Trader Noé – Analyse du 15 octobre 2012

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Depuis notre dernier article, les indices FCE CAC 40 et E-mini SP 500 ont encore corrigé.
Pour le Future CAC 40, tant que le cours reste sous les 3450 points nous surveillons les supports 3340 et 3300 points.
De même pour l’indice E-mini SP 500 tant que le cours reste sous les 1430 points nous surveillons les supports 1400-1390 points.

Depuis notre article, Bankia abandonne désormais 32 %. Sous les 1 euro, nous surveillons toujours les supports 0.9-0.7-0.5 euro. Ces enchainements pourraient être relativement rapides.
Hélas l’Espagne n’aura pas le choix et devra s’incliner. Ecoutons les agences de notation…

Bankinter se rapproche de son objectif principal à 2.7 euros. Il faut dire que si ce point charnière est attaqué, le cours pourrait regagner le support des 2 euros.
(Ce qui correspond approximativement à la période d’aide de 400 milliards auprès de la BCE).

Le BRENT a bien rebondi sur les supports importants 104.5-107 pour se rapprocher de la résistance importante des 116-117 dollars le baril. Si ce niveau venait à être franchi, il faudrait probablement regarder la géopolitique de plus près.
En attendant, les élections américaines approchent et on entend parler peu, contrairement aux élections précédentes.

20 Commentaires

    • Disparition Stan Maillaud : tous à Amencey ce samedi 20 pour écouter le récit de Janett !

      18/10/2012

      J’annonce aux journalistes de la presse écrite, télévisée et numérique, que le scoop en vaudra la peine. Et à tous les autres, que Stan compte sur eux et a besoin de leur soutien.

      La réunion en Flandre de ce vendredi soir a provoqué une forte accélération dans l’affaire de la disparition de Stan.

      Les plans secrets d’appui logistique qui y ont été élaborés par Morkhoven et Cineyrgie, commencent à porter leurs fruits. La situation reste délicate et complexe. Nous nous excusons de la discrétion qui nous est nécessaire.

      Le Werkgroep Morkhoven et Cineyrgie demandent cependant dès aujourd’hui, à tous les sympathisants et à tous les activistes, de se préparer à entourer Janett Seemann ce samedi 20 à Amancey, et surtout d’alerter tous les journalistes qu’ils connaissent en France, en Suisse, en Belgique et au Luxembourg.

      Que ces journalistes lisent Cineyrgie pour s’informer des faits introductifs incroyables du scoop colossal qui les attend.

      Je demande aussi à chaque lecteur du Megazine de consacrer 1 Euro à téléphoner à la rédaction du journal quotidien et du journal télévisé qu’il consulte chaque jour, ou bien de leur adresser un courriel, pour les inviter à participer à l’événement.

      Pour les persuader de l’utilité de leur présence, le lecteur peut leur proposer d’encoder http://www.cineyrgie.nl sur http://www.alexa.com, pour constater la progression exponentielle de l’audimat du Megazine, ce qui est de bonne augure pour les journalistes et les pigistes qui feront le déplacement.

      Qu’ils n’oublient pas non plus de lire les informations publiées par le Dr. Roger Morelle, qui concernent le dossier d’instruction de l’affaire Dutroux, reçu et étudié par les membres du collectif NNSPMDF qui ont participé aux travaux du Kinderberg. Une conférence de presse aura lieu après celle de Janett Seemann sur cette question qui est secondaire en ce moment, parce qu’elle concerne malheureusement des enfants qui sont déjà morts, même si ce n’est pas de faim. Les preuves en seront disponibles sur place.

      J’invite le Dr. Roger Morelle à convoquer le collectif NNSPMDF, en vue de préparer cette conférence de presse sur les travaux du premier Kinderberg. Je dois pour ma part exécuter certains devoirs qui concernent le Morkhoven.

      La suite des informations sur l’organisation de cet événement sera disponible sur le mur Facebook de Marcel Vervloesem, et aussi sur le Megazine, en fonction de la stratégie logistique, médiatique et juridique qui a été adoptée.

      Je propose à Mireille Defoin de traduire la présente et la suite dans son impeccable néerlandais, pour éviter le brouillage de l’information par les trop opportuns moteurs de traduction.

      Et j’invite chacun à disperser le présent message Urbi et Orbi, en France, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg.

      Je communiquerai davantage d’informations, lorsque Janett m’y autorisera.

      Il faut insister sur le fait que Janett reste en danger, même si les correspondances que nous avons reçues, la protègent déjà. Elle remercie chaleureusement tout le monde du soutien moral qu’elle a reçu.

      L’optimisme reste de mise, et le soutien de la population n’y est pas étranger.

      J’inviterai par ailleurs Monsieur le Maire d’Amancey, à préparer une salle communale et un podium pour que la conférence de presse puisse se dérouler dans le calme, dans la sécurité et dans la dignité.

      Ses services communaux peuvent m’appeler au 00 352 26 91 72 20 (sauf le mercredi), mon secrétariat est informé dans le cas de mon absence. Les journalistes peuvent contacter Marcel Vervloesem sur son mur Facebook.

