Trader Noé – Analyse du 18 mai 2012

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L’indice E-mini SP 500suit le mouvement baissier que nous avions proposé et se rapproche du point important des 1280-1290. Pour attaquer ce seuil, il pourrait peut être y avoir un évènement majeur qui fasse pression afin d’ouvrir une visibilité sur les supports des 1250 (pivot) et 1190-1115 points. Cette dernière rupture permettrait alors à l’indice de retrouver les 860-810 puis 590 points.Entre temps, les Etats-Unis ne se laisseront pas faire et lanceront peut être un QE 3 si la situation devenait trop périlleuse.

Malgré ce QE3, l’indice CAC 40 pourrait ne pas suivre. D’ailleurs l’indice Grec s’était complètement effondré malgré le QE2.

Les agences de notation bien expérimentées avec le laboratoire grec sauront parfaitement doser pour les autres pays. Pour l’indice CAC 40, celui-ci pourrait se rapprocher des 2320-2250 points  (courant été-automne) pour peut être rebondir vers 2850 environ ensuite.
Ensuite, les problèmes liés à la dette pèseront de plus en plus lourd. Il suffira qu’une ou deux banques rencontrent de gros problèmes pour que le manque de confiance s’installe.

Ainsi, sans parvenir à franchir les 3000 points (résistance descendante) depuis 2007, l’indice pourrait reprendre un fort mouvement baissier vers 2160-1700-1450 points. Toutefois si le support des 2250 points était cassé, l’indice pourrait poursuivre sa baisse en accélérant sans remonter vers les 2850 points. Nous pourrions alors voir les 1700 points plus vite que prévu. C’est probablement ce qui nous attend à terme. Ensuite le timing reste très difficile à gérer.

On dirait même qu’il faille que tout se mette en place rapidement désormais comme si une force majeure souhaitait à la fois l’anéantissement économique commun de l’Europe et des Etats-Unis.

JP Morgan est touchée et arrive sur le point support mentionné. Passage de 42 à 33 en quelques jours. Pour rappel nous l’avions écrit le 22 avril.

De même le Brent est arrivé sur sa zone de support importante à 107-106.5. La rupture de ce seuil nous inciterait à surveiller 102 et 88-90 comme autres supports.

Pour les indices le support des 1280-1290 points sur le E-mini SP 500 permettra de savoir s’il y aura un rebond intermédiaire ou pas.

Si certains semblent pressés dans l’aboutissement, alors les agences parleront des problèmes US (banques, sociétés, dette…). Dans ce cas, nous pourrions l’interpréter comme un signal d’alarme avec des évènements proches. (Il faudra se préparer en urgence à toute éventualité).

Le support des 1520 dollars l’once sur le Gold spot et 26.5-27 dollars sur le Silver joueront un point décisif pour la suite des évènements. Le point bas aurait t’il été atteint le 16 mai 2012 ? A surveiller très attentivement. Sinon relisez l’article précédent.

10 Commentaires

  1. je ne comprends pas les 3000 mentionnés : “Ainsi, sans parvenir à franchir les 3000 points (résistance descendante) depuis 2007, l’indice pourrait reprendre un fort mouvement baissier …”

    • J’ai eu la même interrogation en lisant la phrase. Je pense que ça veut dire que cette résistance est ancienne donc plus “solide”, et que vu qu’elle a enfin laché, dernièrement, la chute n’en sera que plus violente. Enfin, c’est mon interprétation…

  2. Jeudi, l’action de Bankia avait perdu jusqu’à près de 30% avant de boucler la séance sur une chute de 14%, après des rumeurs faisant état de retraits massifs.

    L’action de Bankia, quatrième banque cotée d’Espagne, récemment nationalisée, bondissait de 25,88% à la Bourse de Madrid vendredi, à 1,79 euro, sur un marché en légère hausse à 08H30 GMT, après avoir subi une journée noire la veille.

    Malgré la sanction de l’agence Moody’s tombée la veille et une ouverture dans le rouge, les titres des trois premières banques espagnoles sont repartis à la hausse, Santander gagnant 3,80%, BBVA bondissant de 4,76% et CaixaBank gagnant 2,81%.

    Jeudi,l’action de Bankia avait perdu jusqu’à près de 30% avant de boucler la séance sur une chute de 14%. Le journal El Mundo avait en effet affirmé que les clients de la banque, inquiets, avaient déjà retiré de leurs comptes plus d’un milliard d’euros ces derniers jours.

    Le gouvernement comme la banque elle-même avaient tenté de rassurer en démentant de tels retraits.

    Vendredi matin, le titre Bankia était toujours loin de sa valeur (3,75 euros) fixée lors de son entrée en Bourse en juillet.

    Jeudi soir, l’agence de notation Moody’s a annoncé qu’elle abaissait la note de crédit de long terme de 16 banques espagnoles, à cause des difficultés de l’économie et du secteur financier en général, des problèmes des finances publiques, et d’un « accès restreint aux financements ».

    Les abaissements vont d’un à trois crans, avec trois crans pour Santander, BBVA et Caixabank, qui tombent à « A3 ». La note de Bankia en revanche n’a pas été abaissée.

    REUTERS

    • Si hier c’était le bas de la correction, on peut dire que cet analyste a vu juste.
      Mais de là à prédire l’once d’argent à 100 dollars, je reste plutôt sceptique.
      On verra lundi si l’argent repart à la baisse.

    • Merci, toujours intéressant de comparer les infos. Il y a aussi ce site http://www.hardinvestor.net/
      qui est spécialisé.
      Mathématiquement parlant (en tenant par exemple compte de la quantité disponible d’Argent dans le sol par rapport à celle de l’Or (environ 5/6)), le chiffre de 100 USD/Oz est probablement très, mais très, loin du compte… Si l’or part pour 3500, le Silver partira vers 250, voire 400. En USD constants bien sur, car la dévaluation prochaine sera telle que ces chiffres seront à multiplier…

  3. Espagne : #PasUnEuroDePlus pour la banque Bankia

    Global Voices”

    Le net espagnol s’est enflammé depuis l’information, révélée voici une semaine, du projet du gouvernement visant à injecter de l’argent public pour sauver Bankia, la quatrième banque d’Espagne et l’institution financière la plus exposée au marché immobilier.

    Depuis le début de la crise en 2008, l’État a déjà versé 33 milliards d’euros à Bankia. Le plan de sauvetage actuel pourrait atteindre les 10 milliards d’euros.

    Cette annonce a été faite le même jour que celle de la démission du président de l’institution, Rodrigo Rato, ancien ministre de l’Économie du gouvernement Aznar et ancien président du Fonds monétaire international.

    Cela faisait deux ans que Rodrigo Rato exerçait des activités de gestionnaire, d’abord à Caja Madrid, puis à Bankia, établissement créé en 2010 suite à la fusion de sept caisses d’épargne. Son travail lui a permis de gagner 2,34 millions d’euros l’année dernière et l’abandon de ses fonctions lui donne droit à une indemnisation de 1,2 millions d’euro.
    « Les rats quittent le navire »

    Pour sa succession, il a recommandé José Ignacio Goirigolzarri, qui avait quitté la BBVA (Banco Bilbao Vizcaya Argentaria) en 2009 au bénéfice d’indemnités à vie s’élevant à plus de 3 millions d’euros bruts.

    « Bankia, les rats abandonnent le navire », tel est le titre d’un billet publié sur El blog Salmón, qui a circulé sur Internet.

    « Rodrigo Rato ne part pas les mains vides. Le butin qu’il amasse en partant atteint la honteuse somme de 1,2 millions d’euro. Excusez mon innocence, mais cela fait partie des choses que jamais je ne pourrai comprendre : il prend la tête d’une caisse en faillite, gère l’institution si mal que sa situation empire, part lorsque celle-ci est désespérée coûtant à la population autant que les coupes dans les secteurs de la santé et de l’éducation et il s’en va en empochant une telle indemnisation.

    (..)

    http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/05/17/espagne-pasuneurodeplus-pour-la-banque-bankia-232260

  4. A l’approche du G8, la BCE et la Fed vont-elles sortir un lapin de leur chapeau ?

    18 mai 2012 | Philippe Béchade | Chronique Agora

    ▪ Peut-être y a-t-il de fantastiques opportunités d’achat d’actions en cette période de doute sur l’avenir de la Grèce. En dehors des valeurs bancaires dont nul n’est capable d’évaluer le risque qu’il court en les détenant (l’affaire J.P. Morgan en apporte une nouvelle démonstration), la plupart des titres (et ils sont nombreux) qui pulvérisent leurs planchers de septembre ou novembre 2011 ne réalisent pas un euro de leur chiffre d’affaire en Grèce et n’ont qu’une exposition parfaitement marginale en Espagne.

    Certains groupes qui ont un carnet de commandes rempli jusqu’en 2017 — et sont pratiquement en situation de monopole dans leur secteur respectif — ont vu leur cours chuter de 40 à 50% ces deux derniers mois.

    Il existe également une longue liste d’entreprises dont le rendement représente deux à trois fois celui des OAT — c’est-à-dire six à huit fois celui des Bunds allemands.

    Mais par le jeu d’une logique dont seuls les marchés ont le secret, plus des titres sont absurdement survendus, plus l’algotrading s’acharne à les faire baisser davantage. A tel point que leur valorisation est aujourd’hui inférieure à tout ce qui a pu être mesuré au cours des 30 dernières années, y compris au lendemain du krach de 1987, 2002 ou 2008.

    ▪ Un grand jour pour Facebook
    Si nombre d’opérateurs soulignent à quel point certains dossiers méritent d’être plébiscités (luxe, spiritueux, aéronautique), ils s’abstiennent de tenir le moindre raisonnement sensé concernant des titres dont la valorisation représente parfois la moitié de leur trésorerie et le tiers de leur chiffre d’affaires.

    L’argument qui leur semble imparable, c’est que si tout va mal, ce cash se volatilisera en l’espace de quelques trimestres.

    Mais si tout va vraiment mal, que vont devenir les profits des entreprises qui se payent 20 fois les bénéfices ?

    Dans le climat actuel, il apparaît pertinent de payer aujourd’hui (c’est le jour tant attendu de l’IPO du siècle) Facebook 25 fois son chiffre d’affaire et 100 fois ses profits 2011. Pourtant, les plus gros annonceurs potentiels (comme General Motors) renoncent à passer de la pub sur ce réseau social qui touche essentiellement une population jeune… et osons le dire, généralement peu fortunée.

    Si l’étalon de la capitalisation boursière, c’est la notoriété et le succès auprès des adolescents, alors Lady Gaga devrait introduire son blog en Bourse (500 millions de jeunes aiment Lady gaga) ; le maillot de Lionel Messi devrait être coté sur les marchés à terme (un milliard d’amateurs de foot admirent le triple ballon d’or argentin).

    Dans l’univers boursier de 2012, une quasi start-up employant une poignée de salariés rémunérés en stock-options et réalisant le chiffre d’affaires d’une grosse brasserie munichoise peut valoir un milliards de dollars du jour au lendemain, c’est-à-dire le tiers de la capitalisation du groupe PSA ou le quart d’Areva.

    ▪ Areva au plus mal
    En ce qui concerne le numéro un mondial du nucléaire (excusez du peu, car elles ne sont pas nombreuses les entreprises françaises à revendiquer un titre de numéro un planétaire), c’est une entreprise contrôlée à 83% par l’Etat — c’est-à-dire le contribuable français — qui voit sa valeur chuter de moitié en moins de deux mois.

    Cela représente quatre milliards d’euros évaporés dans l’indifférence générale. Et cela va même jusqu’à milliards d’euros en deux ans puisqu’Areva affichait une capitalisation de 12 milliards d’euros en mai 2011, après avoir déjà perdu pas mal de terrain suite à la catastrophe de Fukushima.

    Imaginez que le gouvernement annonce avoir subi une perte de trading de 8 milliards d’euros sur le marché de l’énergie, vous imaginez le scandale !

    Les deux cas, Areva et Facebook, représentent la caricature de ce qu’est devenue la Bourse du XXIe siècle. Un mélange de panurgisme intégral (au nom de la rationalité mathématique), de culte des extrêmes et de déconnection avec la sphère du réel.

    Mais aussi et surtout la négation de la notion de marché qui vise à fixer la plus juste valeur d’un actif et non un prix totalement absurde qui permet à quelques manipulateurs de cours (ou d’opinion) de maximiser une stratégie de trading incompréhensible pour le commun des mortels.

    Le résultat de ce processus est édifiant aux Etats-Unis : Wall Street est devenu une Bourse sans épargnants, où les 1% des plus riches détiennent 50% des actions.

    Ceux-là ne sont jamais obligés de les vendre pour financer leur retraite… et quand les cours chutent, ils achètent.

    Au bout du compte, les 90% d’Américains les plus pauvres ne détiennent plus que 10% des actions contre 40% au milieu des années 80 : spectaculaire écrémage !

    Et cela continue en 2012 car chaque fois que les actions subissent un effondrement de 50% sans raison valable, les épargnants jettent l’éponge par milliers.

    ▪ Le VIX proche du “mode crise”
    Le niveau de stress est en train de franchir un nouveau cran à Wall Street : le VIX tutoie le seuil des 23 au-delà duquel les marchés américains passent en mode crise.

    Il n’y a plus aucune marge de sécurité pour encaisser un nouveau choc de confiance de part et d’autre de l’Atlantique.

    Le CAC 40 (-1,2%) en a terminé jeudi pratiquement au plus bas du jour (3 012 points), de la semaine et même des six derniers mois. Paris se retrouve à moins de 1% de son plancher de la mi-décembre 2011. L’Euro-Stoxx 50, quant à lui, l’a déjà allègrement enfoncé.

    Les LTRO de la BCE n’auront permis que de gonfler une nouvelle bulle boursière (entre 2 975 et 3 600 points) qui s’est totalement dégonflée en moins de deux mois.

    Il n’y a jamais eu de vrais acheteurs pour justifier l’envolée du premier trimestre (juste de la spéculation au jour le jour) et il n’y avait pas davantage d’opérateurs guettant le moindre repli pour monter en marche dans le train de la hausse.

    Plus les cours baissent, moins il y a d’acheteurs mais plus il y a de spéculation long short qui consiste à surpondérer un titre “A” pour vendre à découvert un titre “B”. Le résultat, ce sont des valorisations absurdes que nous avons décrites plus haut.

    Cette séance des “Trois sorcières” va confirmer à quel point le mois de mai justifie sa mauvaise réputation. En effet, certains indices américains alignent 10 replis sur une série de 11 et même 100% de séances de baisse depuis le 3 mai dernier pour les technologiques, ce qui constitue une première historique.

    Le risque de catastrophe boursière semble tellement palpable que Wall Street fait le pari que la Fed ou la BCE vont sortir un lapin de leur chapeau en marge du G8 qui se tient ce week-end à Camp David, sous le haut patronage de Barack Obama.

  5. @Zapatta;

    …….”Mais aussi et surtout la négation de la notion de marché qui vise à fixer la plus juste valeur d’un actif et non un prix totalement absurde qui permet à quelques manipulateurs de cours (ou d’opinion) de maximiser une stratégie de trading incompréhensible pour le commun des mortels”….

    Ben voyons, et quand nos petits copains participant à ce blog SHOOOOOOOOOOOOOOOOrtent gaiement et à tout va, ça ne pose pas de problème à ce genre de raisonnement. je ne parle pas de conscience, vous aurez remarqué car à quoi bon, hein, en appeler à une conscience dans cet univers se disant ultra- catho anti-islam , traditionaliste sans avoir l’ombre seulement d’une idée de ce que peut représenter une quelconque tradition, voire royaliste…..
    C’est somme toute un spectacle digne de celui que Néron avait suscité pour s’inspirer à quelques vers.
    Alleluia; alleluia alu xikinak !!

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