Par Menthalo – L’Euro, les indices et les Banques

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EURO

L’Euro a rebondi sur la résistance à 1,264, le pivot de l’Euro-Dollar ces 7 dernières années.
Après la jambe de baisse de ces dernières semaines, l’Euro a retracé 24% et pourrait consolider de 38% vers les 1,288 ou 1,29. On retrouve ce mouvement en début de figure, que j’avais négligé (entouré de rouge).
UBS considère qu’au point de vue PIB/risque souverain, l’Euro Dollar devrait être à parité autour de 1,00 et s’interroge sur le fait qu’il continue à s’échanger à un niveau aussi élevé, alors que la probabilité de l’explosion de la zone euro ne cesse de croître, ce qui ramènerait l’Euro sur le bas de la fourchette à 0,82, comme en 2000.
Les Banques européennes, devant se plier aux règles de Bâle III, sont obligées d’amaigrir leurs bilans et de renforcer leurs réserves. Pour cela, elles vendent les valeurs qu’elles ont en portefeuille et notamment les valeurs étrangères. Donc, vendant des valeurs Dollar contre de l’Euro. De ce fait, et sous réserve d’une rupture brutale de la zone Euro, UBS cible 1,15 vers la fin de l’année. Cette glissade devrait continuer à être amortie par les ventes de valeurs étrangères des Financières.
Par ailleurs, la BCE maintient des taux à 1% alors que ceux de la Fed, la BoE et la BoJ sont à 0,5%. Les investisseurs redoutent chaque mois l’annonce d’un QE3 de la Fed,  renforçant la devise européenne, malgré le risque de l’éclatement.
L’Eurozone est un marché à part entière avec des comptes relativement équilibrés, qui ne dépend pas des mouvements de capitaux extérieurs pour exister.
Le très haut niveau du baril a généré un flux supplémentaire de pétrodollars chez les pays producteurs, qui cherchent à diversifier une partie de leurs réserves monétaires en Euro. Pour ce faire, ils vendent du Dollar, affaiblissant le billet vert.
A ces différents arguments, je rajouterai que la politique monétaire de la Chine et de ses alliés (Russie, Brésil, Inde, Afrique du Sud, … ) affaiblit le Dollar de plus en plus.
Morale de l’histoire : temporisation de quelques jours avant de passer au palier inférieur, plus ou moins brutalement, en fonction de l’actualité.

CAC

Le CAC et les indices ont rebondi, amplifiant largement le mouvement des monnaies.
Le CAC est dans un canal baissier parfaitement balisé jusqu’à présent. Quand on touche le bas du canal, on rebondit vers le haut… et inversement.
Si on reste dans cette partition, le plus haut du jour devrait être vers 3085, au-delà, on casse le canal comme le 25 avril dernier
La vague baissière devrait nous amener sur le support à 2940 et 2885 la semaine prochaine…
Les indices US sont dans l’excès haussier… toujours l’effet balançoire, un excès dans un sens amène un excès inverse.
Les bourses ont des mouvements respiratoires mesurés par le RSI, qui ne veut pas dire : Respire-Souffle-Inspire  mais Indice de Force relative. Cet indice donne en permanence la température d’une valeur mesurant si elle est sur-achetée ou sur-vendue dans telle ou telle unité de temps. C’est l’un des indicateurs utilisés pour passer acheteur ou vendeur.
L’Euro, le CAC et les différentes valeurs étaient sur-vendues en quotidien, amenant une phase de respiration. Les investisseurs ont acheté sur les indications techniques basses et devraient vendre en haut du canal. Le RSI devrait indiquer de passer vendeur demain ou jeudi. Mais restons prudents.

JPM

Hier, je voulais faire une étude sur l’impact des dérivés sur les 3 banques tenant le marché, qui continue à chuter. Mais, allant plus loin, j’ai comparé ces 3 géants américains avec les autres banques, constatant que finalement, elles s’en sortaient pour l’instant plutôt mieux que les autres:
En 2 mois, JPM est passé de 46 à 32 (-30%) Citigroup de 38,5 à 26 (-31%) BAC 10 à 6,8 (-30%)
La SG est passé de 25 à 15 (-40%)  et le CA de 5 à 3 (-40%) Paribas de 40 à 25 (-37%) Crédit Suisse (-33%) Deutsche Bank (-33%) alors que le CAC n’a perdu que 20% durant la même période…
Comme on l’a vu plus haut, les autres banques vendent leurs actifs pour diminuer leurs bilans. Cela doit faire mal de passer de la virtualité des valorisations inscrites aux bilans des années précédentes à la réalité des valorisations effectives, quand ces financières ne peuvent pas choisir le moment de vendre.
Par ailleurs, comme chacun le sait, ces banques ont des filiales dans des pays en difficulté ou ont prêté à ces pays, qui ne sont plus aussi sûrs qu’auparavant. La valeur de ces prêts sur le marché a baissé… dévalorisant d’autant le bilan de la banque.
Hier, la Grèce a fait savoir qu’elle remboursait à 100% le quarteron de banquiers ayant refusé de faire une croix sur 75% de leurs prêts.
Ne serait-ce pas une manœuvre subtile des 3 Banques ayant émis les CDS ?
Elles avaient tout intérêt à fournir l’argent à la Grèce pour qu’elle rembourse ces récalcitrants, ce qui leur permet d’affirmer ensuite, que le défaut partiel de la Grèce au détriment des autres investisseurs, n’était qu’un aménagement de la dette consenti entre les partis. Cette argutie leur permettant de refuser de faire jouer les CDS et donc de rembourser les financiers qui s’étaient assurés chez eux.
Certains se sont donc fait tondre proprement et, par la même occasion, si vous me passez la trivialité de l’expression, se sont  fait enclouer à sec.
Quoiqu’il en soit, si on regarde l’action JPM, on voit que “ça farte”.
Aux dernières nouvelles, les pertes de l’opération “Baleine de Londres” ne sont plus de 5 Milliards de $ mais de 7 Md$, d’après “The Independant”. JPM n’a pas daigné commenter. Néanmoins, Jamie Démon a été contraint d’arrêter son opération de rachat de titres pour ne pas trop entamer ses provisions pour pertes.
C’est là où je suis mort de rire.
Regardez le graphe de la banque et dites vous qu’il y avait un très gros acheteur, qui s’appelait JPM, la 3ième banque mondiale en 2010.
C’est fini. JPM ne rachète plus, va t’on voir une accélération de la chute du titre dans les jours à venir?
En admettant qu’ils aient réussi à arrêter pour l’instant la marée des CDS, que restera t’il quand la première vague déferlera ?

62 Commentaires

  1. WALL STREET
    Le DJIA est à 20 pts d’une résistance à 12571, qui correspondrait à un retracement de 23,6% de la jambe de baisse depuis le premier mai. Une sortie logique pour les robots-traders.
    Autre scénario, qui n’a pas ma préférence, résistance sérieuse à 12717, qui correspondrait à 38% de retracement.
    Le S&P500 a dépassé les 23,6% sans s’arrêter (1321). On est sur une résistance mineure à 1327. Les 38% de retracement sont 1339 avec une résistance sur ce point. (à suivre)
    Le NASDAQ qui avait arrêté sa hausse hier pile-poil sur les 23,6% de retracement, a gappé à l’ouverture ce point, fait un pull-back et semble se diriger vers 38% à 2892.

    Cet élan de WS a emmené le CAC sur la limite haute du canal. Emporté par son élan, il a même dépassé les 38% de retracement… mais va buter sur la résistance à 3098.

  2. Facebook de nouveau dans le rouge

    Après avoir perdu près de 11 % lundi, le titre Facebook traverse sa troisième journée sur le Nasdaq dans une ambiance électrique.

    Le titre Facebook est encore très suivi ce mardi, et pour cause. A un peu plus de 34 dollars, le titre du premier site communautaire mondial a terminé lundi en recul de 25% par rapport à son pic, atteint vendredi dernier.

    Ce mardi, lors des premières échanges à l’ouverture du Nasdaq, le titre accusait un recul supérieur à 7%, avant de retomber dans une zone proche des -3 %.
    Une valorisation pointée du doigt

    Au fil des jours, les doutes commencent à s’accumuler à la fois sur le niveau de valorisation retenu, les problèmes rencontrés par le Nasdaq et la tactique d’introduction très « secrète » de Morgan Stanley.

    La valorisation de Facebook a fait l’objet de nombreux débats et critiques, ces derniers jours. « Elle est digne de la bulle Internet », lâche un banquier. Les résultats du premier trimestre ont inquiété. Le réseau social y a enregistré une croissance de 45 %, largement en dessous du rythme qu’il tenait jusqu’alors (plus de 100 % jusqu’au 3 e trimestre 2011).

    Le patron du Nasdaq, Robert Greifeld, a reconnu explicitement l’existence de « faux pas » en qualifiant la mise sur le marché de Facebook de « succès imparfait ». Mais il considère que les difficultés techniques de l’opérateur n’ont pas eu d’incidence sur l’évolution du cours de l’action. Ce n’est pas l’avis de tout le monde. Après avoir dû retarder de 45 minutes le début de cotation pour cause du volume d’ordres considérable, le Nasdaq a indiqué qu’une partie des ordres entrés immédiatement avant la cotation effective n’ont pu être exécutés et a proposé de les traiter à nouveau pour les clients en faisant la demande avant lundi.

    Autre grand responsable potentiel des « ratés » de Facebook, la banque chef de file, Morgan Stanley, se retrouve accusée d’avoir voulu jouer « cavalier seul » en excluant les autres banques-conseils, Goldman Sachs et JPMorgan Chase, du processus d’introduction. Du coup, Morgan Stanley s’est retrouvé la seule banque, parmi les 33 établissements associés à l’IPO, à devoir soutenir le cours de Facebook, vendredi, en rachetant des actions sur le marché afin d’éviter qu’il ne tombe sous le prix d’introduction de 38 dollars par titre

    LES ECHOS

  3. LOL Démon annonce qu’il achète plus et hop l’action bondit de 5% à la hausse.
    C’est plus d’jeu …
    Ya des couillons qui se sont dit qu’il fallait jouer le rebond … c’est osé !

    Zavez vu que les indices font la pause sur/sous la résistance. Pause casse-croute.
    Pareil pour le CAC… pile-poil sur le haut du canal… y’a pas un cheveu qui dépasse.

    @Gardemoila
    Ouaip ! les MPx ils ont une résistance devant eux … et on attend une vague de baisse sur les indices et sur l’euro.
    Pour moi l’or n’ira pas au tapis… et l’argent, je ne sais pas.

    Le 23, il y a une réunion en Iran… et le 24 est une date importante. Très importante.
    Les MPx ne sont pas mon premier souci pour les 3 jours à venir.

    • RSOE stoppe son suivi des corps célestes passant relativement proches de notre planète le 24 avril justement. Y’aurait il une coïncidence avec votre date du 24 Menthalo ?
      bon, ce n’est pas la première fois que RSOE fait cela sans qu’il se passe grand chose de particulier donc il ne faut pas s’emballer mais comme ces 2 adtes apparaissent dans des contextes qui peuvent sembler très différents, je vérifiais au cas où…

  4. Fitch dégrade la note du Japon

    L’agence de notation Fitch Ratings a abaissé la note souveraine du Japon à A+ contre AA auparavant, avec une perspective négative. Cette décision “reflète les risques croissants pesant sur la situation de crédit souverain du Japon, conséquence de ratios d’endettement élevés et en hausse”, précise dans un communiqué Andrew Colquhoun, responsable des notes souveraines Asie-Pacifique au sein de l’agence.