      Courage, Janett et Stan, les renforts arrivent.

      Patrick Vanden BERGHE

      Samedi prochain à minuit : ne manquez pas l’édition spéciale du Megazine !

  1. Lundi 15 octobre 2012 :

    Aujourd’hui, c’est la panique chez les patrons français.

    Aujourd’hui, c’est la victoire des nationalistes aux Pays-Bas et en Flandre.

    Aujourd’hui, la crise économique, la crise financière, la crise industrielle, la crise sociale, la crise morale, aboutit au résultat suivant : la réaction nationaliste en Europe.

    Une crise terrible qui entraine une réaction nationaliste en Europe. On connait le film : on l’a déjà vu. C’est une rediffusion.

    Quelques nouvelles de ce matin, lundi 15 octobre :

    1- Denis Kessler : “Des années très difficiles à venir”. Le patron du réassureur Scor dresse un bilan alarmant de l’économie française. Il ne cache pas ses critiques sur le budget 2013.

    2- “Certains patrons sont en état de quasi-panique”, s’alarme Laurence Parisot, dans un long entretien que publie lundi “Le Figaro”. Pour la présidente du Medef, “la situation économique est gravissime” : “nous sommes passés d’un avis de tempête à un avis d’ouragan”, dit-elle appelant à un “choc de compétitivité”. “D’un côté, le rythme des faillites s’est accéléré durant l’été et aucun secteur d’activités n’affiche de prévisions autres que pessimistes jusqu’à la fin de l’année. Et par ailleurs nous assistons à une défiance généralisée des investisseurs, résidents comme non résidents”, s’inquiète Laurence Parisot.

    3- La zone euro prépare une aide globale pour l’Espagne, la Grèce et Chypre. Selon plusieurs responsables de la zone euro, l’Espagne pourrait demander le mois prochain une aide financière à la zone euro. Si c’est le cas, cette requête sera probablement prise en compte dans un paquet global avec le programme d’assistance à la Grèce et le plan de sauvetage pour Chypre.

    4- Belgique : les indépendantistes grand gagnants des municipales. Les indépendantistes flamands sont sortis grands gagnants des élections municipales dimanche en Belgique, avec une poussée dans toute la Flandre et une victoire à Anvers de leur chef Bart De Wever, qui a aussitôt appelé le Premier ministre Elio Di Rupo à négocier un Etat confédéral.

    5- Le Parti nationaliste basque (PNV) est en tête des intentions de vote aux élections régionales du 21 octobre, les premières organisées au pays basque sans menace de l’ETA, alors que les indépendantistes de EH Bildu arriveraient en seconde position, selon un sondage. Lors d’un grand meeting à côté de Bilbao, dans le nord de l’Espagne, la coalition souverainiste EH Bildu à laquelle participent d’anciens membres de Batasuna, l’ancien bras politique de l’ETA rendu illégal en Espagne en 2003, a présenté samedi son projet pour un Etat basque indépendant. “Nous allons expliquer à la population basque comment et pourquoi nous souhaitons atteindre cette indépendance, comment nous proposerons de le faire avec l’ensemble de la société”, a déclaré aux journalistes son leader Laura Mintegi.

  2. Parmi les grands pays, les États-Unis et le Canada sont les seuls à avoir refusé de participer à ce nouveau renforcement des moyens du FMI.

    De notre correspondant à Tokyo

    Un ministre des Finances français adressant un chèque de 31,4 milliards d’euros à l’un (ou plutôt l’une) de ses prédécesseurs à Bercy: tel est le spectacle insolite auquel on pourra assister dans les prochaines heures, à l’Hôtel Impérial de Tokyo, l’un des plus somptueux de la capitale nipponne. Pierre Moscovici signera officiellement avec Christine Lagarde l’accord bilatéral conclu entre la France et le Fonds monétaire international, pour permettre à ce dernier de porter secours à la zone euro.

    La France sera l’un des premiers contributeurs, avec le Japon, à concrétiser la promesse qui avait été faite officiellement dans le cadre du G20 en juin dernier au Mexique. La contribution française est parmi les plus importantes, après celle du Japon (60 milliards de dollars), de l’Allemagne (41,5 milliards d’euros) et de la Chine (43 milliards de dollars). Curieusement le FMI, qui va ainsi construire un «mur anti-incendie» (fire wall) de 456 milliards de dollars au total, présente les sommes en euros pour les pays de la zone euro (150 milliards d’euros au total), celles des autres États étant exprimées en dollars (268 milliards de dollars).

    Un usage au coup par coup
    Parmi les grands pays, les États-Unis et le Canada sont les seuls à avoir refusé de participer à ce nouveau renforcement des moyens du FMI, dont les capacités d’intervention vont être ainsi théoriquement plus que doublées. La raison invoquée par les deux pays d’Amérique du Nord est que l’Europe a les capacités financières de régler ses propres problèmes, et ne devrait donc pas faire appel au FMI. Ce qui est tout à fait exact.

    Fort heureusement, le chèque de 31,4 milliards d’euros que s’apprête à signer Pierre Moscovici ne sera pas encaissé. En clair, la France n’aura pas besoin de s’endetter pour honorer son engagement, et pour deux raisons . Premièrement l’usage que pourra en faire le FMI sera au coup par coup, en fonction des demandes d’aide que lui adresseront les pays en difficulté. Et pas uniquement des États de la zone euro d’ailleurs, même si le dispositif est bien en réalité à leur intention.

    Et deuxièmement tous les capitaux qui transitent par le FMI sont d’origine monétaire, par le mécanisme des droits de tirages spéciaux (DTS). Une forme de création monétaire qui implique la Banque de France, mais qui n’alourdira en rien ni les comptes de l’État ni la dette publique.

    source figaro.fr
    Le Figaro – Conjoncture Moscovici signe un chèque de 31,4 milliards d’euros au FMI

  3. Bonjour cher lecteur et lectrice de LIESI, j’ai demandé un coup de main a l’UPR ce matin, mais très peut de réponse pour l’instant, car j’avoue mon incompréhension sur cet article de ce matin, quelqu’un peut il me confirmer la chose, cotise on a la fois au fond du FMI et du MES ?

    “Moscovici signe un chèque de 31,4 milliards d’euros au FMI”

    Moscovici signe un chèque de 31,4 milliards d’euros au FMI, http://www.crashdebug.fr/index.php/actualites-france/5564-moscovici-signe-un-cheque-de-31-4-milliards-d-euros-au-fmi

    Merci de vos retour,

    Amicalement,

    F.

  4. HS, mais cette pourriture de Sutherland me fait sortir de mes gonds…. :

    Sutherland, qui est le président non exécutif de Goldman Sachs International et ancien président du géant pétrolier BP, dirige le forum global sur les migrations et le développement qui rassemble des représentants de 160 nations afin de partager des idées politiques.

    Il dit au comité de la Chambre des Lords que l’immigration était une « dynamique cruciale pour la croissance économique » dans certains pays de l’UE « et qu’il était cependant difficile de l’expliquer aux habitants de ces États ».

    Une population native vieillissante et déclinante dans des pays comme l’Allemagne ou ceux du sud de l’UE était « le principal argument pour le développement d’états multiculturels, et j’hésite à utiliser ce mot car des gens l’ont attaqué ».

    « Il est impossible de considérer que le degré d’homogénéité sous-entendu par d’autres personnes peut survivre car les Etats doivent devenir des Etats plus ouverts, au regard des personnes qui y habitent. Tout comme le Royaume-Uni l’a montré ». BBC

    http://www.defrancisation.com/onu-detruire-lhomogeneite-des-nations/

  5. La fin du monde – un film de Abel Gance

    Dans un film réalisé en 1933, que France2 diffusera le 17 octobre prochain à 00h45, Abel Gance mettait en image l’histoire d’un chercheur qui découvrait l’imminence de la fin du monde.

    Les principes politiques, moraux et idéologique de ce film, qui fut le « premier grand spectacle du cinéma parlant Français » et qui, il y a plus d’un siècle, expliquait comment les hommes s’apprêtaient à prendre la direction du pouvoir, ne décrit nullement une dictature mais, au contraire, celui du chef de l’Etat élu au suffrage universel, celui des hauts fonctionnaire inamovible, celui des consultations électorales qui masquent la véritable cooptation du personnel politique, de leurs complices et subalternes…

    http://www.dailymotion.com/video/xubt6b_la-fin-du-monde_news

  6. L’histoire sécréte de la Guerre de Kippour http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2012/10/lhistoire-secrete-de-la-guerre-de.html

    J’ai récemment reçu à Moscou une chemise bleu-marine datée de 1975, qui contenait l’un des secrets les mieux gardés de la diplomatie du Moyen Orient et des USA. Le mémoire rédigé par l’ambassadeur soviétique au Caire Vladimir M. Vinogradov, apparemment le brouillon d’un rapport adressé au Politbureau soviétique décrit la guerre d’octobre 1973 comme un complot entre les dirigeants israéliens, américains et égyptiens, orchestré par Henry Kissinger. Cette révélation va vous choquer, si vous êtes un lecteur égyptien. Moi qui suis un Israélien et qui ai combattu les Égyptiens dans la guerre de 1973, j’ai été choqué aussi, je me suis senti poignardé, et je reste terriblement excité par l’incroyable découverte. Pour un Américain cela pourra être un choc.

    A en croire le dit mémoire (à paraître in extenso dans le magazine prestigieux Expert de Moscou), Anouar al Sadate, qui cumulait les titres de président, premier ministre, président de l’ASU, commandant en chef des armées, avait conspiré de concert avec les Israéliens, avait trahi la Syrie son alliée, condamné l’armée syrienne à sa perte, et Damas à se retrouver bombardée, avait permis aux tanks de Sharon de s’engager sans danger sur la rive occidentale du Canal de Suez, et en fait, avait tout simplement planifié la défaite des troupes égyptiennes dans la guerre d’octobre 1973. Les soldats égyptiens et officiers se battirent bravement et avec succès contre l’armée israélienne -trop bien, même, au goût de Sadate, puisqu’il avait déclenché la guerre pour permettre aux USA de faire leur retour au Moyen Orient. Tout ce qu’il réussit à faire à Camp Davis, il aurait pu l’obtenir sans guerre quelques années plus tôt.

