Le bug informatique de RBS

555

Ce qui s’est passé avec le groupe bancaire britannique Royal Bank of Scotland (RBS) est-il un coup d’essai ? Un test pouvant être joué par la suite dans un contexte de crise plus large et impliquant plusieurs banques ? Les méchants pirates informatiques pourraient-ils un jour justifier la fermeture de plusieurs banques durant quelques jours, bloquant à tous les épargnants l’accès à leurs comptes ? Car on ne peut pas nier leur existence.

Selon une étude publiée par deux sociétés spécialisées dans la cybersécurité, les auteurs d’une vague de cyberattaques contre des banques américaines, européennes et latino-américaines,  auraient obtenu 80 millions de dollars. Plus de soixante banques dans le monde furent visées par cette opération appelée “l’opération flambeur”.

Aux Etats-Unis, la presse fait savoir que les autorités fédérales sont parvenues à mettre en échec une organisation de pirates informatiques qui dérobaient des identités en ligne et trafiquaient des numéros de cartes de crédit.

Pour Royal Bank of Scotland (RBS), déjà sauvée en 2008 grâce au contribuable, cette bonne vache à lait des gouvernements, le désordre n’a duré que quelques jours, mais on a pu mesurer les conséquences avec l’effet domino sur l’économie. Même les virements furent bloqués… et cela ne concernait que 15 millions de citoyens… Les coûts financiers devraient se monter en dizaines de millions de livres.

En attendant, le sauvetage de cette banque s’est soldé par la suppression de 30 000 emplois, tandis que le scandale des émoluments de ses dirigeants n’est toujours pas étouffé.

26 Commentaires

    • sans vouloir polémiquer inutilement, je vois qu’on annonce la banqueroute généralisée depuis 2008 et pour le moment rien d’aussi cataclysmique n’est arrivé, alors tous ces spécialistes qui crient au loup, j’ai bien peur qu’on finisse par ne plus les écouter, jusqu’au jour où ça arrivera.

      • Exactement. Il suffit pour s’en convaincre de, par exemple, lire la plupart des commentaires sur le cac sur boursorama. Tout va bien, dormez braves gens…

      • @ endehors
        Elle va arriver n’en douter pas. Est-ce que l’Europe a finalement été sauvé cette fois ?
        Est-ce la dernière réunion qui a résolu la crise de la dette européenne ?
        Bien sûr que non, les dirigeants européens ont tenu 18 sommets depuis le début de la crise de la dette. Après la plupart des sommets, combien de fois les dirigeants avaient trouvés “un accord” censée résoudre cette crise.
        Mais quelques semaines après chaque sommet, il est devenu évident que rien n’avait été résolu et surtout que la crise financière était devenue pire qu’avant.
        Combien de fois vont-ils encore se réunir encore ?
        Alors que rien en Europe n’a été résolu. Vous ne pouvez pas résoudre un problème de dettes avec plus de dettes.
        Les dirigeants européens (incompétents, je vous l’accorde) ont tout simplement mis un petit coup de frein sur la route qui nous entrainent de plus en plus vers dans l’abyme.
        Plus il y aura de la dette, ce qui permettra à court terme de soulager quelque peu la pression, mais dans quelques semaines qu’en sera-t-il ?
        Il sera évident que les problèmes sous-jacents en Europe continueront de croître.
        Malheureusement, il n’y a pas une quantité illimitée d’argent de renflouement dans cette UE (MES et FESF, manque environ + de 200 milliards), donc une fois toutes ces “balles financière” auront été tirés que restra-t-il ?
        Que feront les dirigeants européens alors que le ravin se rapproche de plus en plus dangereusement.
        Elle vient juste d’être mis en stand-by quelques semaines voir quelques mois.
        Réponse à la rentrée (Septembre-octobre).
        La vérité est que la crise financière en Europe n’a pas été annulée loin de là. Elle a été dissimulée sous le tapis.
        Elle est aussi pour dissimuler une autre crise bien plus grave : c’est biensûr, la crise de la dette Américaine. Tout ce système économique mondial est moribond !