    “Le projet de consolidation budgétaire du pays semble trop lent, même par rapport à d’autres pays à revenus élevés en situation budgétaire difficile, et sa mise en oeuvre est sujette à des risques politiques”, poursuit-il.

    Fitch rappelle que la dette publique du Japon devrait atteindre 239% du produit intérieur brut (PIB) fin 2012, le niveau le plus élevé parmi les pays notés par l’agence.

    REUTERS

  5. bonsoir à tous,

    Je voulais savoir si parmis vous certains avaient des infos concernants le franc suisse:

    Ou en acheter ?
    Les frais bancaires pour son achat ?
    La sécurisation de son placement cash ou compte bancaire en suisse ?

    Plus generalement pensez vous que le change euro/fs est valable pour la suite des évenements qui nous attendent.

    Merci pour vos réponses,
    a plus tard.

  6. Facebook Morgan a abaissé ses prévisions juste avant l’introduction

    22/05 | 18:18

    Morgan Stanley a peut être contribué au naufrage de l’entrée en Bourse de Facebook, livrant, contre toute attente, des informations négatives sur le groupe de réseau social à ses principaux clients peu avant la mise sur le marché.
    La soudaine prudence de Scott Devitt, analyste spécialiste d’internet chez Morgan Stanley, alors que la présentation de l’IPO était en cours a choqué, ont déclaré deux investisseurs avertis de la révision des prévisions.

    Selon eux, l’attitude de Morgan Stanley, chef file de l’IPO, a peut être contribué à la médiocre performance de l’action Facebook, qui a plongé de 10% lundi.
    Mardi vers 16h10 GMT, le titre perdait encore 5,2% à 32,30 dollars, pour un cours d’introduction à 38 dollars, après avoir touché un plus bas à 30,98 dollars, selon des données Reuters.
    Le changement de prévision de Morgan Stanley est intervenu après l’enregistrement auprès de l’autorité des marchés financiers américains d’un prospectus modifié dans lequel Facebook faisait part de sa prudence sur les perspectives de croissance de son chiffre d’affaires en raison de l’évolution des pratiques de ses membres.
    Ces derniers sont de plus en plus nombreux à privilégier leurs téléphones mobiles, sur lesquels la publicité rapporte moins que sur les ordinateurs.

    “Cela s’est produit pendant la présentation. En dix ans, je n’ai jamais vu cela”, a déclaré une source au sein d’un fonds d’investissement faisant partie des clients avertis par Morgan Stanley.
    Selon des sources proches du dossier, JPMorgan et Goldman Sachs, qui ont aussi garanti le placement des titres Facebook mais à un degré moindre, ont également abaissé leurs prévisions sur les perspectives de Facebook.

    REUTERS

  7. L’Allemagne est l’otage de la zone euro et victime d’un chantage à l’Holocauste

    Thilo Sarrazin, ancien membre du directoire de la banque centrale d’Allemagne et acteur controversé du débat public en Allemagne, a déclenché une nouvelle polémique en affirmant que son pays était l’otage de la zone euro et la victime d’un “chantage à l’Holocauste” le contraignant à financer les errements budgétaires de ses partenaires.

    Dans un essai à paraître mardi, “L’Europe n’a pas besoin de l’euro”, Thilo Sarrazin estime qu’on force l’Allemagne à accepter les principes d’”euro-bonds”, des emprunts communautaires européens, et de mutualisation des dettes pour prix de son passé nazi.

    En acceptant de renflouer la Grèce, écrit-il ainsi, l’Allemagne a révélé sa “prédisposition au chantage”.

    “Cette politique fait de l’Allemagne l’otage de tous ceux qui, au sein de la zone euro, pourraient avoir, un jour ou l’autre et pour quelque raison que ce soit, besoin d’aide”, ajoute Sarrazin dans cet essai dont le magazine Focus publie des extraits.

    Quant aux partisans allemands des obligations européennes, “ils sont poussés par ce réflexe très allemand selon lequel nous ne pourrions finalement expier l’Holocauste et la Deuxième Guerre mondiale qu’une fois transférés en des mains européennes l’ensemble de nos intérêts et de notre argent”.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8GLDNT20120521

  8. Après avoir écouté un dîner presque parfait avec Olivier Delamarche :

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=FIb_7tJW_yM

    Comme dessert je me suis payé la lecture du troisième volet des prédictions de Pedro Régis qui traitent cette fois-ci des catastrophes naturelles !

    http://effondrements.wordpress.com/2012/05/22/lincroyable-phenomene-pedro-regis-au-bresil-3eme-partie/

    Quelle remarquable coïncidence de voir que les gouffres de nos dettes vont admirablement s’associer aux gouffres des météorites !

    Cauchemars assurés pour ce soir !

    • Pedro Regis doit fumer de sacres pétards, et ceux qui y croient aussi… PR est un ridicule pseudo Nostradamus…

      • Cela semble tenir debout pourtant ! Tout ce qu’il annonce au niveau catastrophes naturelles est validé par de nombreux scientifiques. Question religion, on voit bien que le catholicisme est dans le collimateur de l’Europe et de nombreux Musulmans à travers le monde ! Reste une hypothétique guerre entre les pays sionistes et les Musulmans alliés aux Russes qui pourraient clocher. L’avenir nous dira qui avait raison.

        En attendant, la crise annoncée par Pedro Régis depuis au moins 10 ans est bien réelle ! Et même les Marocains retournent chez eux faute de travail !

        “Au moins 100.000 Marocains résidant en Europe, victimes de la crise, auraient l’intention de retourner dans leur pays. Mais le gouvernement marocain ne le souhaite pas du tout :

        « Le retour définitif de ces Marocains d’Europe entraînerait trop de problèmes d’intégration, d’éducation et de santé, d’après des sources du ministère chargé de la Communauté Marocaine résidant à l’étranger. »

        http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2012/05/22/un-probleme-d-integration.html

  9. Est ce que Philippe Béchade lit LIESI et les articles de Menthalo ” Enfer à Denver ?

    Voici son ” Market Fiction ” :

    Facebook a perdu 30 milliards de dollars virtuels : et si nous les donnions à la Grèce ?

    22 mai 2012 | Philippe Béchade | Chronique Agora

    ▪ Les marchés se sont (et nous ont) fait bien peur à l’occasion de la journée des “Trois sorcières”, le vendredi 18 mai. Mais Wall Street enregistre enfin un joli rebond (de 1,5% à 2,5%), ce qui s’est toujours produit par le passé après des séries de 12 ou 13 séances de baisse consécutives. Nous pouvons donc nous offrir un petit frisson rétrospectif par le biais d’une market fiction qui a également pour but d’éclairer certains paradoxes de notre merveilleuse époque.

    Voilà, c’est parti pour le Grand Huit…

    Porter le coup de grâce aux indices boursiers semblait tellement facile, évident, imparable depuis l’enfoncement des 1 345 points sur le S&P et la cassure des 2 200 points sur l’Euro-Stoxx 50. Les ours baissiers n’ont pas résisté au plaisir de balancer l’ultime coup de patte qui devait faire s’écrouler le système bancaire européen et mondial en quelques heures.

    Il suffisait de faire courir la rumeur que les retraits de dépôts bancaires s’étaient poursuivis vendredi en Grèce et en Espagne (bank run)… que la BCE commençait à discuter d’une reconstitution de ses fonds propres — virtuellement anéantis par la décote des actifs grecs qu’elle détient dans ses livres — et l’affaire était pliée.

    Le succès de l’opération reposait ensuite sur la bonne exécution d’un plan parfaitement au point à force d’être inlassablement rejoué depuis deux ans.

    ▪ Sortir le cash et couler l’euro
    Déluge de rumeurs alarmistes sur la Toile (diffusion de photos prétendument datées du jour attestant de la formation de queues devant les guichets des banques grecques pour en retirer le cash)… ventes massives d’emprunts espagnols, italiens, puis délestage sur les OAT… et pour achever de sceller le sort des marchés, séries d’attaques coordonnées contre l’euro (depuis divers paradis fiscaux).

    Finie la glissade en douceur des deux derniers mois face au dollar : chute brutale de la monnaie unique sous les 1,25 $ en direction des 1,20 $.

    Il s’ensuit une réunion de crise en Suisse alors qu’il devenait effectivement impossible d’enrayer l’envol de la devise helvétique face à l’euro.

    Pour parfaire ce scénario catastrophe, des ventes de contrats sur indices américains ont été savamment orchestrées en pré-ouverture — cela ne coûte pas cher et c’est terriblement efficace. Le but étant de démoraliser les marchés via les plates-formes électroniques asiatiques et européennes, préfigurant un plongeon de 3% ou 4% de Wall Street lors de la reprise des cotations.

    Il était quasi-certain que moins d’une heure après l’ouverture, les places européennes afficheraient -5 ou 6%, tandis que le rendement des Bunds aurait plongé vers 1,20% puis 1,1%. Les bons du Trésor espagnol, quant à eux, se tendent symétriquement vers 7% puis 7,5%.

    ▪ Facebook chute et entraîne Apple avec lui
    Avant la mi-journée, l’évolution des marchés financiers devient totalement hors de contrôle en Europe et la contagion gagne Wall Street. Le titre Facebook s’effondre de 50% dans les échanges électroniques au lendemain même de son IPO, entraînant des ventes massives de titres Apple (550% de gains à matérialiser depuis début 2009) qui cote à Francfort afin de couvrir les pertes attendues.

    Les algorithmes de trading, déjà fortement biaisés par une anticipation baissière depuis 15 jours, se déchaînent alors. Il n’y a plus qu’un sens, la vente, les teneurs de marché s’étant tous mis off – ils en ont le droit lorsque la volatilité explose et que le VIX grimpe comme une fusée.

    Les carnets d’ordres se vident alors en quelques minutes tandis que les stops se déclenchent par dizaines, puis rapidement par centaines de milliers. Cela devient un 6 mai 2010 mais sur le sol européen… et pour de vrai cette fois-ci.

    Il n’y a en effet plus d’acheteurs dans le marché dès 11h30 car plus aucune banque ne leur prêtait un centime. La priorité absolue du moment devient le prélèvement des marges et la liquidation des positions débitrices.

    Pleinement conscientes qu’injecter massivement de l’argent dans un tel climat serait considéré comme un acte désespéré, les banques centrales s’abstiennent d’intervenir — la BCE n’ayant de toute façon plus les moyens d’une telle politique.

    ▪ Wall Street, la City, Paris… tous fermés
    La Maison Blanche, sur le pied de guerre depuis trois heures du matin — sachant que les circuits financiers auraient cessé de fonctionner aux Etats-Unis avant la tombée du jour sur la côte Est — décrète la fermeture des marchés, imitant la COB au lendemain d’un certain10 mai 1981. Dès que la nouvelle est connue en Europe, les autorités de marché annoncent la fermeture de la City et des autres places continentales à 13h30.

    Il était temps : Londres venait de passer le cap des 10% à la baisse, Paris affichait -14% (soit 2 550 points, son plancher de mars 2003, avec la moitié des titres réservés à la baisse et bien partis pour perdre 10% supplémentaires dès la reprise des cotations. Ce qui nous donne un niveau indicatif de 2 400 points pour le CAC 40 sur le futur juin. La place de Madrid, quant à elle, affiche -22,5% (avec seulement six valeurs sur 35 encore négociables).

    La perte de capitalisation boursière potentielle — en additionnant l’Europe et les Etats-Unis — se chiffre au bout de quelques heures en milliers de milliards d’euros, égalant les pertes du krach consécutif à la faillite de Lehman.

    La croûte terrestre vient de s’ouvrir sur un axe Athènes/Rome/Madrid et seul le plus puissant des dieux de l’Olympe aurait la force de la refermer.

    ▪ Certes nous exagérons… mais des milliers de milliards d’euros sont partis en fumée !
    Vous croyez que nous exagérons ? Mais des milliers de milliards d’euros, c’est précisément ce que la fichue crise grecque a englouti boursièrement à plusieurs reprises depuis décembre 2009, avec les plongeons d’avril/mai/juin 2010, puis le krach de l’été 2011 et enfin la rechute actuelle.

    Si on avait demandé leur avis aux actionnaires, aux épargnants, aux futurs retraités, ils auraient volontiers fait cadeau de 10% de leur portefeuille aux Grecs pour éviter d’en perdre 40% ou 50% (en cumulant les pertes) en moins de 24 mois.

    Il y a deux ans, solder la crise grecque –renflouer le pays et soutenir son redressement — aurait coûté une centaine de milliards d’euros, en comptant très large. Et cela aurait eu des retombées positives en termes de croissance (et donc de recettes fiscales) pour l’ensemble des pays européens.

    ▪ Facebook : 30 milliards de dollars évaporés
    Cette somme est comparable à la capitalisation de Facebook vendredi dernier vers 17h30 quand le titre cotait 44,50 $ — soit une capitalisation théorique de 123 milliards de dollars. Ce lundi, à 34 $ vers 15h45, Facebook ne pesait plus que 92 milliards de dollars, soit 30 milliards de dollars de capitalisation évaporés en quelques heures de cotation, ce qui a été pratiquement le niveau à la clôture: -11% à 34,03 $.

    Le constat est vertigineux : trente milliards de dollars — certes en grande partie virtuels — ont pu disparaître en quelques heures de cotation sans que Wall Street ne sourcille. Le Nasdaq affichait rapidement 1,5% et il n’a cessé de gagner du terrain pour afficher 2,5% au final.

    Et si Facebook ne valait bientôt plus que 10 $ (soit 10 fois ses bénéfices, ce qui serait encore bien payé), cela représenterait bel et bien 90 milliards de capitalisation détruite par rapport son zénith du 18 mai, et Wall Street ne s’en porterait pas plus mal !

    Les investisseurs affirmeraient sans sourciller qu’il n’y a aucun péril à voir cette bulle éclater comme tant d’autres : il y a mieux à faire avec son argent… comme sauver la Grèce par exemple ?

    Parce que franchement, si l’Europe avait imprimé 90 ou 100 milliards de dollars pour renflouer Athènes en mai 2010 — aussi immoral et indécent qu’ait pu être le comportement de la Grèce ces 10 dernières années — qui s’en soucierait aujourd’hui ?

    Et qui se souviendrait d’un montant aussi insignifiant pour “sauver le monde”, à l’aune des pertes encourues par ceux qui se sont rués sur l’IPO de Facebook à 45 $ ou qui persistaient à miser sur Apple à 640 $ en espérant 750 $ avant fin 2012 ?

    • il est vrai que la presse sur le web comme à la tv, s’est faite l’echo de bank run en grèce et en espagne ces derniers jours mais la réaction des spectateurs n’est pas vraiment à la hauteur car on ne voit pas foule devant les distributeurs français ! l’opération cantonna a surement mieux marché pour nous faire sortir notre cash des banques ! cela ne contredit pas qu’il y a bien eu fuite des capitaux à l’étranger mais cela n’a pas encore provoqué la chute de banques ! mais la presse pourrait se montrer plus convaincante à l’avenir ! car il est vrai que des retraits massifs pourraient affaiblir les banques et donc le système financier !
      on pourrait croire que ceux qui préconisent de changer leurs euros contre des métaux précieux appuient ce mouvement, sauf que celui qui achète doit replacer en banque ce qu’il recoit lors de la vente et n’interrompt donc pas le cycle de l’argent puisque le montant de la transaction a juste changer de compte bancaire, le cash n’est donc pas sorti il a juste changer de main !

  10. oups rectification, la fin des temps a débuté en 2008 et prendra 3 ans et demi plus tard le 27 mai selon ce livre !

  11. La SEC veut un examen de l’entrée en Bourse de Facebook

    22/05 | 19:35

    La Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain des marchés financiers, a déclaré mardi que les problèmes entourant l’entrée en Bourse de Facebook devaient être examinés, tout en disant qu’ils ne devaient pas ébranler la confiance des investisseurs à l’égard des marchés.

    “Je pense qu’il y a beaucoup de raisons d’avoir confiance dans nos marchés et dans leur intégrité, mais il y a des questions qu’il faut regarder, en particulier s’agissant de Facebook”, a déclaré à des journalistes la présidente de la SEC Mary Schapiro, à l’issue d’une audition au Sénat.
    Facebook a connu des débuts difficiles, rencontrant des problèmes de cotation quelques minutes après son entrée en Bourse.
    L’action a plongé lundi de près de 11% et baissait encore mardi, les investisseurs s’interrogeant sur les perspectives économiques du groupe de réseau social.

    REUTERS

  12. La gauche caviar aux USA ! ou l’immoralité de ces gens !

    ACORN -Association of Community Organizations for Reform Now- est une association aussi célèbre que SOS Racisme en France, qui comptait 400 000 membres à travers tout le pays. C’est une association gouvernementale, subventionnée par des fonds publics et privés. C’est aussi un puissant lobby qui défend les droits des minorités et milite pour tous les candidats de la gauche progressiste. En 2008, l’association avait financé la campagne d’Obama.

    Hannah Giles, 23 ans, a révélé il y a 3 ans la réalité du fonctionnement et des financements publics à ACORN, où Président Barack Obama avait travaillé dans le passé :

    https://www.contrepoints.org/2012/05/20/83894-hannah-giles-lamericaine-de-20-ans-qui-a-fait-trembler-obama

    “[…] Alors qu’elle est à Washington pour un stage, elle a l’idée d’aller enquêter sur l’association ACORN, connue pour ses liens avec Obama. […] Un plan est monté pour aller filmer les membres de l’association en caméra cachée. Au dernier moment, deux personnes se désistent, craignant pour leur carrière. Avec James O’Keefe, qu’elle rencontre pour la première fois après leurs échanges sur Facebook, ils réécrivent le scénario en catastrophe la veille de l’opération. Elle sera déguisée en prostituée et lui en mac. Ils vont demander à ACORN de les aider à obtenir un prêt pour ouvrir un bordel avec des mineures venues du Venezuela et filmer les réactions des employés. Le scénario est caricatural et Hannah ne croit pas trop qu’ils seront pris au sérieux.

    Surprise : non seulement ils sont bien accueillis mais en plus on leur donne tous les conseils pour falsifier les papiers, maquiller leur activité illégale en club de danse, escroquer le fisc américain et les banquiers. C’est tellement inimaginable que pour en avoir le cœur net, ils vont louer une voiture et refaire l’opération 8 fois, dans 8 villes différentes. Sept fois sur 8 l’improbable se produit : on leur prête une assistance bienveillante pour monter l’opération en toute sécurité. […]

    Hannah met en ligne une première vidéo le 9 septembre 2009. L’association ACORN nie tout en bloc et crie à la manipulation. Elle décide alors d’en publier une seconde, puis une troisième, etc. Prise la main dans le sac, obligée de reconnaître les faits, l’association présente ses excuses. Obama, gêné, fait de même.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=LtTnizEnC1U

    http://www.youtube.com/watch?v=7s8w9GEpSzw

    Quelques semaines plus tard, en novembre 2010, après avoir vainement tenté de lancer des procès contre Hannah, ACORN, l’une des plus grosses organisations de la gauche culturelle américaine dépose son bilan et disparaît. Pendant ce temps Hannah reçoit des menaces de mort, on l’accuse de racisme. Son père est obligé de lui payer des gardes du corps et des gilets pare-balles. […]

    Hannah a créé sa propre association, la Phoenix Foundation, une organisation à but non lucratif basée à Austin au Texas destinée à contourner les médias traditionnels. Elle sélectionne, finance et forme de jeunes journalistes à devenir indépendants et à poursuivre sans relâche la vérité avec courage et créativité.”

    http://americanphoenixfoundation.org/

  13. L’euro baisse face au dollar, le marché guette un sommet européen

    L’euro baissait face au dollar mardi, plombé par des craintes d’une contagion de la crise de la dette de la Grèce à l’Espagne, alors que les cambistes attendaient nerveusement une rencontre des dirigeants européens mercredi.
    Vers 18H00 GMT (20H00 à Paris), l’euro valait 1,2718 dollar contre 1,2815 dollar lundi vers 21H00 GMT.
    L’euro gagnait légèrement du terrain face à la devise nippone, à 101,73 yens contre 101,62 yens lundi soir.

    Le dollar également progressait face au yen, à 79,99 yens contre 79,30 yens lundi.
    De nombreux observateurs craignaient mardi que la crise frappant la Grèce se propage vers d’autres pays membres de la zone euro, particulièrement en Espagne dont le secteur bancaire était fragilisé par ses actifs immobiliers risqués.
    Preuve de la défiance des investisseurs, si l’Espagne a pu emprunter mardi 2,526 milliards d’euros en bons à 3 et 6 mois, elle a dû une nouvelle fois concéder des taux d’intérêt en hausse.
    De plus, la zone euro dans son ensemble restait source d’inquiétudes.
    L’euro avait tenté de rebondir lundi, mais ses gains sont restés “faibles comparés aux pertes des dernières semaines, ce qui met en lumière la prudence persistante des investisseurs”, a relevé Craig Erlam, analyste d’Alpari UK.

    De plus, les cambistes restaient sur la défensive à la veille d’une réunion informelle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE) pour discuter de la relance de l’économie, ont noté les analystes de Commerzbank.
    Cependant, “il y a peu de marge pour voir une avancée majeure cette semaine car les responsables de la zone euro continuent de n’agir que dans leur intérêt propre”, a tempéré David Song, analyste chez DailyFX.

    Les élections législatives en Grèce, prévues le 17 juin, pesaient aussi sur le marché. Les Grecs doivent retourner aux urnes après l’échec des négociations visant à former un gouvernement de coalition après les législatives du 6 mai où les partis pro-austérité ont subi un grave revers.
    Le nouveau scrutin relançait les spéculations sur les difficultés d’Athènes à obtenir les crédits qui lui sont nécessaires pour faire face à ses échéances, pouvant conduire le pays à une possible faillite et une sortie de l’euro.

    De son côté, le yen reculait nettement, après l’abaissement de deux crans de la note de la dette à long terme du Japon par l’agence de notation financière Fitch, qui a invoqué la dette publique massive du pays, qui équivaut à plus de deux fois son Produit intérieur brut (PIB).
    La devise japonaise restait cependant à un niveau élevé face au dollar et à l’euro après des semaines de hausse. La cherté du yen est une source d’inquiétude récurrente pour les autorités nippones car elle pénalise les exportations du pays, moteur de la croissance de l’économie japonaise.
    Vers 18H00 GMT, la livre britannique montait face à l’euro à 80,68 pence pour un euro, et baissait face au dollar à 1,5761 dollar.
    La devise helvétique était stable face à l’euro à 1,2010 franc suisse pour un euro, et baissait face au dollar à 0,9443 franc suisse pour un dollar.
    La monnaie chinoise a fini à 6,3230 yuans pour un dollar contre 6,3274 yuans la veille.

    AFP

  14. La loi sur l’autorisation de la défense nationale US No; 2013 est De Facto une déclaration de guerre…

    http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=30981

    Il ne manque que l’activité criminelle sous faux drapeau , mais nous pouvons faire confiance aux spécialiste de la CIA/Mossad pour faire un attentat bien dégueulasse avec de nombreuses victimes civiles et laisser trainer sur le site complétement détruit des pièces d’identités iraniennes miraculeusement intactes , avec les photos et le plan de l’action.
    Ce qui justifiera la guerre aux yeux de tous avec interdiction de mettre en doute la version officielle sous peine de condamnation d’antisémitisme.

  15. Face de bouc est à 31 USD ! encore 2 ou 3 jours à ce rythme et il n’en restera plus grand chose. Comme disais Fiorentino à midi sur Canal, “c’était l’arnaque du siècle” 🙂
    Quand je pense que je voulais le shorter lundi soir et que je ne l’ai pas fait, quel idiot…

    • @marc153

      shorter FB n est pas possible

      j ai voulu le shorter vendredi quand c etait a 41

      quand il y a une ipo, il faut attendre quelques mois avant de shorter ou d acheter des puts.

      • Désolé de te contredire Gardiola, mais je l’ai fait mardi. Je regrette de ne pas l’avoir fait dès l’introduction, c’est clair, mais ça marche, et j’ai gagné quelques euros… C’est peut-etre ton broker qui ne le fais pas? FYI, moi j’utilise AVAFX.

  16. Un économiste réputé défend la sortie de la Grèce de l’euro

    L’économiste Nouriel Roubini, célèbre pour avoir prédit la crise financière, plaide pour une «sortie négociée» de la Grèce de la zone euro, un moindre mal selon lui.

    «Sauver la Grèce sera très difficile, une sortie ordonnée de la zone euro serait une meilleure solution». L’économiste américain Nouriel Roubini, surnommé «Mr Doom» (M. Apocalypse) pour avoir annoncé la crise financière dès 2005-2006, en est convaincu: pour la Grèce, quitter la zone euro et adopter la drachme est le seul moyen de retrouver la croissance.

    L’oracle de l’université de New York était, ce mardi, l’une des vedettes du forum économique d’Astana, conférence que le Kazakhstan vante comme le «Davos de l’Asie centrale». Devant une salle comble, Roubini a expliqué qu’en Europe, existe «une lassitude face à l’austérité» dont le résultat de l’élection présidentielle française est un signe selon lui.

    Parallèlement, en Allemagne ou en Autriche, il y a une «lassitude des plans de soutien» à la Grèce où s’impose la volonté de laisser Athènes retrouver la drachme. «Si à l’issue des prochaines élections en Grèce est formé un gouvernement qui n’accepte pas les compromis, alors il faudra que le pays sorte de l’euro», a-t-il déclaré.
    Injecter des liquidités dans le moteur économique

    Le «grexit» (sortie de la Grèce selon le néologisme anglais en vogue sur le réseau social Twitter) risque de provoquer des dégâts en Grèce et dans toute l’Europe. Mais, pour l’auteur d’«Économie de crise» (paru en France en 2010), maintenir la Grèce dans la zone euro signifierait au moins cinq années de récession supplémentaires. «Les Grecs ne peuvent pas se le permettre».

    Roubini a par ailleurs plaidé pour une plus grande intégration politique de la zone euro et un rôle accru de la Banque centrale européenne (BCE), laquelle doit injecter des liquidités dans le moteur économique.

    Dans les couloirs de la conférence, dont l’un des thèmes de discussion est le concept d’une devise mondiale, l’économiste de New York, patron de Roubini Global Economics, a pu croiser plusieurs Nobel d’économie. Parmi eux, Edward Prescott, lauréat en 2004, pour qui la création de l’euro, entre pays si différents «était une erreur».

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/05/22/20002-20120522ARTFIG00569-un-economiste-repute-defend-la-sortie-de-la-grece-de-l-euro.php

  17. Les cours du pétrole finissent en baisse

    Reuters Publié le 22/05/2012 à 21:25

    Les cours du pétrole ont terminé en baisse mardi, les signes d’un accord sur le programme nucléaire iranien atténuant les craintes de perturbations de l’approvisionnement en pétrole. Les craintes de voir la crise européenne de la dette plomber l’économie mondiale pèsent également sur les cours. L’OCDE, qui a dévoilé dans la matinée ses prévisions semestrielles, anticipe une croissance mondiale de 3,4% cette année après 3,6% en 2011.

    Sur le Nymex, le contrat juin sur le brut léger américain (WTI) a fini sur une perte de 0,91 dollar, soit 0,98%, à 91,66 dollars le baril. Il a reculé sur sept des huit dernières séances. De son côté le Brent a cédé 0,37% soit 0,40 dollar, à 108,41 dollars le baril. Il s’est replié sur quatre des cinq dernières séances. Un accord sur l’inspection d’un site militaire iranien jugé suspect sera conclu sous peu, a annoncé mardi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à la veille de la reprise des négociations multilatérales sur le programme nucléaire de Téhéran.

  18. Comme annoncé, quand on a touché le haut du canal, on commence la nouvelle vague de baisse. Le CAC a bien reflué hors marché… actuellement vers 3058

    L’EURO a replongé à sa base

    La prochaine vague de baisse pourrait faire mal … très mal …
    Les Plunge Protection Team ont racheté à fond à la cloture de WS parce que ca partait en KRACH

    • C’est vrai que lorsque ça a commencé à baisser, c’était violent… J’étais sur le futur CAC, et ça descendait, descendait… Ce sera comme ça demain matin? J’ai placé mes shorts… 😉

      • Le mien était très fier de son coup, avec des fenètres qui s’ouvraient automatiquement pour expliquer que “dans quelques heures vous pourrez trader Fadebook, bla bla bla”. Alors j’ai regardé, et voyant que ça baissait, j’ai joué un peu. Je regrette maintenant de pas avoir shorté un peu plus… 😉

  19. Mardi 22 mai 2012 :

    Wall Street tirée vers le bas par les propos de Lucas Papademos.

    Challenges décrypte la séance du jour à Wall Street. Les indices ont fortement reculé pendant la dernière heure de cotation suite à la déclaration de l’ancien Premier Ministre grec, Lucas Papademos, selon qui le risque de la sortie de la Grèce de la zone euro est réel.

    Les indices évoluaient ce mardi sans direction réelle, à l’exception de la fin de la séance quand ils ont soudainement reculé. La raison de ce repli a été la déclaration de l’ancien Premier Ministre grec, Lucas Papademos à Dow Jones Newswires selon qui le risque de la sortie de la Grèce de la zone euro était réel et que l’on réfléchissait aux préparations d’une telle éventualité.

    Ses propos, publiés par le Wall Street Journal, ont donc fait chuter les indices ainsi que la paire EUR/USD qui s’est de nouveau retrouvée au-dessous de la barre de 1,26.

    http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20120522.CHA6631/wall-street-tiree-vers-le-bas-par-les-propos-de-lucas-papademos.html

  20. Les banques sont des éléments concentrant notre attention, les assurances ne sont pas mieux. Les valeurs technologiques comme énergétiques sont confortées comme pour rassurer. Allianz semble recouvrer les valeurs travail en amérique du centre nord.

  21. Y’en a qui pense vraiment qu’à faire du fric !
    Après ça ils se permettent de juger, valeur chrétienne à l’appui.
    Des croyants ??? Mon cul, ouai !!!

    • t’inquiète pas ils devront tous disparaître pour la nouvelle ère ils ne pourront pas s’adapter, car leur cerveau a été bien formaté par le système.

  22. @all

    EURUSD = 1,2666 : amateur de lucifer., rejouissez vous, on va se regaler , ca va partir en vrille grave de chez grave

  23. Grèce-Feu vert à la recapitalisation des principales banques

    23/05 | 01:43

    Quatre banques recevront E18 mdsDes fonds reçus sous forme d’obligations du FESFLes banques pourront à nouveau se tourner vers la BCE (Avec précisions sur le déblocage des fonds, 3e paragraphe)

    Les quatre plus grandes banques grecques pourraient recevoir dès mercredi 18 milliards d’euros de fonds destinés à leur recapitalisation, a fait savoir mardi le fonds grec de stabilité financière.
    Le Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) a déclaré dans un communiqué que son conseil avait unanimement approuvé la recapitalisation, qui se fera sous la forme d’obligations du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et permettra aux banques de se tourner à nouveau vers la Banque centrale européenne (BCE).

    Le communiqué ajoute que l’offre de recapitalisation sera présentée aux banques grecques mercredi pour signature. Après quoi, précise un responsable du HFSF, les fonds pourraient être aussitôt débloqués.
    Les fonds sont nécessaires pour recapitaliser Alpha Bank , National Bank of Greece, EFG Eurobank et Piraeus Bank.

    “Avec ces 18 milliards d’euros sous forme d’obligations FESF, nous participerons à nouveau aux opérations de liquidités de la BCE”, a dit un banquier, qui avait fait part à Reuters d’une recapitalisation imminente avant son annonce officielle.
    La semaine dernière, la BCE avait cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques en raison de leur sous-capitalisation. (voir )
    Les banques grecques ont vu leurs capitaux fondre cette année en raison de l’échange de titres de dette souveraine grecque, qui a vu la valeur de leur papier grec être ramenée à quasiment zéro.
    La recapitalisation des banques est une partie clé du plan d’aide international reçu en mars par Athènes du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne.
    L’indice regroupant les banques grecques a terminé la séance de mardi en repli de 0,92% alors que l’indice regroupant les valeurs bancaires européennes a gagné 3%.

    REUTERS

  24. en passant :
    Quelque 600.000 hectares sont sous l’eau dans le centre de la province de Buenos Aires, menaçant la récolte de soja et environ 500.000 têtes de bétail,dans le seul département de Bolivar il y a entre 350.000 et 400.000 têtes de bétail..
    pour ceux qui ont compris , vu que ds 80 % de la nourriture européenne on utilise le soja argentin, les prix vont gonfler

    • La France et l’Europe importent donc des quantités importantes de soja. Les plus grands producteurs – et exportateurs – de soja dans le monde sont les Etats-Unis, le Brésil et l’Argentine.

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