiennement par les médias. Je conseille à tous les esprits superficiels et à ceux qui sont satisfaits de la vie de fermer le livre à cette page. Quant aux autres, s’ils ont la capacité de se remettre en question, il se peut que ce livre les pousse à changer profondément leur attitude. Et si nous voulons trouver la vérité sans pour autant passer notre vie à la chercher, nous devons nous donner la possibilité d’examiner et d’admettre sans répit toute nouvelle information. Cela peut signifier aussi que si notre esprit est déjà rempli d’opinions établies, de points de vue, de dogmes ou d’une conception du monde bien figée, il n’y a plus de place pour une autre vérité. De plus la vérité est peut-être complètement différente de ce que nous nous imaginions. Pour cette raison, je vous prie, dès maintenant, d’avoir l’esprit ouvert. Oublions à la lecture de ce livre nos opinions pesantes en matière de religion, de politique et d’ethnie, soyons simplement comme un enfant, ouvert et capable d’apprendre. Essayons aussi de ne pas comparer ce qui est dit avec une opinion où un point de vue déjà existants. Suivons notre intuition, notre sentiment et ressentons nous-mêmes si ces informations sonnent justes même si elles finissent par nous désécuriser. Faisons fi de notre pensée routinière qui pourrait nous souffler : ‘‘Mon Dieu, si tout ça est vrai, quel sens a donc ma vie et quel rôle est donc le mien dans ce scénario ?‘‘ – Pas de panique, c’est le thème détaillé du dernier chapitre. Ce livre est un appel à chaque lecteur pour qu’il exerce son esprit critique et devienne un citoyen émancipé. Cherchez, trouvez ‘‘votre vérité‘‘ et examinez les choses sans les relier, si possible à un système de valeur. Néanmoins, je m’efforce de me limiter dans les pages suivantes à des facteurs historiques, même ceux-ci ne sont pas reconnus comme tels. Je passe outre les théories qui pourraient être les miennes pour établir une synthèse des sources qui sont nommées à la fin du livre et qui sont donc accessibles à tous. …

  1. C’était émouvant ce matin à l’arc de triomphe…..

    Une remise à jour?

    Le 28 avril 2010 à 19h02 (Mis à jour le 28 avril 2010 à 19h16)
    L’Elysée réinvente l’armistice du 8 mai 45
    Pour la deuxième année de suite, les services présidentiels voient une armistice là où il y eut, nuance, une capitulation sans conditions.
    Par Libération.fr
    C’est une boulette repérée par Le Point ce mercredi: «Cet après-midi même, une note technique envoyée aux journalistes membres de l’association de la presse présidentielle annonce l’organisation, à Colmar, le 8 mai prochain, du “65e anniversaire de l’armistice de 1945”.»
    Or la Seconde guerre mondiale s’est terminée par la capitulation sans conditions de l’Allemage nazie et non par une armistice.

    Là où le bât blesse c’est que, selon le Point, c’est la deuxième fois d’affilée que l’Elysée se trompe.

  2. Le 28 avril 2010 à 19h02 (Mis à jour le 28 avril 2010 à 19h16)
    L’Elysée réinvente l’armistice du 8 mai 45
    Pour la deuxième année de suite, les services présidentiels voient une armistice là où il y eut, nuance, une capitulation sans conditions.
    Par Libération.fr
    C’est une boulette repérée par Le Point ce mercredi: «Cet après-midi même, une note technique envoyée aux journalistes membres de l’association de la presse présidentielle annonce l’organisation, à Colmar, le 8 mai prochain, du “65e anniversaire de l’armistice de 1945”.»
    Or la Seconde guerre mondiale s’est terminée par la capitulation sans conditions de l’Allemage

  3. ArcelorMittal, pas de la France !!!

    **
    13h45 – ArcelorMittal a assez de capacités sans faire tourner Florange, assure son PDG

    ArcelorMittal a pour l’heure suffisamment de capacités de production pour répondre à la demande en acier sans faire tourner les hauts fourneaux lorrains de Florange (est de la France), a indiqué mardi son PDG Lakshmi Mittal, réaffirmant toutefois qu’il ne s’agissait pas d’une fermeture définitive.

