Trader Noé – Analyse du 12 juin 2012

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Hier matin nous avions écrit : pour que l’indice E-mini SP 500 poursuive sa hausse, il fallait absolument casser la première résistance à 1345 points. Ce fut un échec et ceci nous rappelle les points écrits la semaine dernière disant que la rupture des 1285-1280 points fragilisera davantage la tendance avec une forte accélération baissière à la clé.
De même l’indice CAC 40 (pas le Future CAC 40) pourrait glisser vers 2950 points pour regagner très rapidement son plus bas à 2918 points environ.
La rupture de ce seuil déclencherait alors une nouvelle accélération vers 2750 points voir 2460-2350 points rapidement.

Ce qui est inquiétant c’est de voir les bancaires comme Bankia et Bankinter perdre 15 % par rapport au cours d’ouverture de la séance d’hier.
Un feu de paille…

La lance à incendie n’est plus assez grosse, un organisme supranational devra sortir de sa caserne pour jouer le temporisateur d’explosion.

L’agence de notation Fitch a encore dégradé les banques Espagnoles (Santander et BBVA).

Mais le plus inquiétant c’est peut être la situation Italienne. (Imotus l’avait bien mentionné d’ailleurs).  Les agences pourraient s’exprimer, tendons l’oreille.

Banco Popolare abandonnait pratiquement 6 % à 0.91 euro. Il faut dire que la rupture du support phare des 0.85 euro déclencherait une nouvelle phase d’accélération vers 0.7-0.2 euro.

De même le titre Unicredit se rapproche du pivot phare à 2.3 euros. Sa rupture pourrait déclencher une accélération vers les 2 et 0.5 euros.

Pour Generali, l’analyse de fond reste semblable à ce que nous écrivions dernièrement. Cela suit les deux banques précédentes.

Le fait que l’indice E-mini SP 500 ait calé sur la zone forte de résistance 1345-1350 n’est pas un bon signe.

61 Commentaires

  1. Mardi 12 juin 2012 :

    Chypre, pays membre de la zone euro, pourrait nécessiter une aide internationale avant la fin du mois, tant pour ses banques que pour ses finances publiques. “Le problème est urgent. Nous savons que la recapitalisation des banques [de l’île] doit être finalisée avant le 30 juin, et il ne reste plus que quelques jours”, a déclaré, lundi, le ministre chypriote des finances, Vassos Shiarly.

    Chypre est sous pression pour secourir la deuxième banque du pays, Cyprus Popular Bank, fragilisée par son exposition à la Grèce, avant l’expiration du délai réglementaire fixé au 30 juin. Le pays doit prendre la présidence tournante de l’Union européenne pour six mois à partir du 1er juillet.

    A la question de savoir si un éventuel soutien porterait principalement sur les banques, Vassos Shiarly a indiqué qu’à ses yeux il s’agirait plutôt d’un ensemble complet de mesures d’aides inspiré de ce qui a déjà été fait. Le pays, lourdement endetté et déficitaire, est exclu des marchés financiers depuis un an. Il aurait besoin de l’équivalent de 10 % de son produit intérieur brut (PIB) rien que pour redresser la banque Popular.

    La banque Popular est à la recherche d’un investisseur pouvant lui apporter 1,8 milliard d’euros, faute de quoi l’Etat devra lui-même y injecter des capitaux frais.

    Le ministre chypriote a dit ne pas être en mesure de chiffrer le montant total de l’aide qui pourrait être demandée. Chypre a un peu plus de 2 milliards d’euros de dette à court terme qui arrive à échéance l’année prochaine. Chypre a en théorie la possibilité de demander une aide le week-end prochain, ou celui du 23-24 juin, dans la mesure où l’attention devrait entre-temps se porter sur les élections législatives en Grèce prévues le 17 juin.

    Le pays, qui représente 0,2 % de l’économie de la zone euro, a jusque-là été réticent à faire appel au soutien de l’Union européenne (UE), refroidi par l’expérience de la Grèce, et redoutant les pressions qui pourraient s’exercer en contrepartie, notamment sur son régime fiscal, l’un des plus légers de l’UE.