  1. La BCE prend une mesure pénalisant potentiellement les banques italiennes

    La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mardi qu’elle voulait contenir le recours des banques privées à des obligations garanties par les Etats dans le cadre de ses opérations de refinancement, ce qui, à en croire des analystes, concernerait surtout les banques italiennes.
    Sont concernées des obligations bancaires, c’est-à-dire des emprunts que les banques émettent elles-mêmes et pour lesquels elles bénéficient de la caution de l’Etat où elles se trouvent.
    Désormais, a fait savoir la BCE dans un communiqué, les banques privées ne pourront plus déposer ce type d’obligations en guise de caution lors des opérations de la BCE “dans un montant supérieur au montant nominal déjà déposé” auprès de l’institution européenne.
    La banque centrale laisse toutefois une porte ouverte, faisant valoir que son conseil des gouverneurs “pourrait accepter des dérogations” à condition que les banques privées en faisant la demande déposent “un plan de financement”.

    Cette restriction pourrait pénaliser en particulier les banques italiennes qui, selon les analystes, ont utilisé en masse des obligations émises par elles-même et garanties par Rome pour accéder aux crédits de la BCE.

    Les liquidités ainsi obtenues auraient été en grande partie utilisées par les banques pour acheter de la dette italienne, dans une sorte “d’échange de bons procédés” avec l’Etat.

    AFP

    Au fait Monti et Draghi c’est pas des noms italiens ?

  2. S&P place 8 banques sous surveillance

    L’agence de notation Standard & Poors vient de placer huit banques suisses en perspective “négative” et estime qu’une bulle immobilière pourrait toucher le pays.

    Parmi les établissements placés sous surveillance, figurent les dernières banques disposant encore d’un « AAA ».

    Les banques concernées sont les suivantes: la BCV, la Aargauische Kantonalbank, la Basellandschaftliche Kantonalbank, la Basler Kantonalbank, la Graubuendner Kantonalbank, la Luzerner Kantonalbank, la Schwyzer Kantonalbank et la Zuercher Kantonalbank et la Migros Bank.

    Elles sont jugées trop dépendantes du marché intèrieur suisse.

    REUTERS

    Et ben ça aaalors…..

  3. Dexia : les impayés des collectivités ont bondi depuis la fin 2011

    La Fédération hospitalière de France a récemment tiré la sonnette d’alarme sur la situation des hôpitaux, soumis à de graves difficultés pour se financer.

    Les impayés des collectivités locales sur leurs échéances de prêts ont bondi depuis la fin 2011, le secteur de la santé étant particulièrement touché, a indiqué mardi l’administrateur délégué de la banque franco-belge Dexia, Pierre Mariani. Le montant des impayés est passé de 30 à 103 millions d’euros entre fin décembre 2011 et fin avril 2012, a expliqué le patron opérationnel de l’établissement. Le portefeuille de prêts consentis aux collectivités françaises atteignait, fin mars, environ 50 milliards d’euros, selon les documents publiés par la banque.

    Sur le total des impayés, 75 millions, soit les trois-quarts, portent sur des prêts à court terme, a précisé M. Mariani lors de son audition devant la commission des Finances du Sénat. « Cela concerne, pour une très forte proportion, (…) le secteur de la santé et les collectivités au sens large (sociétés d’économie mixte par exemple, NDLR) plutôt que les collectivités locales stricto sensu », a-t-il détaillé.

    Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, a récemment tiré la sonnette d’alarme sur la situation des hôpitaux, soumis à de graves difficultés pour se financer. « La situation de l’hôpital nous préoccupe énormément », a déclaré mardi Hervé de Villeroché, chef du service de financement de l’économie au sein du Trésor, également auditionné par la commission des Finances. « Ce sont de petits montants (de prêts sollicités par les hôpitaux) et il y a peu d’acteurs qui peuvent se subistituer à Dexia » pour prêter aux hôpitaux, a expliqué M. de Villeroché.