    “Aujourd’hui nous avons assez de capacités dans le groupe (…) sans utiliser Florange”, a déclaré M. Mittal à l’occasion de l’assemblée générale du groupe, dont le siège est à Luxembourg. Il a toutefois rappelé que le groupe investissait 17 millions d’euros sur le site lorrain, rejetant l’idée d’une fermeture définitive.

    http://lci.tf1.fr/filnews/economie/arcelormittal-a-assez-de-capacites-sans-faire-tourner-florange-7226179.html

  4. Pas de besoin de lire ce bouquin, tout est sur le net depuis bien longtemps.
    La round table, le Père Regimbald en a parlée il y a près de 40 ans, pour exemple
    Et c’est présent dans d’autres livres depuis bien plus longtemps encore.
    Et est-ce que ce bouquin donne les noms, tous les noms avec leurs pédigrées et leurs intentions ?
    J’irai pas dépenser 1 euro pour ce bouquin très incomplet…
    Après, pour ceux qui veulent commencer à savoir, pourquoi pas.
    Mais y’a franchement plus instructif et bien plus complet, LIESI.
    Et quand même, bouquin paru en 2012, c’est un peu tard, sauf si on connait les intentions, y’a pas de hasard, ni de coincidence, le timing est le bon.

  5. @liesi
    Je me souviens de Calvy demandant à ses interlocuteurs s’ils connaissaient le BILDERBERG
    le non n’ était pas franc .Calvy a ajouté qu’il n’arrivait pas a prononcer ce mot.

    • @ Gy
      c’est dire à quel point les médias nous prennent pour des imbéciles ignorants
      C’est une atteinte à notre in telligence

  6. Libération, no. 6913
    ECONOMIE, mardi 5 août 2003, p. 16, 17

    Grand angle. Dans les coulisses de Bilderberg.
    Messes basses entre maîtres du monde
    Chaque année, un club d’initiés se réunit dans le plus grand secret. Enquête exclusive sur un huis clos où tout peut se dire mais d’où rien ne doit sortir.

    LOSSON Christian; QUATREMER Jean; RICHE Pascal

    Ce jour-là, Versailles et son château rejouent Fort Chabrol. Ballets de motards de la police, entourés des forces spéciales nanties d’une oreillette. Des hommes en costume s’extraient de limousines aux vitres fumées. L’accès au Trianon Palace est verrouillé, les voitures fouillées. Motif : “Symposium international”. A quel sujet ? “C’est pas pour vous”, évacue un homme des services de sécurité occupé à passer un miroir sous une voiture. Ce jeudi 15 mai 2003, une centaine de “global leaders” s’enferment, jusqu’au dimanche, pour discuter des “choses du monde”. Le saint du saint des clubs mondiaux, la Mecque du gotha mondial, “le top du top” des séminaires de réflexion, prend ses quartiers annuels à l’abri des regards. Bienvenue, pour la centaine d’élus, au “Bilderberg”.

    Les “privilégiés” de ce raout euroaméricain sont des hommes politiques de haut rang (du numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz, à Dominique de Villepin, ministre français des Affaires étrangères, en passant par Valéry Giscard d’Estaing, président de la Convention européenne) ; des patrons de multinationales (les PDG de Thales, Axa, Nokia, Daimler Chrysler, Novartis…) ; des gouverneurs de banques centrales (du Français Jean-Claude Trichet au Norvégien Svein Gjedrem) ; des journalistes acceptant la règle de l’omerta (Newsweek, The Financial Times, La Repubblica, The Economist, Nicolas Beytout pour Les Echos ou Alexandre Adler pour Le Figaro) ; des têtes couronnées (l’Espagnol Juan Carlos, la reine Béatrix des Pays-Bas) ; des Premiers ministres (le Danois Anders Fogh Rasmussen et le Portugais José Durao Barroso) ; des experts (le juge antiterroriste Bruguière, des membres de l’Ifri ­ Institut français des relations internationales ­ ou de la Brookings Institution, un centre de recherches de Washington). Pendant trois jours, tout ce beau linge discute postguerre en Irak, lutte contre le terrorisme, institutions internationales, Convention européenne, etc. “Sans langue de bois, sans diplomatie, en toute franchise”, note un participant. “Prendre un verre au bar avec Kissinger ou Wolfowitz, sans risquer d’être dérangé, c’est sympa, non ?”, se ravit encore Pierre Lellouche, député UMP, un des rares politiques français invité.