    Il n’était pas le seul à conspirer : selon Vinogradov, la brave grand’mère Golda Meir avait sacrifié deux mille des meilleurs combattants juifs ( elle ne pensait pas qu’il en tomberait autant, probablement) afin d’offrir à Sadate son heure de gloire et de laisser les USA s’assurer de positions solides au Moyen Orient. Le mémoire nous ouvre la voie pour une réinterprétation complètement inédite du traité de Camp David, comme un pur produit de la félonie et de la fourberie.

    Vladimir Vinogradov était un diplomate éminent et brillant ; il a été ambassadeur à Tokyo dans les années 1960, puis au Caire de 1970 à 1974, co-président de la Conférence de Paix de Genève, ambassadeur à Téhéran pendant la révolution islamique, représentant au Ministère des Affaires étrangères de l’URSS et ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. C’était un peintre de talent, et un écrivain prolifique ; ses archives comportent des centaines de pages d’observations uniques et de notes qui couvrent les affaires internationales, mais son journal du Caire tient la place d’honneur, et parmi d’autres, on y trouve la description de ses centaines de rencontres avec Sadate, et la séquence complète de la guerre, puisqu’il l’observait depuis le quartier général de Sadate au moment précis où les décisions étaient prises. Lorsqu’elles seront publiées, ces notes permettront de réévaluer la période post-nassérienne de l’histoire égyptienne.

    Vinogradov était arrivé au Caire pour les funérailles de Nasser, et il y resta comme ambassadeur. Il a rendu compte du coup d’État rampant de Sadate, le moins brillant des hommes de Nasser, qui allait devenir le président par un simple hasard, parce qu’il était le vice-président à la mort de Nasser. Il avait aussitôt démis de leurs fonctions, exclu et mis en prison pratiquement tous les hommes politiques importants de l’Égypte, les compagnons d’armes de Gamal Abd el Nasser, et démantela l’édifice du socialisme nassérien..

    Vinogradov était un fin observateur, mais nullement un comploteur ; loin d’être un doctrinaire têtu, c’était un ami des Arabes et il soutenait fermement l’idée d’une paix juste entre Arabes et Israël, une paix qui satisferaient les besoins des Palestiniens et assurerait la prospérité juive.

    La perle de ses archives, c’est le dossier intitulé “La partie en jeu au Moyen Orient”. Il contient quelques 20 pages dactylographiées, annotées à la main, à l’encre bleue, et il s’agit apparemment d’un brouillon pour le Politbureau et pour le gouvernement, daté de janvier 1975, juste après son retour du Caire. La chemise contient le secret mortel de la collusion dont il avait été témoin. C’est écrit dans un russe vivant et tout à fait agréable à lire, pas dans la langue de bois bureaucratique à laquelle on pourrait s’attendre. Deux pages ont été ajoutées au dossier en mai 1975 ; elles décrivent la visite de Vinogradov à Amman et ses conversations informelles avec Abou Zeid Rifai, le premier ministre, ainsi que son échange de vues avec l’ambassadeur soviétique à Damas.

    Vinogradov n’a pas fait connaître ses opinions jusqu’en 1998, et même à ce moment, il n’a pas pu parler aussi ouvertement que dans ce brouillon. En fait, quand l’idée de collusion lui eût été présentée par le premier ministre jordanien, il avait refusé d’en discuter avec lui, en diplomate avisé.

    La version officielle de la guerre d’octobre 1973 dit que le 6 octobre 1973, conjointement avec Hafez al-Assad de Syrie, Anouar al Sadat déclencha la guerre, avec une attaque surprise contre les forces israéliennes. Ils traversèrent le canal de Suez et s’avancèrent dans le Sinaï occupé, juste quelques kilomètres. La guerre se poursuivant, les tanks du général Sharon avaient traversé à leur tour le canal, et encerclé la troisième armée égyptienne. Les négociations pour le cessez-le feu avaient débouché sur la poignée de main à la Maison Blanche.

    En ce qui me concerne, la guerre de Yom Kipour, comme nous l’avions appelée constitue un chapitre important de ma biographie. En tant que jeune parachutiste, j’ai combattu, pendant cette guerre, j’ai traversé le canal, j’ai pris les hauteurs de Gabal Ataka, j’ai survécu aux bombardements et aux corps-à-corps, j’ai enseveli mes camarades, tiré sur les chacals du désert mangeurs d’hommes et sur les tanks ennemis. Mon unité avait été amenée par hélicoptère dans le désert, où nous avons coupé la ligne principale de communication entre les armées égyptiennes et leur base, la route Suez-le Caire. Notre position, à 101 km du Caire, a servi de cadre aux premières conversations pour le cessez-le-feu ; de sorte que je sais que la guerre n’est pas un vain mot, et cela me fait mal de découvrir que moi et mes camarades en armes n’étions que des pions jetables dans le jeu féroce où nous, les gens ordinaires, étions les perdants. Bien entendu, je n’en savais rien à ce moment, pour moi, la guerre était la surprise, mais je n’étais pas général à l’époque.

    Pour Vinogradov, aucune surprise : de son point de vue, tant la traversée du canal par les Égyptiens que les incursions de Sharon étaient planifiées, agréées à l’avance par Kissinger, Sadate et Golda Meir. Le plan comportait d’ailleurs la destruction de l’armée syrienne au passage.

    Pour commencer, il pose certaines questions : comment la traversée pourrait-elle avoir été une surprise alors que les Russes avaient évacué leurs familles quelques jours avant la guerre ? La concentration des forces était facile à observer, et ne pouvait pas échapper à l’attention des Israéliens. Pourquoi les forces égyptiennes n’ont-elles pas avancé après avoir traversé, et sont-elles restées plantées là ? Pourquoi n’y avait-il aucun plan pour aller plus loin ? Pourquoi y avait-il un large espace vide de 40 km, non gardé, entre la deuxième et la troisième armée, une brèche qui était une invitation pour le raid de Sharon ? Comment les tanks israéliens ont-ils pu ramper jusqu’à la rive occidentale ? Pourquoi Sadate avait-il refusé de les arrêter ? Pourquoi n’y avait il pas de forces de réserve sur la rive occidentale ?

    Vinogradov emprunte une règle chère à Ssherlock Holmes qui disait : quand vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable cela soit-il, doit être la vérité. Il écrit : on ne saurait répondre à ces questions si l’on tient Sadate pour un véritable patriote égyptien. Mais on peut y répondre pleinement, si l’on considère la possibilité d’une collusion entre Sadate, les USA et la direction israélienne. Une conspiration dans laquelle chaque participant poursuivait ses propres objectifs. Une conspiration dans laquelle aucun participant ne connaissait tous les détails du jeu des autres. Une conspiration dans laquelle chacun essayait de rafler la mise, en dépit de l’accord commun.

    Le plan de Sadate

    Sadate était au point le plus bas de son pouvoir avant la guerre : il perdait son prestige dans son pays et dans le monde. Le moins diplômé et le moins charismatique des disciples de Nasser se retrouvait isolé. Il avait besoin d’une guerre, d’une guerre limitée avec Israël, qui ne se terminerait pas par une défaite. Une telle guerre l’aurait soulagé de la pression de l’armée, et il aurait retrouvé son autorité. Les USA étaient d’accord pour lui donner le feu vert pour la guerre, chose que les Russes n’avaient jamais fait. Les Russes protégeaient le ciel égyptien, mais ils étaient contre les guerres. Sadate devait s’appuyer sur les USA et se dégager de l’URSS. Il était prêt à le faire parce qu’il détestait le socialisme. Il n’avait pas besoin de la victoire, juste d’une non-défaite ; il avait l’intention d’expliquer son échec par la déficience des équipements soviétiques. Voilà pourquoi il avait imparti à l’armée une tâche minimale : traverser le canal et tenir la tête de pont jusqu’à ce que les Américains entrent dans la danse.

    Le plan des USA

    Les USA avaient perdu leur emprise sur le Moyen Orient, avec son pétrole, son canal, sa vaste population, au cours de la décolonisation. Ils étaient obligés de soutenir l’allié israélien, mais les Arabes n’arrêtaient pas de se renforcer. Il aurait fallu obliger Israël à plus de souplesse, parce que sa politique brutale interférait avec les intérêts américains. Si bien que les USA devaient conserver Israël en tant qu’allié, mais au même moment il leur fallait briser l’arrogance d’Israël. Les USA avaient besoin d’une occasion de “sauver” Israël après avoir autorisé les Arabes à frapper les Israéliens pendant un moment. Voilà comment les USA permirent à Sadate d’entamer une guerre limitée.

    Israël

    Les dirigeants israéliens se devaient d’aider les USA, leur principal fournisseur et soutien. Les USA devaient consolider leurs positions au Moyen Orient, parce qu’en 1973 ils n’avaient qu’un seul ami et allié, le roi Fayçal. (Kissinger avait dit à Vinogradov que Fayçal essayait de l’endoctriner sur la malignité des juifs et des communistes). Si les USA devaient retrouver leurs positions au Moyen Orient, les positions israéliennes s’en trouveraient fortifiées d’autant. L’Égypte était un maillon faible, parce que Sadate n’aimait pas l’URSS ni les forces progressistes locales, on pouvait le retourner. Pour la Syrie, il fallait agir au plan militaire, et la briser.

    Les Israéliens et les Américains décidèrent donc de laisser Sadate s’emparer du canal tout en contrôlant les cols de Mittla et de Giddi, la meilleure ligne de défense de toute façon. C’était le plan de Rogers en 1971, et c’était acceptable pour Israël. Mais cela devait être le résultat d’une bataille, et non pas une cession gracieuse.

    Pour ce qui est de la Syrie, il fallait la battre à plate couture, au plan militaire. Voilà pourquoi l’État-major israélien envoya bien toutes ses troupes disponibles sur la frontière syrienne, tout en dégarnissant le Canal, malgré le fait que l’armée égyptienne était bien plus considérable que celle des Syriens. Les troupes israéliennes sur le canal allaient se voir sacrifiées dans la partie, elles devaient périr pour permettre aux USA de revenir au Moyen Orient.

    Cependant, les plans des trois partenaires allaient se voir quelque peu contrariés par la réalité du terrain ; c’est ce qui se produit généralement avec les conspirations, rien ne se passe comme prévu, dit Vinogradov, dans son mémoire…

    Pour commencer, le jeu de Sadate se trouva faussé. Ses présupposés ne fonctionnèrent pas. Contrairement à ses espérances, l’URSS prit le parti des Arabes et commença à fournir par voie aérienne l’équipement militaire le plus moderne, aussitôt. L’URSS prit le risque d’une confrontation avec les USA ; Sadate ne croyait pas qu’ils le feraient parce que les Soviétiques étaient réticents envers la guerre, avant qu’elle éclate. Son second problème, selon Vinogradov, était la qualité supérieure des armes russes aux mains des Égyptiens. Elles étaient meilleures que l’armement occidental aux mains des Israéliens.

    En tant que soldat israélien à l’époque, je ne puis que confirmer les paroles de l’ambassadeur. Les Égyptiens bénéficiaient de la légendaire Kalachnikov AK-47, le meilleur fusil d’assaut au monde, alors que nous n’avions que des fusils FN qui détestaient le sable et l’eau. Nous avons lâché nos FN pour nous emparer de leurs AK à la première occasion. Ils utilisaient des missiles anti-chars Sagger légers, portables, précis, qu’un seul soldat pouvait charger. Les Saggers ont bousillé entre 800 et 1200 chars israéliens. Nous avions de vieilles tourelles de 105 mm sans recul montées sur des jeeps, et il fallait quatre hommes sur chacune ( en fait un petit canon) pour combattre les chars. Seules les nouvelles armes américaines redressaient quelque peu l’équilibre.

    Sadate ne s’attendait pas à ce que les troupes égyptiennes entraînées par les spécialistes soviétiques surpassent leur ennemi israélien, mais c’est ce qui se passa. Elles franchirent le canal bien plus vite que ce qui était prévu, et avec beaucoup moins de pertes. Les Arabes battaient les Israéliens, et c’était une mauvaise nouvelle pour Sadate. Il était allé trop loin. Voilà pourquoi les troupes égyptiennes s’arrêtèrent, comme le soleil au-dessus de Gibéon, et ne bougèrent plus. Ils attendaient les Israéliens, mais à ce moment les Israéliens étaient en train de combattre les Syriens. Les Israéliens se sentaient relativement tranquilles du côté de Sadate, et ils avaient envoyé toute leur armée au nord. L’armée syrienne reçut de plein fouet l’assaut israélien et commença à battre en retraite, ils demandèrent à Sadate d’avancer, pour les soulager un peu, mais Sadate refusa. Son armée resta plantée là, sans bouger, malgré le fait qu’il n’y avait pas un Israélien en vue entre le canal et les cols de montagne. Le dirigeant syrien Assad était convaincu à l’époque que Sadate l’avait trahi, et il le déclara franchement à l’ambassadeur soviétique à Damas, Muhitdinov, qui en fit part à Vinogradov. Vinogradov voyait Sadate tous les jours et il lui demanda en temps réel pourquoi ses troupes n’avançaient pas. Il ne reçut aucune réponse sensée : Sadate bredouilla qu’il ne voulait pas parcourir tout le Sinaï pouraller à la rencontre des Israéliens, qu’ils arriveraient bien jusqu’à lui tôt ou tard.

    Le commandement israélien était bien ennuyé, parce que la guerre ne sa passait pas comme ils s’y attendaient. Ils avaient de lourdes pertes sur le front syrien, les Syriens se retiraient, mais il fallait se battre pour chaque mètre ; seule la passivité de Sadate sauvait les Israéliens d’un revers. Le plan pour en finir avec la Syrie avait raté, mais les Syriens ne pouvaient pas contre-attaquer efficacement.

    Il était temps de punir Sadate : son armée était trop efficace, son avance trop rapide, et pire encore ; il dépendait encore plus des Soviétiques, grâce au pont aérien. Les Israéliens mirent fin à leur avancée sur Damas et envoyèrent les troupes au sud, dans le Sinaï. Les Jordaniens pouvaient à ce moment-là couper la route nord-sud, et le roi Hussein offrit de le faire à Sadate et à Assad. Assad accepta immédiatement, mais Sadate refusa d’accepter l’offre. Il expliqua à Vinogradov qu’il ne croyait pas aux capacités de combat des Jordaniens. S’ils rentrent dans la guerre, c’est l’Égypte qui va devoir les tirer d’affaire. A un autre moment, il dit qu’il valait mieux perdre tout le Sinaï que de perdre un mètre carré en Jordanie : remarque qui manquait de sincérité et de sérieux, du point de vue de Vinogradov. Et voilà comment les troupes israéliennes marchèrent vers le sud sans encombre.

    Pendant la guerre, nous les Israéliens savions aussi que si Sadate avançait, il s’emparerait du Sinaï en moins de deux ; nous examinions plusieurs hypothèses pour comprendre pourquoi il ne bougeait pas, mais aucune n’était satisfaisante. C’est Vinogradov qui nous donne la clé à présent ; Sadate ne jouait plus sa partition, il attendait que les USA interviennent. Et il se retrouva avec le raid de Sharon fonçant.

    La percée des troupes israéliennes jusqu’à la rive occidentale du canal est la partie la plus sombre de la guerre, dit Vinogradov. Il demanda à l’État-major de Sadate au début de la guerre pourquoi il y avait une large brèche de 40 km entre les deuxième et troisième corps d’armées, et on lui répondit que c’était une directive de Sadate. La brèche n’était même pas gardée, c’était un porte grande ouverte, comme un Cheval de Troie tapi au fond d’un programme d’ordinateur.

    Sadate n’accorda pas d’attention au raid de Sharon, il était indifférent à ces coups de théâtre. Vinogradov lui demanda de faire quelque chose, dès que les cinq premiers chars israéliens eurent traversé le canal, mais Sadate refusa, disant que ça n’avait pas d’importance militairement, que ce n’était qu’une “manœuvre politique”, expression fort brumeuse. Il le redit plus tard à Vinogradov, lorsque l’assise israélienne sur la rive occidentale fut devenue une tête de pont incontournable. Sadate n’écouta pas les avertissements de Moscou, il ouvrit la porte de l’Afrique aux Israéliens.

    Il y a place pour deux explications, dit Vinogradov : impossible que l’ignorance militaire des Égyptiens fût aussi grande, et improbable que Sadate eût des intentions cachées. Et c’est l’improbable qui clôt le débat, comme le faisait remarquer Sherlock Holmes.

    Si les Américains n’ont pas stoppé l’avancée aussitôt, dit Vinogradov, c’est parce qu’ils voulaient avoir un moyen de pression pour que Sadate ne change pas d’avis sur tout le scénario en cours de route. Apparemment la brèche avait été conçue dans le cadre de cette éventualité. Donc, quand Vinogradov parle de “conspiration”, il se réfère plutôt à une collusion dynamique, semblable à la collusion concernant la Jordanie, entre la Yeshuva juive et la Transjordanie, telle que l’a décrite Avi Shlaim : il y avait des lignes générales et des accords, mais qui pouvaient changer selon le rapport de force entre les parties.

    Conclusion

    Les USA ont “sauvé” l’Égypte en mettant un point d’arrêt à l’avancée des troupes israéliennes. Avec le soutien passif de Sadate, les USA ont permis à Israël de frapper durement la Syrie.

    Les accords négociés par les USA pour l’intervention des troupes de l’ONU ont protégé Israël pour les années à venir. (Dans son document important mais différent, ses annotations au livre de Heikal Road to Ramadan, Vinogradov rejette la thèse du caractère inévitable des guerres entre Israéliens et Arabes : d’après lui, tant que l’Égypte reste dans le sillage des USA, une telle guerre est à écarter. Effectivement, il n’y a pas eu de grande guerre depuis 1974, à moins de compter les “opérations” israéliennes au Liban et à Gaza.)

    Les US ont sauvé Israël grâce à leurs fournitures militaires. Grâce à Sadate, les US sont revenus au Moyen Orient et se sont positionné comme les seules médiateurs et “courtiers honnêtes” dans la région.

    Sadate entreprit une violente campagne anti-soviétique et antisocialiste, dit Vinogradov, dans un effort pour discréditer l’URSS. Dans ses Notes,

    Vinogradov charge le trait, affirmant que Sadate avait répandu beaucoup de mensonges et de désinformation afin de discréditer l’URSS aux yeux des Arabes. Sa ligne principale était que l’URSS ne pouvait ni ne souhaitait libérer le territoire arabe alors que les US le pouvaient, le voulaient, et le faisaient..

    Vinogradov explique ailleurs que l’Union soviétique était et reste opposée aux guerres d’agression, entre autres raisons parce que l’issue n’en est jamais certaine. Cependant, l’URSS était prête à aller loin pour défendre les États arabes. Et pour ce qui est de la libération, bien des années sont passées, et ont prouvé que les US ne voulaient ou ne pouvaient nullement en faire autant, alors que la dévolution du Sinaï à l’Égypte était toujours possible, en échange d’une paix séparée, et cela même sans guerre.

    Après la guerre, les positions de Sadate s’améliorèrent nettement. Il fut salué comme un héros, l’Égypte eut la place d’honneur parmi les États arabes. Mais en moins d’un an, sa réputation se retrouva en lambeaux, et celle de l’Égypte n’a cessé de se ternir, dit Vinogradov.

    Les Syriens avaient compris très tôt le jeu de Sadate : le 12 octobre 1973, lorsque les troupes égyptiennes s’arrêtèrent et cessèrent de combattre, le président Hafez al Assad dit à l’ambassadeur soviétique qu’il était certain que Sadate était en train de trahir volontairement la Syrie. Sadate avait permis la percée israélienne jusque sur la rive occidentale de Suez, de façon à offrir à Kissinger une occasion d’intervenir et de concrétiser son plan de désengagement, confia Assad au premier ministre jordanien Abu Zeid Rifai qui le dit à son tour à Vinogradov durant un petit-déjeuner privé qu’ils prirent chez lui à Amman. Les Jordaniens aussi soupçonnent Sadate de tricher, écrit Vinogradov. Mais le prudent Vinogradov refusa de rentrer dans ce débat, tout en ayant bien l’impression que les Jordaniens “lisaient dans ses pensées.”

    Lorsque Vinogradov fut désigné comme co-président de la Conférence de paix de Genève, il fit face à une position commune à l’Égypte et aux USA visant à saboter la conférence, tandis qu’Assad refusait tout simplement d’y participer. Vinogradov lui remit un avant-projet pour la conférence et lui demanda si c’était acceptable pour la Syrie. Assad répondit ; oui, sauf une ligne. Quelle ligne, demanda plein d’espoir Vinogradov, et Assad rétorqua ; la ligne qui dit “la Syrie accepte de participer à la conférence.” Et la conférence fut un fiasco, comme toutes les autres conférences et conversations diverses.

    Quoique les soupçons formulés par Vinogradov dans son document secret soient venus à l’esprit de différents experts militaires et historiens, jamais jusqu’alors ils n’avaient été formulés par un participant aux évènements, une personne aussi haut placée, aussi informée, présente aux moments clé, et en possession de tous les éléments. Les notes de Vinogradov permettent de déchiffrer et de retracer l’histoire de l’Égypte : désindustrialisation, pauvreté, conflits internes, gouvernement militaire, le tout étroitement lié à la guerre bidon de 1973.

    Quelques années après la guerre, Sadate était assassiné, et son successeur désigné Hosni Moubarak entama son long règne, suivi par un autre participant à la guerre d’octobre, Gen Tantawi. Obtenu par le mensonge et la trahison, le traité de paix de Camp David protège toujours les intérêts américains et israéliens. C’est seulement maintenant, alors que le régime de l’après Camp David commence à donner des signes d’effondrement, que l’on peut espérer quelque changement. Le nom de Sadate au panthéon des héros égyptiens était protégé jusqu’à maintenant, mais à la fin, comme on dit, tout ce qui est caché un temps s’avèrera transparent.

    PS. en 1975, Vinogradov ne pouvait pas prédire que la guerre de 1973 et les traités qui en découlèrent allaient changer le monde. Ils scellèrent l’histoire de la présence soviétique et de sa prépondérance dans le monde arabe, même si les derniers vestiges en furent détruits par la volonté américaine bien plus tard : en Irak en 2003, et en Syrie c’est maintenant qu’ils se voient minés. Ils ont saboté la cause du socialisme dans le monde, ce qui a été le commencement de sa longue décadence. L’URSS, l’État triomphant en 1972, le quasi gagnant de la guerre froide, finit par la perdre. Grâce à la mainmise américaine en Égypte, le schéma des pétrodollars se mit en place, et le dollar qui avait entamé son déclin en 1971 en perdant la garantie or se reprit et devint à nouveau la monnaie de réserve unanimement acceptée. Le pétrole des Saoudiens et des émirs, vendu en dollars, devint la nouvelle ligne de sauvetage de l’empire américain. Avec le recul et armés du mémoire de Vinogradov, nous pouvons affirmer que c’est en 1973-74 que se situe la bifurcation de notre histoire.

    Traduction : Maria Poumier

    • Merci lodela971 et rorschach pour ce document important pour nous permettre de comprendre comment s’est greffer et développer l’empire au moyen orient.

  7. @lodela971
    Merçi pour ce document exceptionnel : Sadate n’est qu’un traitre, un vendu et un collabo au service de l’impérialisme US et du sionisme! Il n’est pas étonnant que le peuple palestinien devient le dindon de la farce après les accords de camp david.

  8. @ syldeg et folamour

    Vous le savez peut-être,

    dans le nouvel ordre mondial le FMI est programmé pour être la banque mondiale

    Les prêts qui lui sont accordés ne dépendent pas du contribuable mais seront remboursés par la réduction drastique (ou suppression) des aides sociales

    comme c’est le cas de l ‘ESPAGNE (par exemple, suppression de l’aide à la cantine des enfants dont on a parlé à la télé)

    Beaucoup de misère supplémentaire en perspective à brève échéance chez nous

    La prophétie dit que lorsqu’ils verront ce qu”ils” (nos gouvernants) ont fait,

    ils voudront se suicider

    Est bien souvent manipulé celui qui croit manipuler

    Michèle

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