    Chypre a donc engagé des discussions séparées avec un pays tiers, dans l’espoir d’obtenir de meilleures modalités de sauvetage de la part des autres pays membres. Bien que ce pays n’ait pas été nommé, il pourrait s’agir de la Chine. Chypre s’est déjà vu accorder l’an dernier un prêt de 2,5 milliards d’euros de la part de la Russie, dont les versements doivent combler une part de son déficit de cette année.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/06/12/chypre-pourrait-avoir-besoin-d-une-aide-financiere-internationale_1716761_3234.html#xtor=AL-32280539

    C’est une idée hilarante : la Banque Centrale Européenne et l’Union Européenne ne peuvent plus prêter d’argent aux six Etats européens périphériques – Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre. Donc la Russie et la Chine vont prendre le relais.

    La Russie et la Chine vont prêter des milliards d’euros aux six Etats européens surendettés.

    La Russie et la Chine vont rajouter de la dette sur les épaules des six Etats européens surendettés.

    J’éclate de rire !

  2. Merci trader Noé. surveille les 13600 milliards qui doivent partir en fumée fin 2013 aux USA car les bank devront passer tot ou tard en perte cet argent ou ils ont un capital et en face aux emprunteurs pour rembourser cette dettes des subprime.Ce sera le signe de l’effrondement fiancier global. D’ici là les USA chercheront toujours a dire que le vilain petit canard est l’europe.

    • Imotus, tu as oublié ta “griffe” sous ce post. Doit-on y voir un “signe” ? ;-))
      D’ailleurs, que signifie .°. ? Rien trouvé sur internet. Quelqu’un sait-il ?

      • .°. = signature maçonnique.
        Perso, je n’ai rien contre.
        ça rejoint le drapeau américain en fond de logo LIESI :)))

      • désolé mais je bosse aussi et pas trop le temps de trainer.
        .°. est le symbole de la trinité mais surotut de l’unité du 1 soit dieu.
        J’ai pris ce symbole qui estplus chinois que maconnique meme si les FM le reprsente ainsi :. ou .°. ou … car je ne peux pas dessiner une spirale.
        il doit s’analyser ainsi, tu dessine ce triangle equilaterale et tu tires de chaque sommet une droite en passant par lemilieu de la droite opposée, il se formera un point d’intersection, unicité des 3 puissances. Maintenat tu efface el triangle et tu gardes les droites et tu aura dessinés la croix du chrisme copte dont nostramaus etant membre.
        je prefere la spirale de fiboancci comme expression de dieu car cettes spirale te dit que le temps que l’on noas a inventé n’existe pas, et qu’il n’y a ni commencement ni fin dans ce type de spire. Elle est donc dieu.c’est comme cela que les civilisation beaucoup plus ancienne que les atlantes ont représenté l’image de dieu. puis avec les atlantes et les races de lezards on a repésenté dieu a l’image de l’homme ou des races intelligente du cosmos.( ce sont les fameuses tetes geantes que l’on trouve sur MARS, sur TERRE et toutes les autres planetes de notre systeme solaire controlés par les lezards).
        .°.

      • Bonjour,
        Votre spirale est aussi une des significations, illustrations du fumeux G présent sur les ornements maçoniques..

      • Imotus,
        T’as le don de te faire remarquer.
        Comme dit précédemment, je suis mon instinct.
        Et mon instinct me dit plein de choses.

  3. Le monde de la finance n’est -il pas “ésotérique” lui même de par sa nature c’est à dire, occulte et “compréhensible seulement par les initiés”. Quand on essaye de décrypter le dessous des cartes, on entrevoit toutes les magouilles, les intérêts divergents et convergents, la guerre monétaire souterraine caché, tous et bien incompréhensible aux communs des mortels; la désinformation des médias, le formatage des cerveaux,les mensonges éhontés… alors cette définition de ésotérique ne me semble pas mal approprié pour définir cette essai de décryptage de cette univers économique et financier.

