Merkel ou Hollande ? Prolongation ou pas du Machin européen ?

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Comment Angela Merkel finira-t-elle par réagir face au nouveau trublion de service : François Hollande ? Ce dernier est en effet arrivé tout fraîchement élu pour donner des leçons de fraternité européenne à l’Allemagne et à la chancelière, laquelle a très certainement des comptes à régler avec le nouveau président français. D’autant plus que les eurocrates avec lesquels elle dialogue depuis plusieurs sommets européens n’ont jamais osé, jusqu’ici, constituer une fronde contre la « ligne dure » de Berlin. Lors du dernier sommet, les représentants allemands ont dû se sentir plus isolés. Même le président du Conseil européen, le Bilderberger Herman Van Rompuy, a osé déclarer à l’issue d’un dîner qu’il n’existait aucun « sujet tabou », y compris celui des eurobunds (obligations européennes), sujet qu’il va examiner. A. Merkel lui a gentiment signalé que tout le monde à cette table n’était pas d’accord sur le sujet !

Il faut maintenant attendre si le niveau de tension entre Berlin et Paris va s’apaiser sur un accord quelconque. A. Merkel a répliqué en présentant un plan en six points appelant de profondes réformes structurelles pour l’Europe. Là, la chancelière joue sur du velours puisque c’est aussi l’exigence du Marché. Le sommet de juin traduira incontestablement l’évolution de cette situation. Le tandem Merkel/Hollande parviendra t-il à forger un concept commun pour la zone euro ? Les analystes européens annoncent déjà l’éclatement de l’union monétaire en cas d’échec ! En attendant, la devise européenne continue de plonger contre le dollar… Les Américains ont déjà abattu leurs cartes sur le devenir de l’Europe dès le complot mené par Goldman Sachs contre la Grèce, le cheval de Troie de Wall Street contre la zone euro. D’ailleurs le président Obama a tout de suite soutenu F. Hollande lors du dernier G8, isolant ainsi la chancelière allemande. Les socialistes français cherchent à enfoncer les portes de la forteresse allemande en demandant aussi que la BCE prête de l’argent directement aux pays en crise.

La question que se posent certains allemands est : F. Hollande cherche t-il à constituer une alliance contre les Allemands ? Les socialistes français sont-ils en train de manœuvrer avec des représentants de la Commission européenne, des groupes comme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et des représentants de petits pays de l’UE et du sud pour établir une puissante alliance contre Berlin ? Est-ce que le président français fraîchement élu fait tout ce cinéma pour illusionner l’électeur français afin d’obtenir une majorité substantielle lors des élections législatives des 10-17 juin 2012 ? On espère en Allemagne qu’il s’agit d’une stratégie de ce genre et non pas une déclaration de guerre aux principes budgétaires sacrés du gouvernement allemand.

Comment réagira la chancelière humiliée par le tout fringuant F. Hollande ? Hier, N. Sarkozy cherchait son salut par un alignement avec la chancelière Merkel. F. Hollande suit une autre stratégie : s’imposer comme le leader de l’opposition à la domination allemande en Europe… quitte à provoquer une crise de l’euro au profit du dollar et de Wall Street ? L’avenir nous éclairera sur les intentions des pires ennemis de l’Europe : les financiers de Wall Street et leurs adorables agences de notation.

41 Commentaires

  1. Schnell, Frau Merkel », lance le quotidien économique italien «Il Sole 24 ore»

    Face aux attaques des marchés contre les pays de l’Europe du sud, l’influent quotidien économique appelle la chancelière allemande à donner un message fort aux marchés pour sauver la zone euro.

    L’adresse ne peut pas être plus explicite. « Schnell, Frau Merkel » (« Vite, Madame Merkel ») lance l’influent quotidien économique italien « Il Sole 24 Ore » en appelant mardi la chancelière allemande à agir pour sauver la zone euro alors que l’Italie est revenue dans la ligne de mire des marché.

    « Peut-on soutenir, avec un minimum de bon sens, que l’Europe existe si on permet aux marchés d’attaquer et de toucher impunément un pays après l’autre ? La réponse est non », martèle dans un éditorial publié à la Une Roberto Napoletano, le directeur du quotidien, sous une photo d’Angela Merkel. « Madame Merkel, vous ne pouvez pas continuer comme cela. Vous n’irez pas loin si vous continuez à être indifférente à la rage des Grecs, à être distante de l’orgueil blessé des Espagnols, des peurs italiennes et des angoisses françaises », poursuit-il. « Il faut donner un message fort aux marchés: l’Europe existe et ne saute pas, point », écrit encore le directeur du quotidien détenu par l’organisation patronale Confindustria.

    Ce « message fort » doit passer, selon lui, par un accord sur une « garantie unique pour les dépôts bancaires européens », un « accès direct des banques » au fonds de secours européen et une « unification des dettes publiques européennes en distinguant (pays par pays) la charge des intérêts mais en neutralisant ainsi l’action de la spéculation sur les taux des pays du sud de l’Europe ».

    Opposition de Berlin

    Berlin est opposé à ces trois idées, alors que le gouverneur de la Banque de France, Christian NOyer, et le président de la Commision européenne, Jose Manuel Barrosso, plaident eux aussi mardi pour des avancées sur le chapitre de l’union bancaire européenne. « Une Allemagne forte et en bonne santé ne pourra pas survivre entre les décombres de petits et grands pays européens, l’addition serait très salée pour tous (…) si vous et votre Allemagne voulez rester protagonistes en Europe, vous n’avez plus de temps à perdre », insiste le directeur « d’Il Sole 24 ore » à l’attention d’une chancelière qui a défendu récemment et à voix haute l’idée d’une intégration européenne à plusieurs vitesses

    Après l’annonce samedi d’un plan d’aide au secteur bancaire espagnol, c’est l’Italie qui s’est retrouvée lundi dans la ligne de mire des marchés. La Bourse de Milan a chuté de 2,79%, tandis que les taux obligataires à dix ans de la péninsule sont repassés au-dessus de la barre symbolique des 6%.

    LES ECHOS

  2. Mercredi 13 juin 2012 :

    Considérant que l’Union Européenne était à un moment “crucial”, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des “capitales” qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

    “Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui”, a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-monti-affiche-sa-serenite-malgre-la-flambee-des-taux-d-emprunt-80574aa0b4cacf171c2e010311c52766

    José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

    “Nous avons un problème systémique devant nous”

  3. Le déficit commercial de la France a atteint les 69,6 milliards d’euros en 2011, quand l’Allemagne enregistre un excédent de plus de 100 milliards. La France n’en finit pas de décrocher par rapport à son voisin d’Outre Rhin.
    En mars, les exportations allemandes ont battu un nouveau record grâce au succès de ses produits hors zone euro.
    Les socialistes français sont plus à l’aise dans le vaudeville, (Mazarine, Rotweiller, edith Cresson)
    que dans le vrai business.

    • Addendum: j’ai oublié de citer, le meilleur (… d’entre nous)
      Former IMF chief Dominique Strauss-Kahn once tried to seduce France’s new First Lady Valerie Trierweiler when he was an MP in Paris, a new book has claimed
      et The book also recounts how former President Nicolas Sarkozy ‘laughed uncontrollably’ when told that Strauss-Kahn had been caught with prostitutes at a woodland orgy in Paris.

      Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article-2157669/Dominique-Strauss-Kahns-botched-attempt-chat-Frances-new-First-Lady-Valerie-Trierweiler.html#ixzz1xgm4MbKl
      Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article-2157669/Dominique-Strauss-Kahns-botched-attempt-chat-Frances-new-First-Lady-Valerie-Trierweiler.html#ixzz1xgjv27Sz

    • Droite gauche on applique ” les mêmes méthodes d’enfumage ” ….

      Malgré que Sapin ait dénoncé les ” CAE et CIE ” faits en urgence par le gouvernement Sarko avant les élections pour masquer encore plus le taux des chômeurs

      Ces mesures qui ont coûté 4 milliards

      Et bien que fait Sapin ? il en ” rajoute “…. 80 000 :

      Michel Sapin veut rapidement la mise en place de 60.000 contrats d’accompagnement dans l’emploi dans les collectivités locales et les associations, et 20.000 contrats initiative emploi dans les entreprises.
      Le gouvernement mobilise 80.000 contrats aidés supplémentaires

      Le gouvernement a décidé de mettre en place 80.000 contrats aidés, en sus des 115.000 déjà programmés pour le second semestre, selon un document officiel dont l’AFP a eu connaissance ce mercredi. Le ministre du Travail, Michel Sapin, a écrit en ce sens à tous les préfets de régions, leur
      demandant de mobiliser « tous les moyens opérationnels » pour parvenir rapidement à la mise en place de ces contrats subventionnés supplémentaires, dont la durée devra être de « près de neuf mois », au lieu de six en moyenne actuellement.

      Ces nouveaux contrats se découpent en 60.000 « contrats d’accompagnement dans l’emploi » (CAE) -concernant le secteur non marchand, essentiellement les collectivités locales et les associations -, et 20.000 « contrats initiative emploi » (CIE) -des emplois du secteur marchand, c’est-à-dire essentiellement les entreprises.
      Tenir compte des « besoins dans chaque territoire »

      Dans sa lettre, Michel Sapin demande aux préfets de privilégier la demande et les offres locales en tenant compte des « besoins dans chaque territoire. »

      Cette nouvelle mesure, avec effet immédiat sans attendre la conférence sociale des 9 et 10 juillet prochains, devrait coûter quelque 400 millions d’euros supplémentaires, selon de premières estimations.

      Le gouvernement précédent avait programmé 340.000 contrats aidés pour l’ensemble de l’année 2012 dont les deux tiers (225.000) pour le premier semestre et 115.000 pour le second. En janvier 2012, 370.000 personnes bénéficiaient de contrats aidés.

      AFP

      Ca fait ” 450 000 chômeurs ” qui se retrouvent en sursis ” et qui disparaissent de la liste des demandeurs d’emploi….

    • @Ponti;

      La Californie enregistre un déficit commercial de 69.6 Mds d’€ et le Texas lui enregistre 70 Mds d’€ d’excédents……où est le blème, si ce n’est que la France et l’Allemagne auraient du être depuis longtemps réunis avec le bénélux au sein d’une entité comptant près de 180 à 190 millions d’habitants. Hélas, hélas ….!

  4. La Grèce aurait besoin d’un nouveau plan d’aide

    Athènes ne dispose plus que de 2 milliards d’euros pour payer les salaires et les retraites des fonctionnaires jusqu’au 20 juillet, écrit le journal « Kathimerini ». Selon l’hebdomadaire allemand « Die Zeit », un troisième plan d’aide à la Grèce serait à l’étude.

    La Grèce, où se tiendront dimanche des élections cruciales, n’a plus en coffre que de 2 milliards d’euros environ pour assurer le paiement des salaires de la fonction publique et des retraites jusqu’au 20 juillet, a affirmé mercredi le quotidien « Kathimerini », sans citer ses sources.

    Outre Kathimerini, plusieurs médias grecs ont relayé mercredi cette information qui aurait fuité à l’issue d’une réunion mardi soir entre le ministre des Finances intérimaire Georges Zannias et le chef de la gauche Syriza Alexis Tsipras. Le ministère des Finances a indiqué mardi dans un communiqué que les recettes publiques s’étaient élevées à 666 millions d’euros sur les cinq premiers mois de 2012, moins que l’objectif prévu.

    Autant d’éléments qui apportent de l’eau au moulin du magazine allemand « Die Zeit » qui écrit, dans son édition à paraître jeudi, que la Grèce « aura besoin cet été d’argent frais » et qu’un « troisième plan d’aide pourrait dans quelques semaines être débattu » par les députés allemands. L’hebdomadaire, qui se réfère à des « sources gouvernementales et financières » évoque un plan « se chiffrant en dizaines de milliards d’euros ». Les auteurs de l’article expliquent notamment que les Grecs ont pris « un retard impossible à combler sur leurs programmes de réformes », notamment dans la collecte d’impôts et les privatisations, censées apporter de l’argent frais.
    Déjà 240 milliards d’aide

    Athènes a reçu au printemps 2010 une première aide internationale de 110 milliards d’euros. Un deuxième plan d’aide de 130 milliards d’euros, promis à l’été 2011 et à verser sous forme de crédits d’ici 2015, a été mis sur les rails en mars. Le 30 mars, le Premier ministre grec de l’époque, Lucas Papademos, avait déjà reconnu qu’un troisième plan d’aide n’était pas à exclure. Ce que le ministère grec des Finances n’avait pas démenti mercredi après-midi.

    Dans ces conditions, on comprend qu’une éventuelle victoire ce week-end d’Alexis Tsipras _ dont le parti anti-austérité est au coude-à-coude avec la droite Nouvelle Démocratie _ inquiète certains milieux européens. Plusieurs dirigeants des pays membres de la zone euro menacent la Grèce d’une sortie de l’euro si le pays n’applique pas le plan de rigueur imposé depuis deux ans en échange des prêts internationaux.

    LES ECHOS

    • “Le ministère des Finances a indiqué mardi dans un communiqué que les recettes publiques s’étaient élevées à 666 millions d’euros sur les cinq premiers mois de 2012, moins que l’objectif prévu.”

      666 le chiffre du chaos !!!!! comme par hasard… 😀

  5. Et oui LIESI, j’ avais mentionné la prédominance du président Hollande dans la continuité des opérations à venir. Je vais même allez plus loin en disant que vos analyses politiques ne servent à rien. En effet, les chefs d’ateliers que sont nos politiques doivent composer entre les peuples et les asservisseurs. Bien entendu ils travaillent aujourd’hui comme ils l’ont fait hier à occuper le terrain pour détourner l’attention du peuple, il va falloir sérieusement se poser la question éssentielle, à savoir pourquoi aucune promesse n’est tenue depuis des lustres. Le village global doit émerger sur la structure de blocs continentaux un point c’est tout ! la substance, l’ identité et ce qui a composé les pouvoirs régaliens de nos patries doivent disparaitre. Monsieur Hollande et madame Merkel le savent très bien, comment faire avaler la pilule aux peuples en forçant un destin écrit par avance ? et bien vous constatez la chose comme moi, à savoir par l’endettement l’on fait peur aux gens sur l’obligation d’une réforme en profondeur pour éviter la banqueroute. Et en avant la création des Etats Unis d’ Europe ! c’est simple non ?

  6. pourquoi tant de heine?!
    je ne suis pas pro Hollande, mais la dévaluation a été annoncer pendant la présidentiel,
    j’ai méme crus lire sur ce blog il ya quelque mois que l’euro avais tout interet a dévaluer pour réccuperer une économie à peu prés stable….

    (vraiment désoler pour mes fautes d’ortographes!)

  7. Crise de l’euro: Van Rompuy s’est entretenu mercredi avec Hollande puis Obama

    BRUXELLES – Le président de l’Union européenne Herman Van Rompuy s’est entretenu mercredi par téléphone avec le président français François Hollande puis avec le président américain Barack Obama au sujet de la crise dans la zone euro, a-t-on appris officiellement auprès de son entourage.

    Ces entretiens téléphoniques ont eu lieu alors que la crise s’aggrave avec les menaces pesant sur la Grèce, appelée aux urnes dimanche, et les risques de contagion à d’autres pays de la zone euro, notamment l’Italie.

    Le président Obama a appelé M. Van Rompuy un peu avant 17H00 (15H00 GMT), a fait savoir Dirk de Backer, le porte-parole du Conseil européen, alors que les dirigeants mondiaux mettent la pression sur les Européens pour contenir la contagion de la crise de la dette qui menace de s’étendre à l’Italie.

    Le président français a été en contact avec M. Van Rompuy plus tôt dans la journée, a confié le porte-parole, assurant par ailleurs que le président de l’UE est en contact régulier avec la chancelière allemande Angela Merkel.

    Ces entretiens téléphoniques avaient pour but de préparer le G20 qui se tiendra les 18 et 19 juin à Los Cabos au Mexique et risque d’être accaparé par les développements de la crise de la dette.

    Président en exercice du G20, le Mexique va tenter d’éviter que la crise économique européenne monopolise l’ordre du jour du sommet, a annoncé mardi le président Felipe Calderon.

    Notre objectif est de ne pas circonscrire, ne pas réduire l’ordre du jour du G20 au thème européen. Nous allons l’aborder, mais notre objectif est de l’élargir beaucoup plus, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

    (©AFP / 13 juin 2012 17h41)

  8. Comment expliquez-vous la remonté significative de l’eur/US aujourd’hui à 1.26? Des rumeurs fondées pour un LTRO 3 de la part de la BCE? Rien ne semble justifier cette hausse, surtout que l’or push à 1619.50 (+1%).

  9. L’auto-destruction de la Zone euro est-elle programmée pour la rentrée ?

    13 juin 2012 | Philippe Béchade |

    ▪ L’auto-destruction de la Zone euro est-elle programmée pour la rentrée ? Ou la peur du chaos conduira-t-elle Bruxelles, Paris, Berlin et consorts à imaginer des solutions inédites qui coupent l’herbe sous le pied de la spéculation — cette dernière semblant bien décidée à faire chuter le bois mort des déséquilibres structurels, des égoïsmes nationaux et du surendettement des Etats.

    C’est à croire qu’à l’image de la saison des amours ou du temps des cerises, la période mai-juin devient celle qui convient pour semer la panique sur les marchés obligataires et tenter de démembrer la monnaie unique.

    Notre première chronique d’Alerte au Krach date du 15 mai dernier, lorsque le CAC 40 flirtait avec les 3 100 points — seuil qu’il a allègrement enfoncé depuis. Cependant, pour être tout à fait franc, depuis près de quatre semaines, malgré la rupture des supports long terme à Wall Street, il ne s’est rien produit d’irréversible pour le marché parisien.

    ▪ Paris plie mais ne rompt pas
    Cela a été un bain de sang à Madrid avec la cassure des 7 000 points sur l’IBEX… Cela commence à tanguer sérieusement à Francfort, sous les 6 400 points… Tokyo a vu certains indices toucher des plus bas de 30 ans, à l’image du Topix, un peu l’équivalent du S&P américain… Les places asiatiques sont revenues à la case départ (Corée, Taïwan, Hong Kong)… Mais Paris plie et ne rompt pas face à des vents contraires qui soufflent en rafales.

    Réjouissons-nous de ne pas voir le CAC 40 se débattre pour sauver les 2 800 points, comme à la fin septembre dernier. Saluons la minuscule flamme de croissance qui émerge encore à la surface des statistiques de l’INSEE pour le premier trimestre 2012… Mais prenons bien conscience de ce que cette heureuse configuration résulte d’une nette détente des taux longs en France qui s’explique non pas par des achats de conviction mais bien par des arbitrages massifs au détriment des émissions obligataires de l’Espagne et de l’Italie.

    Certes, la priorité est accordée aux Bunds allemands, mais avec des rendements compris entre 1,15% et 1,3% depuis une quinzaine de 15 derniers jours, les OAT françaises avec leur 2,25% à 2,5% de rémunération ne semblent pas ridicules ni représenter un risque trop élevé : cela semble un bon compromis… pour l’instant.

    ▪ Le dernier clou dans le cercueil de l’euro ?
    Le CAC 40 semble s’abriter derrière une relative bienveillance envers les bons du Trésor émis par la Banque de France. Toutefois, il ne résistera sans doute pas longtemps à la débâcle des marchés obligataires italiens et surtout espagnols : ces derniers viennent de voir leur rendement exploser de 75 points de base en un peu plus de 24 heures, passant de 5,98% à 6,73%.

    Nous n’avons pas mémoire d’une évolution aussi cataclysmique lors des précédentes phases de crise de confiance du printemps 2010 et de l’automne 2011. A ce rythme-là, les taux longs ibériques seront peut-être déjà passés au-dessus de 7% au moment où vous lirez ces lignes.

    L’alternative est simple. Si la BCE n’intervient pas au cours des prochaines heures, ce sera l’enclenchement d’un scénario à la grecque ou à la portugaise au cours des deux prochaines séances, avec un Euro-Stoxx 50 à 2 000 points et un euro qui plonge vers les 1,20/$.

    Il ne resterait plus aux Grecs qu’à voter ce week-end en faveur des partis politiques hostiles à l’austérité. Le dernier clou du cercueil se refermant l’euro serait alors enfoncé, ce qui pourrait nous valoir un CAC 40 de retour sur le plancher des 2 800 points — un support long terme qui unit les précédents creux historiques de mars 2003 et mars 2009.

    Nous n’en sommes pas là et si chaque opérateur a bien un bout du scénario ci-dessus qui tourne en “tâche de fond”, ce n’est pas un péril bien nouveau… sur le papier. Tout l’enjeu réside dans le fait que le pire scénario ne demeure qu’un scénario et non pas le film des évènements dans les prochaines semaines.

    Certains s’y sont déjà préparés — et vous qui nous lisez appartenez probablement à cette catégorie. D’autres continuent d’exclure que l’Europe se prenne le mur et vole en éclats.

    ▪ L’Apocalypse n’aura pas lieu (tout de suite)
    En effet, ce n’est pas la première fois depuis fin 2009 que la fin de l’euro — et la fin du monde — sont anticipés avant les prochaines vendanges… ou le 21 décembre 2012. Le point positif, c’est que la fin du monde programmée au beau milieu du solstice d’hiver devrait résoudre le risque de pénurie de fioul pour ceux qui auraient prévu de ne se chauffer que jusqu’au 22 décembre 2012.

    La fin du monde résoudra dans un même élan les problèmes de surendettement des pays du Sud (qui pour le coup auront eu bien raison d’en profiter) et les migraines au sujet des rapports franco-allemands. Imaginez par exemple que la France et l’Allemagne se retrouvent finalistes de la Coupe d’Europe de foot : une banque très sérieuse affirme qu’il vaudrait mieux que ce soit la France qui gagne !

    Alors oui, c’est peut-être le commencement de la fin… mais la bourse de Paris a une nouvelle fois digéré les avertissements de Fitch et la remontée des taux espagnols bien au-delà des 6,5%.

    Au pire, le CAC 40 est revenu tutoyer les 3 015 points vers 16h45. Cependant, grâce à une brusque inversion de tendance à Wall Street, Paris revient dans le vert (+0,14%), tandis que l’Euro-Stoxx 50 grappille +0,2%.

    Fitch a pourtant dégradé près d’une vingtaine de banques italiennes ce mardi et redoute que le pays reste en récession tout au long de l’année 2013 puis en 2013. L’agence a également exigé de nouveaux efforts de réduction des déficits de la part de l’Espagne, jugeant que Madrid manquera ses objectifs budgétaires en 2012 et 2013 (pourvu qu’ils ne s’aperçoivent pas trop vite que la France est dans le même cas !).

    ▪ La “bonne nouvelle invisible” se trouve-t-elle côté américain ?
    Seule bonne nouvelle, les prix à l’importation aux Etats-Unis ont enregistré une baisse de 1% en mai, selon le département du Travail, conforme aux attentes du marché. Cette contraction intervient après un repli de 0,5% en avril. Elle s’explique surtout par les prix du carburant qui ont chuté de 4,2% en mai.

    C’est tout de même un peu court pour expliquer un rebond de 1,2% des indices américains mardi soir. Les investisseurs auraient en revanche résolu d’occulter le net creusement du déficit budgétaire mensuel des Etats-Unis : à 125 milliards de dollars en mai, il a tout simplement doublé en l’espace d’un an… et le Congrès US se retrouve confronté à une impasse encore plus insurmontable qu’au printemps 2011.

    Mais bon sang ! Ce pourrait être là que se situe la “bonne nouvelle invisible” de ce mardi : certains investisseurs bien informés ont peut-être eu vent d’un accord secret passé entre démocrates et républicains pour travailler main dans la main à la réduction des déficits. Cela moyennant la refonte d’une fiscalité favorisant les ultra-riches et une réforme du système hospitalier, le plus cher du monde pour cause de primes d’assurances délirantes imposées aux personnels de santé).

    Nous plaisantons : les asperges pousseront sur la lune bien avant que le Tea Party n’accepte l’idée qu’une hausse des impôts puisse participer à la résolution de l’équation budgétaire américaine !

    Il nous faut revenir à nos classiques : Wall Street parie (ou fait semblant de parier) sur une action des banques centrales… mais le vrai pari, celui qui vaut 1 000 milliards d’euros, c’est celui concernant le résultat du vote des Grecs dimanche.

    Si le front anti-austérité l’emporte, il ne servira plus à rien de se demander si les banques centrales occidentales prévoient de soutenir la croissance : elles auront d’autres chats à fouetter !

  10. salut clavreul quand vous dites qu’il n’y est pas ( mimminne) , vous voulez parlez du chaos pour le renouveau, sous entendu par la peur faire accepter le new age , enfin les etats unis d’ europe enfin quelques chose qui englobe encore tout ? ou bien cela va plus loin , le jeu de reseau est en tout cas nauséabond

  11. Les sorties d’argent s’accélèrent en Grèce

    Les banques grecques ont enregistré une forte hausse des sorties d’argent à l’approche des élections législatives de dimanche, de nombreux Grecs craignant que le résultat du scrutin ne pousse leur pays hors de la zone euro, ont rapporté des banquiers.

    Les sorties d’argent s’accélèrent en Grèce Photo : Reuters

    Ces derniers jours, les retraits cumulés des principales banques grecques ont atteint 500 à 800 millions d’euros par jour, le rythme s’accélérant à l’approche du vote, en particulier mardi, ont dit mercredi deux banquiers.

    Les sorties d’argent dans les petites et moyennes banques ont oscillé de leur côté entre 10 et 30 millions d’euros, ont-ils ajouté.

    « Cela inclut les retraits de liquidités, les transferts bancaires et les investissements dans les fonds du marché monétaire comme les Bunds allemands, les emprunts du Trésor américain et les obligations de la BEI » (Banque européenne d’investissement), a précisé un banquier sous couvert de l’anonymat.

    Au cours des deux dernières années, la crainte de voir la Grèce sortir de la zone euro a lentement réduit le montant des dépôts dans les banques grecques. La baisse a atteint l’an dernier 17 %, soit 35,4 milliards d’euros, et le montant des dépôts s’établissait fin avril à 165,9 milliards d’euros, selon les chiffres de la banque centrale.

    La fédération de la distribution a quant à elle constaté une ruée des consommateurs sur des denrées non périssables comme les pâtes ou les boîtes de conserve.

    Ce mouvement serait notamment entretenu par des rumeurs d’une victoire de la gauche radicale Syriza aux élections législatives, qui aboutirait selon certains à l’abandon de l’euro et au retour de la drachme en Grèce.

    Alors qu’approche le scrutin, en l’absence de sondages dont la publication est interdite dans les deux semaines précédant le vote, des responsables des partis ébruitent des enquêtes « secrètes ». Une rumeur a ainsi prédit mardi une large victoire de Syriza, qui refuse la politique d’austérité imposée à Athènes en échange d’une aide financière vitale.

    « C’est absurde », réagit un sondeur. « Nos sondages montrent que le paysage n’a guère changé depuis la diffusion des derniers sondages. Les partis sortent ces chiffres en espérant renforcer leur position. »

    Les derniers sondages autorisés, publiés le 1er juin, placent Syriza à peu près au même niveau que Nouvelle Démocratie, le parti de droite conservatrice d’Antonis Samaras. Et pas plus que lors des précédentes législatives, le 6 mai dernier, un parti ne semble en mesure de former seul un gouvernement.

    http://argent.canoe.ca/lca/affaires/international/archives/2012/06/argent-Grece-sorties.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

    • ATHENES – Le chef du parti de la gauche radicale grecque Alexis Tsipras s’est engagé à mener une révolution pacifique en Grèce et à faire en sorte que le programme FMI-UE appartienne à l’Histoire à l’issue des élections législatives de dimanche.

      Le programme FMI-UE fait déjà partie du passé et il appartiendra définitivement à l’histoire lundi, au lendemain du scrutin législatif, a déclaré M. Tsipras au cours d’une conférence de presse à Athènes.

      (©AFP / 12 juin 2012 20h07)

      Et à Lagarde d’en rajouter une couche :

      http://www.france24.com/fr/20120611-christine-lagarde-repete-grecs-doivent-absolument-payer-leurs-impots

  12. Alain Soral à propos de la visite du chef de la diplomatie russe en Iran… Radio Iran, 13 juin 2012, interview de Alain Soral, écrivain sociologue, au sujet de la visite du chef de la diplomatie russe en Iran.
    Propos résumés de A.Soral: “les Russes avec les Chinois s’opposent fermement à l’empire americano-sioniste dans son projet de remodelage du Moyen-orient, nous sommes retombes dans une logique de guerre froide avec affrontement bloc contre bloc, le récent tir expérimental de missile russe vise à démontrer la détermination de la Russie à ne pas laisser les Etats Unis s’emparer du pouvoir en Syrie et en Iran, lors de sa visite à Téheran le ministre russe Lavrov a accusé les Etats Unis d’armer les opposants au régime de Damas, on peut hélas craindre qu’une 3ème guerre mondiale ne débute par un affrontement général de forces étrangères en Syrie, les Russes et les Américains sont à nouveau face à face par pays interposés, on reconstate dans ce conflit côté anglo-americain les mêmes stratégies de manipulation par désinformation et attentats sous faux drapeau” http://www.dailymotion.com/​video/​xrihga_irib-2012-06-13-a-soral_​news?start=12

  13. Grèce : Berlin serait prêt à assouplir le plan d’austérité

    Par Patrick Saint-Paul, Alexia Kefalas Mis à jour le 13/06/2012 à 20:20

    Plusieurs options sont en discussion pour éviter une sortie de la Grèce de la zone euro: troisième plan d’aide, austérité adoucie ou report de dette.

    De nos correspondants à Berlin et Athènes

    À l’approche des élections législatives grecques de dimanche, Berlin multiplie les signes d’ouverture pour persuader Athènes de s’accrocher à la monnaie unique. Officiellement, Angela Merkel continue de tenir un discours de fermeté à l’égard de la Grèce, priée de tenir ses engagements pour toucher l’argent du second plan de sauvetage financier de l’UE. En coulisses, toutefois, la chancelière laisse entendre qu’elle serait prête à assouplir les conditions du plan d’austérité imposé à Athènes.

    «Les pays qui partagent une monnaie commune finiront par s’entendre», a-t-elle lancé mardi en faisant allusion à la Grèce. Selon le Financial Times Deutschland, Berlin serait prêt à adoucir les coupes budgétaires et les augmentations d’impôts dictées à la Grèce. Il ne s’agit toutefois pas de céder aux revendications de l’extrême gauche grecque en faisant marche arrière sur toutes les réformes structurelles imposées à Athènes. Mais de les étaler de façon à réduire leur impact sur la situation politique et sociale grecque. Pour Berlin, ce «pragmatisme» est le prix à payer pour éviter une sortie du pays de la monnaie unique aux conséquences incalculables pour une zone euro en pleine tempête.

    Changement de ton

    Selon Die Zeit, qui cite des «sources gouvernementales et financières», un troisième plan d’aide à la Grèce serait en gestation. La Grèce «aura besoin cet été d’argent frais» et un «troisième plan d’aide pourrait dans quelques semaines être débattu» par les députés allemands, écrit l’hebdomadaire allemand à paraître jeudi, qui évoque un montant «se chiffrant en dizaines de milliards d’euros». Le journal explique que les Grecs ont pris «un retard impossible à combler sur leurs programmes de réformes», notamment dans la collecte d’impôts et les privatisations. D’après le journal grec Kathimerini (centre droit), la Grèce serait à court d’argent à partir du 20 juillet pour payer les salaires et les retraites.

    En Grèce, les analystes ne s’attendent pas à un troisième plan d’aide, mais à une renégociation de la dette grecque avec un allongement des délais de remboursement. Le changement de ton récent d’Alexis Tsipras, probable premier ministre, assurant être prêt à reconnaître la dette du pays en cas de «renégociation» de celle-ci, aurait déjà rassuré les créanciers publics du pays (UE-FMI).

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/13/20002-20120613ARTFIG00711-grece-berlin-serait-pret-a-assouplir-le-plan-d-austerite.php

    Info ou Intox ? L’Allemagne cherche t-elle à gagner du temps ?

  14. Info (avec pincettes?)

    http://www.silverdoctors.com/alert-from-international-banker-close-all-equity-accounts-exit-markets-now/

    De SteveQuayle.com :

    Steve dit à vos auditeurs d’ignorer ETFS et continuer à acheter ARGENT Physique et l’OR peu importe quel “le cours(prix) au comptant” est. Dites-eux s’il vous plaît d’enlever l’argent MAINTENANT!!!! Gardez seulement dans la banque(rive) ce que vous pouvez vous permettre de perdre et ce que vous devez payer des factures et des dépenses. Dites-eux s’il vous plaît de sortir de l’argent MAINTENANT!!! Ils ont jusqu’à décembre le dernier pour faire ainsi. Soyez attentif cela PEUT ARRIVER PLUS TÔT. Les prix de Métaux sans manipulation 5000 $ de 1000 $ D’ARGENT Steve D’or Great montrent Im l’écoute de vous tout de suite.

    Voici la dernière vérité sur l’Espagne. Le sauvetage(renflouement) est déjà arrivé en secret de sources très fiables. Mes sources ne sont fausses jamais. Le Jour férié va renverser en Espagne, le Portugal et la France. Le Vol au port sûr est maintenant le Royaume-Uni. De là vous verrez des vols au dollar des États-Unis. Les acteurs(joueurs) principaux se sont déplacés à l’Or. Surveillez un autre choc au MARCHÉ de GLD et SLV. Ceci causera que des mains non engagées chancelantes déposent plus de SLV et GLD physique. ETF des marchés prendra le coup(succès) massif.
    L’Allemagne commencera à avoir le bouleversement massif comme leurs banques(rives) Duetche la Banque(Rive) sont en particulier sur exposé à la Conduite(Grippe) espagnole, le craquement de solvabilité frappera l’Allemagne, cherchera des allemands pour devenir fou sur le fait ils ne peuvent pas avoir l’accès à leurs fonds.

    MOUAIS il crie au secours

    jsais pas ce que ça vaut il donne un délai jusqu a decembre aux ricainspour retirer leur cash et le goldiser

    vous trouvez pas ça un peu long comme délai vu que tout s accélère et que la guerre semble imminente?

  15. Dette: l’agence Moody’s abaisse la note de l’Espagne de trois crans

    WASHINGTON – L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé mercredi la note d’endettement à long terme de l’Espagne de trois crans, à Baa3, juste au dessus de la catégorie spéculative.

    Moody’s, qui a invoqué les difficultés de l’économie espagnole et de l’Etat pour se financer, a ajouté que cette note restait sous examen en vue d’un éventuel abaissement, lequel interviendrait dans les trois prochains mois.
    Afp

    • @ realinfos

      Désolé vous ” avez plus rapide ” 😉

      Mais vous avez lu la différence dans les communiqués d’une agence à l’autre ? 🙂

  16. Moody’s abaisse la note de l’Espagne de trois crans

    13/06 | 22:59

    Moody’s Investors Service a annoncé mercredi avoir abaissé la note souveraine de l’Espagne de trois crans, de “A3″à “Baa3”, l’agence de notation estimant que le plan d’aide européen mis en place pour soutenir les banques espagnoles augmentera le poids de la dette du pays.

    Moody’s, qui a dit qu’elle pourrait déclasser encore davantage la note espagnole, a également mis en avant l’accès “très limité” du pays aux marchés des capitaux ainsi que la faiblesse de l’économie espagnole.

    REUTERS

    • vraiment sans intérêt ces infos sur ces agences américaines d’une ayant comme actionnaire principal des milliardaires qui “parient” contre les états européens, sachant qu’en 2008 elles notaient triple A tout les produits pourris qui nous ont pété a la tête et d’autre part elles notent toutes les US triple A donc pour la crédibilité faudra repassé…

      • @ andthomas

        Vous avez raison et je partage vôtre avis..

        Qui a demandé les notations des Agences et qui les laisse continuer leur sale boulot malgré comme vous dîtes 2008

        Toujours les mêmes ” nos pseudos dirigeants politiques ” …

        Donc même si elles ne sont plus crédibles c’est encore ” elles ” qui mène malheureusement la danse…

  17. sont en forme aujourd’hui moody’s, ridicule ces agences de notation contrôlés par la cartel bancaire et oeuvrant pour le nouvel ordre mondial

  18. Moody’s a par ailleurs abaissé de deux crans la note d’endettement de long terme de Chypre à ‘Ba3’, l’enfonçant encore plus loin en catégorie ‘spéculative’.

    Moody’s a prévenu que la note de Chypre restait sous examen en vue d’un éventuel abaissement,
    et a justifié sa décision par ‘la hausse concrète de la probabilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro’.

    REUTERS

    • C’est vraiment mon sentiment… Encore quelques jours? heures ? … la semaine prochaine, le feu d’artifice va commencer. Par une petite dégradation de la France? de l’Allemagne?

  19. Mercredi 13 juin 2012 : les dominos tombent les uns après les autres.

    Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre : six Etats foncent vers un défaut de paiement total.

    1- Espagne : l’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a abaissé mercredi la note d’endettement de long terme de l’Espagne de trois crans, à “Baa3”. Celle-ci se situe juste au-dessus de la catégorie “spéculative”, une sanction sévère pour le gouvernement de Mariano Rajoy.

    2- Chypre : l’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé mercredi de deux crans la note d’endettement de long terme de Chypre à Ba3, l’enfonçant encore plus loin en catégorie spéculative.

    Considérant que l’Union Européenne était à un moment “crucial”, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des “capitales” qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

    “Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui”, a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-monti-affiche-sa-serenite-malgre-la-flambee-des-taux-d-emprunt-80574aa0b4cacf171c2e010311c52766

    José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

    “Nous avons un problème systémique devant nous”

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