Par Menthalo – ENFER A DENVER (III) matinée du 16 mai

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Dans son bureau lambrissé de chêne patiné par les ans, Benjamin faisait craquer un Cohiba Siglo V près de son oreille, savourant en connaisseur la souplesse des feuilles de tabac. Se laissant aller à un instant de voluptueuse rêverie, il pensa à Carmen. Dans sa fantasmagorie, la jeune femme tourna la tête et le regarda du coin de l’œil, un sourire moqueur aux lèvres … C’est alors que son iphone vibra, le rappelant brusquement à la réalité de son bureau de Genève. C’était son oncle David, le chef de famille de cette dynastie de banquier, qui l’appelait de Paris.

“Bonjour Benjamin. J’ai eu Nathaniel ce matin à Londres, nous sommes rentrés sur 1528$ sans attendre l’expiration des options du 24. En dessous, la BCC a mis de tels ordres, que le LBMA ne pourra pas servir. Si Dimon force les cours à la baisse, la Chine fera sauter le Comex. Ils vont exploser en juin quand il s’agira de livrer. Autre chose. Hollande a transmis à Merkel notre intention de dévaluer l’euro entre 1,16 et 1,10, le seul moyen de faire tenir l’Europe du sud quelques mois. Elle va probablement se faire débarquer si on n’accélère pas sa réforme. Je te vois ce soir. J’ai des choses à te dire, qui ne peuvent pas attendre ce week-end. A ce soir.”

Les conversations téléphoniques de David, quand il s’agissait des intérêts familiaux, étaient la plupart du temps des monologues d’une grande sécheresse. Qui l’eut cru, quand on connaissait l’homme courtois et mondain, capable de disserter avec une véritable érudition sur l’art ou l’architecture. Benjamin jeta un regard sur l’écran d’ordinateur, tout se passait comme prévu. Les pions se mettaient en place sur l’échiquier. Ces dernières années, New York avait tendance à ruer dans les brancards et jouer leur propre partition. Nous aurions du nous opposer plus fermement à la candidature de Geithner. Avec ses années chez Kissinger et au Council of Foreign Relations, c’était couru. Mais l’heure de la revanche approchait, la sanction allait être terrible.

 

A Ispahan, Darius revenait d’un déjeuner de travail avec l’AIEA. Depuis l’interview sur CBS du Secrétaire à la Défense Léon Panetta, en janvier, et plus encore depuis les déclarations du général Benny Gantz au quotidien Haaretz le 25 avril dernier, les relations étaient plus détendues. Darius était reconnaissant à ses interlocuteurs d’avoir su convaincre les politiques que ses travaux ne faisaient que préparer l’après-pétrole. Cela n’avait pas empêché Israël d’envoyer ses tueurs en janvier pour assassiner son jeune collaborateur, Mostafa Ahmadi Roshan. Quelle stupidité ! Mostafa ne travaillait pas à la recherche mais au département commercial de Natanz. La mort de Massoud Ali Mohammadi, exactement un an auparavant, avait été un véritable choc pour Darius, qui avait fait ses études avec lui. Leurs femmes étaient comme deux sœurs et Massoud était le parrain de son premier fils. Son assassin avait été pendu hier. Avant d’être exécuté, il avait reconnu avoir été formé par le Mossad et avait posé sa bombe pour 120.000$. La vie d’un ingénieur atomiste en Iran ne valait pas cher.

Il gara sa Chery A5  sur le parking de l’usine et se dirigea rapidement vers l’infirmerie. L’un de ses ouvriers s’était brulé en manipulant avec des gants déchirés un fût ayant contenu du Yellow Cake. Les brulures ne semblaient pas trop profondes. Le médecin du site lui avait administré une pilule d’iode et une forte dose d’argent colloïdal pour l’aider à cicatriser plus vite. Il faudrait qu’il pense à en commander, la réserve de l’usine était presque vide. L’infirmier l’utilisait pour soigner toutes les blessures bénignes du personnel. L’ouvrier avait déjà regagné son poste, il salua le toubib et continua vers son bureau, où une pile de dossiers en retard attendait sa signature. Sur l’écran de son ordinateur, il vit que AREVA perdait presque 9% ce matin. Les loups se battaient entre eux. Qui cherchait à couler le nucléaire français ?

L’un de ses contacts à TEPCO, le consortium électrique japonais, lui avait faxé la veille le rapport de Edward Nye daté de 2000, que Zaikai Tenbo, le grand magazine d’affaires nippon, avait publié en 2002. Ce rapport sur le secteur énergétique nippon de l’analyste de la CIA disait nommément : “Dans le but d’éviter une augmentation de la puissance nationale japonaise et pour supprimer le risque d’une résurgence des sentiments anti-américains au Japon, il est nécessaire de menotter le secteur énergétique japonais. L’énergie nucléaire japonaise compte désormais pour 30% de la production énergétique. La contre-mesure la plus efficace serait de neutraliser la principale concentration de savoir-faire nucléaire nippone, Tokyo Electric Power Corporation. TEPCO est la plus grosse capitalisation boursière japonaise et c’est un leader de l’establishment financier japonais. La firme a de plus une confiance totale de la population. Pour empêcher le Japon de devenir une puissance nucléaire, il est nécessaire de détruire cette confiance en TEPCO et faire régresser les progrès du Japon en matière nucléaire.”

Darius avait été abasourdi que les Américains aient pu mettre en application les conseils d’Edward Nye en détruisant la centrale de Fukushima en toute impunité. Les armes de guerre d’aujourd’hui étaient pour la plupart inconnues du grand public. Les Etats-Unis pouvaient déclencher des séismes destructeurs, des tsunamis meurtriers ou des tempêtes dévastatrices dans un but purement économique, sans même déclarer la guerre et se poser ensuite comme sauveur de l’humanité, comme on l’avait vu en France, à Haïti ou au Japon ces dix dernières années. Ces Américains étaient vraiment des Grands Satans, comme le proclamait l’imam Khomeini. Dieu y mettra bon ordre. Inch Allah!

 

A l’ombre du figuier, le vieil homme dans sa robe de bure, la taille ceinte d’une ceinture de chanvre, semblait réciter son rosaire. Ses yeux ne regardaient pas la campagne toscane vibrant sous le soleil printanier, son regard levé vers le ciel contemplait l’indicible. Le jeune moine assis non loin de là, écossait des petits pois. D’un ongle, il ouvrait la cosse, avant que son pouce n’expulse les graines, qui tombaient en cascadant dans le saladier coincé entre ses genoux. C’était comme un chapelet qu’on égrène, mais le jeune franciscain ne récitait pas des neuvaines, il essayait de lire sur les lèvres du Père supérieur, tentant de suivre son dialogue avec le Ciel. Parfois il réussissait à décoder des bribes de phrases, mais qu’il ne savait remettre dans leur contexte. L’octogénaire semblait plaider pour la paix, demander la grâce divine et repousser la terrible échéance. Il était question du “venti cinque et du venti nove de maggio”, de “conflitto” et de “guerra”, alors que des larmes coulaient des yeux du saint homme. Le moinillon était tellement concentré, qu’il sursauta quand la cloche sonna l’Angélus de midi. Le saladier versa et les petits pois se répandirent à ses pieds.

 

Pendant ce temps, dans les bureaux du Pentagone, les analystes suivaient sur leurs écrans la chute de l’or et de l’argent, guettant le cours du pétrole sur le point de casser les 110$. Par quelle manipulation titanesque, une main toute puissante allait elle faire chuter ce dernier vers les 107$ ? Le CAC toujours enfermé dans son canal consolidait sa forte chute des jours précédents.

76 Commentaires

  1. Géopolitique version roman fiction. Faut bien traduire le sens et le message que Menthalo souhaite nous faire partagé. j’ai un peu de mal mais en relisant les 3 chapitres j’y arrive. je crois qu’il souhaite nous donner un grand message sans nous le dire directement de peur que ces articles passent par des mains non recommandable, évite d’avoir des soucis. A mon avis ce message est fort. A vous lire sans être parano.

  2. François Hollande commence bien ! Les traditions françaises se perdent ! Le premier conseil des ministres aura lieu le jeudi de l’Ascension ! Après le bouffe-curé Jules Ferry, voilà que notre président tient à souligner de quel bord il est ! Et pour en rajouter, le directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault, est Christophe Chantepy ! Un homosexuel assumé sans ostentation, militant dans le groupe GPL (Gays pour la liberté). Le verra-t-on lui aussi finir ses jours dans un hôtel de New York comme le directeur de Sciences Po, après la visite de deux gigolos ?

  3. Il y a l’argent colloïdal mais en ce moment ce qu’il faut cueillir, c’est de l’aubépine ! Il est en fleurs ! Et il est fort possible que nous en ayons besoin dans les mois à venir !

  4. Les rendements obligataires montrent que la récession mondiale ressemble à celle du Japon
    16 mai 2012 | Bill Bonner | Chronique Agora

    ▪ Le Dow chute.

    L’or chute.

    Le pétrole chute.

    Le cuivre chute.

    Les rendements chutent.

    Nous avons lutté, cher lecteur. Nous avons médité. Nous avons prié. Nous avons absorbé abondance d’alcool.

    Et enfin… nous avons surmonté la terrible tentation de clamer : “on vous l’avait bien dit !”

    Comme vous le savez, Martin Wolf, du Financial Times, est la voix de l’establishment économique. Tout ce que la profession compte de bon et de prestigieux — c’est-à-dire pas grand-chose — trouve sa voix en M. Wolf. Et ces idées sont ensuite acceptables pour les législateurs, les ministres des Finances et les banquiers centraux — sans parler des gens que l’on croise lors des dîners en ville.

    Et voilà donc notre économiste néo-keynésien. Que dit-il ?

    Que le monde suit les pas du Japon.