      • @marc
        tu ne sais pas qui est satan
        selon la theorie qui nous dirigige satan est la force brute qui a pour devise liberté egalité et fraternité. elle est donc la science mon cher marc.
        satan possede une essence divine qui est la force morale, c’est à dire la juste raison a toute science. ok?

        bon ensuite tu couples cela avec le christ qui a comme essence divine la foi vraie. et tu as l’emsemble de la compréhension de la perfection de ton ame.
        .°.

  4. Tension sur le taux espagnol à 10 ans, les doutes s’accentuent.

    Les taux à 10 ans espagnols se tendaient mardi matin dans un marché qui se remet à douter de l’avenir de la zone euro et s’interroge sur les modalités du plan de sauvetage des banques espagnoles.

    Vers 10H15 HEC (08H15 GMT), le rendement espagnol se tendait à 6,590% contre 6,487% lundi soir.

    Le “spread”, qui mesure la prime de risque par rapport à l’emprunt européen de référence (le Bund allemand), était au-delà de 500 points de base, à 5,25 points de pourcentage, illustrant la méfiance des investisseurs à prêter à l’Espagne et de manière générale aux autres pays fragiles de la zone euro.

    L’Italie en faisait logiquement les frais avec un taux à 10 ans qui est également remonté par rapport à lundi soir pour s’inscrire à 6,150% contre 6,018%.

    L’environnement n’est pas favorable aux actifs risqués, indiquent les économistes de la BNP Paribas. “Dans la perspective du scrutin du 17 juin, la Grèce va revenir sur le devant de la scène et encourager les investisseurs à se positionner sur des actifs sûrs”, ont-il ajouté.

    Le résultats des élections législatives grecques du 17 juin auront une incidence déterminante sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro.

    Quant à l’Espagne, après la réaction positive à l’annonce du plan de sauvetage des banques pouvant atteindre 100 milliards d’euros, l’optimisme est en train de s’émousser alors que les questions s’accumulent sur la mise en place du plan.

    “Les investisseurs ne savent pas très bien quoi en penser”, soulignent les économistes du Crédit Agricole à propos de ce plan.

    (AWP / 12.06.2012 11h01)

  5. Hors sujet : où trouver des pastilles désinfectantes pour l’eau ?

    Merci d’avance à celle ou celui qui me répondra.

    • A Décathlon par exemple au rayon soit diététique ou soit randonnée avec les filtres catadyne mais c’est chère, je trouve. Tu trouvera des micropur contenant des particules d’argent. Sinon sur le net par correspondance tu dois pouvoir trouver pour moins chère.

      • @Louis

        Merci pour toutes ces explications, le PDF me serait bien utile pour lire à tête reposée ! J’ai été sur le site de Decathlon, effectivement ils vendent bien du micropur pour les marcheurs…
        f.24 @ hotmail.fr sans les espaces.

      • @ Louis et Idkrus Merci pour vos réponses…

        Tant que je suis dans cet hors sujet, l’argent colodoïdal a t’il le même effet que micropur ?

      • Françoise, je pense que oui mais je ne saurait te préciser le dosage, cela tiens plus de la bidouille. La micropur de ce point de vue est plus facile d’usage.

        J’avais lu qu’on pouvait assainir l’eau en y plongeant des bijoux en argent avec des alliage différents ce qui crée un courant électrolytique détachant des ions argent. J’avais aussi lu que les pionnier US de la conquête de l’ouest, plongeaient des pièces de monnaies en argent dans leur barriques d’eau et même pour le lait. Comme tu le voit avec un peu de débrouille on peu imaginer s’en sortir même sans micropur.

        J’avais aussi cherché une éventuelle toxicité de l’argent pour ces procédés de désinfection de l’eau, qui n’existe que quant elle est sous forme de sel d’argent (comme le nitrate d’argent par exemple) cela donne la maladie de l’argylose (je croie me souvenir) apparemment à l’origine de l’expression du sang bleu chez les nobles.
        Pour ce qui nous concerne,Il s’agit de particules d’argent à dimension manométrique (l’argent colloïdal) détaché d’un objet en argent et ne créent pas d’effet secondaire indésirable mais à utiliser rationnellement bien entendu.
        J’ai un PDF sur le sujet qui est pas mal du tout, je ne sais plus ou je l’ai chopé mais si cela t’intéresse donne moi un mail et je te l’envoie.

    • Message Fulford du 12 juin 2012
      Il y aura une série de deux réunions secrètes et publiques de haut niveau du 15 Juin au 20 Juin visant à mettre fin à la crise financière qui menace d’effondrer le secteur bancaire dans le monde occidental, selon de multiples sources.
      L’espoir est que la réunion du G20 qui commence le 18 Juin conduira à une percée.
      Pour aider à rendre cela possible, la Société du Dragon Blanc a envoyé un message au Comité des 300 proposant l’annonce d’une campagne, comparable en intensité à une guerre mondiale, visant à éradiquer la pauvreté, l’arrêt destruction de l’environnement, l’élimination des maladies et autres en essayant de sauver notre merveilleux, mais planète malade.
      Si le comité répond positivement et si le blocage financier de haut niveau continue, alors nous nous adresserons directement à la loge maçonnique P2 et à la BRI, selon des sources impliquées dans les négociations.
      http://benjaminfulford.net/

      • C’est surtout Fulford qui croit au père Noël !
        Il pense pouvoir négocier avec les banksters !
        Eux ils font croire qu’il est possible de négocier pour gagner du temps et continuer leurs plans !
        Si fin juin il n’y a pas d’avancée il faut que Fulford envoit ses 6 millions de Ninja en dégommer quelques uns pour qu’ils obtempèrent !
        Il n’y a que la force qui les fera changer !

    • L’ Occident cherche à paralyser la Russie sur le plan international en créant dans ce pays des problèmes internes. Cela vise à discréditer la parole diplomatique du pouvoir de V. Poutine aux yeux de l’ opinion publique. De cette manière les Sionistes auront les mains libres pour agir sur le sol Syrien, à moins que la Russie et la Chine décident conjointement de passer à l’ action. Bon et bien là pas besoin de dépeindre la conclusion Louis.

      • @Clavreul;

        Les analyses qui reposent sur d’apparentes évidences n’ont de poids qu’à l’aune de la naïveté de ceux qui veulent bien les partager. Poutine est au pouvoir par la complicité de la CIA aidée en cela par les maffias locales et internationales.Qui vivra verra.

      • Thèse/antithèse Sully, cela dit pour créer le monde global il faut bien exacerber les tensions. Je ne peux avancer dans ma création si je n’ ai aucune opposition.

      • @sully
        Les mêmes pilotent les 2 camps.
        Ils ont fait grimper la Chine et la Russie pour créer un bloc de puissance suffisament élévés afin de pouvoir l’opposer au bloc de puissance occidentale, l’OTAN, dans l’objectif de la 3ème.
        Dans ce contexte, c’est l’Occident (les US, entre auttres) qu’on roule dans la farine; et les peuples, pour être juste.

  6. Quand le trading algorithmique agite le Dow Jones de haut en bas

    12 juin 2012 | Philippe Béchade

    ▪ Pas franche du collier la hausse de 3,5% du CAC 40 la semaine dernière ?

    Allons donc… le marché n’a pas fait courir les vendeurs à découvert pour rien ! Cela avait commencé avec les fausses rumeurs d’intervention des banques centrales pour soutenir la croissance. Cela s’est poursuivi vendredi avec la conviction que les Européens allaient être contraints de sauver l’Espagne — et par conséquent le monde — ce week-end.

    Nous pressentions le coup fourré : Bruxelles, Berlin et le FMI décident, sous la pression de Barack Obama et du ministre des Finances espagnol, qu’il faut recapitaliser les banques ibérique… mais tapent au milieu de la fourchette évoquée par le FMI (de 40 à 100 milliards d’euros).

    Si tel avait été le cas, disons 75 milliards d’euros comme pour le Portugal il y a un an, ce ne sont pas 2% qui auraient gagnés à l’ouverture ce lundi mais au contraire 3% qui auraient été perdus très rapidement, le temps de voir les taux espagnols grimper vers 6,5% et au-delà.

    Parce que comme nous l’évoquions lundi matin, les 100 milliards d’euros promis au FROB (fonds de garantie des banques espagnoles) sont un simple acompte, juste de quoi tenir jusqu’à la fin de l’année. Dès janvier 2013, il faudra remettre ça… et nous n’avons pas la certitude que les marchés seront disposés à “recaver” le MSE dans des conditions avantageuses d’ici six mois.

    Mais les acheteurs de la première heure, ceux qui payaient le CAC 40 au-delà de 3 130 en préouverture (puis 250 points de mieux sur le Dow Jones et +3% sur le DAX 30) n’ont joué que l’effet d’annonce. Ils se sont souvenu de fameux précédents où le prétendu sauvetage d’un pays avait provoqué des envolées de 5% à 10% des indices européens en quelques heures, dans le sillage de valeurs bancaires s’envolant de 15% à 20%.

    ▪ Guet-apens sur le CAC 40
    Ce lundi n’a simplement pas donné lieu à de traditionnelles “ventes sur la nouvelle”. La brusque dégradation des marchés obligataires espagnols et italiens lundi après-midi, puis le retour de l’euro sous les 1,2500 $, démontraient que le repli n’était pas que technique : le malaise des opérateurs apparaît beaucoup plus profond.

    Nous sommes bien convaincu que ceux qui ont arraché Wall Street à la hausse vendredi soir savaient pertinemment que l’initiative en faveur de l’Espagne ne résoudrait rien sur le fond. En revanche, une hausse “feu de paille” leur permettrait de se délester au plus haut, le temps que les habituels acheteurs qui volent au secours de la victoire réalisent qu’ils se sont fait truffer et que le marché n’ira pas plus haut que ce qui avait été programmé, peut-être dès mardi dernier — quand le CAC 40 s’est extrait de la zone des 2 950/3 000 points.

    Ceux qui se sont rués sur le CAC40 à 3 110/3 120 points ont bien le sentiment d’avoir été victimes d’un guet-apens… Mais que dire des opérateurs qui ont ramassés l’indice Ibex 35 à plus de 6 900 points lundi à l’ouverture et qui l’ont retrouvé sous les 6 500 points peu après la reprise des cotations à Wall Street ?

    C’est tout de même la première fois depuis très longtemps qu’un gain de 5% à l’ouverture à Madrid se trouve suivi d’une clôture en repli de -0,5% — soit une chute de 5,5% en ligne droite. Cela pourrait presque constituer l’écart trimestriel d’un grand indice occidental, sauf que cela s’est déroulé en six heures en non en 60 séances ! Mieux valait couper très vite ses positions dès que les indices ont commencé à plafonner (vers 10h30 à Paris ou Londres).

    Au final, le CAC 40 se replie de -0,3% après avoir affiché +2,3%. L’Euro-Stoxx 50 en termine sur un score identique mais après avoir bondi de 2,7% jusque vers 2 201 aux environs de 10h30 — c’est à comparer avec un score de 2 137 points au final, soit 3% d’écart en moins de six heures.

    Toutes les places européennes — à l’exception de Francfort qui grappille 0,15% — ont clôturé dans le rouge ; notamment Milan, qui affichait -2,8% au final contre un gain parfaitement symétrique hier matin.

    ▪ Quand les traders peinent à s’expliquer
    Croyez-vous que la psychologie du marché explique de tels mouvements anachroniques — et antagonistes — des cours à 24 heures ? Croyez-vous que lorsque tant d’investisseurs d’une intelligence “dans la bonne moyenne” se font avoir, de tels scénarios sont dus au hasard ?

    Certains de nos lecteurs ont-ils eu la curiosité de jeter un coup d’oeil à l’émission Cash Investigation consacrée au trading algorithmique diffusée vendredi soir sur France 2 ?

    Ceux qui régulièrement écoutent nos commentaires sur le Téléphone Rouge, au 0899 88 20 36*, connaissent notre ressenti concernant les “robots” (les “bots” en abrégé pour les professionnels). Au-delà des méfaits de la manipulation clairement intentionnelle des cours qui est évoquée dans l’émission, France 2 a réussi à interviewer quelques acteurs de l’algotrading.

    Et là, c’est un véritable régal ! Un mafieux napolitain, un pirate somalien, un narcotrafiquant colombien seraient bien plus à l’aise devant les caméras pour répondre à des questions indiscrètes concernant leurs activités répréhensibles. Ils répondraient par une pirouette ou ne répondraient rien… mais ils n’auraient pas deux “attachés de communication” (en fait deux censeurs dont le métier de base est à l’évidence avocat d’affaires et non pas attaché de presse) pour superviser l’interview et faire signe aux journalistes que l’entretien est terminé dès qu’ils se sentent un peu coincés !

    Bien plus que les non-réponses en teck massif, c’est le regard fuyant des interviewés, leur attitude corporelle marquant un malaise absolu face aux journalistes, qui apparaît saisissant.

    On y apprend cependant que certains logiciels de trading (de manipulation de cours pour parler franc) ont une valeur de plus de 10 millions d’euros — en réalité c’est beaucoup plus. Ce n’est pas en interagissant avec les adeptes du HFT (high frequency trading) ou en optimisant le passage d’ordres que ce genre d’investissement peut être amorti.

    Il s’agit bel et bien de machines appliquant des martingales (terme élégant pour signifier truquage des carnets d’ordres, saturation et parasitage des systèmes de cotation, génération de mouvement de cours totalement artificiels, et la liste est longue…) qui doivent rapporter très vite des centaines de millions — et pour certaines très grosses maisons, des milliards de dollars en quelques mois. Après, il faut changer d’”algo”… lorsque tout le monde commence à comprendre pourquoi untel gagne à tous les coups.

    Le tout sans aucune corrélation avec la conjoncture ou la santé des entreprises !

    D’ailleurs, certains quants — des mathématiciens de haute volée, ayant une formation d’astrophysiciens — avouent qu’ils ne connaissent strictement rien à la bourse, rien aux crédits immobilier ni aux dettes souveraines.

    Ils ne savent pas si les entreprises — dont leurs machines manipulent les cours sans vergogne — produisent des composants pour les satellites ou des moules à gaufre ! Ils ne savent pas si l’entreprise victime de leurs robots fait ou non des profits… si elle emploie une centaine de geeks en chemise hawaïenne dans la Silicon Valley ou 100 000 salariés dans le monde (dont un tiers de spécialistes en thérapie génique). Tout ce qu’ils savent, c’est que le titre a un fort beta (forte volatilité) et qu’il existe une corrélation entre leur cours de bourse et l’indice de pluviométrie dans l’état du Sarawak (à l’ouest de Bornéo).

    Il s’agit d’une variante de la théorie du battement d’ailes du papillon dans un jardinet bolivien qui déclenche une tempête de force 10 dans le golfe du Morbihan.

    En conclusion, n’importe quelle cause anodine peut produire n’importe quel effet cataclysmique, ce n’est qu’une question de temps… Et les robots traders sont là pour transformer les semaines en minutes, et les minutes en millisecondes.

    C’est comme cela qu’un Dow Jones attendu en hausse de 240 points peu après l’ouverture des marchés japonais (vers 2h du matin, heure française ce lundi) n’en gagnait pas plus de 60 à la reprise des cotations à 15h30… pour en céder 140 au final.

    Sur la base des mêmes évidences — le pseudo-sauvetage des banques espagnoles et le dérapage de la dette italienne –, le Dow Jones a valu à quelques heures d’intervalle 12 750 et 12 400 points.

    Chapeau les robots !

    • Bien entendu, j’ai regardé cette émission et cela m’a fichu une trouille bleue, je dirais que ce ne sont pas des millisecondes mais plutôt des nanosecondes ! et là où j’habite la vie continue comme si de rien n’était…J’ai même vu des financiers de la Banque Postale installer aujourd’hui une grande banderole pour emprûnter !!!

  7. Espagne: Fitch dégrade 18 autres banques après BBVA et Santander

    MADRID – L’agence d’évaluation financière Fitch a abaissé mardi la note de 18 banques
    espagnoles, après l’abaissement la veille de celle des deux plus grandes, Santander et BBVA, et de la note de l’Espagne la semaine dernière de trois crans, à BBB.

    Cette décision a été prise en raison de portefeuilles de crédits de certaines banques qui pourraient encore se dégrader, précise l’agence dans un communiqué.

    Cela est particulièrement vrai pour les banques dont les crédits accordés sont très exposés au secteur de la construction ou qui ont une base peu solide, ajoute le communiqué.

    Parmi les 18 banques concernées, figure CaixaBank, troisième banque du pays en termes de capitalisation, qui perd deux crans, à BBB.

    Banco Popular, quatrième banque par capitalisation, perd un cran, à BBB-.

    Quant à la note de Bankia, qui fait l’objet d’un sauvetage public de 23,5 milliards d’euros, elle est également abaissée d’un cran, à BBB.

    Lundi, Fitch avait annoncé la dégradation des notes de Santander et BBVA, soulignant qu’il était exceptionnel pour des banques d’être notées au-dessus de la note de leur pays d’origine.

    La dégradation de la notation des banques répond à la baisse de trois crans de la note souveraine de l’Espagne, prononcée le 7 juin.

    Elle ne fait pas suite au plan d’aide européen en faveur des banques espagnoles, annoncé samedi et qui pourra s’élever jusqu’à 100 milliards d’euros.

    ©AFP / 12 juin 2012

  8. Fitch pourrait dégrader le Crédit agricole

    L’agence de notation Fitch Ratings a abaissé la perspective de Crédit Agricole de “stable” à “négative”, une décision attribuée à l’exposition de la banque française à l’Europe du Sud en général et à la Grèce en particulier, selon un communiqué publié mardi.

    L’agence cite également les résultats “modestes” dégagés par le groupe, ainsi que son niveau de fonds propres, jugé “seulement adéquat”.

    AFP

    CREDIT AGRICOLE

    2,95

    -2,80%

  9. Les taux des obligations d’Etat de l’Espagne et de l’Italie sont en train d’exploser.

    L’Espagne et l’Italie foncent vers le défaut de paiement.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,090 %.
    Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,220 %.
    Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,508 %.
    Mardi 12 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,705 %.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,710 %.
    Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,770 %.
    Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,032 %.
    Mardi 12 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,171 %.

  10. Moody’s abaisse la note l’Espagne, au bord de la catégorie spéculative

    WASHINGTON – L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé mercredi la note d’endettement à long terme de l’Espagne de trois crans, à Baa3, juste au dessus de la catégorie spéculative.

    Moody’s a prévenu que cette note pourrait tomber dans cette catégorie à l’issue d’une nouvelle période d’examen qui doit durer au maximum trois mois.

    L’agence a invoqué dans un communiqué le plan d’aide européen de 100 milliards d’euros pour le secteur bancaire espagnol, décidé vendredi, qui selon elle accroîtra encore le poids de la dette supporté par le pays.

    De plus, a souligné Moody’s, l’Etat espagnol a un accès très limité aux marchés financiers, comme le montrent à la fois le fait qu’il compte sur le FESF et le MES [les mécanismes anticrise de la zone euro, ndlr] pour ses fonds de recapitalisation et sa dépendance croissance vis-à-vis de ses banques nationales comme acheteurs prioritaires de ses émissions obligataires, lesquelles à leur tour obtiennent leurs financements de la BCE (Banque centrale européenne).

    L’agence s’inquiète d’autant plus qu’elle ne voit guère un espoir raisonnable de croissance économique vigoureuse dans les quelques années à venir.

    La décision de Moody’s est une sanction sévère envers le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy, qui s’est battu depuis sa prise de fonctions en décembre pour faire la preuve de sa capacité à ne pas faire appel à l’aide internationale.

    Quand M. Rajoy a pris le pouvoir, la note de l’Espagne chez Moody’s était de cinq crans supérieure, à A1.

    (©AFP / 13 juin 2012 23h16)

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