    Ce huis clos pour “happy few” se réunit chaque printemps dans une ville différente, du jeudi soir au dimanche midi, invariablement. Et, à chaque fois, dans un lieu tenu secret le plus longtemps possible. Pas de site Internet, pas de conférence de presse. Surtout, les conférenciers sont tenus à un strict embargo sur les propos qu’ils ont pu tenir ou entendre lors ces réu nions… Le moindre écart, et ils se retrouvent “blacklistés”. “La franchise est la règle du jeu”, explique le Belge Etienne Davignon, qui préside le comité d’organisation du groupe du Bilderberg. “Elle est possible car on est discret. Personne n’embarrassera personne.” L’idée est que “les dirigeants du monde puissent se parler en privé”, souligne un Américain. “Si Bilderberg a du succès, c’est parce que chacun juge utile d’entendre autre chose que ce qu’il entend d’habitude autour de lui, ajoute Etienne Davignon. Ces gens très occupés savent qu’ils vont retirer quelque chose de leur déplacement.” Et ça n’est possible que hors micro. Leitmotiv des participants interrogés : “Je ne peux rien vous dire, ce serait tellement contraire aux usages…”

    “Les armes de destruction massive, c’était du pipeau”

    Et pourtant, il s’y dit beaucoup de choses “substantielles”, selon Pascal Lamy, l’un des trois commissaires européens présents à Versailles. Le 17 mai, alors qu’on était au plus froid de la crise franco-américaine, Dominique de Villepin s’est offert une fracassante sortie devant un parterre de faucons (Bolton, Wolfowitz, Perle), messagers de la ligne néoconservatrice de l’administration Bush. A quinze jours du G8 d’Evian, le ministre des Affaires étrangères aurait pu profiter de l’occasion pour resserrer les liens transatlantiques mais, quand il prend la parole, il commence par citer une pensée antifrançaise prêtée à Richard Perle (“J’aime la France, son vin, sa nourriture. Quel dommage que ce ne soit pas un zoo !”), pour mieux justifier la position antiguerre de Paris sur l’Irak. Un témoin raconte : “Villepin leur a alors dit quelque chose comme : le Pape et la France, en s’opposant à la guerre, ont permis d’éviter le choc des civilisations. Au lieu de nous demander des excuses, vous devriez nous être reconnaissants.” “Les Américains ont été sciés”, reconnaît Etienne Davignon. “Au moins, il a commencé par citer le Pape avant de se citer lui-même”, raille un Américain. Un proche du chef de la diplomatie française se marre : “Il fallait être franc et provocateur, non ? Eh bien, on a été franc et provocateur.” Un autre membre de son entourage reconnaît que le ministre a “refusé de se présenter la corde au cou comme les bourgeois de Calais, tels que les Américains s’y attendaient au lendemain de leur entrée à Bagdad. A l’époque, ça paraissait très décalé, aujourd’hui, ça ne l’est plus”.

    Quant aux “néocons” (néoconservateurs américains), ils en rajoutent une couche sur l’intervention américaine. Un participant se rappelle : “Les armes de destruction massive, c’était un pipeau, selon eux. Du politiquement correct vis-à-vis de l’ONU. Il fallait cogner pour montrer que les Etats-Unis n’accepteraient plus que le terrorisme dispose d’une base nationale. L’Irak était le meilleur client, car le plus faible.” Lors d’une table ronde, John Bolton, sous-secrétaire d’Etat chargé du contrôle des armements et de la sécurité nationale, a balayé les institutions internationales d’un revers de main. “Notre constitution prévoit que nous sommes responsables devant le peuple, pas devant l’ONU…” Un habitué du Bilderberg résume : “La passe d’armes était tellement violente que les Premiers ministres portugais et danois, pourtant proaméricains, se sont retrouvés aux côtés des Européens pour combattre cette vision du monde.” Avant de conclure : “Les Etats-Unis ont changé de logiciel et le monde ne s’en est pas encore rendu compte.”

    “Davos, c’est moins élitiste, ça creuse moins les sujets”

    Loin des paillettes du forum de Davos, Bilderberg a ses fans. “Davos, c’est moins élitiste, ça vise à travailler les réseaux. Ça creuse moins les sujets, ça laisse juste une impression sur l’état d’esprit mondial, résume l’un d’eux, douze éditions à son compteur. Bilderberg, ça va au fond des choses, ça parle géopolitique, stratégie.” La station des Grisons, en Suisse, tient, pour les habitués du Bilderberg (les “BB’s” pour les initiés), du raout un peu “trop couru”, une “foire”, un “supermarché”. Avec “des stands, du chahut, et beaucoup trop de contestation”, souffle Ernest Antoine Seillière, le patron des patrons français, BB’s pendant dix ans. Chez Bilderberg, en revanche, “on est chez Hermès”, confie Pascal Lamy. Ses membres se veulent les grands des grands de ce monde. La noblesse de la pensée, pas la bourgeoisie qui croit tout acheter avec ses dollars. Comme le résume un membre influent : “A Davos, on paie pour voir et se faire voir. Au Bilderberg, on y vient pour entendre sans se faire voir.”

    Les BB’s se réunissent depuis près d’un demi-siècle (1) à l’abri des regards. Après deux ans d’ébauche, une première rencontre a lieu en mai 1954 à l’hôtel Bilderberg à Oosterbeek, à l’initiative du prince Bernhard des Pays-Bas. “Il souhaitait associer sa fille, Béatrix, aux discussions sur l’Etat de la planète, raconte Thierry de Montbrial, directeur de l’Ifri, habitué des rencontres depuis 1974. “Les têtes couronnées ont place dans ce club, mais elles ne prennent jamais la parole.” L’idée est de réunir des membres de l’Otan pour discuter à huis clos de la politique internationale des alliés, particulièrement des relations transatlantiques. “Il fallait éviter qu’elles fluctuent au gré des crises”, poursuit Etienne Davignon. Ce n’est pas un hasard si les fondateurs du Bilderberg sont d’ailleurs les mêmes que ceux qui ont donné naissance à l’OCDE. De Jozef Luns à Lord Robertson, en passant par Lord Carrington ou Javier Solana, tous les secrétaires généraux de l’Otan ont été des membres de ce sélect conclave planétaire.

    “C’est très blanc, très Wasp, et on assume”

    Ce “noyau dur” du monde occidental ne s’est jamais ouvert à des “global leaders” d’autres continents. “C’est très blanc, très Wasp, et on assume”, n’hésite pas à dire un Français. Très anglo-saxon, comme tous les grands clubs planétaires. “Les Latins sont nuls dans ce registre”, résume un patron français. Le Bilderberg s’efforce de faire tourner 40 % de son effectif. Histoire d’être sans cesse à la pointe du gotha. “Ça évite la fossilisation”, estime Montbrial. Le choix des invités obéit à un système de quota par nationalité, les grands pays ayant droit à une plus forte représentation. Et attention : chaque invité paye ses frais et personne n’est rémunéré pour son intervention.

    Tout s’articule autour de trois cercles. Le plus resserré : le comité d’organisation, assuré par un président (le poste est occupé depuis 2000 par Etienne Davignon, vice-président du conglomérat Société Générale de Belgique) et un secrétaire général, basé aux Pays-Bas. Puis l’inner circle, constitué de quatre personnes, dont David Rockfeller. Enfin, le comité de pilotage (steering committee), de quinze à dix-huit personnes, dont deux Français, Bertrand Collomb (PDG de Lafarge) et André Lévy-Lang (ex-PDG de Paribas). Faire partie des BB’s, “c’est déjà énorme”, dit l’un d’eux, mais intégrer le comité de pilotage, ceux qui choisissent de coopter les nouveaux, c’est toucher au Graal.

    Ce petit monde trié sur le volet se retrouve, une fois la réunion débutée, en rang, par ordre alphabétique. “Du souverain au roturier”, résume Nicolas Beytout, le patron des Echos. Ce qui crée des liens. “Moi, j’ai toujours été assis à côté de David Rockfeller, raconte le baron Seillière. Sympa, vraiment. Un jour, je lui ai demandé s’il voulait resserrer des liens avec l’Europe… et prendre 10 % de mon groupe. Il a accepté. Rockfeller, ça fait glamour, non ?” Les réunions, toutes plénières, durent quatre-vingt-dix minutes. Elles sont animées par un modérateur, qui introduit la discussion pendant dix minutes, avant de laisser la parole aux participants. Le tout en anglais : c’est plus chic et ça évite de payer des interprétations simultanées. Puis commencent les échanges. Une lumière rouge s’allume quand une prise de parole dépasse les quatre minutes. Mais entre “gens de ce monde”, dit un patron, “elle ne reste pas longtemps allumée, les BB’s ont du savoir-vivre”.

    Les journalistes sont l’un des ciments du Bilderberg. Deux rédacteurs de l’hebdomadaire britannique The Economist jouent les scribes (à Versailles, c’est Gideon Rachman, correspondant à Bruxelles, qui s’y est collé). Ils compilent des actes de ce colloque un peu particulier où les propos ne sont “pas attribués”, selon la formule. Les autres journalistes, eux, “ne sont pas invités en tant que tels, mais comme leaders d’opinion, précise un membre du comité de pilotage. Et ils sont priés de poser leur casquette à l’entrée”. “Tous les grands directeurs de journaux du monde y ont été conviés au moins une fois”, résume un des organisateurs. Mais aucun de ces médias, à l’exception, notable, de The Economist il y a dix-sept ans, n’y a consacré le moindre article. Comme le résume Nicolas Bey tout : “Le Bilderberg, c’est une superbe réunion, très méconnue, et qui gagne à le rester !” Tant pis pour l’information des citoyens. “Pourquoi n’y a-t-il pas d’articles sur le sujet ? s’interroge Lévy-Lang. Mais parce qu’il n’y a rien à dire. Une fois qu’on a dit comment ça marche et que rien ne s’y décide…”

    Rien ne s’y décide formellement, peut-être. Mais il s’y élabore du consensus parmi les élites politico-médiatico-économiques. Les participants ne se perdent pas en conjecture sur les vertus du libéralisme ou du libre-échange : elles vont de soi. Dans l’enceinte du club, on ne risque pas de s’étendre sur la fracture mondiale ou la montée en puissance des ONG. D’autant que les VIP du Bilderberg s’avèrent aussi des VRP multicartes. Beaucoup se retrouvent dans d’autres cénacles (lire encadré). Autant de rencontres souvent fermées qui scelleraient, selon leurs détracteurs, l’évolution des politiques internationales ou les agendas des réunions du FMI, de la Banque mondiale, de l’OMC, voire du G8. C’est la thèse d’un réseau de chercheurs altermondialistes, le Corporate European Observatory, qui l’a étayé dans un livre (2). “Le Bilderberg illustre la collusion structurelle entre l’élite des affaires et l’élite politique et médiatique”, estime le Belge Geoffrey Gueuns, de l’université de Louvain (3), qui a travaillé sur la structure sociologique de ces clubs. Davignon ne le nie absolument pas : “Bilderberg a préfiguré le mélange, qui est aujourd’hui plus répandu, entre les politiques, les entrepreneurs, les universitaires et les journalistes.” Un pilier du club nuance : “On invite des gens de gauche. Sweeney, le président de l’AFL-CIO, est déjà venu. Jospin, Strauss-Kahn et Fabius aussi.” Pas de quoi tenir lieu de think tank gauchiste. Seillière lance, amusé : “C’est vrai que c’est pas Attac !”

    “Une coterie de ploutocrates, une internationale de la magouille”

    Les critiques les plus radicaux prêtent un rôle “décisif” au Bilderberg. L’opacité de ce club privé a un prix. Elle alimente les fantasmes de “conspirateurs” et laisse libre cours à des coïncidences troublantes (4)… James P. Tucker, un Américain militant de droite, consacre ainsi son énergie à pister et dénoncer cette “coterie de ploutocrates, une internationale de la magouille, financée avec l’argent du contribuable”, souffle-t-il entre deux bouffées de cigarettes sans filtre. En mai, il logeait dans un hôtel à deux pas du Trianon, à Versailles, dans l’espoir de récupérer un dossier, une info. A 68 ans, Tucker se définit comme un “nationaliste”, un “réac de droite”, proche de Pat Buchanan, homme politique américain ultraconservateur. Il émarge au Spotlight, un hebdomadaire au vitriol, populiste et ultralibéral. Il ne faut pas pousser Jim Tucker trop loin pour qu’il liste l’impact du Bilderberg, façon X-Files. A l’écouter, en 1956, les BB’s auraient participé à la gestation du Traité de Rome. En 1975 à Cesme (Turquie), Margaret Thatcher y aurait été adoubée avant même d’être Premier ministre ; puis torpillée, en raison de son opposition à l’euro. En 1991 à Baden-Baden, un gouverneur américain alors inconnu, Bill Clinton, aurait été intronisé comme futur président de son pays. En 2002, Donald Rumsfeld, secrétaire d’Etat américain à la Défense, y aurait planifié l’intervention en Irak. Et en 2003, à Versailles, Giscard aurait réservé aux BB’s l’avant-première de sa Constitution européenne…

    Tout cela est évidemment contesté par les membres du club. Etienne Davignon éclate de rire en évoquant ce “fantasme du cénacle des maîtres du monde” : “Ça n’est pas grave parce que ça n’est pas vrai. Quand le gouverneur Clinton est venu nous expliquer comment il allait gagner l’élection présidentielle, personne ne l’a cru… Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’il s’agit de privilégiés qui occupent des positions sociales et politiques.” Et qui savent très bien les monnayer .
    ____________________
    (1) Il y a eu deux éditions en 1955 et 1957. La rencontre de 1976 a été annulée, après l’implication du prince Bernhard dans le scandale Lockheed. Le Club s’est réuni en France à cinq reprises : Barbizon (1955), Cannes (1963), Megève (1974), Evian (1992), Versailles (2003).
    (2) Europe Inc., publié en 1999 aux Pays-Bas, et traduit en France en 2000 (Agone Editeur).
    (3) Auteur, en 2003, de Tous Pouvoirs confondus aux éditions EPO.
    (4) Voir notamment le site bilderberg.org

  7. Ces WASP me font penser à cette formule d’un diplomate anglais dans les années 50 “les britanniques ont perdu leur empire mais ils ne s’en sont pas encore aperçu…”

    Le centre du monde se deplace en Asie et les nouveaux maitres sont indien, chinois russe…ils s’en rendront compte seulement lorsque les USA s’effondreront par le seul effet de la gravité, à moins qu’une nouvelle guerre de secession accélère le processus…

  8. http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/08/le-gouvernement-espagnol-prepare-une-nouvelle-reforme-du-secteur-financier_1697891_3214.html#xtor=RSS-3208

    “…Reste à savoir quelle forme prendra l’aide publique annoncée. Celle d’une banque de défaisance où seraient regroupés les actifs “problématiques” ? Un prêt sous forme d’obligations convertibles rémunérées à un taux d’intérêt de 8 % ? Ou bien une nationalisation partielle ? Une chose est sûre, l’Espagne devra veiller à ce que la solution choisie n’aggrave pas son déficit, qu’elle s’est engagée à abaisser de 8,5 % à 5,3 % cette année.”

    ben mon cochon, nationalisation partielle =acquérir les actifs pourris
    pour reprivatiser cette partie une fois renflouée par les moutons tondus? , pffff

  9. ” La gauche se doit de frayer la voie à une société socialiste.” Jacques Delors dans le Quotidien de Paris, le 22 novembre 1974. ” Détruire la chape de plomb, dont l’Etat couvre notre société.” Jacques Delors dans le journal le Monde, le 15 novembre 1977. Bilan du travail de monsieur Delors comme ministre des Finances durant trois années à partir de 1981 sous le gouvernement Mauroy, biensûr un bilan désastreux que Jacques Delors refusera d’endosser et qui est pourtant le sien : Trois dévaluations en vingt mois ; 2 500 000 chômeurs en 1983 au lieu de 1 750 000 en 1981 ; Un déficit budgétaire qui s’accroît de manière très inquiétant ; Blocage des prix et des salaires ; Un emprunt forcé ; Des ” carnets de change ” imposés aux frontières, etc…etc…etc…Bien entendu, ” la chape de plomb ” se trouve du coté de l’Etat nation monsieur Delors ! Certains diront que celà est dû à de l’incompétence, je pense plutôt à l’organisation méthodique dans les milieux occultes d’une destruction volontaire de notre nation souveraine. Le groupe Bilderberg pour lequel Jacques Delors travail sous la loupe devient par la suite président de la CEE en maniant d’une main de maître les 30 000 fonctionnaires qui la composent. En route vers le régionalisme et la création de l’Acte unique européen du 12 février 1986 qui ouvre aux multinationales la possibilité d’agir sans restriction, en moyennant des transferts de capitaux partout où cela les arrange. Jacques Delors entra plus tard dans le groupe Trilatérale, il reçut le prix Charlemagne en 1992. Jacques Delors prévient sèchement les adversaires du traité de Maastricht : ” En démocratie, il n’y a pas de place pour les adversaires de ce traité. A ceux-là, je conseille d’abandonner la politique.” Le 14 mai 1988, Delors avait dit qu’avec le traité de Maastricht on allait ouvrir un vaste marché, et ” assurer deux millions de nouveaux emplois, voire même cinq millions, à condition d’accompagner cet ensemble de mesures d’accompagnement.” Et bien monsieur Delors ! le bilan européen ressemble au bilan français sous vos fonctions, une réussite totale ! Alors pour le pôle ministériel de l’économie et des finances on va récupérer Martine Aubry la Fifille en 2012 ? C’est comme pour la croisade en Irak des Bush, ce sont les enfants qui finissent le boulot ! ” Nous passons d’une civilisation de groupes à une civilisation mondialiste.” Valéry Giscard d’Estaing, le 20 décembre 1974. L’alternance UMP, PS, ça fonctionne encore ! Allez champagne pour la présidence de monsieur Hollande, ça ira mieux demain…

    • Se rappelle-t-on les raisons qui ont poussé Delors à ne pas se présenter en 1995 alors qu’il avait des chances raisonnables d’être élu ?

  10. Les réseaux économiques de… François Hollande

    Source : Capital
    26/01/2012

    On le pensait fâché avec l’économie. Mais le candidat du PS a suivi une formation discrète. Voici avec qui…

    François Hollande a longtemps entretenu le suspense autour de sa future politique économique. Il a commencé à lâcher quelques détails lors de son discours le 22 janvier au Bourget et devrait maintenant présenter les grandes lignes de son programme.

    Si l’élaboration du texte a pris autant de temps, c’est que l’exercice relève du numéro d’équilibriste. S’il veut faire plaisir à tous ses amis, le roi de la synthèse devra concilier les 3 D : démondialisation (Arnaud Montebourg), dénucléarisation (Eva Joly) et démarxisation (Manuel Valls).

    Sans oublier de composer avec les orphelins de Dominique Strauss-Kahn, l’ex-candidat préféré du patronat. Faut-il y voir un signe ? Ces derniers ont récemment raflé les meilleures places auprès du candidat. Pierre Moscovici occupe le poste de directeur de campagne ; l’économiste Karine Berger mouline des notes jour et nuit ; et le syndicaliste Marc Deluzet, de la CFDT, sert de sparring-partner sur les questions sociales. Espérons seulement que le candidat du PS ne proposera pas un ¬copier-coller du programme du FMI dans quelques jours…

    Claire Bader

    Ses relais dans le CAC 40
    C’est la tournée des patrons ! En 2011, les demandes d’audience ont augmenté à mesure qu’il se «présidentialisait». «Peu le connaissent, raconte un banquier d’affaires. Mais beaucoup veulent le jauger.»
    Il y a ceux qui ont un intérêt à défendre : avant la conclusion de l’accord PS-Verts sur le nucléaire, Luc Oursel (Areva) et Henri Proglio (EDF) ont ainsi rencontré l’élu corrézien. Et ceux qui doivent leur poste à l’Etat : Jean-Cyril Spinetta (Air France), Guil­laume Pepy (SNCF) ou Stéphane Richard (France Télécom). D’autres se contentent de tester leurs idées. Avec le monde des affaires, François Hollande peut compter sur deux courroies de transmission : Jean-Pierre Jouyet, le président de l’Autorité des marchés financiers et ex-ministre sarkozyste, organise des dîners avec Christophe de Margerie, P-DG de Total, et Anne-Claire Taittinger, administratrice de Carrefour. Et son ami Paul Boury, lobbyiste bien connu à l’Assemblée, lui a aussi ouvert son carnet d’adresses. Par son biais, un exilé fiscal comme Paul Dubrule, le cofondateur d’Accor, aurait mis la main à la poche pour soutenir sa campagne. C’est dire si certains étaient prêts à tout pour éviter Martine Aubry !

    Ses copains de promo
    En 2009, on appelait ses fidèles «les 3%». Comme le score de Hollande dans les sondages. Parmi eux, beaucoup de copains de l’ENA, promotion Voltaire, aujourd’hui bombardés à des postes clés auprès du candidat. A commencer par le député de l’Indre Michel Sapin, chargé de jouer le ministre de l’Economie du «shadow cabinet». Ou Bernard Cottin (ancien dirigeant de Numericable, retiré du business) et Jean-Jacques Augier (longtemps à la tête des taxis G7 et aujourd’hui dans l’édition), dont la mission consiste à récolter des fonds durant les primaires. De son côté, André Martinez, un vieux camarade d’HEC passé par le directoire du groupe Accor, gère la cellule «relations avec les entreprises».

    Ses amis de la CFDT
    On a agi comme de vrais conspirateurs trotskistes», plaisante Jacky Bontems en repensant au
    travail accompli pour François Hollande. Début 2011, cet ancien numéro 2 de la CFDT a commencé à réunir quelques bons copains syndicalistes dans l’arrière-boutique d’un bar parisien.
    Objectif : organiser la mobilisation au sein des confédérations pour faire gagner leur favori aux primaires. La victoire obtenue, la confrérie s’est alors officiellement dissoute pour laisser place au «conseil entreprise et social». Emmené par le même Jacky Bontems et son ancien copain de la CFDT Marc Deluzet, ce cercle compte aujourd’hui près de 90 DRH (parmi lesquels Yves Barou, ex-Thales), universitaires et syndicalistes de tous bords (CGT, CFDT, Unsa). Leur mission : potasser sur les modalités d’application du contrat de génération ou la ­participation de salariés aux conseils d’administration.

    Ses taupes à Berçy
    Evaluation des fraudes sociales, projections de croissance… A Bercy et au ministère du Travail, pas moins d’une cinquantaine de petites mains et de hauts fonctionnaires fourbissent des notes pour le candidat socialiste. Trois profils, extérieurs à Bercy, se chargent de coordonner le travail : Manuel Flam, spécialiste de l’économie verte, Karine Berger, étoile montante de la gauche passée par l’assureur Euler Hermes, et Emmanuel Macron, nouvelle star de la banque d’affaires Rothschild. Les contributions servent aussi la cellule «argumentaire et riposte» de Moscovici. «Le 26 octobre dernier, quand il a fallu ­analyser l’accord européen signé par Sarkozy au milieu de la nuit, trois experts de l’administration m’ont aidée à rendre une note à l’aube», confie Karine Berger.

    Ses fidèles corréziens
    Parachuté dans le département en 1981, Hollande s’est mis les entrepreneurs dans la poche. Si l’UMP lui reproche un certain immobilisme, le patron du Medef local, Michel Grillon, ou le président de la CCI, Jean-Louis Nesti, le trouvent «attentif» aux questions de l’emploi. «Je lui avais parlé d’une création de laboratoire en début d’année, il vient encore de me relancer», dit Michel Grillon, également directeur général du groupe de cosmétiques Sothys. Au stade de Brive, l’élu socialiste n’hésite pas à afficher ses amitiés avec deux sponsors du club : Frédéric Gervoson (confitures Andros) et surtout Daniel de Richebourg (collecte de déchets).

    Son cercle d’économistes
    Avec les experts, François Hollande ne joue pas les sectaires. Bien sûr, il écoute les maîtres à penser de la gauche modérée, Elie Cohen (CNRS, ancien conseiller de Michel Rocard), Philippe Aghion (Harvard) ou Gilbert Cette(Conseil d’analyse économique). Mais il tend aussi l’oreille au libéral André Sapir (Institut Bruegel) et à l’Economiste attéré Romain Rancière (Ecole d’économie de Paris).
    Les 24 août et 10 novembre derniers, à la Maison de l’Amérique latine, il a réuni autour de lui, façon open bar, une quinzaine d’économistes de toutes tendances pour échanger sur la crise de l’euro, les différentiels de compétitivité, le chantier de la régulation financière et les problèmes liés à la dette souveraine. «C’est sûr que nous n’étions pas toujours d’accord», confie Elie Cohen. Qui se souvient pourtant d’un front commun : rejeter la règle d’or version Sarkozy.

  11. Kofi le vendu à l’Empire ne parle pas des tueurs étrangers armés par l’OTAN , payés par les monarchies corrompues arabes et entrainés par Israel qui sévissent en Syrie avec la complicité de la Turquie.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Kofi_Annan__Nous_devons_arreter_les_tueries_en_Syrie59080520121908.asp

    A rapprocher avec:
    La Turquie prête à demander à l’OTAN une intervention militaire en Syrie : Erdogan

    http://www.presstv.ir/detail/240144.html

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