Trader Noé – Analyse du 15 mai 2012

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L’indice E-mini SP 500 a cassé le support des 1342 points. Tant que le cours évolue sous ce seuil, la tendance de fond reste baissière et le cours peut se rapprocher des autres supports proposés hier.

De même pour le Future CAC 40, la rupture successive des 3030-3012 déclencherait une nouvelle accélération vers le support phare des 2930-2810 points.

Depuis la rupture des 1750 dollars l’once sur le Gold spot, nous avions proposé les supports à 1550-1420-1290 dollars l’once. Nous sommes sur le premier palier qui semble déjà bien fragile. A surveiller donc très attentivement.

De même pour le Silver spot, depuis la rupture des 33.5 dollars l’once, nous surveillons les supports des 28 et 24 dollars l’once. Surveillons très attentivement le palier des 28 qui sert de pivot.

Le cours de JP Morgan a encore corrigé de -3.17 %, soit une chute de 17 % depuis notre article (rupture des 42 environ). Comme quoi la providence est également dans les moindres détails…

Crédit Agricole se rapproche du support phare des 2-1.8 euros.

BNP est proche du pivot des 26.5 euros. Sous ce seuil, les prochains supports sont 22-16.8 euros.

Société Générale est également sur son pivot à 16.5 euros. Sous ce palier, le cours pourrait se rapprocher des supports de l’été 2011. Soit 14 et 7.5 euros.

Cette fois, le problème est global, les problèmes sont en Grèce, Portugal, Espagne, Italie et aux Etats-Unis.

Que réservent les agences de notation à la France ? Bon courage François Hollande.

Un problème qui devient donc mondial. Les colmatages faits par la BCE ne fonctionnent plus vraiment, il va falloir sortir une artillerie beaucoup plus lourde probablement.

Depuis la mi mars, l’indice E-mini SP 500 perd uniquement 4% environ alors que l’indice Future CAC 40 en perd pratiquement 16 %

50 Commentaires

    • Ils devront trouver un accord en europe sur la croissance. La bce sera surement mise à contribution concernant les taux et la valeur trop cher de l’euro. Le but est de sauver la zone coute que coute ne l’oublions pas.

      Junker hier “Le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker s’en est pris lundi aux responsables évoquant de plus en plus ouvertement une sortie de la Grèce de la zone euro, en estimant que l’hypothèse relevait de la “propagande” et du “non-sens”.
      Au terme d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker s’est dit fermement opposé à cette idée, tout en rappelant Athènes à ses engagements.”

      C’est clair quand à la ligne que l’UE va suivre.

    • Et que font les banques italiennes à l’ouverture? Elles augmentent fortement. Si, si… à n’y rien comprendre.

  1. Dans l’esprit d’enfer à Denver , il y a les visions de George Washington :

    http://effondrements.wordpress.com/2012/05/15/vision-de-george-washington-sur-lavenir-de-lamerique/comment-page-1/#comment-8

    La mère d’Obama etait une communiste. Les idéologies d’Ann Dunham étaient communistes/d’extrême gauche – et cette idéologie a modelée l’éducation du jeune Obama. Le directeur de Mercer High School (lycée d’Ann Dunham) était un communiste, Wichterman y enseignait une classe de philo qui comprenait les écrits de Karl Marx, Val Foubert le prof de littérature enseignait les écrits de Margaret Mead sur l’homosexualité. Les parents d’élève étaient outrés du curriculum, se rappeler qu’aux U.S. ce n’est pas l’état fédéral qui décide du curriculum des écoliers au travers de “l’Education Nationale”. On n’a pas d’Education Nationale; aux U.S.les élus du school board de l’état fédéré et les parents d’eleves travaillent ensemble pour decider du curriculum.

    L’église de la famille Dunham avait été surnommée “The Little Red Church on the Hill” – « La Petite Eglise Rouge sur la Coline » à cause de ses opinions et positions procommunistes. Néanmoins et ainsi que relatent les amies d’Ann Dunham (dans le Chicago Tribune), elle était athée. Le communisme et l’athéisme forment une alliance maladive, ainsi qu’on put l’observer les européens. Ensuite la famille Dunham emménage à Hawaii, et se prend d’amitié avec le communiste radical Frank Marshall Davis, qui deviendra encore plus endoctriné par les écrits de Saul Alinsky. Plus tard il suivra les foodsteps de terroriste Bill Ayers.

    Quelques années après leur arrivée à Hawaii, Ann Dunham rencontre Barack Obama Sr. dans une classe de russe. Dans les années ’50 ou ’60 les seuls américains qui étudiaient le russe c’était les sympathisants communistes. Le reste est inscrit dans l’histoire, Obama Jr. retrouvera le terroriste Bill Ayers plus tard à Chicago et ils devinrent amis.

    http://www.americanthinker.com/2008/07/what_barack_obama_learned_from.html

    La seule raison pour laquelle les Américains ont voté pour un fils de communistes, c’est parce que les medias ne les en ont pas informé.

    Ne pas perdre de vue que le Nouvel Ordre Mondial se calque sur le communisme !

  2. @Marc153
    Le CAC a consolidé la vague de baisse depuis vendredi 11.
    En même temps, il faut observer que la chute s’est arrêtée sur 3041, qui correspond pile-poil à la consolidation de 61,80% du rallye haussier entre 2696 à 3600.
    Nous pourrions donc avoir une tentative de rebond au moins jusqu’à 3148…
    A surveiller.
    Goldman Sachs qui est d’ordinaire un fieffé menteur, a dit qu’il était haussier.

  3. Pas mal ficelé, votre scénario, Menthalo ! Et bien écrit, qui plus est. En attendant, je vous livre, ainsi qu’à tous les lecteurs du blog, cette information qui vaut ce qu’elle vaut…
    Un fidèle italien, professeur de son état, a parlé à des institutrices de la Tradition samedi dernier d’un vieux prêtre de chez lui, supérieur d’une communauté franciscaine, qui est revenu récemment à la messe tridentine. Ce prêtre octogénaire, connu pour sa grande discrétion (bon signe !), semble en outre favorisé de « lumières » surnaturelles.
    Or il vient de confier à un tiers que la « guerre » commencerait entre le 25 et le 29 mai, et les « événements » en septembre (encore cette date du 25 mai !).
    Quel crédit accorder à ces « prédictions » ? Difficile de le deviner, mais j’aurais tendance, en ma qualité de prêtre (traditionaliste), à y être plutôt favorable, eu égard notamment à la situation économique et géopolitique actuelle dont votre petit Enfer à Denver extrapole très bien l’un des scénarios les plus probables. Bref, qui vivra, verra…

    • @Frère Hervé;
      Prédictions vérifiées ou pas, ce système ne veut pas se remettre en question. A l’instar d’un caprice de sale gamin, il préfère casser le joujou pour s’en voir remettre un autre tout neuf. Bref, c’est la thèse de tout casser pour redémarrer sur les mêmes bases qui aboutiront aux mêmes effets. Pauvre humanité!
      Ce qui me chagrine, c’est le manque de recul des économistes auto-proclamés à l’égard de la termitière dont nous faisons partie. Je l’ai maintes fois exposé ici, les horizons de nos analyses se heurtent au hiatus que Karl Marx principalement et qu’Engels accessoirement ont érigé.A savoir un clivage entre des formes capitalistiques s’arrogeant l’exclusivité éternelle dans leur catégorie et des formes économiques exclues des catégories comptabilisables. C’est l’erreur qui tient à une myopie d’analyse faute de moyens……d’appréciations et surtout, surtout, de mesures.
      Ah, cher Lavoisier, que vous nous fûtes si utile sans le savoir !

      Parce que nous avons la grosse, l’immense, flemme intellectuelle de comptabiliser au titre de capitaux les entités humaines forces de travail —-mais aussi forces de consommations diverses et variées— ainsi que les moyens édaphiques qui leurs sont mis à disposition, eau, air, espaces, paysages etc….
      Ah si Rabelais nous revenait, que j’aimerais le lire tempêter contre cette crasse intellectuelle qui nous aveugle tous les uns autant que les autres.
      Je me verrais plus dans la mission de : “Dominique,nique, nique s’en allaient tout simplement
      routier, pauvre et chantant- en tout chemin en tout lieu- il ne parle que du Bon Dieu, il ne parle que du Bon Dieu” refrain que l’on doit à l’ex Soeur Sourire…. Une âme qui ne sut que trop tardivement que nous sommes ici bas QUE pour transmettre ce qui nous est transmis d’en haut….
      Amen !

  4. @sullymorlandimus
    “Ce système ne veut pas se remettre en question” ? Qu’importe ! Je ne suis pas de ceux qui s’imaginent l’humanité voguer indéfiniment au gré de ses caprices, indépendante de toute connexion à une cause qui la transcende. Dieu laisse l’homme libre, ou plutôt l’humanité, mais pas au-delà de certaines limites. Mais l’humanité est tellement aveuglée aujourd’hui qu’il ne faudra rien moins qu’une intervention DIRECTE de la Providence pour la remettre enfin sur le droit chemin. L’histoire du peuple élu surtout, le prouve, et les prophéties eschatologiques l’annoncent à qui mieux mieux. Donc (bis), qui vivra…

  5. EXTRAIT D’UNE PROPHÉTIE DE MADELEINE PORSAT (1822-1847)

    « Je vous ai annoncé, il y a 26 ans, les sept crises, les sept plaies et douleurs de Marie, qui doivent précéder son triomphe et notre guérison :

    1. Intempéries, inondations ;
    2. Maladies sur les plantes et sur les animaux ;
    3. Choléra sur les hommes ;
    4. Révolutions ;
    5. Guerres ;
    6. Banqueroute universelle ;
    7. Confusion.

    Les plaies précédentes ont été adoucies, grâce à Marie qui a retenu le bras de son fils. Voici la sixième plaie, la crise du commerce. Le commerce marche à sa fin, parce que la roue du char n’a plus son pivot, la confiance. Entre la sixième crise et la septième, pas de repos : le progrès sera rapide. 1789 n’a renversé que la France : ce qui vient, va être le renversement du monde. La septième crise aboutira à l’enfantement. Le monde croira tout perdu, anéanti ! … Trouble immense sur la mer agitée. Tout ce qui n’est pas sur la Barque, s’engloutit. La Barque fait ça et ça (en prononçant ces paroles, Madeleine Porsat indiquait avec la main le mouvement d’une embarcation dans la tourmente et sur le point de chavirer). Pierre, aie confiance ! … L’Arche sort de la tempête et la tranquillité se fait. »

  6. Le FESF lève 960 millions à 5 ans

    Le fonds de sauvetage européen a émis des titres à 5 ans à un taux de 1,83 %. La demande a été soutenue.

    Le Fonds de soutien de la zone euro (FESF) a annoncé mardi avoir levé 960 millions d’euros à cinq ans sur les marchés, attirant des demandes 2,7 fois supérieures à la somme finalement empruntée.

    Le fonds a reçu 2,621 milliards d’euros d’offres pour ses obligations, assorties d’un taux d’intérêt moyen de 1,83%. Le fonds avait déjà placé fin mars une première tranche de ces prêts arrivant à maturité le 15 mai 2017, pour un montant de 4 milliards d’euros.

    Le FESF emprunte sur les marchés de l’argent à des taux faibles grâce à des garanties apportées par les Etats de l’Union monétaire et le reverse aux gouvernements qui ne peuvent plus emprunter seuls à des taux raisonnables en raison de leurs difficultés budgétaires.

    Trois pays sont dans ce cas : la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

    LES ECHOS (SOURCE : AFP)

    • Cotation en Bourse du Crédit Agricole depuis 5 ans ( 2008 – 2012 ) : – 90,53%. Il n’y a pas besoin de tergiverser longtemps, tout est là.

    • Crédit Agricole S.A. 1° trimestre 2012

      Les péquenots du Crédit Agricole S.A. (entité cotée) ont enfin compris qu’il leur fallait réagir dans le bon sens : le total des dettes baisse et le montant des capitaux propres augmente fin mars dernier !

      Résultat : le multiple d’endettement, mon µ, leverage, est moins pire qu’avant à 37,6 ce qui correspond à un ratio Tier réel de 2,7 % !

      Un petit rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 !

      Cocorico ! Le Crédit Agricole rejoint la dernière place de la liste des banques systémiques mondiales (SIMIs). C’est le pire cancre de la classe bancaire mondiale, pire que Deutsche Bank !

      Le seul aspect positif est que les péquenots sont relativement honnêtes en enregistrant les titres subordonnés dans les dettes et non pas dans les capitaux propres,

      L’épée d’un certain Damoclès peut s’abattre à tout moment…
      A priori, ce sont les clients et les salariés du Crédit Agricole qui vont renflouer la banque, en espérant que ce ne soit pas les contribuables.

      (…)

      http://chevallier.biz/2012/05/credit-agricole-s-a-1%C2%B0-trimestre-2012/

  7. J’oubliai, merci beaucoup pour l’analyse trader Noé. Oui, pour moi la BCE va bientôt envoyer du gros. Inflation galopante avec comme d’habitude aucune promesse tenue, ça va vite coincer !

  8. Mardi 15 mai 2012 :

    La Bourse de Paris repassait dans le rouge mardi après-midi, après l’échec des négociations en Grèce sur la formation d’un gouvernement, qui relance les spéculations sur une éventuelle sortie du pays de la zone euro.

    A 15H46, l’indice CAC 40 cédait 0,60% à 3038,17 points dans un volume d’échanges de 2,575 milliards d’euros.

    Wall Street, retombé lundi à des niveaux au plus bas depuis fin janvier, a ouvert, de son côté, sans direction.

    Aucun accord n’a été trouvé pour former une coalition gouvernementale lors d’une réunion cruciale des chefs de cinq des sept partis grecs entrés au Parlement le 6 mai. La tenue de nouvelles élections législatives paraît donc inévitable.

    “Cet échec ne constitue certes pas une surprise, mais assurément un risque de plus vers une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro”, estime Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

    http://www.romandie.com/news/n/BOURSEParis_repart_dans_le_rouge_plombee_par_l_echec_des_negociations_grecques58150520121559.asp

  9. La rencontre Merkel-Hollande pourrait être décisive pour le sort de la Grèce

    15 mai 2012 | Philippe Béchade | Chronique Agora

    ▪ Il serait facile d’ironiser — et nous n’avions pas manqué de le faire — sur les déclarations triomphalistes de l’Elysée à la mi-mars. Rappelez-vous les “la crise est enfin derrière nous, le tandem franco-allemand a sauvé l’Europe, mais nous avons eu chaud !”. L’heure est toutefois bien trop grave pour dénoncer la légèreté ou l’incompétence des uns et des autres. La question cruciale, c’est d’envoyer de toute urgence le bon signal aux marchés, afin de leur éviter le genre de scénario catastrophe qu’ils craignaient fin novembre.

    Si les marchés (tout comme l’Allemagne) redoutent le laxisme budgétaire qui aboutit à l’alourdissement sans fin de la dette des Etats, ils viennent de prendre conscience que le “tout austérité” prôné par Angela Merkel ne marche pas et que le malade mourra (ou fera faillite) avant même de commencer à guérir.

    Même les électeurs de la Rhénanie-Westphalie viennent de désavouer leur chancelière, malgré toute l’estime qu’ils lui portent par ailleurs. Si l’Allemagne ne relance pas son marché intérieur et ne lâche pas du lest sur les initiatives en faveurs de la croissance — y compris par voie d’emprunt — c’est toute l’Europe qui va droit dans le mur.

    Sur la question grecque, en revanche, la population allemande est majoritairement de l’avis d’Angela Merkel et Wolfgang Schäuble : Athènes doit tenir ses engagements, le pays doit refonder son système fiscal, sa législation du travail et accepter une mise sous tutelle provisoire, le temps de sortir de la période de crise.

    ▪ La crise grecque : comme 1929… mais en pire !
    Mais cette crise s’appelle une dépression et s’apparente pour la population à ce qu’a été 1929 pour les citoyens américains. Sauf qu’à l’époque, les 2% ou 3% des plus riches n’avaient pas placé à l’étranger l’équivalent d’un an du PIB du pays en attendant une éventuelle dévaluation du dollar pour doubler la mise.

    Les mesures d’ajustement exigées de la Grèce épargnent largement ceux qui ont le plus contribué à la faillite de leur pays. En effet, certains ont eu recours à une pratique massive de la fraude fiscale ou du bénéfice d’exemptions discrétionnaires qui ont entretenu un sentiment d’injustice pour ceux qui n’avaient pas les moyens d’échapper à l’impôt.

    Se contenter de rejeter la faute sur Bruxelles, l’Allemagne, la Troïka ou quiconque exige des changements radicaux est un procédé un peu facile, mais c’est aussi le symptôme d’une montée du désespoir qui peut conduire à des émeutes bien pires que les quelques manifestations violentes de la fin février.

    Ne pas vouloir l’entendre — parce que les grands principes d’une bonne gestion doivent primer sur toute autre considération — nous expose à une montée des extrémismes dont l’Allemagne à tout à redouter.

    Par ailleurs, les marchés n’attendront pas que d’autres peuples se révoltent à leur tour contre l’Europe pour condamner l’aveuglement économique germanique sous forme d’une dislocation de l’Eurozone et d’un krach systémique qui emporterait aussi bien Madrid et Milan que Berlin dans la tourmente.

    ▪ Dettes souveraines : deux poids, deux mesures ?
    Qui songe aujourd’hui à s’en prendre au Japon malgré ses 230% d’endettement et la catastrophe de Fukushima qui ampute un territoire déjà exigu de 5% de ses zones habitables ?

    Le nord volcanique et rural du Japon — qui bénéficie d’importants transferts budgétaires pour afficher un confort de vie comparable au reste de l’Archipel — est-il laissé pour compte, au nom de son manque de compétitivité par rapport au centre hyper-industrialisé et tourné vers l’export ?

    Si le nord du Japon pratiquait massivement la fraude fiscale et la chasse aux subventions, une remise dans l’axe s’imposerait sous la pression des marchés — qui cesseraient d’accorder leur confiance à la dette nippone.

    Le bannissement des régions fautives ne serait pas une option ; faire porter tout le poids de la faute de quelques-uns sur la totalité des classes moyennes ou défavorisées serait jugé indigne. Le pays encaisserait l’épreuve et se montrerait solidaire, comme ce fut le cas lors de la catastrophe de Kobé ou de Fukushima.

    Et personne ne reproche au Japon de s’être surendetté pour faire face à de tels “accidents du destin” : le 10 ans japonais rapporte moins que le Bund allemand.

    ▪ La Grèce : le pays qui doit servir d’exemple
    L’Europe aurait pu dès le début choisir de considérer l’affaire grecque de cette manière, en indiquant clairement dès le départ que les principaux coupables de la débâcle grecque ne seraient pas oubliés. Mais l’opinion allemande ne semblait pas prête à l’accepter, et personne n’a voulu prendre le risque de la contrarier.

    Pas question de renflouer la Grèce ni de passer l’éponge. Ce serait un mauvais signal envoyé aux autres pays soupçonnés de se montrer peu rigoureux.

    Mais les problèmes de l’Irlande ou de l’Espagne proviennent-ils d’un manque de rigueur ou de l’adoption d’un modèle de croissance à l’anglo-saxonne qui s’appuie sur le levier de la dette et le gonflement de bulles immobilières à répétition ?

    Un modèle qui semblait pourtant beaucoup plaire aux banques allemandes qui se gavèrent de produits dérivés de type subprime jusqu’à faire faillite en cascade fin 2008. Et là, Berlin n’hésita pas une seconde à les renflouer !

    Il ne fut pas question de leur “donner une bonne leçon” en leur infligeant une interminable cure d’austérité tout en les laissant mourir à petit feu… paniquant épisodiquement leurs contreparties sur le marché interbancaire.

    Les grands principes ne peuvent prétendre à l’exemplarité que lorsqu’ils sont appliqués équitablement en dehors comme à l’intérieur des frontières.

    Aucun des protagonistes de la réunion de Berlin ce mardi après-midi ne pourra se permettre de tenir ce genre de langage — diplomatie oblige. Mais Angela Merkel n’a pas le monopole du bon sens économique et sa propre population vient de le lui rappeler à l’occasion des deux derniers scrutins législatifs régionaux.

    L’espoir d’échapper à une débâcle boursière viendra-t-il d’une solution “à l’italienne” en Grèce ? Comprenez un accord de principe sur la formation d’un gouvernement de technocrates qui éviterait une vacance du pouvoir à Athènes jusqu’à de prochaines législatives ?

    ▪ La rencontre Merkel-Hollande est très attendue
    Il est encore permis de l’espérer à quelques heures de la première rencontre officielle à Berlin entre François Hollande et Angela Merkel. Ce serait un signal positif bienvenu et probablement salutaire.

    Dans la négative, le sommet de Berlin acterait une impasse politique et économique majeure au sein de l’Eurozone.

    L’inquiétude a atteint son paroxysme ce lundi à Paris avec une clôture du CAC 40 à 3 057 points (-2,3%). Cela marque une franche rupture de la zone de soutien des 3 075/3 115 points.

    En ce qui concerne les taux longs espagnols, ils ont pulvérisé la barre des 6% pour s’établir à 6,25%, soit 480 points de base au-dessus du Bund allemand — qui a symétriquement établi un nouveau plancher historique à 1,45%.

    Vu ce contexte, tout pouvait sembler perdu ce lundi vers 15h45, lorsque l’Euro-Stoxx 50 pulvérisa le plancher graphique majeur des 2 200 points (testé du 14 au 20 décembre). Mais il a finalement rebondi sur 3 187 points et clôturait à 2 202 points.

    Il s’agit (au point près) du support testé en clôture le vendredi 16 décembre, mais également à plusieurs reprises du 14 au 20 décembre 2011. Il était difficile de retracer ce plancher majeur plus précisément !

    Ne nous berçons pas d’illusions : si le scénario des cinq dernières séances ressemble beaucoup techniquement à celui de la mi-décembre, il n’est nullement assuré que l’issue soit aussi favorable… car aucun LTRO ne semble poindre à l’horizon !

    Nous avons du mal à imaginer quel lapin la BCE pourrait sortir de son chapeau avant que le tandem Merkel-Hollande n’ait prouvé qu’il pédale à la même vitesse après avoir choisi la même direction !

    • je m’associe…

      “pour le sort de la Grèce”, et celui de l’Allemagne, car ils sont liés à hauteur de 600 milliards ! (cf. article de Cécile Chevré-Chronique Agora).
      Le scénario de l’Allemagne quittant l’euro en premier devient crédible (quoi qu’en pense le GEAB ahah)

    • Merci Clavreul ” pour tes remerciements ” 🙂 mais il faut surtout remercier toute l’équipe LIESI pour avoir créer ce blog ainsi que pour tout leur travail …

      • Je ne les oublie pas Zapatta, le fait que nous nous exprimons régulièrement sur leur site est une preuve que nous sommes attachés à eux.

  10. L’éffondrement de la Grèce va entrainer la Roumanie, en effet 13% du marché et un quart du capital bancaire roumain sont contrôlés par des institutions grecques. ( Source : COURRIER international ).

  11. @All / @TraderNoe/ @Menthalo

    pouvez vous faire une analyse sur Deutsche Bank ?

    Le levier est enorme.

    pour info, je les shorte !!!

  12. En Grèce, le bank run s’accélère.

    Mardi 15 mai 2012 :

    Grèce : 700 millions d’euros retirés des banques grecques lundi.

    Les retraits d’argent dans les banques grecques ont atteint 700 millions d’euros lundi, a indiqué le président de la République Carolos Papoulias aux chefs des partis politiques grecs qu’il a reçu, selon les actes publiés mardi sur le site de la présidence.

    “Lors d’un entretien téléphonique avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, ce dernier m’a informé que la situation des banques était très difficile et que le système bancaire était actuellement très faible. Les retraits ont atteint la somme de 700 millions d’euros jusqu’à 16H00 lundi” a déclaré Carolos Papoulias, estimant par ailleurs que la situation serait pire au cours des deux prochains jours.

    “M. Provopoulos a dit qu’il n’y avait pas de panique, mais qu’il y avait une grande inquiétude qui pourrait se transformer en panique”, a ajouté M. Papoulias.

    L’inquiétude est provoquée par l’incertitude politique qui a suivi le scrutin législatif du 6 mai, au cours duquel aucun parti n’a reçu de majorité, plongeant le pays dans une paralysie politique.

    Le chef de l’Etat a présidé lundi et mardi des réunions des chefs de partis, tentant en vain de former un gouvernement de coalition. Finalement, le pays doit avoir recours à de nouvelles élections en juin.

    En février, l’ancien ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, avait chiffré à quelque 16 milliards d’euros les sommes déposées à l’étranger depuis 2009, début de la crise de la dette, dont 32% dans des banques au Royaume-Uni, et 10% dans des banques en Suisse.

    http://www.romandie.com/news/n/_Grece_700_millions_d_euros_retires_des_banques_grecques_lundi_96150520122138.asp

  13. Les anglophones ont inventé un nouveau mot : la Grexit.

    La Grexit est un mot qui signifie : “sortie de la Grèce de la zone euro”, en anglais “Greek Exit”.

    La Grexit est un mot qui va revenir souvent dans les conversations de l’année 2012.

    Grexit and Bank Run Prospects Continue to Weigh on the Euro.

    Under the spotlight again, Greece is now at the brink of an exit from the European Monetary Union (EMU). Breakdown in coalition talk further puts pressure on the euro. German Finance Minister Wolfgang Schaeuble is calling the vote a “referendum on whether the country stays in the euro” as noted in Bloomberg.com. If the re-election puts an anti-bailout parilament leader in charge ie. Evangelos Venizelos of the socialist Pasok party, we can expect direction of a Greek Exit (Grexit).

    Greek bank run fears are surfacing as well. According to President Karolos Papoulias’s website, “Anxious Greeks have withdrawn as much as 700 million euros ($893 million) from the nation’s banks since the inconclusive May 6 election”. Just the prospect of a Grexit can cause a run on the banks because the exit would shut out funding except from the ELA as noted on ZeroHedge.

    The hope of many EU bankers and political leaders is that Greece reforms and stays in the EMU. It will be painful, and unpopular, but necessary for the existential safety of the Eurozone. However, at the markets are losing hope, and this can be seen in the currency markets as the Euro slides across the board.

    http://www.ibtimes.com/articles/341400/20120515/grexit-bank-run-prospects-continue-weigh-euro.htm

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