Le Marché impose la tendance et les médias commentent comme ils peuvent…

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Jusqu’ici, à chaque fois que les marchés financiers européens et l’euro étaient chahutés, les moulins à propagande de la pensée unique expliquaient que le scénario du retrait de la Grèce de la zone euro devenait une rumeur persistante. Avant vendredi dernier, l’explication était toujours de mise pour justifier le nouveau plongeon de ces mêmes marchés d’actions et de l’euro, puis… renversement de tendance.

Pourtant, le commissaire au Commerce Karel De Gucht explique à un journaliste du quotidien belge De Standaard que «la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) travaillent sur différents scénarios dans le cas où la Grèce devrait quitter la zone euro». Dans le même temps, une porte-parole du ministère allemand des Finances avouait que Berlin se préparait à toutes les éventualités. Mais le ministre des Finances allemands, probable successeur de J.C. Juncker, président de l’Eurogroupe, affirmait que tout irait bien mieux dans les deux prochaines années (!) et qu’il n’était pas question d’abandonner la Grèce…  Bref, les valeurs bancaires remontaient la pente et tiraient les indices vers l’équilibre. Qu’en conclure ? Difficile… Une certitude cependant : le Marché imprime une tendance et ensuite… les médias publient des ‘explications’ pour rendre le mouvement logique au quidam qui croit et ne jure que par ce qui est écrit dans le journal… Tout le monde sait bien qu’en dehors du grand journal, on risque de se faire embobiner par les thèses dites complotistes.

En attendant, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement se méfie de ses propres projections, avertissant que l’art de la prévision est devenu aléatoire. “Une récession de l’ensemble des pays de l’Europe centrale et orientale dans les douze prochains mois est possible si la crise en zone euro empire encore, ou si la région connaissait un choc pétrolier…”.

44 Commentaires

  1. “Ou pendant que les banques nous pissent dessus, les medias disent qu’il pleut…!”

    bonjour tout le monde.!!

      • Il se peut que la dictature soft devienne plus hard après les législatives du 17 juin. Les plans de licenciement avec les mesures de rigueur vont commencer à prendre effet début juillet.

      • J’en ai bien peur Clavreul !

        “N’oublions jamais cette vérité fondamentale : l’État n’a aucune autre source d’argent que l’argent que les gens gagnent eux-mêmes.” dixit Margaret Tatcher en 1983.

        Malheureusement, le gouvernement Ayrault est constitué à 100 % de personnes dont les ressources proviennent en totalité de l’argent public. Tous sont issus de la sphère publique. Ils ne peuvent qu’être dévoués à son service. Un tel système n’a aucune chance de réussir. En tout cas, en termes de création de richesses et d’emplois.

        Un État qui doit emprunter sur les marchés financiers 500 millions d’euros par jour, comment va-t-il mettre en place une relance sinon emprunter encore plus ?

        Le moindre faux pas, la première bourrasque lui sera fatal. Cette issue, sans doute dramatique, est certaine. Dans quel délai ? C’est toujours la question la plus difficile. Quelques mois, quelques années ?

      • @tien, pour la première bourasque, il ne faut plus parler en années. D’ ici au 1er janvier 2013 nous devrions connaître pas mal de changement.

    • C’ est un peu ça éffectivement, cela me rappelle l ‘émission C dans l’ air sur France 5, Avec leurs fameux économistes qui disaient que tout allait bien en 2007. Aujourd’ hui cette magnifique émission a pour mission de faire comprendre aux Français que la Grèce ne doit surtout par sortir de la zone Euro, en effet ce serait dramatique pour l ‘épargne des Français. En gros il faut manipuler les gens à fond les gamelles, il faut que nous soyons en accord avec la création du nouveau ” Varsovie Grec.” Sur cette émission, Gold up a fait un très bon papier ( incroyable ! ). Sinon j’ ai regardé notre Pupu national sur France 2 hier à 20h, un magnifique reportage sur Al-qaïda avec trois énergumènes tirant des coups de Kalachnikov vers le ciel, trois pauvres types dans le milieu du désert du Maghreb criant que seul Dieu était leur maître…bla…bla…bla, tenez vous bien ! A la fin du reportage notre Pupu national ajoute : ” Voilà ce qu’ il faut retenir.” FRANCHEMENT !!! c’est pas beau ça ? Continu comme cela Pupu ! Tu nous fais trop rire.