    Concernant l’ensemble des collectivités, Dexia fait face à une trentaine de contentieux en justice, a indiqué M. Mariani, à quoi s’ajoute une trentaine d’actions impliquant d’autres banques. Revenant sur la hausse des impayés, l’administrateur délégué a regretté que « certains » aient interprété la garantie partielle apportée par l’Etat sur la partie la plus complexe du portefeuille de prêts déjà consentis par Dexia crédit local, filiale française de Dexia, « comme une prise en charge par le contribuable ».

    AFP

  4. Le saviez-vous ?

    Publiée le 1 juil. 2012 par Stef2892

    Source : http://sdebeketch.com/

    Le commandant Pierre-Henri Bunel est un ancien officier des services de renseignement de l’Armée Française. Parlant couramment l’Anglais et l’Arabe, il sera lors de ses missions un des meilleurs agents du renseignement de l’aveu même de ses supérieurs.
    Cela ne l’empêchera pas d’être condamné à 5 ans de détention dont 3 avec sursis par le tribunal aux armées de Paris, après avoir été reconnu coupable de «trahison». Il avait communiqué des documents relatifs à des frappes aériennes de l’Otan aux Serbes de Yougoslavie en 1998 pour protéger la population de frappes qui étaient bien loin d’être chirurgicales.
    Il nous décrit ici l’incroyable histoire du fichier informatique d’Al Qaïda, en nous donnant au passage un cours d’économie appliquée sur la vraie valeur d’une monnaie. Pour finir il nous explique les vraies raisons de pourquoi les Américains voulaient alors faire tomber Saddam Hussein.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=jtLC5PiYe_Q

    • WOW !!
      Ça c’est un cours de géopolitique extraordinaire + une info extra sur la manipulation du dollar ! Excellent !
      En 2002, il explique tous les enjeux énergétiques et géostratégiques sur le pétrole et le Moyen orient. Il prévoit ce qui va se passer dans les années qui vont suivre… Les faits lui ont donné raison !
      Et on comprend pourquoi Saddam Hussein et Kadhafi ont été éliminés.

  5. USA: les autorités examinent les testaments de neuf grandes banques

    Les autorités américaines ont annoncé mardi qu’elles commençaient l’examen des testaments qui leur ont été remis par neuf grandes banques, documents détaillant la façon dont celles-ci souhaitent être démantelées ou réorganisées dans le cas où elles viendraient à faire faillite.

    La banque centrale (Fed) et la Compagnie fédérale d’assurance des dépôts bancaires (FDIC) ont publié sur leur site internet la partie dite “publique” de ces documents remis par cinq banques américaines (Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley) et quatre étrangères: Barclays (Grande-Bretagne), Credit Suisse et UBS (Suisse), et Deutsche Bank (Allemagne).

    La remise d’un testament aux autorités de surveillance financière est une obligation créée par la loi de réforme de Wall Street promulguée à l’été 2010. Elle concerne les plus grandes banques présentes aux Etats-Unis.

    Les autorités ont institué trois dates butoir pour les banques concernées. La première, qui s’appliquait “aux holdings bancaires américaines dont les actifs non-bancaires sont supérieurs ou égaux à 250 milliards de dollars, et aux holdings bancaires étrangères dont les actifs non bancaires américains sont supérieurs ou égaux” à ce même seuil donnait à ces établissements jusqu’au 2 juillet pour remettre leur plan.

    S’ouvre désormais pour la Fed et la FDIC une période de 60 jours au cours de laquelle elles se livreront à un “examen préliminaire” de ces plans avant de procéder à un examen complet destiné à s’assurer qu’ils sont conformes à la nouvelle réglementation.
    Les sections des plans accessibles sur le site de la Fed ne donnent guère d’information sur les dernières volontés des banques qui les ont conçus. Ils détaillent surtout leur structure et fonctionnement actuels.

    AFP

    C’est quand ” l’enterrement ” et est-ce qu’il y aura un avis de décès officiel ?