    Bien entendu, tel était le message diffusé il y a déjà 10 ans par un certain économiste renégat dont nous ne mentionnerons pas le nom. Il affirmait que le Japon ouvrait la voie, plutôt que de la suivre… et que les Etats-Unis lui emboîteraient le pas… avec un délai d’environ 10 ans.

    Il a même écrit un livre sur le sujet, en collaboration avec Addison Wiggin : L’Inéluctable faillite de l’économie américaine.

    Où avait-il trouvé cette idée ? Nous ne nous en souvenons pas. En revanche, nous nous rappelons que tout le monde s’en est moqué. “Le Japon ?” ont dit les gens. “Les Etats-Unis ne ressemblent en rien au Japon. Nous avons une économie dynamique et robuste. Nous avons Lehman Brothers, Bear Stearns et les prêts hypothécaires simplifiés de Countrywide. Nous avons Alan Greenspan. Et George W. Bush. Nous avons une ‘mission accomplie’ en Irak. Nous avons la Silicon Valley, Bernie Madoff et un boom immobilier. Le Japon n’a rien de tout ça. Ha ha ha”.

    Mais à présent, rit bien qui rit le dernier !

    Le marché japonais a atteint son sommet en 1990. Le marché américain a atteint le sien — en termes réels — en 2000. A partir de là, le Japon a subi une récession par intermittence… une chute générale des prix… et des conditions ralenties. Il est désormais de retour dans l’ornière…

    … et à présent, tant l’Europe que les Etats-Unis ressemblent de plus en plus au Japon.

    ▪ Préparez-vous à des temps difficiles
    Martin Wolf nous en dit plus :

    “Le 10 mai 2012, le rendement sur le Bund allemand à 10 ans était de 1,44%, celui du bon du Trésor US à 10 ans était de 1,85%, et celui du gilt britannique à 10 ans était de 1,9%. Ce sont des chiffres extraordinaires. Ils sont particulièrement frappants dans le cas des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, qui, contrairement à l’Allemagne, ont des déficits budgétaires très profonds et connaissent une augmentation très rapide de l’endettement du secteur public”.

    “Cette combinaison de taux obligataires gouvernementaux en baisse et d’une hausse rapide de l’endettement du secteur public nous rappelle bien entendu ce que vit le Japon depuis 1990″.

    “A la fin de 1990, quand son ‘économie de bulle’ a éclaté, le rendement de l’obligation souveraine japonaise à 10 ans était de 6,7%. A mesure que l’économie déclinait, la déflation est ensuite entrée en scène, et les déficits budgétaires ainsi que la dette publique ont explosé. Mais les rendements des obligations gouvernementales japonaises à 10 ans (JGB) ont chuté ; ils ont frôlé les 2% en 1997, puis, avec des fluctuations notables, sont passés à des plus bas de 0,8% en 1998, 0,4% en 2003, et, récemment, 0,9%. En bref, plus les conditions d’endettement actuelles et à venir du gouvernement japonais empiraient, plus les taux d’intérêts sur les JGB baissaient eux aussi”.

    “De même, en juillet 2007, juste avant le début de la crise et l’explosion qui s’en est suivi pour les déficits budgétaires et la dette, le bon du Trésor US à 10 ans rapportait 5,1%. A présent, près de cinq ans plus tard, les obligations [américaines] rapportent moins de 2%. De même, au Royaume-Uni […], avec de gigantesques déficits budgétaires et des programmes d’austérité glissants, les rendements sont passés de 5,5% en juillet 2007 à moins de 2%”.

    Qu’est-ce que ça signifie ?

    Eh bien, si les Etats-Unis et l’Europe suivent le Japon… et si le Japon ne va nulle part… alors trois des plus importantes régions de la planète sont en panne.

    Si c’est bien le cas, on peut s’attendre à ce que toute l’économie mondiale “devienne japonaise”.

    Ce qui signifie une baisse des prix des matières premières. Une baisse du prix du pétrole. Une baisse du prix de l’or. Une baisse des taux d’intérêt. De mauvais chiffres de l’emploi. Une croissance basse ou négative. Une baisse des prix de l’immobilier…

    … et probablement un krach boursier.

    Accrochez-vous !

    • @Laurent M;

      Je crois qu’il est temps que l’on arrête de faire le bilan des comparaisons aussi puériles que stériles entre des économies qui sont TOUTES déterminées par le même système. Il faudrait commencer par admettre que ce système est à revoir de fond en comble. Il y aurait plus de
      700 000 Mds de dollars de dettes à l’échelle du globe.
      Première question: comment peut-on avoir globalement autant de dettes ?

      Réponse : Parce que l’on a trop amplifié l’acte qui consiste à anticiper sur des richesses à venir.
      En termes d’économistes, c’est l’inflation monétaire, en termes plus prosaïques, c’est la planche à billets.
      Deuxième question : Comment fait-on pour ne plus avoir à être tributaires du mode de relance
      ” à la manivelle” précédemment cité ?
      Réponse : En comptabilisant des richesses DEJA EXISTANTES.

      Dès lors que l’on procède à l’intégration de paramètres qui concourent –de façons plus ou moins directes– à l’ensemble des activités dites “économiques”, il n’y a plus lieu de recourir à cette frénésie sans limites qui consiste à anticiper sur des richesses dont les principales caractéristiques sont :
      – des coûts toujours plus importants en termes de mobilisations d’intrants et d’interventions.
      – peu nombreux et impactant sur des ressources naturelles dont la préservation coûte toujours plus.
      – souvent d’une durée courte, voire éphémère.
      – qui excluent des valeurs dont les calculs de quantification ou les moyens de mesure …n’ont pas été motivés à ce jour encore.

      Qui va prendre en considération cette approche ?
      Merci de me répondre, car je commence à être vraiment désespéré des non-analyses récurrentes du monde de la macro économie.

  5. @Gardiola
    Ylan a raison. Il y a des choses que l’on peut raconter plus facilement en se cachant derrière
    “le masque et la plume”. Si vous relisez les chapitres dans l’ordre et que vous vérifiez les faits, les dates, les événements, … ça vous fera réfléchir.
    Et si vous ne trouvez pas… la nuit porte conseil. Les pièces du puzzle se mettront en place toutes seules.
    Il y a des choses que l’on peut écrire de cette manière, qui n’auraient jamais été publiées autrement.
    Par ailleurs, le procédé littéraire est intéressant et assez amusant 😉

  6. @Zapatta
    Ils vont aller tester les 26,44 … ils ne lâcheront pas tant que cette cible ne sera pas atteinte.
    Les banksters ont du alléger leurs shorts vu le gap haussier.
    Ce n’est pas fini… Ils auront plus de facilité quand les bourses dévisseront brutalement.
    Ca sent le roussi.

    • Pour menthalo a 1H12 et 35minute stp… ( a voir en entier biensur pour tous !! ) Ceux qui s’interrogent sur le peu de progrès apparents de l’aventure spatiale ces dernières décennies trouveront des réponses dans cette conférence. Il est en effet difficile de nourrir longtemps une entreprise officielle de cette envergure quand celle officieuse a un siècle d’avance sur ce qui est servi aux peuples et doit composer avec les autres populations de notre univers. Bob Dean – Conférence Project Camelot « Awake and Aware » 2009 – VO sous-titrée en français – 1h 29mn 23″ http://www.urantia-gaia.info/2012/05/14/la-face-cachee-de-laventure-spatiale/#more-4549

    • Assez curieux qu’un p’tit bonhomme qui a vomi l’islam et les immigrés pendant son quinquennat, faisant par là croire qu’il aimait tant la France, la défendant de cette horde de barbares ait eu comme seule issue d’aller se réfugier dans un pays musulman d’où sont issus une partie de ces immigrés, démontrant bien qu’il n’aime pas du tout la France en faisant sien le slogan de son acolyte, disparu du paysage politique pour cause de parties familiales, : “La France, tu m’aimes ou tu la quittes”.

  7. On ne comprend rien !
    Il y a encore quelques jours on lisait ici même d’acheter du Silver, et maintenant, c’est tout juste si on annonce pas une chute vertigineuse. On serait ruiné en lingotins et silver pour en arriver au même résultat ?
    Qui peut m’expliquer, parce que les “savants” ici disent toujours “on l’avait prévu”, on croirait les annonces de la météo. Il n’empêche, après avoir durant des mois conseillés d’acheter même quand c’était au plus haut, maintenant le métal baisse comme pas possible. Il valait mieux garder les euros dans son bas de laine chez soi…

    • Tu m’as trop fait rire perlinpinpin, oh ! puis le nom en plus, excéllent ! Ne t’ affoles pas perlinpinpin, regardes les cours en Bourse des nos banques. Gardes précieusement tes petits lingots et tes pièces d’argent, le ralentissement de l’ économie chinoise est en grande partie en cause sur ce qui se passe en ce moment. Le système financier est devenu un alcoolique et la BCE est un bistrot. Alors perlinpinpin, planche à billets ou guerre ? Guerre ou planche à billets ? Tonton Draghi va mettre le litre de Ricard sur la table.

      • @Zapatta;

        Je crois qu’il est temps que l’on arrête de faire le bilan des comparaisons aussi puériles que stériles entre des économies qui sont TOUTES déterminées par le même système. Il faudrait commencer par admettre que ce système est à revoir de fond en comble. Il y aurait plus de
        700 000 Mds de dollars de dettes à l’échelle du globe.
        Première question: comment peut-on avoir globalement autant de dettes ?

        Réponse : Parce que l’on a trop amplifié l’acte qui consiste à anticiper sur des richesses à venir.
        En termes d’économistes, c’est l’inflation monétaire, en termes plus prosaïques, c’est la planche à billets.
        Deuxième question : Comment fait-on pour ne plus avoir à être tributaires du mode de relance
        ” à la manivelle” précédemment cité ?
        Réponse : En comptabilisant des richesses DEJA EXISTANTES.

        Dès lors que l’on procède à l’intégration de paramètres qui concourent –de façons plus ou moins directes– à l’ensemble des activités dites “économiques”, il n’y a plus lieu de recourir à cette frénésie sans limites qui consiste à anticiper sur des richesses dont les principales caractéristiques sont :
        – des coûts toujours plus importants en termes de mobilisations d’intrants et d’interventions.
        – peu nombreux et impactant sur des ressources naturelles dont la préservation coûte toujours plus.
        – souvent d’une durée courte, voire éphémère.
        – qui excluent des valeurs dont les calculs de quantification ou les moyens de mesure …n’ont pas été motivés à ce jour encore.

        Qui va prendre en considération cette approche ?
        Merci de me répondre, car je commence à être vraiment désespéré des non-analyses récurrentes du monde de la macro économie.

        C’est pour quand une réponse ???????
        ……… ……………………………..car vos jactances à la mord moi le noeud commencent à me lasser !

    • perlinpinpin,
      Vous devez vous tromper de blog… car sur ce blog, que je suis depuis le tout début, il n’est question depuis plus d’un an que d’une chose: vendre son “or-papier” ou “argent-papier” (certificats, ETF, etc…) pour acheter du gold ou du silver PHYSIQUE, en pièces de préférence, ou petits lingots, et les détenir chez soi. Je n’ai jamais lu autre chose de la part de Liesi ou Menthalo. Ils avaient prévu l’effondrement actuel, d’aucuns riaient et se moquaient, ils ont disparu du blog, tant mieux. Après cette descente rapide et non terminée (il y a des supports bien plus bas, surtout pour le silver) il y aura la remontée spectaculaire, vers 3500 $ pour le Gold, pour le silver il semble ne pas y avoir de limite, 80, 150, 200… on verra bien.
      Tout ceci est le résultat de la chute des bourse et de ceux qui doivent vendre leur or papier pour couvrir leurs positions perdantes au niveau des actions ou indices. C’est aussi le résultat de manipulations de la part de gangsters, qui lachent des millions tout d’un coup, pour faire baisser le marché et ainsi racheter plus bas quelques secondes plus tard.
      La différence entre le prix du “spot” et le vrai or que vous allez chercher est la “prime”, elle va augmenter tant que le papier va baisser. Vous ne trouverez jamais plus de piéces à 1500 $/Oz… ce sera pour les livres d’histoire 🙂

      • Comment savez-vous que la descente n’est pas terminée surtout pour le Silver ??
        Quel pourcentage de chance donnez-vous à cette affirmation ?
        Car j’hésite à investir dans l’argent physique maintenant ou attendre encore un peu…
        Si on peut m’aiguiller sur ce point.

      • Desperados,
        J’ai écrit exactement le contraire, relisez moi. “Après cette descente rapide et non terminée “. Non terminée, ça veut dire que ça va descendre encore, probablement jusqu’à 19.9, c’est la synthèse de ce que j’ai lu à droite et à gauche, en français ou anglais. Par contre, ce que je disais au niveau des primes s’appliquera de plus en plus, plus le cours baissera, plus les primes augmenteront, afin que le prix réél du physique ne baisse pas. Qui voudrait vendre au moment ou ça baisse? a part les ignorants bien sur…
        Bref, n’hésitez pas, achetez ce que vous pouvez trouver maintenant, car ça ne sera probablement jamais plus bas en physique (ou alors de quelques centimes, mais rien par rapport à ce que vous gagnerez par la suite.). Bientôt ce sera trop tard, il n’y aura plus rien à acheter…
        Bon, je ne suis pas un devin non plus… et aux temps de la fin, la Bible dit que les gens jetteront leur or par les fenètres, car… ça ne se mange ni ne se boit…

      • Perlinpinpin, marc153 et clavreur (Ricard sur la table ‘ j’en rigole encore’ il reste juste à inviter Pernot le journaliste pour en faire des glassons en cube). Ils ont tout dit et connaisse trés bien le sujet. Il y a beaucoup de pays qui achètent des tonnes et des tonnes d’or et d’argent (surtout la Chine c’est énorme). Pour moi c’est un signe significatif. Je pense pas qu’ils veulent stocker dans des monuments historiques. Il va y avoir un bouleversement de la monnaie mondiale.

  8. Mercredi 16 mai 2012 :

    Mario Draghi évoque la sortie de la Grèce de l’euro.

    Les propos du président de la BCE, tenus mercredi lors d’un colloque à Francfort, traduisent l’embarras de l’institution, confrontée de facto à la fuite de capitaux dont sont victimes les banques grecques.

    Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, n’exclut plus qu’Athènes puisse quitter l’euro. «Notre préférence est que la Grèce continue à rester dans la zone euro», a-t-il déclaré mercredi lors d’un colloque à Francfort. C’est une façon de reconnaître qu’une sortie n’était plus taboue. «Puisque le traité instaurant la monnaie unique ne prévoit rien sur une sortie, ce n’est pas la BCE qui décide», a-t-il ajouté, rappelant le vide juridique souvent évoqué en la matière, y compris par les experts eux-mêmes.

    Cette déclaration confirme les propos tenus lundi par Luc Coene, l’un des six membres du directoire de la BCE, chargé des analyses économiques, qui avait évoqué «un divorce à l’amiable», dans une interview au Financial Times.

    Ces propos, pour le moins ambigus et qui semblent jeter de l’huile sur le feu, traduisent aussi l’embarras des autorités de Francfort. Elles sont confrontées de facto à la fuite de capitaux dont sont victimes les banques grecques. Le phénomène n’est pas vraiment nouveau, mais il s’est accéléré ces derniers jours, fragilisant encore plus le système bancaire grec.

    À ce jour, les banques commerciales grecques ne tiennent donc plus que par les liquidités que leur apporte la BCE et qui s’élèvent à près de 100 milliards d’euros, soit le tiers de leurs bilans, un niveau tout à fait anormal.

    Selon des sources de marché de l’agence Reuters, la BCE aurait commencé à contingenter ses financements aux banques grecques. Elle n’accepterait plus de prendre les titres qu’elles lui donnent en collatéral. Les banques commerciales n’auraient plus d’autre solution que d’utiliser le guichet d’urgence mis en place par la Banque de Grèce, selon une procédure au demeurant tout à fait légale, mais qui va à l’encontre du principe d’unicité de la politique monétaire de la zone euro.

    Ce faisant, la BCE entend faire pression sur le gouvernement grec auquel il incombe de recapitaliser les banques qui en ont besoin. Lors du conseil des ministres du 27 avril, il avait été envisagé qu’une recapitalisation à hauteur de 18 milliards d’euros serait mise en place. Il s’agit d’une mesure d’urgence, en attendant que soit débloqué un programme de recapitalisation plus vaste, de 50 milliards d’euros, et dont les enveloppes figurent explicitement dans le second programme de renflouement annoncé en mars dernier. Les modalités techniques sont actuellement en discussions avec les experts européens et du FMI.

    La BCE semble prise entre deux feux. Tout en rappelant officiellement mercredi qu’elle continuait «à soutenir les banques grecques», les propos de son président visent à faire pression sur le gouvernement et sur l’opinion publique dans l’attente des élections qui auront valeur de référendum vis-à-vis de l’euro.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/05/16/20002-20120516ARTFIG00736-mario-draghi-evoque-la-sortie-de-la-grece-de-l-euro.php

    • Je pense que ça ressemble à cela Brunoarf, faire pression sur le gouvernement et le peuple Grecque. Souvenez vous du vote Irlandais pour le traité de Lisbonne, si vous votez comme il faut ça va être très très difficile, si vous ne votez pas comme il faut vous allez crever. Voilà ce que la mafia de Bruxelles veut envoyer comme message au travers de Mario Draghi.

  9. Mercredi 16 mai 2012 :

    La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé mercredi avoir cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques en raison de leur sous-capitalisation, confirmant ainsi une information diffusée par Reuters dans la journée.

    “En attendant la recapitalisation des banques grecques qui sont gravement sous-capitalisées en raison de la récente opération PSI (échange de dette ndlr), certaines banques grecques ont été transférées à l’Assistance d’urgence à la liquidité”, a déclaré un responsable de la BCE, confirmant des informations publiées par Reuters plus tôt dans la journée.

    “Une fois le processus de recapitalisation finalisé – et nous espérons qu’il le sera bientôt – les banques grecques auront à nouveau accès aux opérations habituelles de refinancement de l’Eurosystème”, explique-t-on.

    La nouvelle a entraîné l’euro à la baisse face au dollar, dans un climat de craintes croissantes sur les marchés que la Grèce ne sorte de la zone euro.

    Ce dernier développement souligne l’état de faiblesse du système bancaire en Grèce où les ménages procèdent à des retraits massifs sur leurs comptes en banque.

    La BCE ne fait d’opérations de refinancement qu’avec les banques solvables. Toutefois, les banques qui ne respectent pas les règles de la BCE mais sont jugées solvables par la banque centrale du pays concerné peuvent s’adresser à leur banque nationale pour la fourniture de liquidités d’urgence (FLU).

    Le nombre de banques concernées n’est pas connu, mais cette décision souligne le nombre croissant de banques grecques qui dépendent de prêts d’urgence de la Banque de Grèce.

    Selon une source proche du dossier, quatre banques grecques vont si mal qu’elles fonctionnent avec des fonds propres négatifs.

    Une autre source de la Banque Centrale Européenne a indiqué que les banques grecques ont été exclues des opérations de prêts de la BCE en faveur des opérations d’urgence (FLU), car vue l’impasse électorale dans laquelle se trouve le pays, les chances d’une recapitalisation de ces banques s’évaporent.

    (Dépêche Reuters)

  10. La BCE cesse ses opérations avec certaines banques grecques

    PARIS, 16 mai – La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé mercredi avoir cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques en raison de leur sous-capitalisation, confirmant ainsi une information diffusée par Reuters dans la journée.
    “En attendant la recapitalisation des banques grecques qui sont gravement sous-capitalisées en raison de la récente opération PSI (échange de dette ndlr), certaines banques grecques ont été transférées à l’Assistance d’urgence à la liquidité”, a déclaré un responsable de la BCE, confirmant des informations publiées par Reuters plus tôt dans la journée.

    “Une fois le processus de recapitalisation finalisé – et nous espérons qu’il le sera bientôt – les banques auront à nouveau accès au opérations habituelles de refinancement de l’Eurosystème”, explique-t-on.
    La nouvelle a entraîné l’euro à la baisse face au dollar, dans un climat de craintes croissantes sur les marchés que la Grèce ne sorte de la zone euro.

    Ce dernier développement souligne l’état de faiblesse du système bancaire en Grèce où les ménages procèdent à des retraits massifs sur leurs comptes en banque.
    La BCE ne fait d’opérations de refinancement qu’avec les banques solvables. Toutefois les banques qui ne respectent pas les règles de la BCE mais sont jugées solvables par la banque centrale du pays concerné peuvent s’adresser à leur banque nationale pour la fourniture de liquidités d’urgence (FLU).
    Le nombre de banques concernées n’est pas connu, mais cette décision souligne le nombre croissant de banques grecques qui dépendent de prêts d’urgence de la Banque de Grèce.
    Selon une source proche du dossier, quatre banques grecques vont si mal qu’elles fonctionnent avec des fonds propres négatifs. Une autre source de la banque centrale européenne a indiqué que les banques grecques ont été exclues des opérations de prêts de la BCE en faveur des opérations d’urgence (FLU), car vue l’impasse électorale dans laquelle se trouve le pays, les chances d’une recapitalisation de ces banques s’évaporent.

    Si la recapitalisation a lieu et que les ratios de fonds propres retrouvent un certain niveau, les banques concernées pourront retrouver l’accès au refinancement normal de la BCE.
    Le gouvernement grec a décidé fin avril que les quatre principales banques du pays recevraient 18 milliards d’euros d’obligations du Fonds européen de stabilité financière (FESF) afin de renforcer temporairement leur bilan, en attendant une recapitalisation prévue d’ici la fin de l’année.
    Athènes discute avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) des modalités de cette recapitalisation, qui devraient être dévoilées après les élections législatives en Grèce.
    Le deuxième plan de renflouement de la Grèce annoncé au début de l’année prévoit une cinquantaine de milliards d’euros pour aider le secteur bancaire.

    REUTERS

  11. Et bien ! on fait du chantage en direction du peuple Grecque, bien entendu vous allez voter, dans la zone euro c’est la démocratie mais il faut voter comme nous le souhaitons. Signé : van Rompuy, je vous prie d’agréer à mes…

  12. mercredi 16 mai 2012
    La dette, la dot et la litote

    Panagiotis Pikrammenos, nouveau Premier ministre (source : in.gr)
    La « litote », est un terme très en vogue par les temps qui courent ; en grec moderne, il signifie « l’austérité ». Il était déjà question de litote avant le Mémorandum, mais depuis, la réalité a dépassé le cadre. Et pas qu’en Grèce. Comme en Italie, une personne de plus (un homme de 51 ans), s’est suicidé dimanche dernier en Béotie, un petit entrepreneur en « difficultés », selon le reportage. Mais à présent, les reportages sur les suicides ne font pas les gros titres. En tout cas, voilà encore un, parmi nos électeurs… définitifs, plus de deux mille, recensés par les statistiques de notre guerre en cours.

    Hier mardi, j’ai reçu de nouvelles de saison, en provenance de la région de Volos (en Grèce Centrale), étonnamment tristes aussi : « Tu sais, mon cousin ici, le fleuriste, a vécu un enterrement très douloureux la semaine dernière, il a l’habitude pourtant. Rien ne va plus, tout se détraque. Antigone, une jolie femme, âgée de trente cinq ans, avait retiré toutes ses économies, jusque là restées sur un compte. Elle avait déjà échappé aux mafias locales qui de l’intérieur, se tiennent… professionnellement informées, car dans notre ville récemment aussi, un retraité qu’avait retiré 250.000 euros de la banque, s’est fait cambriolé le soir même, des inconnus ont fait irruption à leur domicile pour voler cet argent.

    Dispensaire de la Sécurité Sociale, au Nord d’Athènes, consultations en orthopédie – mai 2012
    Ah oui, cette pauvre Antigone avait planqué ses économies dans un placard de sa cuisine ; elle avait dit à sa mère que cet argent représenté en quelque sorte sa dote, un capital de départ pour le dire en termes plus modernes, car Antigone pensait se marier. Elle travaillait encore, elle n’est pas chômeuse. L’explosion d’un petit chauffe-eau gaz qui a explosé, a provoqué un incendie et Antigone s’est précipitée aussitôt dans sa cuisine pour sauver son petit capitale, c’est sous le placard que son corps a été retrouvé par les pompiers. Quant à la douleur ressentie à son enterrement, plus aucune commune mesure avec les enterrements du passé, il y avait une douleur politique, a précisé mon cousin. Il n’en revient toujours pas, il est dans le choc ; il y pense tout le temps ». Voilà comment Antigone de Volos a trouvé la mort entre deux élections législatives historiques, sa dot se mêlant… à notre « dette ».

    Plus aucune mesure, la démesure, et le début de la fin, telles sont les coordonnées géographiques de l’air du temps ce matin pour les tenants de l’ancien système politique et pour nos petites habitudes sans aucun doute. Enfin. Hier encore, Carolos Papoulias la gentille marionnette du système par lequel il a accédé à son mandat (Président de la République), a tenté en vain, à tordre une fois de plus, l’esprit et la lettre de notre Constitution dans un seul but : former un ultime gouvernement pro-Mémorandum, d’où les intimidations, la propagande, et au bout du compte, ce torrent de boue, déversée par les médias sur SYRIZA. Sauf que dans cette guerre psychologique, le système a perdu une première bataille. Certes, un dernier petit milliard d’euros s’est volatilisé et les guichets des banques sont désormais vides. Provopoulos, le banquier en chef à Banque Nationale de Grèce tire la sonnette d’alarme : « le système bancaire est sur le point de succomber ». Mais la rue est désormais informée : « Provopoulos, homme de Goldman Sachs, dirigeant à la tête d’une Banque à 96% étrangère et courroie de l’occupation, a obligé les caisses de retraite et de santé, les hôpitaux et les universités à « placer » leurs économies sur des « titres » pourris, une semaine avant le Mémorandum II de février. Ensuite ces titres ont été dépréciés et nous voilà sans hôpitaux et sans universités déjà. Provopoulos paiera » (propos tenus devant un arrêt de bus mardi soir à Athènes). Ce qui n’empêche pas l’inquiétude générale, non sans stoïcisme. On reconstitue des stocks en produits alimentaires dans les placards et dans les caves, plus quelques bidons d’essence chez certains et on savoure le grand flottement sur les plages. Tragédie, soleil et catharsis. L’État grec vient de geler tout paiement, sauf salaires et retraites ce mercredi. Lundi soir, aux dispensaires de la Sécurité Sociale, au Nord d’Athènes, une dame âgée, venue pour une consultation en orthopédie a brusquement voulu se rendre aux toilettes : « Je ne trouve pas le papier hygiénique » ; « Il n’y aura plus Madame, nous n’avons pas les moyens d’en acheter, vous devez toujours garder dans votre sac à main, des mouchoirs en papier, ah oui ; il n’y a plus de kinésithérapeute conventionné non plus, c’est terminé, adressez-vous au secteur privé, mais il va falloir tout payer… »

    Un ancien pilote de ligne à la retraite, en sirotant son café à deux euros dans le même quartier, pense tout haut, désormais comme tout le monde : « On touche le fond, ainsi les vraies questions ne peuvent plus être évitées comme durant ces années de facilité et de mensonge, de la fausse richesse, du clientélisme, de la déconsidération du travail, et du Pasokisme, ce poison qui nous gangrène toujours. Notre société est divisée en deux parties : Il y a parmi nous, ceux qui ont peur car ils ont encore un peu d’argent, en Grèce ou ailleurs, ou ils touchent le cas échéant un salaire de misère dans la fonction publique. Ils craignent la fin de l’euro, le chaos. Puis, il y a les chômeurs, les petits commerçants en faillite, ceux qui ont tout perdu ; eux, ils considèrent que la route de l’euro et peut-être bien celui de la construction européenne est déjà un couloir de la mort ou sinon au moins, ils s’en fichent. Sont-ils les plus nombreux ? Voilà le nœud gordien et voilà la décision, seulement les gens, n’ont pas tout compris. Ils pensent que comme par magie, l’abolition du Mémorandum nous ramènera à la situation de 2009, SYRIZA ou pas, mais ils se trompent.

    Nous naviguons en eaux troubles, mais au moins nous naviguons. Nous nous attendons aussi à ce que les perroquets du système globalisant, affairistes, politiciens et autres journalistes des « grands médias », désignent comme un « accident », pouvant prétendument empêcher, la tenue des élections en juin. Kyriakos Mitsotakis, (fils d’ancien Premier ministre) et député de droite (Nouvelle Démocratie), a évoqué récemment dans un entretien radio cette « probabilité » avec insistance. Quoi qu’il arrive, quoi qu’ils disent, ces politiciens de l’ancien monde provoquent de plus en plus de dégout, « ils n’ont jamais travaillé ces gens, ils vivent de la politique de père en fils et nous, comme des idiots, nous votions pour eux en échange d’un service, des miettes, tandis que les politiciens se remplissaient les poches, rien que l’argent de Siemens qui leur arrivait par valises, fut considérable », tel fut l’avis, exprimé publiquement par l’ancien pilote. Trois femmes (retraitées également) assises autour d’une table voisine n’ont pas osé contredire, et la discussion a vite tourné à l’inquisition : « Et le PASOK, ce poison mortel, un jour il va falloir punir tous ces gens qui ont trahi le pays, tous les journaux en Europe et aux États-Unis l’admettent désormais, Papandréou, son ministre Papakonstantinou, Venizélos et toute cette bande mafieuse, ont ôté au pays toute possibilité de négociation en 2010, le pays a été livré à la Troïka, emballé dans du papier. »

    J’ai remarqué que chez les dames, une d’entre elles, avait soigneusement plié son journal « Ta Nea », pour qu’on ne puisse pas le reconnaître. « Ta Nea » est un pilier historique du Pasokisme, appartenant au groupe Labrakis (DOL), dont l’affairisme scandaleux intéressera un jour la justice, si le pays change vraiment. Mais je trouve amusant que désormais, les derniers adeptes du Pasokisme se cachent. Historiquement en Grèce, ce sont les gens de gauche évitèrent toute exhibition de leurs journaux, Rizospastis ou Avgi, en lieu public (entre 1950 et 1980), et voilà qu’à présent les rôles s’inversent. Il en est de même en ce qui concerne, certains lecteurs de Kathimerini, autre pilier… des « partis centraux » en Grèce.

    Les nouveaux cieux, s’ouvrent sous les coups de foudre. Les réunions de quartier chez SYRIZA (ouvertes à tous les habitants désirant participer), sont très intéressants en ce moment, car pleines de contradictions. « Alors la question de la souveraineté nationale n’existe pas pour SYRIZA, et qu’allons nous faire avec l’euro ? Sommes-nous pour, ou contre l’Europe ? », a demandé un participant aux orateurs, cadres SYRIZA, dont Georges Tsipras, une portant le même nom qu’Alexis, le chef du parti. La réponse a été un peu confuse : « Nous comprenons que le cadre de la nation est une réalité indépassable et ainsi on ne peut plus laisser cette notion, y compris au niveau de l’argumentaire politique, aux seules mains de l’Aube dorée ; non, ils n’ont pas ce monopole. Pour ce qui est de l’euro et de l’orientation du paysn celui que nous souhaitons en tout cas, je rappelle que nous sommes un parti majoritairement pro-européen, c’est veut d’abord dire à dire que nous appartennons à la famille de la gauche européenne. Nous nous battons ensemble, avec Mélenchon en France ou Die Linke en Allemagne, nous espérons ainsi un changement en Europe, surtout après l’élection de François Hollande, même si nous ne sommes pas un parti de la social-démocratie. Ces questions sur l’Europe et l’euro seront posées à un autre moment je pense », réponse prudente mais visiblement sincère, de la part de Georges Tsipras.

    Intervenant brièvement à ce débat, j’ai alors fait remarquer que peut-être « cet autre moment », c’est peut-être pour bientôt, dans quelques mois, voire dans quelques semaines. Tout le monde a rigolé, orateurs compris, car il n’y a pas d’autre réponse possible peut-être ; si ce n’est, que seules les contradictions nous feront bouger dans un sens ou dans un autre, et ceci tend à devenir la règle, régissant la gestation du futur.

    Georges Tsipras (à gauche) – Reunion publique SYRIZA – 14 mai 2012
    Quelle accélération des temps présents ! Les mentalités se reconstruisent en quelques jours seulement en ce moment, tandis que durant trois décennies, tout était presque figé : « Notre seule espoir c’est SYRIZA, Alexis Tsipras est dangereux pour le système du népotisme pervers et avant tout, responsable de la situation actuelle, à savoir celui du PASOK et de la Nouvelle Démocratie. Ces deux formations politiques sont mortes, brûlées dans incinérateur du Mémorandum, je vous le dis moi, Georges Trangas, qui en homme de droite, je soutiens SYRIZA. Je sais que dans ce parti il y a des contradictions et certaines tendances extrêmes, seulement, détrompez-vous braves gens [si vous êtes de l’extrême gauche et vous soutenez SYRIZA], SYRIZA demeure pourtant un parti systémique, dans la mesure où il appartient à la famille des convictions pro-euro et pro-européens, dont j’appartiens aussi. Je livre le combat contre le Mémorandum mais je reste pourtant, un partisan de l’Euro et de l’Europe, pas celle d’Angela Merkel certes, car nous ne l’avons élue Présidente de l’Union Européenne », tel était le ton ce matin sur Real Fm, à l’heure du deuxième café.

    Par un hasard issu de l’air du temps, j’ai été témoin d’une analyse assez semblable récemment, dans un café fréquenté par des étudiants. Car ce mercredi, on vote également pour élire les représentants délégués au sein des syndicats des étudiants, les discussions sont très animées cette année, plus que d’habitude. Autour d’une table, deux étudiants et sur la table, du tabac à rouler, leurs téléphones mobiles et deux petits cafés très serrés comme leurs propos. L’un d’entre eux, se disait prêt à voter en faveur des syndicalistes SYRIZA, son ami, appartenant visiblement à une mouvance d’extrême gauche, a voulu s’imposer par un autre argumentaire, en reflet à celui de Trangas : « Oui, je ne suis pas aveugle, je vois que SYRIZA prend la tête du mouvement à gauche, mais SYRIZA n’est pas ce que tu vois. Par ces élections, les gens ont renforcé la droite, plutôt que la gauche. Il ne faut pas lire les journaux ou parfois même ce qu’on trouve sur internet, réfléchis plutôt en termes de philosophie politique : aux élections du 6 mai, certes nous avons clamé clairement un grand « non » au Mémorandum, sauf que, ce vote comporte une deuxième dimension plus profonde pour ne pas dire sournoise : Les formations positionnées plus à droite que la droite, c’est à dire l’Aube dorée, ainsi que celles qui sont de fait, plus… à droite de la falmille de gauche, c’est à dire SYRIZA, pour ne pas évoquer ce saltimbanque de la « Gauche Démocratique », Kouvelis et son Pasokisme de seconde main, eh bien ces formations sont les grands vainqueurs du scrutin. Ainsi, et malgré les apparences et les déclarations faciles, c’est d’un vote conservateur qu’il s’agit et non pas, d’un vote portant plus à gauche, comme on veut nous faire croire. Le système remplacera provisoirement le PASOK par SYRIZA moyennant quelques aménagements au Mémorandum, sans toucher ses fondements, sauf sur la corruption peut-être, c’est déjà bien certes, mais cela ne donnera pas le pouvoir aux prolétaires. C’est du provisoire, tu verras, le capitalisme n’a plus besoin d’une nouvelle social-démocratie, et pas seulement qu’en Grèce, la vraie pagaille arrivera ensuite. »

    Son ami n’était pas du même avis : « Tu ne vois pas que nous ne pouvons rien composer à partir de tes idées sur les prolétaires, car les gens sont avant-tout décervelés et idiots après trente ans de PASOK. Il n’y a rien d’autre que notre réalité présente, certes peu enviable aux yeux d’un idéal de société de gauche, mais nous agissons sur le présent seulement, et pour dire les choses autrement, l’Aube dorée et SYRIZA travaillent sur le présent, pas l’extrême gauche ; conclusion, il faut agir, et ainsi accepter SYRIZA et ses contradictions, le laisser jouer et jouer avec lui au poker politique, nous n’avons plus le luxe d’attendre. Après tout, être de gauche signifie d’abord mouiller sa chemise non ? »

    Heureusement que certains de nos jeunes réfléchissent et en débattent, pas tous en tout cas encore, il me semble.

    Mémorandum, euro, litote, la dote et la dette, tout est en train de croiser. Dans Libération (15 mai 2012 – édition électronique), Jean Quatremer écrit que «[…] Même si les deux grands partis traditionnels, désormais en voie accélérée de marginalisation, acceptent de renégocier le « mémorandum » imposé par les créanciers de la Grèce et qui liste les réformes à accomplir, cela risque de déboucher sur une impasse. En effet, pour les Européens, il n’est pas question de transiger si ce n’est aux marges : « si apparaissent des circonstances extraordinaires, je n’exclus pas a priori qu’on parle d’une prolongation des délais », a admis du bout des lèvres, lundi soir, Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe à l’issu d’une réunion avec ses collègues. « L’Eurogroupe mesure la portée des efforts consentis par les citoyens grecs. Il ne s’agit pas de relâcher ces efforts, au contraire, les réformes structurelles sont plus que jamais nécessaires », a-t-il martelé. Pas question, donc, d’avoir le beurre (l’aide internationale) et l’argent du beurre (pas de rigueur)[…] Mais imaginons que la Grèce joue le pire, c’est-à-dire la faillite, tout en restant dans la zone euro (c’est le souhait de 80 % des Grecs et les partis voulant clairement l’abandonner pèsent environ 25 % des suffrages exprimés). Elle n’aura certes plus droit à l’aide européenne et internationale (pas plus qu’aux marchés, mais c’est déjà le cas) et fera donc défaut sur ses 250 milliards de dettes dont les deux tiers sont entre les mains de l’UE et du FMI qui se prendraient donc une paume. Mais comme son budget primaire est quasiment à l’équilibre (en dehors des intérêts de la dette), l’effort supplémentaire à effectuer sera infime au regard de ce qu’elle a déjà fait. […] »

    Partiellement au moins, le correspondant de Libération à Bruxelles se trompe, le beurre c’est pour les « créanciers » et ceci depuis longtemps dans un hold-up bien ficelé, avec l’aimable participation des élites de notre baronnie, puis, « l’argent du beurre » nous « l’avons » déjà : un ami vient de me téléphoner à l’instant, il faisait figure jusqu’à ce matin, parmi les rares rescapés encore relatifs, de notre guerre : « Eh bien c’est fait, la direction de notre boite a convoqué le personnel. Au choix : accepter une diminution des salaires à hauteur de 30%, ou sinon il y aura des licenciements ; nous avons un mois pour réfléchir. Déjà que par l’imposition et par les taxes de toute sorte, j’ai déjà perdu 25% de mes revenus réels, c’est l’enfer qui s’avance ».

    Sauf que notre « budget primaire est quasiment à l’équilibre », en dehors des intérêts de la dette, surtout en dehors des intérêts de la dette. Mais ce « petit » détail est désormais connu de tous ici. C’est sans doute un des facteurs, une raison, contribuant à l’effondrement des partis du Mémorandum. Mais pour un avenir bien plus raisonnable, une seule raison ne suffit pas.

    Aux informations de ce midi, on apprend qu’au menu servi dans les hôpitaux, il n’y a plus de yaourt, ni de viande, car le système est à bout de souffle. Et qu’une soixantaine de boutiques mettent la clef sous la porte par jour, de la mort lente à la mort rapide de l’économie de terrain. Un juge de haut rang, Panagiotis Pikramenos (« pikrammenos » signifie… être peiné), est notre Premier ministre, à la tête d’un gouvernement dit « de service » et de transition, ayant comme seule mission, l’organisation des prochaines élections, selon l’article 37 de notre Constitution. Météo un peu agitée pour les jour suivants et dès lundi, un temps estival, vivement les élections.

    http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/05/la-dette-la-dote-et-la-litote.html

  13. Je tiens tout particulièrement à remercier Menthalo, qui à travers son site d’information et de vente d’argent colloïdal, que j’ai découvert par “chance” avant de m’apercevoir qu’il était également un membre actif de Liesi, m’a ouvert les yeux sur les propriétés extraordinaires de ce produit.

    Bien des membres de ma famille ainsi que leur animaux domestiques lui sont redevables de la guérison d’un certain nombre de plaies devant lesquelles les antibiotiques et autres prescriptions allopathiques se sont révélées d’une rare inefficacité .

    Avec toute ma sympathie et mon plus grand respect, Menthalo je te remercie de tout coeur.

    • En homéopathie, l’Or, l’Argent et des combinaisons d’oligo-éléments ont accomplis des miracles contre un staphylocoque doré vieux de plus de 60 ans (dans le tibia de mon paternel) et sélectionné à des millions de doses d’antibiotiques…..
      C’est plus la SEM (Signature Electro-Magnétique) de chacun de ces ions qui agit que l’ion lui même. je pense que la formulation colloïdale relève de ce même principe.

  14. @Christophe

    Avez vous l’adresse du site sur l’argent colloïdal (je connaissais la silice extraordinaire pour pathologie articulaire).

    Merci d’avance pour ce lieu

  15. @Perlinpinpin Sylvain & Sylvette et autres enfants de la télé
    J’ai l’impression que vous êtes arrivés à la fin du dîne, avez pris une conversation en cours, sans demander à votre voisine de table quel en était le sujet. Ce n’est pas possible de comprendre ce qu’il se passe sur l’or et l’argent aujourd’hui, sans faire quelque recherche par vous même.

    Acheter de l’or ou de l’argent, ce n’est pas comme acheter du miel ou du beurre de cacahuète!
    Acheter de l’or ou de l’argent AUJOURD’HUI, cela implique d’avoir compris ce qui se passe et va se passer au niveau monétaire DEMAIN…

    Ceux qui savent, ceux qui ont compris, se réjouissent au contraire de cette gigantesque manipulation à la baisse. Ils ne s’inquiètent pas une seconde de la descente, au contraire, ils se félicitent de leur timing…

    Mais Perlinpinpin, Zébulon et Scoubidou, je ne vais pas entreprendre de vous donner ici un cours particulier. Si vous voulez comprendre, vous n’avez qu’à lire le dossier que j’ai écrit:
    “L’or, l’argent et la réforme monétaire”
    370 pages qui explique, ce que c’est que l’argent. Comment on en est arrivé à la situation actuelle et pourquoi. Les enjeux derrière ces deux métaux précieux.

    et si vous êtes trop près de vos sous pour investir dans ce document,
    oubliez l’or et l’argent.
    allumez la télé pour regardez le match de foot et “NYPD”.

    Le chemin de la vérité est une quête personnelle. Vous n’avez pas encore fait le premier pas sur la route et déjà, vous semblez épuisé. Alors, restez en là et rentrez à la maison.
    Je ne suis pas sur que ce site soit fait pour vous. Il s’adresse à des gens politiquement éveillé, alors que vous dormez à poings fermés.

    Si je me trompe, ce dont je doute… voilà ce que vous devriez savoir:
    http://www.eau-positive.com/blog-silver.php

  16. Bonjour Christophe
    Merci pour ce petit mot. Je me réjouis de savoir que le poisson rouge nage dans le bonheur.
    Je blague évidemment.
    Pour Ylan
    Il est important de savoir qu’avec l’agriculture intensive de ces 100 dernières années, les sols ont épuisé leurs richesses en minéraux. Cette perte est de l’ordre de 93%.
    Résultat, quand vous mangez une salade, une pomme de terre ou du blé aujourd’hui, cela ne vous apporte pas la même chose que cela apportait en éléments nutritionnels à vos grand-parents.
    De ce fait, nous avons tous des carences… cuivre, zinc, argent, etc …
    On peut considérer l’argent colloïdal comme un complément alimentaire pour y remédier en en prenant tous les jours, comme on fait des cures de fer ou de cuivre-or-argent, etc…

    On peut également l’utiliser à titre curatif. C’est incroyablement efficace pour les brulures, les blessures infectées, pour une cicatrisation rapide, pour les aphtes, l’herpes et autres bobos du quotidien. Lire l’historique qui est assez riche sur mon site.
    http://www.eau-positive.com/blog-silver.php

  17. Tu es sévère Menthalo, souhaitons plutôt la bienvenue aux nouvelles personnes à la recherche de conseils. C’est vrai que quand l ‘or papier chute en dollars , le cours du physique descend aussi, dans une moindre mesure en euro puisque l’euro chute aussi.
    C’est vrai que celui qui a acheté son napoléon à 260 eur il y a un mois perd une dizaine d’euro maintenant. Toujours rageant de se dire qu’on aurait pu l ‘acheter plus bas.
    Mais au final ce n’est pas grand chose si dans quelques mois la pièce vaudra 500 eur si tout ce passe comme annoncé.( en espérant que cela se passe comme ça)
    Il vaut mieux attendre encore avant d’acheter du physique car si les marchés chutent l ‘or chutera aussi. Répartissez vos achats sur différents supports donnés dans les analyses graphiques. Les graphiques donnés par Menthalo peuvent aider. J’aime bien aussi le blog de trado.

    • @@@@@@@@@@@@TOUS@@@@@@@@@@@@@@TOUS@@@@@@@@@@

      Les gouyats, il y a des fondamentaux que vous semblez ignorer. Une fois que vous détenez des Napoléons, par exemple, et que le moment venu–càd la débâcle complète du système, le retour au moyen âge— d’en faire usage arrive……..qui va accepter une transaction en or pour les besoins du quotidien ????????????
      Pute sainte, vous vous branlez les neurones avec une problématique de refuge des valeurs quand la question, la seule, la vraie, est de savoir comment rétablir un système digne de la confiance qui sied à une adhésion collective pour un ensemble de valeurs beaucoup plus vaste que celui qui jusqu’à présent a prévalu. Vous allez à contre courant de ce qui devrait être notre cheminement en réduisant aux seuls or et argent-métaux le nombre de valeurs dites tangibles. Franchement, j’ai l’impression d’être sur un site d’autistes doublement atteints du Parkinson et du yoyottement.

      • @ sullymorlandimus

        “la question, la seule, la vraie, est de savoir comment rétablir un système digne de la confiance qui sied à une adhésion collective pour un ensemble de valeurs beaucoup plus vaste que celui qui jusqu’à présent a prévalu. ”

        Ce à quoi vous faites une maladroite allusion se nomme RESTAURATION et votre question de
        ” savoir comment…” mon cher Monsieur, ne vous sera malheureusement pas plus utile qu’à tous ceux qui vous ont précédé avec le même type de démarche. Aucune réforme ne réparera ce qui doit être guéri et paradoxalement la volonté de réforme est un des aspects du mal que vous croyez dénoncer en l’entretenant sans même le voir. L’or comme l’argent sont des aspects mineurs, très mineurs de ce qui se déroule sous vos yeux.
        C’est la Crise, Monsieur, la crise de la dette avec le réel. Une crise d’un temps de la fin ou actif est devenu passif irrécouvrable au sens propre comme au figuré…
        Comprenez-vous ? IRRÉCOUVRABLE, et priez pour celui dont la FOI inébranlable le dirige à affronter et payer l’irrécouvrable…

      • Le diagnostic est bon USUM, mais si vous parlez de la ” FOI inébranlable ” il faut trouver une issue plus favorable à l’énorme problème que nous rencontrons, le positivisme USUM. Les travaux d’ Etienne Chouard, professeur d’ économie, vont sans doute vous interresser. Je ne dis pas que cela va apporter une solution à tout nos problèmes mais c’est un bon début. Créer un démocratie participative ou chaque citoyen aurait son mot à dire quand à l’ organisation de notre société, les écrits religieux annocent la fin des temps mais de cela émergera un monde meilleur. C’est aussi dans ce cadre que la FOI permet aux hommes de traverser les épreuves USUM. Mon opinion.

      • @ Clavreul

        Mon cher Clavreul, comme beaucoup voire tous, votre idéal vous aveugle…, et sur cette faille repose l’ensemble de ce que vous nommez le PLAN. Votre idéal est votre impasse.

        N’en avez-vous pas assez de tout ce “meilleur”…, n’y a t-il pas suffisamment du pire…???

        Celui qui désire le meilleur prouve qu’il néglige manifestement le pire…

        Autrement dit, les extrêmes se rejoignent par entretien mutuel.

        Cesser l’un c’est également cesser l’autre.

      • Chacun ses opinions USUM, je respecte. Je maintiens ma position sur le sujet à savoir si nous voulons éviter le pire ( dans la durée ), il va falloir ce décider à se battre pour le meilleur. Alors c’est vrais USUM vous avez raison ça n’est pas les épines d’un coté et les fleurs bleues de l’autre, malgré tout je pense qu’ il faut que nous réussissions à trouver un équilibre dans tout cela. Je vous rappelle que vous avez mentionné le mot de ” FOI ” USUM, qu’ est ce pour vous la foi si ça n’ est pas la capacité de traverser les épreuves en envisageant un futur meilleur ? il n’y pas de notion d’ idéal la dedans mais seulement une réalité. Je suis heureux du travail de beaucoup de nos ancêtres qui ont oeuvrés dans l’ idée que leurs enfants auraient un futur meilleur. Moi je ne suis pas un intellectuel mais une personne du petit peuple, et pour vivre j’ ai besoin malgré les difficultés d’envisager positivement l’ avenir malgré les difficultés et continuer à avancer. Encore une fois ça n’est que mon opinion.

      • @Usum;

        Vous n’êtes même pas à dix milles lieues de savoir ce dont je parle. Il ne s’agit pas d’une restauration. Non, il s’agit d’une révolution….mais comptable. Capito ?
        En élargissant le spectre des valeurs capitalisables à des valeurs actuellement occultées mais dont la maintenance va coûter de plus en plus pour maintenir des équilibres qui semblent vous échapper, comme la déforestation de l’Amazonie qui–entre autre– contribue à faire se multiplier les ouragans et cyclones sur la grande plaine Us avec chaque année toujours plus de dizaines de Mds de dégats + le phénomène “El niño” qui est également perturbé…..
        A vous lire les uns et les autres il y aurait une fatalité face à laquelle nous ne sommes pas compétents…..Sommes-nous toujours des hommes ou des larves de coléoptères ?

      • @ sullymorlandimus

        Et une révolution de plus…,
        votre définition du progrès est votre prison, votre enfer…,
        il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
        Demandez-vous qui propose le progrès, comment, pourquoi et dans quel but.
        CAPITO !!!

      • @Usum;

        “Et une révolution de plus…,
        votre définition du progrès est votre prison, votre enfer…,
        il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
        Demandez-vous qui propose le progrès, comment, pourquoi et dans quel but.
        CAPITO !!!”

        Mais pourquoi donc insistez-vous à n’écrire que des bulles de savon ?
        Qui parle de progrès ? On n’en a rien à battre du PROGRES !
        Vous n’êtes pas capable de débattre sur des bases tangibles et vous vous permettez d’interpeler à tout va sur des anicroches que vous inventez. Fatiguant.

      • @sullymorlandimus

        Imbécile et vulgaire sont désormais les seuls mots qui me restent à vous proposer afin de parfaitement qualifier votre étroit entendement.

        Votre démarche se nomme progression et votre résultat, régression.

        L’enfer est pavé de bonnes intentions.

        Vous n’êtes manifestement pas capable de percevoir le tangible lorsqu’il se présente à vous et vous avez le sombre culot de l’attendre là où seule l’illusoire réside, en l’occurrence dans vos petites idées de révolutions et de changements.

        La vérité est immuable, seule l’illusion progresse…

        Pauvre âne…

  18. Bonjour,
    Menthalo, j’aime bien votre style, vous nous livrez votre regard, “Le saladier versa et les petits pois se répandirent à ses pieds..”
    la saga énergétique niponne semble très réaliste, l’argent colloïdal ne pourra malheureusement penser la plaie béante dans la chair de nombre de Japonnais confrontés aux radiations infernales de fukushima encore et encore.
    merci pour vos recherches et analyse

    • @perlinpinpin

      Ce que dit Menthalo est pourtant extrêmement clair :

      “Le chemin de la vérité est une quête personnelle. Vous n’avez pas encore fait le premier pas sur la route et déjà, vous semblez épuisé…”

      Et je me demande personnellement à quoi étiez- vous occupés ces 20 dernières années pour ne pas désormais comprendre la limpidité des remarques et thèses soutenues sur ce site ???

      Par ailleurs, du point de vue d’un esprit libre et donc lucide et intègre, l’allusion au gourou n’est vraiment pas du meilleur genre et ne joue pas du tout en votre faveur.

      Bon courage.

  19. @ Menthalo et le “chemin de la vérité en quête personnelle”.
    Sans se connaître, il me semble très aléatoire que vous jugiez les autres et les assimiliez aux bisounours de la télé. En l’occurence, je n’ai plus de télé depuis 20 ans par choix d’éviter les matraquages de ce média. Je ne pense pas que de poser des questions sur quand, comment, soit déplacé. Il y a d’une part quantité de “petites gens” comme moi pour qui placer dans un peu de métaux est un effort considérable consenti pour protéger nos familles. Les sous ne tombe pas du ciel de nos jours et je n’ai jamais vu autant d’officines vendant de l’or et de l’argent qu’en ce moment, signe qu’il y a aussi des “professionnels” qui profitent bien des autres lors des opérations de vente/rachat en se sucrant dans tous les sens.
    Pour ma part et sans doute beaucoup d’autres, nous n’avons qu’un “one shot” à jouer, le travail quelquefois de toute une vie et nous ne sommes pas à la place de bobos qui peuvent s’amuser à la hausse et à la baisse.
    Je ne me réjouis personnellement d’aucune détresse humaine et ne me permettrait pas de juger quelqu’un, ignorant tout de sa vie, ni de jouer comme bien souvent ici au prophète. Nul ne peut se réjouir des malheurs à venir, ni annoncer des dates qui se repoussent aux calendes (grecques). Il y aura, sans doute, un jour un coup de sifflet. En attendant, permettez aussi que les gens ne soient pas des dindons s’ils ne vous prennent pas pour gourou.
    J’apprécie grandement vos analyses et vos conseils, et suis en demande de cela justement. Mais regrette que vous vous sentiez obliger d’humilier les non-initiés que nous sommes. Viendrait-il qu’on vous traite ainsi, je ne suis pas sûr que vous l’apprécieriez et que cela soit positif de quelque manière que ce soit. Les méthodes coups de pieds dans le derrière, nous en recevons tous les jours au quotidien, inutile de les rencontrer ici.
    Vous seriez très surpris, concernant le “chemin de la vérité en quête personnelle”, quels sont mes engagements par exemple.

    • J’ai écrit les choses sur le ton de la blague plus haut perlinpinpin, ce qu’il faut que vous reteniez c’est que la BCE va relancer un programme d’assouplissement quantitatif ( QE3 ). Dans certains pays Européens la population a compris perlinpinpin, elles retirent massivement ses économies des banques. Nous allons entrer dans une période d’ hyperinflation. Je parle de la Chine car l’Occident ne consomme plus aujourd’hui, je pense que c’est un facteur aggravant de la situation actuelle. N’oubliez pas que les métaux précieux transportent vos économies dans le temps en conservant leurs valeurs, si vous achetez un produit 10 euros dans un magasin aujourd’hui, il vous faudra 15 euros demain pour vous procurer ce même produit. C’est le résultat de la dilution de la valeur monétaire qui est la conséquence de la planche à billets, c’est tout simplement de l’argent fantôme qui n’est adossée à aucune valeur réelle. Voilà, j’ espère que cela vous aura aidé.

  20. Vous pouvez aussi trouvez toutes les informations gratuitement en cherchant sur le net si vous ne souhaitez pas investir chez M. Menthalo ou regarder la télé… Avec un minimum de patience et de réflexion personnelle, vous pouvez vous faire une idées par vous même, recoupez les infos, c est mieux quand le gourou c ‘est vous…et je pense que certains intervenants par la qualité de leurs commentaires seront vous y aider, renseignez vous, creusez et vous trouverez 😉

  21. @perlinpinpin
    J’ai été sévère, certes, mais loin de moi l’idée d’humilier qui que ce soit.
    Vous lirez attentivement la fin du prochain épisode … où il y a des clés pour vous.
    Si vous avez acheté des MPx pour protéger les votres… rangez les et ne suivez pas les cours. Attendez que votre sagesse soit récompensée.

    Quant à “mes engagements personnels”, ne profitez vous pas des miens tous les jours, alors que je remplis cet office “gratis pro deo” ?

  22. @Menthalo
    Si c’est vraiment “pro Deo” – ce que je crois volontiers – veuillez alors remplacer “gratis” par “bonus”… Merci !

    • Content de vous lire 😉 J’aurais aimé mettre un nom à Fra Angelico …
      j’ai situé l’anecdote en Toscane, parce que j’ai envie d’y faire un tour …
      Vous voyez que votre info n’ait pas restée dans un tiroir 😉

  23. FMI : contacts suspendus avec Athènes

    Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué aujourd’hui qu’il suspendait ses contacts avec la Grèce jusqu’aux élections législatives et qu’il ne travaillerait pas avec le nouveau gouvernement nommé de manière transitoire pour expédier les affaires courantes. “Nous attendons avec intérêt de prendre contact avec le (futur) gouvernement, une fois qu’il aura été formé (…) après les élections” prévues pour le 17 juin, a affirmé à la presse un porte-parole de l’institution, David Hawley.

    “L’essentiel est que notre mission (à Athènes) aura lieu après les élections. Je n’ai pas de date spécifique”, a poursuivi M. Hawley. Le gouvernement technique formé aujourd’hui en Grèce, composé en majorité d’universitaires ou de hauts fonctionnaires, a pour principale mission de préparer les élections.

    Il ne devrait pas avoir de parlement à sa disposition, puisque celui sorti des urnes le 6 mai doit être dissous demain, pour permettre le délai de vacance d’un mois prévu par la constitution avant chaque élection législative. Le FMI a accordé en mars à la Grèce un nouveau prêt de 28 milliards d’euros, succédant à celui de 30 milliards d’euros de mai 2010, dont deux tiers avaient été versés.

    AFP

  24. L’Espagne paie plus cher pour lever près de 2,5 milliards d’euros

    Les taux des trois références proposées aux investisseurs se situent entre 4,37% et 5,10%, un niveau nettement supérieur aux taux consentis lors des dernières émissions similaires, relève la Banque d’Espagne.

    L’Espagne a emprunté jeudi 2,494 milliards d’euros à 3 à 4 ans, dans le haut de la fourchette visée, mais a dû concéder des taux d’intérêt en forte hausse, alors que le pays est considéré comme fragile face à la tension en zone euro créée par la situation grecque. Les taux des trois références proposées ont atteint 4,375% à 5,106%, bien plus que lors des dernières émissions similaires (2,89% à 4,037%), selon un communiqué de la Banque d’Espagne, même si la demande a été importante (7,4 milliards).

    Cette émission est considérée « comme un indicateur des risques de contagion que tout le monde craint désormais » pour le reste de la zone euro, notait Anita Paluch du cabinet Gekko. Avant ‘adjudication de ce jeudi, Espagne avait déjà placé 53 % de ses besoins de financement à moyen et à long terme prévu pour cette année, a indiqué le ministère de l’Economie.

    Depuis quelques semaines, l’Espagne suscite à nouveau l’inquiétude des investisseurs. Ils doutent de sa capacité à réduire son déficit public alors que Mardrid doit venir en aide à ses régions et à son secteur bancaire, tous deux fragilisés par l’éclatement de la bulle immobilière en 2008.
    Tension

    La tension est remontée d’un cran ces derniers jours, dans un climat général de crainte d’une sortie prochaine de la Grèce de la zone euro,qui pourrait surtout perturber les pays périphériques comme l’Espagne. Signe de ces préoccupations, la prime de risque espagnole ( c’est-à-dire le surcoût que doit payer l’Espagne pour emprunter à 10 ans, par rapport au Bund allemand, considérée comme la référence) a atteint mercredi un nouveau record historique, à 507 points.

    Jeudi en fin de matinée, elle restait à un niveau élevé (479,6 points), avec un taux espagnol toujours au-dessus de la barre symbolique de 6% (6,258%). La Bourse madrilène restait, elle, orientée à la baisse, après avoir clôturé mercredi à son plus bas niveau depuis juin 2003.A 13H50, l’indice Ibex-35 cédait 2,55%.

    REUTERS

  25. Les retraits des banques ne touchent pas que la Grèce

    Les épargnants grecs pourraient être saisis par “une grande peur susceptible de se transformer en panique” selon les mots du président Karolos Papoulias, mais beaucoup de Grecs ont depuis bien longtemps transféré leur argent dans des endroits jugés plus sûrs comme le Royaume-Uni, la Suisse, l’Allemagne et les pays d’Europe du Nord.
    Les craintes d’une ruée dans les banques grecques ont ébranlé Athènes cette semaine, après que les épargnants ont retiré au moins 700 millions d’euros sur la seule journée de lundi, selon les commentaires de Karolos Papoulias aux responsables politiques publiés sur le site de la présidence.
    Ce ne sont pas seulement les Grecs qui sont inquiets à propos de leurs économies. Les statistiques montrent que les épargnants en Belgique, en France et en Italie ont aussi retiré de l’argent des banques.
    Jeudi, le gouvernement espagnol a dû démentir l’existence d’un mouvement de retraits paniques de sommes déposées à la banque en difficulté Bankia.
    Les Grecs redoutent d’être frappés par une dévaluation brutale de leur monnaie si le pays devait sortir de la zone euro. Les épargnants espagnols se sont, quant à eux, affolés après la nationalisation de Bankia la semaine dernière et s’inquiètent du coût grandissant du plan de sauvetage gouvernemental du secteur bancaire.
    En Grèce, des sources au sein de deux banques ont dit à Reuters que les retraits effectués mardi avaient à peu près atteint le même montant que la veille.
    “Le système bancaire grec en entier est en danger : les banques font désormais face au pire, le retrait massif d’argent”, a déclaré Arnaud Poutier, directeur général d’IG Markets France.

    UN MOUVEMENT À L’OEUVRE DEPUIS DEUX ANS
    Ces retraits ont commencé il y a au moins deux ans, alors que la crise de la dette s’approfondissait.
    Les banques helléniques ont perdu 72 milliards d’euros de dépôts depuis le début 2010, soit environ 30% du total de cette époque, selon des données compilées par Thomson Reuters.
    Les cinq plus grandes banques grecques ont enregistré pour 37 milliards d’euros de sortie de dépôts l’an dernier, dont 12 milliards pour EFG Eurobank et entre 8 et 9 milliards pour chacun des établissements National Bank of Greece, Piraeus et Alpha Bank.
    En février, le ministre des Finances de l’époque, Evangelos Venizelos, avait dit que seulement 16 milliards d’euros avaient été transférés à l’étranger, dont un tiers au Royaume-Uni.
    Les épargnants ont transféré le reste dans l’immobilier, l’or et dans d’autres établissements, ou bien ont caché leur argent chez eux.
    En Grèce, ces retraits progressifs de dépôts n’ont pas causé de panique. Mais cela pourrait changer rapidement s’il devait y avoir une perte soudaine de confiance dans les banques.
    En septembre 2008, les clients de la banque britannique Northern Rock s’étaient ainsi affolés du jour au lendemain pour leurs économies. Au point de faire la queue pendant des heures afin de retirer leur argent, ce malgré une garantie sécurisant la majorité des dépôts. Le gouvernement britannique avait fini par nationaliser la banque.

    TRANSFERTS D’ARGENT
    Les mouvements de dépôts en Europe ont été très importants l’année dernière, montrent l’analyse des données de plus de 120 banques cotées européennes.
    Plus de 120 milliards d’euros ont été sortis de deux banques en Belgique, surtout au sein de la banque Dexia qui a dû être renflouée et restructurée. KBC a aussi fait face à des retraits importants.
    Les banques françaises, très exposées à la Grèce, ont enregistré des retraits de dépôts de 90 millions d’euros, dont 30 millions pour chacune des banques BNP Paribas et Crédit Agricole.
    Les craintes d’un éclatement de la zone euro ont également provoqué des retraits de 30 milliards d’euros des banques italiennes.
    Ces retraits d’argent en Europe se sont faits au profit des banques britanniques. Plus de 140 milliards d’euros ont été déposés dans seulement quatre grands établissements financiers au Royaume-Uni. Le pays bénéficie de sa position hors de la zone euro et de l’exposition importante de ses banques en Asie, à l’image de HSBC et de Standard Chartered.
    D’autres banques ont aussi connu d’importantes entrées d’argent. C’est le cas de Barclays, de Deutsche Bank, de Credit Suisse, d’UBS et des banques russes Sberbank et VTB.

    REUTERS

  26. Fitch abaisse la note de la Grèce à “CCC”

    Fitch Ratings a abaissé jeudi la note souveraine de la Grèce de “B-” à “CCC”, évoquant le risque croissant de voir le pays sortir de la zone euro.
    D’après l’agence de notation, le succès des partis anti-austérité aux élections législatives grecques du 6 mai et l’échec des négociations en vue de la formation d’un gouvernement de coalition soulignent le manque de soutien public et politique au programme de redressement budgétaire exigé par les créanciers internationaux d’Athènes.
    Si les nouvelles élections prévues pour le 17 juin ne parvenaient pas à donner à un gouvernement le feu vert à la poursuite du programme d’austérité convenu avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), une sortie de la Grèce de l’union monétaire serait “probable”, estime Fitch dans un communiqué.

    Pour Fitch, une sortie grecque de la monnaie unique entraînerait sans doute un défaut étendu sur les obligations libellées en euros, qu’elles émanent de l’Etat ou du secteur privé.
    “Dans le scénario d’une sortie grecque de l’union économique et monétaire, Fitch considérerait la conversion forcée de la dette souveraine et privée dans une nouvelle devise grecque comme un défaut”, note l’agence.
    Fitch rappelle enfin qu’un tel scénario briserait un ressort fondamental soutenant les notations des autres pays de la zone euro et exacerberait les risques économiques et financiers auxquels ils sont confrontés.

    En conséquence, si, à la suite des élections grecques, Fitch estimait que le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro était probable à court terme, l’agence placerait “toutes les notations souveraines de la zone euro sous surveillance négative”.
    Elle avait déjà formulé un avertissement en ce sens vendredi dernier.
    En mars, Fitch avait relevé la note de la Grèce à “B-“, l’assortissant d’une perspective stable. C’était la première des trois grandes agences de notation à sortir la note grecque de la catégorie “défaut” après l’échange obligataire qui a permis à Athènes de réduire de près d’un tiers – soit de quelque 100 milliards d’euros – le fardeau de sa dette.
    Elle avait toutefois noté à l’époque que le risque d’un défaut ne pouvait être écarté.
    La Grèce est notée “C” auprès de Moody’s et “CCC” auprès de Standard & Poor’s.

    REUTERS

  27. Espagne: Moody’s dégrade 4 régions

    L’agence de notation Moody’s a dégradé aujourd’hui la note de quatre régions espagnoles, dont la Catalogne et l’Andalousie, pour avoir manqué leurs objectifs de réduction du déficit budgétaire en 2011, au moment où le gouvernement tente de convaincre les 17 régions du pays de redresser leurs finances publiques.

    Moody’s, estimant qu’il existe une “faible probabilité” que ces régions puissent atteindre leurs objectifs de réduction du déficit en 2012, a abaissé d’un cran la note de la Catalogne et de l’Extrémadure, et de deux crans celle de l’Andalousie et de Murcie.

    AFP

  28. Pendant que j’y suis, la larve de coléoptères est manifestement supérieure à l’homme moderne puisqu’elle au moins, sait qu’elle n’a aucun besoin de progrès afin d’exister…
    Par ailleurs, votre progrès étant sur le point d’être arrêté net, ménagez vos efforts, ils sont inutiles.
    Ce qui s’est dressé contre l’ordre en soi sera rabaissé par l’ordre en soi.

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