      • En réponse à “tien” évitons le manichéisme à propos des salaires de la fonction publique. Oui ces salaires sont prélevés sur le trésor public. Mais c’est en contre partie d’un travail public (justice, santé, éducation etc). Le problème juridiquement est celui de nos élus qui, en principe, n’assument pas un travail, une profession publique mais notre représentation par un mandat (terme défini à l’art. 1984 du Code civil). Or, le principe du mandat précisément est d’être GRATUIT (art. 1986 C. civ.). S’il y a rétribution, c’est un salaire, c’est en rétribution d’un service rémunéré, la rémunération d’un professionnel (énarque?!) qui loue ses services au prix du marché (public!). Si la gratuité du mandat disparaît, qui est de l’essence du mandat, juridiquement c’est une erreur de parler encore de mandat. Le terme approprié est celui de contrat de travail. Reste à (re)définir ses clauses. Surtout si ce sont les électeurs et non l’Etat qui sont les véritables “employeurs”.

      • L’idée (simple) est de distinguer ceux qui travaillent pour l’Etat (personne fictive et donc représentée, dans ce cas à qui profite le crime? A ses représentants!) et ceux qui travaillent pour le public, pour le peuple. N’oublions pas que les fonctionnaire eux aussi alimentent le “trésor” public par leurs impôts.

  2. 09h31 – La Russie a procédé avec succès au tir d’un nouveau missile intercontinental

    La Russie a procédé avec succès mercredi au tir d’un nouveau missile intercontinental depuis la base de Plessetsk, dans le Nord de la Russie, a annoncé un porte-parole du ministère russe de la Défense, Vadim Koval, cité par l’agence Interfax.

    “L’ogive testée a atteint la zone ciblée sur le polygone de Koura” au Kamtchatka, une péninsule de l’Extrême-Orient russe, qui s’avance dans l’océan Pacifique, a-t-il ajouté.

    http://lci.tf1.fr/filnews/monde/la-russie-a-procede-avec-succes-au-tir-d-un-nouveau-missile-intercontinental-7264966.html

  3. URGENT – Décès d’ Etienne Kosciusko-Morizet, 25 an ??

    Le frère cadet de l’ex-ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a été trouvé mort mardi matin à son domicile à La Riche, près de Tours, a-t-on appris de source proche de l’enquête, confirmant une information du site internet de la Nouvelle République (NR).

    Une enquête pour recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire de Tours. Une autopsie doit être effectuée mercredi.

    Etienne Kosciusko-Morizet, 25 ans, était étudiant en doctorat de chimie. Il effectuait une thèse au centre d’étude atomique (CEA) de Monts, précise la NR.

    Il était le frère cadet de Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l’Ecologie, et de Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur du site de commerce en ligne PriceMinister.com.

  4. L’euro baisse : le marché se prépare à une sortie de la Grèce de l’euro.

    L’euro baissait face au dollar mardi, plombé par des commentaires de l’ancien Premier ministre grec selon lequel le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro est réel, alors que les cambistes attendaient nerveusement une rencontre des dirigeants européens mercredi.

    En fin d’échanges new-yorkais, dans un marché faible en volume, les déclarations de l’ancien Premier ministre grec Lucas Papademos déclarant que “le risque que la Grèce quitte l’euro était réel”, selon l’agence Dow Jones Newswire, a fait plonger la monnaie unique face au dollar, considéré comme une valeur refuge.

    “On a vu une chute prononcée de l’euro en fin d’après-midi, avec les déclarations assez délétères de M. Papademos”, a noté Sébastien Galy, de la Société Générale. Ces propos ont eu selon lui un effet “psychologique” déclencheur sur les cambistes, qui bien qu’ils anticipaient déjà une sortie de la Grèce de l’euro, se préparent désormais plus sérieusement à cette éventualité.

    “Mais cela reste un mouvement de recul modeste en ligne avec l’évolution anticipée de l’euro à la baisse” à court terme par rapport au dollar. “Tout le monde est positionné pour une baisse de l’euro face au dollar”, a continué le cambiste.

    De nombreux observateurs craignaient en outre mardi que la crise frappant la Grèce se propage vers d’autres pays membres de la zone euro, particulièrement l’Espagne dont le secteur bancaire était fragilisé par ses actifs immobiliers risqués.

    Preuve de la défiance des investisseurs, si l’Espagne a pu emprunter mardi 2,526 milliards d’euros en bons à 3 et 6 mois, elle a dû une nouvelle fois concéder des taux d’intérêt en hausse.

    De plus, les cambistes restaient sur la défensive à la veille d’une réunion informelle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE) pour discuter de la relance de l’économie, ont noté les analystes de Commerzbank.

    Cependant, “il y a peu de marge pour voir une avancée majeure cette semaine car les responsables de la zone euro continuent de n’agir que dans leur intérêt propre”, a tempéré David Song, analyste chez DailyFX.

    http://www.romandie.com/news/n/DEVISESL_euro_baisse_le_marche_prre_ne_sortie_de_la_Gr_de_l_euro_RP_230520120914-22-183150.asp?

  5. Un choc nucléaire plutôt qu’un choc pétrolier ? Fukushima, c’est loin d’être fini. Le réacteur n°4 notamment avec ses 1535 barres à combustible usagé inspire d’énormes craintes aux scientifiques.

    Interview du diplomate Akio Matsumura qui nous prévient que la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon peut finalement se transformer en un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre.

    85 fois plus de césium 137 que Tchernobyl “détruirait l’environnement mondial et notre civilisation. Ce n’est pas sorcier, pas plus que ça ne concerne le débat pugilistique sur les centrales nucléaires. Il s’agit d’une question de survie de l’humanité.”

    http://akiomatsumura.com/2012/04/682.html

    http://www.youtube.com/watch?v=0cIt0Qfc8UA&feature=youtu.be

    • Au debut il fallait faire le plus gros tas de sable du monde sur cette centrale et point barre, de toutes les facons il est impossible de recuperer le corium.
      Cent barges aspireuses, cracheuses de sable…..
      A non c’est vrai, il faut recuperer les barres de Mox pour les revendres….

  6. La Banque Postale facturera, à partir de 6 par mois, les retraits aux distributeurs autres que les siens :

    Le logo de la Banque Postale

    La Banque Postale, qui était le dernier établissement à réseau d’agences à faire exception, va facturer les retraits d’argent dans des distributeurs qui ne sont pas les siens à partir de six par mois, a-t-elle indiqué mercredi à l’AFP, confirmant une information du Parisien.

    A partir de début septembre, le sixième retrait déplacé et les suivants seront chacun facturés 65 centimes d’euros au client.

    Deux courriers ont été envoyés aux clients pour les avertir de ce changement, en février et avril, a indiqué un porte-parole.

    La banque rappelle que le service de retrait déplacé, c’est-à-dire dans un distributeur appartenant à un autre établissement, a un coût et qu’il donne lieu à facturation par toutes les autres banques à son réseau d’agences.

    “On est dans une démarche de facturation d’un service, qui reste la plus basse du marché”, fait valoir le porte-parole, indiquant que le tarif moyen appliqué en France pour ce service est de 80 centimes d’euros.

    “Nous nous situons dans les bonnes pratiques de la Banque Postale”, insiste le porte-parole.

    La banque rappelle également qu’elle dispose du réseau d’implantations le plus dense de France, et de très loin, avec 17.000 “points de contact” et 6.350 distributeurs automatiques.

    source : boursorama

    • J’ai un compte à la Poste, et je n’ai rien reçu…
      Vous me direz,le directeur de mon agence change tous les 6 mois, et je n’ai jamais reçu de courrier. Heureusement que je ne leur fait pas confiance…

      • @doyle

        désolé Doyle ,je suis aussi client de la Banque postale et j’en ai bien été informé par une brochure des nouveaux tarifs de la banque et ce en début d’année

    • C’est déjà le cas depuis longtemps au Crédit Agricole.
      Au-delà de 5 retrait par mois aux distributeurs autres que ceux du CA, il en coûte 1 euro par retrait.

  7. La France a levé au total 8,658 milliards d’euros sur des échéances courtes

    23/05 | 11:26

    La France a levé au total 8,658 milliards d’euros sur des échéances de court terme lors de son émission de bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés (BTF) de lundi, après prise en compte des offres non compétitives (ONC), a annoncé mercredi l’Agence France Trésor (AFT).
    L’AFT, chargée de placer la dette française sur le marché, prévoyait d’emprunter entre 7,2 et 8,4 milliards d’euros lors de cette émission.

    Cet emprunt, qui s’est soldé par des taux en baisse et une forte demande des investisseurs, a confirmé que la France peut s’endetter à très bon compte, au moment où la zone euro inquiète fortement sur fond de spéculations sur une sortie de la Grèce de l’Union monétaire.
    Sur la ligne de BTF à 12 semaines, à échéance le 16 août, les ONC se sont établies à 35 millions d’euros, portant le montant total de l’adjudication à 4,232 milliards d’euros, au taux de 0,070%, contre 0,074% lors d’un emprunt comparable le 14 mai.
    Sur la ligne de BTF à 23 semaines, à échéance le 31 octobre, les ONC se sont établies à 19 millions d’euros, portant le montant total de l’adjudication à 2,218 milliards d’euros, au taux de 0,096%, contre 0,111% le 14 mai.
    Sur la ligne de BTF à 49 semaines, à échéance le 2 mai 2013, les ONC se sont établies à 210 millions d’euros, portant le montant total de l’adjudication à 2,208 milliards d’euros, au taux de 0,168%, contre 0,185% le 14 mai.
    Le règlement sur ces trois lignes interviendra le 24 mai.
    Lors d’une émission obligataire, les investisseurs choisissent de prêter un montant à un certain taux. Ils peuvent proposer une somme supplémentaire sans mentionner de taux, un montant qu’ils prêteront après l’adjudication au taux moyen pondéré de celle-ci, dans le cadre d’une offre dite non compétitive (ONC).

    Copyright © 2010 AFP.

  8. Grèce : « On ne peut exclure de planifier une sortie de l’euro », estime Papademos

    Dans un entretien au Wall Street Journal, l’ex-Premier ministre grec affirme qu’on ne peut exclure de planifier un abandon par la Grèce de la monnaie commune. Une hypothèse qui affecterait la Grèce mais aussi des pays extérieurs à la zone euro.

    La « drachmatisation » bat son plein. Le Premier ministre grec sortant Lucas Papademos (photo) a en effet estimé mercredi qu’on ne pouvait exclure de planifier un abandon par la Grèce de la monnaie commune, tout en soulignant qu’une telle issue serait non seulement « catastrophique pour la Grèce » mais qu’elle pourrait aussi affecter des pays extérieurs à la zone euro.

    « Bien qu’un tel scénario soit peu probable et qu’il n’est souhaitable ni pour la Grèce ni pour d’autres pays, on ne peut exclure que des préparatifs soient en cours pour contenir les conséquences potentielles d’une sortie grecque de la zone euro », indique M. Papademos au Wall Street Journal daté de mercredi.

    Une sortie de l’euro aurait des effets économiques « catastrophiques », a estimé l’ancien numéro deux de la Banque centrale européenne, qui s’exprimait pour la première fois depuis la semaine dernière, date à laquelle il a quitté son fauteuil de Premier ministre. Selon lui, « le risque que la Grèce sorte de l’euro est réel ». Et cela dépend du soutien ou non des Grecs à « l’application continue du programme économique » dicté par l’UE, le FMI et la BCE, souligne M. Papademos.

    Et de citer des estimations chiffrant le coût d’une sortie de la Grèce de l’euro entre 500 milliards et 1.000 milliards d’euros ; une fourchette qui prend en compte l’impact sur les marchés, les effets de contagion et les dégâts pour l’économie. « Certains calculs que j’ai vus suggèrent que l’inflation pourrait grimper de 30 à 50% », ajoute-t-il.
    Maintenir le cap des réformes

    Mardi, les propos de M. Papademos qui avaient déjà filtré dans la presse ont provoqué un accès de nervosité à la bourse de New York où le Dow Jones a fini en très léger recul de 0,01%. Le marché a « réagi à des rumeurs qui circulent depuis peu sur des commentaires tenus par l’ancien Premier ministre grec Lucas Papademos selon qui le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro est réel. Cela pèse sur le moral des investisseurs », a commenté Michael James, de Wedbush Morgan Securities.

    Mercredi les bourses asiatiques _ l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a dévissé de 1,98% à la clôture _ et européennes ont suivi. Paris perdait 1,06% en début de matinée, en raison notamment des propos de M. Papademos, selon les analystes. Une sortie de la Grèce de la zone euro n’est « certainement pas une option que nous encourageons (…) ni la plus favorable », a souligné hier la directrice du FMI, Christine Lagarde, dans un entretien accordé à la BBC lors de sa visite mardi à Londres.

    La Grèce se prépare pour les nouvelles législatives prévues le 17 juin, après l’impasse politique qui a suivi le scrutin du 6 mai, dominé par un vote sanction contre les partis partisans du plan de rigueur. Les dirigeants européens ont prévenu la Grèce. Elle ne pourra prétendre aux aides internationales qu’à la condition que le gouvernement qui sortira des urnes maintienne le cap des réformes.

    AFP

  9. Mercredi 23 mai 2012 :

    De moins en moins de détenteurs étrangers de dette espagnole et italienne.

    La proportion de détenteurs étrangers de dette publique espagnole et italienne est en chute constante, et cette tendance devrait se poursuivre dans les prochains trimestres, sauf si la situation économique des deux pays s’améliore, a estimé mercredi l’agence Fitch.

    Parallèlement, “les banques espagnoles et italiennes, financées par de l’argent pas cher prêté par la BCE, ont remplacé les investisseurs institutionnels internationaux”, remarque l’agence de notation financière dans un communiqué.

    Dans le cas de l’Espagne, la proportion de détenteurs étrangers de dette publique a atteint 34% au premier trimestre 2012, contre 40% fin 2011 et plus de 60% en 2008, selon les calculs de Fitch.

    En Italie, la situation est un peu différente, avec une fuite des investisseurs étrangers (qui représentaient 50% des détenteurs de dette en 2008) moins prononcée, et surtout plus tardive, puisqu’elle n’a commencé qu’au troisième trimestre 2011. “Néanmoins la part de non-résidents détenteurs de dette italienne a chuté à 32% (au premier trimestre 2012, ndlr) et, même si le rythme a ralenti, elle continue de baisser”, relève l’agence.

    “Fitch estime qu’il y a un risque élevé de fuite des détenteurs étrangers en Espagne et en Italie dans les prochains trimestres, à moins que l’on atteigne une base stable d’investisseurs étrangers avec un appétit plus fort pour le risque, ou que les perspectives économiques pour l’Espagne et l’Italie s’améliorent”, poursuit le communiqué.

    L’agence note que cette tendance est similaire à celle observée en Irlande, au Portugal et en Grèce, ce qui “reflète une plus forte aversion des investisseurs envers la marchés de dette des pays périphériques de la zone euro”.

    Si cela continue en Espagne et en Italie, alors, selon Fitch, la BCE ou le Mécanisme européen de stabilité devraient intervenir en achetant par exemple de la dette publique sur le marché secondaire, ce que la BCE se refuse à faire depuis plusieurs mois.

    Selon le journal El Mundo, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, devrait d’ailleurs demander mercredi, lors du sommet informel de l’UE, que la BCE achète de la dette espagnole.

    http://www.romandie.com/news/n/BONDSDe_moins_en_moins_de_detenteurs_etrangers_de_dette_espagnole_et_italienne89230520121300.asp

  10. Les investisseurs se ruent sur l’emprunt allemand à deux ans 0%

    23/05 | 12:34

    L’Allemagne a adjugé mercredi 4,56 milliards d’euros de son nouvel emprunt à deux ans zéro coupon, à un rendement bas sans précédent de 0,07%, suscitant néanmoins une forte demande dans un contexte de crise propice à la recherche de valeurs refuges.
    Malgré l’absence de rémunération, la demande a représenté 1,7 fois le montant offert, contre 1,8 fois lors de la précédente opération de Schatz deux ans, le mois dernier avec un coupon de 0,25%.
    “Avec une inflation d’environ 2% et un rendement moyen à 2 ans de 0,07%, on se dit que la vie est douce pour l’Allemagne sur le marché obligataire”, ironise un trader obligataire.
    Le rendement de 0,07% du Schatz zéro coupon émis mercredi se compare à celui de 0,14% de l’adjudication du mois dernier.

    En France, le rendement avait été de 0,74% lors d’une émission à deux ans la semaine dernière.
    “C’est la première émission de l’Allemagne à deux ans avec un coupon zéro, ce qui, en soi, reflète clairement la tendance désormais familière des investisseurs induite par la crise : ils préfèrent le remboursement de leur argent à une rémunération de celui-ci”, commente Richard McGuire, à la Rabobank à Londres, qui estime que les rendements allemands peuvent encore baisser.

    REUTERS

    No comment…

    • Le problème est que cela ne choque pas plus que ça. On l’accepte comme une certaine logique du marché. Placer de l’argent à 0% veut dire, en prenant en compte l’inflation, que l’on perd de l’argent. C’est clair pour vous mais je pense que les gens “normaux” ne se rendent pas compte de cela.
      Cela veut dire qu’aujourd’hui, on détruit de l’argent pour éviter de le détruire plus vite. Il y’ a énormément de gens qui s’enfoncent dans la misère, il y a dans le smonde des millions de personnes qui peurent de faim ou sont touchés par la malnutrition mais bon, la logique du système ultralibéral fait que des gens préfèrent détruire leur argent que de le partager.

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