  6. http://www.boursorama.com/actualites/france-prix-du-ble-tendre-french-wheat-prices-8dd72c63350b5bef09eb544efc33589d
    blé=238e en fin 2011 on ne depassait pas 218e.Soit plus de 8% de hausse a ce jour!!!
    vous etes augmenté de combien cette année?
    A ce rythme là , la surproduction a du mal a se comprendre.

    le peu de gens qui auront encore du travail devront negocier des salaires a la baisse car apres les licenciements il ne restera plus que ca baisser les salaires et ce sera plus facil si j’ai viré les fortes tetes.
    .°.

    • Merci pour cet excellent, mais, oh combien regrettable rappel. Quel talent, quelle justesse, quelle évidence !

      A rediffuser en boucle dans tous les médias !

      Le vase est en miette, pouvons nous encore recoller les morceaux ?

  7. @L.I.E.S.I

    Je dois être fatigué, mais je n’ai rien compris… Quels sont les rapports entre le problème avec la filiale de la RBS (et pas la RBS) et les pirates informatiques et le sauvetage de la banque…

  8. L’aide aux banques espagnoles reportée ?

    L’accord définitif sur une aide européenne aux banques espagnoles pourrait être reporté de quelques jours afin de donner plus de temps à la période de négociations, a-t-on appris de deux sources proches du processus.

    La signature du protocole d’accord était initialement prévue pour le 9 juillet. Elle pourrait n’intervenir que le 20, a dit l’une des sources.

    “Les documents doivent être examinés lundi. Nous allons essayer de finaliser un accord, mais cela pourrait prendre quelques jours de plus”, a dit l’une des sources, confirmant ainsi qu’une nouvelle réunion de l’Eurogroupe avait été prévue le 20 juillet.

    REUTERS

  9. Pour revenir au sujet.

    Quoi de plus simple pour des banques en difficulté d’accuser des hackers de piratages ?
    Le consortium bancaire est tout à fait capable de s’auto-mutiler pour que la pilule passe mieux, d’autant que c’est, avec les bourses, le réseau informatique le plus vaste se reliant et certainement le plus sécuriser.

    Ainsi, de fauteurs ils deviennent victimes et auront toutes les occasions pour se dédouaner auprès des “mougeons” que c’est pas leur faute.

    Ils ont en possession tous les outils pour agir, les médias, l’internet, les réseaux sociaux, et autres pour manipuler la masse.
    Quand vous voyez que le site de la Banque Mondiale permet aux internautes de laisser une question ou un point de vue avec …..

    le président de la Banque mondiale, souhaite connaître votre point de vue :

    – Que faut-il faire selon vous pour éradiquer la pauvreté ?
    – Quelles sont les innovations qui recèlent le plus de potentiel pour accroître la prospérité de tous ?
    – Comment tirer parti de toute l’expérience accumulée dans les pays membres ?
    – Avez-vous des questions à poser à la Banque mondiale ?

    http://live.banquemondiale.org/posez-vos-questions-a-jim-kim

    ….. c’est pour laisser croire au gens qu’ils ont encore le pouvoir de changer les choses et qu’ils peuvent être et restent les clés d’un avenir merveilleux.
    La démocratie en action quoi !!! Le vrai libre arbitre, alors que ces réponses aux questions posés sont connues archi connues et les cibles identifiées depuis belle lurette.

    Franchement, le hack informatique des banques, j’y crois pas un seul instant, c’est un foutage de gueule comme l’ont été les 18 sommets Européens et le seront les 18 autres.
    Le mal, contre le bien qui cherche des solutions aux gens du monde.

    Même Arthus Bertrand, prophète de plateau télé et formateur du formatage de nos têtes blondes par ses films gratos diffusé comme du poison dans les écoles, avec de belle paroles et de belles images de rêves aux populos, nourrit pas le système, a déclarer au JT de 20h de Delahousse qu’il fallait mettre en place un gouvernement mondial capable de régir les peuples du monde….

    Comme quoi, l’habit ne fera jamais le moine.

Répondre à imotus Annuler la réponse

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici