Panne de croissance en voie de se généraliser ?

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Les économistes finissent par s’accorder sur le verdict du sprinter allemand : en matière de croissance, les belles années sont derrière nous. Le quatrième trimestre 2012 s’annonce ‘délicat’. C’est bien le message que communique le rapport du mois d’octobre du ministère allemand des Finances. A la lecture des indicateurs récemment publiés, les Allemands viennent de réviser leurs prévisions de croissance économique de 1,6% à 1%. Il est intéressant de relever que les auteurs du rapport n’évoquent cette fois pas seulement les incertitudes sur la zone euro mais l’environnement et plus particulièrement l’évolution de plus en plus contrastée des prévisions relatives à la croissance des pays émergents. Là, ça commence à faire beaucoup. Si l’Europe cale ainsi que les pays émergents, où trouver de la croissance ? Mais on n’y est pas encore. Selon le plan des initiés, il faudrait que l’Asie tienne au moins pour 2013.

Le phénomène se généralise puisque les autorités japonaises annoncent une chute de 13% de leurs exportations pour septembre. Comme la croissance devient un problème partout où les consommateurs sont gavés de crédits ou de charges fiscales, on achète moins de machines et de voitures japonaises. Les Chinois ont réduit de 50% l’achat de générateurs électriques japonais. A cela s’ajoute une crise diplomatique avec la Chine qui n’arrange rien pour Tokyo. Comme de nombreux pays consommateurs d’hydrocarbures, le Japon est lui aussi un important importateur, d’autant que depuis Fukushima, la production nucléaire est quasiment à l’arrêt. Le ministère des finances japonais dresse le même constat que son homologue allemand : rien de très encourageant.

Même son de cloche en Australie où les économistes revoient à la baisse la prévision de croissance : ce sera 3% du PIB pour l’exercice en cours, alors qu’il s’attendait à + 3,25 % en mai. Rappelons que l’Australie produit beaucoup de matières premières dont le cycle suit celui de la croissance mondiale.

53 Commentaires

  1. Nous sommes dans un monde fini, je veux dire par là, qui est limité, la Terre a des limites.
    Comment parler de croissance permanente, et même de DÉVELOPPEMENT durable, dans ces conditions ?
    Tout le système ressemble au cycliste, qui tombe dès qu’il ne pédale plus.
    C’est une fuite en avant… La régulation se fait à coup de crises et de guerres, pour repartir à “zéro”, et recommencer à croitre.
    Il n’y a pas plus crétin qu’un tel système ! Quand arriverons-nous à un équilibre, à la sagesse ?
    Pour cela, se débarrasser des prédateurs de l’Humanité semble indispensable, avec, en parallèle, la prise de conscience de cette Humanité… C’est juste une affaire de quelques… millénaires ?

    • Le premier problème, c’est que nous avons une productivité trop importante, par rapport à ce que nous pouvons consommer . Il y a aussi le fait que les pays éxportateurs de richesses naturelles, ne nous achètent presque rien . Qu’ils distribuent les mannes pétrolières et autres à leurs peuples, afin que ceux-ci consomment . Ca ira déjà beaucoup mieux . L’autre problème, c’est que le travail du producteur n’est pas payé à sa juste valeur, afin que celui-ci consomme ce qu’il produit . Dans tous les cas on en arrive à la même situation, un argent bloqué par quelques uns, qui ne circule plus .
      tant que la city cummulera l’argent des mafias et de la fraude fiscale . Tant que certaines de ses banques seront assises sur des montagnes de liquidités, qu’il ne savent plus où placer, nous en serons là . On a beau privatiser à tours de bras, rien n’y fait . Les marchés ne peuvent plus rien absorber . Nous sommes tout juste bons à créer des bulles comme Appple .
      La condition de l’équilibre, c’est une plus juste répartition des dividendes, ainsi que l’interdiction de l’usure, par nationalisation du crédit . Je dis volontairement dividendes car dans l’industrie, elles sont souvent 3 à 4 fois supérieures à la masse salariale . La bourse n’est plus un outil de financement, mais un outil de captation de la richesse produite . Comment ça peut fonctionner dans ces conditions ?

    • tant que les gens n’auront pas appréhendé la véritable histoire qui débute il y a des millénaires sur la manière dont l’humain a été conditionné, nous ne pourrons pas avancer. Notre seule espérance est que le système subisse rapidement une dégénerescence de ces fous qui se sont emparés du pouvoir en s’auto-nommant roi ou je ne sais quel titre, volant toutes les richesses et qu’ils pourrissent de l’intérieur. La paresse intellectuelle est trop prenant pour espérer que les yeux s’ouvrent sur l’inimaginable.Seule la Providence peut encore nous sauver, si elle n’en n’a pas marre de la naïveté et de la corruptibilité des humains.

      • nathan, vous faites référence à la providence. Oh combien vous avez raison! Paresse intellectuelle dites-vous? Ne souhaitez pas la fin ultime pour ces “rois”, roitelets serait plus juste.
        Ils ne sont qu’à l’image de leurs ambitions. Juste prévoyant comme la fourmi et pas suffisament comme la cigale.
        La richesse ne cherche que l’âme à combler de ses atours dispendieux. Cette richesse n’est que vie si l’âme recherche la plénitude et non l’accaparation de grain de sable.

      • A nous de nous déconditionner, de réécrire notre mode de vie, d’inventer, de créer en suivant entre autre des gens comme Pierre Rabhi : il faut cesser de philosopher et agir en commençant par soi-même
        http://www.youtube.com/watch?v=bCjIhJtVeJs&feature=related
        Expérience de vie sans euro, sans monnaie conventionnelle (moyen d’asservissement des êtres humains ) : http://www.youtube.com/watch?v=ac7yytCfq5A&feature=share
        L’association des “Colibris”propose des changements de mode de vie à promouvoir (alimentation, réseau social, monnaies libres….)

  2. On vverra après les élections US

    Grèce : la zone euro met les bouchées doubles pour éviter une failliteGrèce : la zone euro met les bouchées doubles pour éviter une faillite

    La zone euro met les bouchées doubles pour tenter de boucler le dossier grec, alors que se rapproche l’échéance du 16 novembre où les caisses de l’Etat seront vides s’il ne reçoit pas d’argent frais.

    Une réunion de hauts fonctionnaires a eu lieu jeudi. Une autre est prévue lundi, avant une conférence téléphonique des ministres des Finances de la zone euro mercredi pour faire un point sur la Grèce, qui attend toujours le versement d’une aide de plus de 30 milliards d’euros pour éviter la cessation de paiement.

    A ce stade, il est peu probable que les ministres prennent des décisions, sauf si les travaux préparatoires au sein de l’Euro Working group, qui se réunit lundi à Bruxelles, avançaient plus vite que prévu.

    L’enjeu est double: voir si la Grèce a réuni les conditions pour recevoir rapidement de l’aide, et chercher des pistes pour lui accorder, comme elle le demande, un délai de deux ans afin de mener à bien son ajustement budgétaire.

    “Le débat se concentre sur l’extension du délai, mais la première étape, c’est la confirmation par la troïka que la tranche d’aide pourra être versée”, souligne une source européenne. “L’urgence est de libérer la tranche d’aide, au moins un partie”.

    Pour ce, Athènes doit présenter à ses créanciers la version finale de son train de rigueur. Cela pourrait être fait dès lundi, selon une source du ministère grec des Finances. L’idée serait de déposer ce plan dans la foulée au parlement grec, pour qu’il soit adopté avant la mi-novembre.

    Mais le pays fait face à une mini-crise au sein de son gouvernement, en raison de la faille apparue avec le rejet par le petit parti de gauche Dimar des mesures pour déréguler davantage le marché du travail. Vendredi, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a appelé à l’unité face à la crise.

    Outre ce dossier urgent, la zone euro doit s’entendre sur la manière d’accorder plus de souplesse à Athènes dans le rythme de ses efforts budgétaires. La Grèce espère obtenir un délai jusqu’en 2016, au lieu de 2014, pour faire tomber son déficit budgétaire à moins de 3% du PIB.

    Si “les esprits évoluent” sur le principe, reste à trouver comment financer ce délai qui se traduirait par un trou “entre 20 et 30 milliards”, selon une source européenne.

    “Cela signifie un nouveau coût et de nouveaux problèmes politiques. Mais 20 milliards, quand on prend de la hauteur, ce n’est pas catastrophique, même si c’est politiquement difficile”, estime-t-elle.

    Toutes les pistes sont envisagées, même si l’idée de restructurer une nouvelle fois la dette grecque ou celle d’un nouveau prêt semble d’emblée exclue, face à la réticence des Etats de la zone euro.

    Quant à l’idée de baisser les taux auxquels on prête à la Grèce, elle est difficile à mettre en place car “il faudrait baisser les taux pour tous les pays sous programme” d’assistance financière, selon cette source.

    “Définir un nouveau chemin qui soit soutenable, ce n’est pas neutre en terme de financement”, résume une source gouvernementale française. “Est-ce que les créanciers publics doivent accepter une décote, une restructuration des dettes de la Grèce à leur égard? C’est tout l’objet des discussions qui sont en cours”, ajoute-t-elle.

    Autre problème: si elle bénéficie d’un délai, la Grèce risque de ne pas pouvoir ramener sa dette à 120% du PIB en 2020, un niveau auquel le Fonds monétaire international (FMI) est pourtant très attaché.

    Face à ces nombreux défis, les ministres de l’Eurogroupe pourraient ne pas attendre le 12 novembre, date prévue de leur prochaine réunion. Une autre réunion n’est pas exclue à Bruxelles quatre jours plus tôt, le 8 novembre.

    Copyright © 2012 AFP

    http://www.boursorama.com/actualites/grece-la-zone-euro-met-les-bouchees-doubles-pour-eviter-une-faillite-6f05c40ffbac8b227345a7740ee4f4a1

  3. Effondrement du crédit immobilier en 2012 : quelles conséquences ?
    Le secteur de l’immobilier n’est pas épargné par la crise économique, au contraire.
    http://www.atlantico.fr/decryptage/effondrement-credit-immobilier-en-2012-quelles-consequences-michel-mouillart-526506.html

    La catastrophe qui vient et la maladresse des banquiers
    Alors que les mauvaises nouvelles semblent s’accumuler pour l’économie française, les banques continuent de refuser leur part de responsabilité. Dans le même temps, le ralentissement économique complique l’assainissement des finances publiques qui, en s’exerçant à défaut par des hausses d’impôt, risque d’exaspérer les contribuables.
    http://www.atlantico.fr/decryptage/catastrophe-qui-vient-et-maladresse-banquiers-eric-verhaeghe-525302.html

  4. Mario Draghi défend l’achat des dettes souveraines : et si la BCE finançait directement la croissance plutôt que les Etats ?
    Mario Draghi était devant la Commission des finances du Parlement allemand afin de défendre son programme d’achat de dettes souveraines. Et si au lieu de financer les Etats, la BCE finançait directement la croissance ?
    http://www.atlantico.fr/decryptage/mario-draghi-defend-achat-dettes-souveraines-et-bce-financait-directement-croissance-plutot-que-etats-joseph-leddet-525289.html

    • L’avancée pour la mise en place de la gouvernance mondiale totalitaire marxiste gagne du terrain de mois en mois maintenant. En Espagne l’on va bientôt mettre en tôle le pauvre type qui manifeste parce qu’il meurt de faim. Le III ème Reich à l’échelle de l’Europe toute entière.

      • ” Le capitalisme, un génocide structurel.” Le dernier livre de Garry Leech.

        Vous voyez, le thèse capitaliste contre l’antithèse communiste nous amène à la synthèse, l’hybride du nouvel ordre mondial. Mélange du supercapitalisme et du collectivisme d’état.

  5. Les banques centrales Européennes vont-elles vendre leur or?
    Par Goldmoney – Goldmoney
    Publié le 24 octobre 2012

    Ces dernières semaines, les problèmes de refinancement du secteur bancaire Européen n’ont cessé de se multiplier, dans le même temps que les agences de notation déclassaient un certain nombre de banques importantes. Les obligations Françaises et Italiennes subissent désormais des pressions inégalées. Certains observateurs de marchés pensent que les nations les plus endettées de la zone Euro devront finir par vendre leur or.
    http://www.marketwatch.com/story/will-the-europeans-have-to-sell-their-gold-2011-12-20

    La banque centrale Italienne possède 2452 tonnes d’or – soit la quatrième plus importante réserve d’or de la planète. Selon des données publiées par le Conseil Mondial de l’Or, seuls les Etats-Unis, l’Allemagne et le FMI possèdent plus d’or que l’Italie. Face à l’ampleur que prend la crise Européenne, un nombre croissant d’investisseurs se demande si certaines nations ne feraient pas mieux de vendre leurs réserves d’or. Ces quelques derniers mois, le rendement des obligations sur 10 ans du gouvernement Italien a atteint un record de 7,48% et, il y a seulement quelques jours, le rendement de ses obligations sur 5 ans atteignait lui aussi de nouveaux records. L’Italie pourrait bientôt ne plus être en mesure de refinancer sa dette souveraine. Bien que la BCE rachète la dette Italienne, le pays semble sur le point de connaître le même destin que le Portugal, l’Irlande et la Grèce. Ces pays ont eux-aussi eu recours aux plans de sauvetage de l’Union Européenne et du FMI après que le rendement de leurs obligations ait atteint des records.

    Les marchés financiers ont désormais les yeux rivés sur l’Italie, troisième économie la plus importante de la zone Euro. La situation Italienne a contribué à la plus récente dévaluation de l’Euro qui est passé de 1,45 à 1,30 dollars. En revanche, en raison de ce renforcement du dollar, les métaux précieux, les matières premières et les actions des marchés émergents ont subi d’importantes pressions vendeuses.

    Les réserves d’or de l’Italie valent actuellement 120 milliards de dollars, ce qui suffirait largement à couvrir son déficit budgétaire qui s’élève actuellement à 80 milliards de dollars. Les réserves d’or de la France sont légèrement moins importantes que celles de l’Italie et ne suffiraient pas à couvrir son déficit budgétaire actuel de 150 milliards de dollars. Néanmoins, selon les observateurs de marchés, si la France vendait ses réserves d’or, elle pourrait réduire significativement son déficit et apaiser les marchés financiers. Les rendements des obligations Européennes pourraient à nouveau diminuer, relâchant ainsi la pression pesant sur l’euro.

    Ces quelques dernières semaines, les marchés financiers ont subi de fortes pressions vendeuses du fait de la mauvaise situation dans laquelle se trouve l’économie. De plus en plus d’investisseurs s’inquiètent de voir apparaître une situation similaire à celle dont nous avons pu faire l’expérience en 2008 après l’effondrement de Lehman Brothers. Ce dernier fut immédiatement suivi de fortes chutes de prix sur le marché des actions. Les problèmes économiques actuels sont bien plus sérieux qu’il y a trois ans. Les pays qui se trouvent au bord de la banqueroute doivent trouver des solutions – et très vite.

    Si la BCE décidait de vendre l’or des nations Européennes, le prix du métal jaune commencerait par chuter. En revanche, sur le long terme, le prix de l’or continuerait de tirer avantage de la situation. Une fois que les gouvernements Européens ne pourront plus recourir qu’à la planche à billets de la BCE, la valeur de l’or et des autres actifs tangibles ne pourra qu’augmenter – dans le même temps que les devises papier se trouveront dépréciées.

  6. Source : 24hGold

    La France, endettée pour 50 000 ans ?
    Par Renaud Dozoul
    Publié le 25 octobre 2012

    Le 25 mai dernier, le quotidien espagnol El País s’intéressait au petit village de Pioz, dans la province de Guadalajara, que la gestion calamiteuse (mais tout à fait représentative de la « stratégie de croissance » adoptée par l’Espagne avant de tourner le volant de la rigueur) a précipité dans un véritable gouffre de dette publique.
    http://translate.google.com/translate?sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fpolitica.elpais.com%2Fpolitica%2F2012%2F05%2F25%2Factualidad%2F1337960254_501919.html

    L’article nous apprend qu’avec ses 3 800 habitants et ses 16 millions d’Euros de dettes, soit 4 200 Euros par habitant, il ne faudrait pas moins de 7 058 ans à la bourgade pour rembourser ses créanciers. Un tel chiffre fait sourire.

    Il nous manque des éléments pour savoir sur quelle base de remboursement Madame le Maire de Pioz arrive à ces très décourageants 7 058 ans, projetant l’équilibre des comptes publics de sa ville à l’horizon de l’an 9070, la durée étant essentiellement déterminée par les taux d’intérêts, qui sont en réalité très fluctuants.

    Mais cette présentation a ceci d’intéressant de donner une échelle plus commensurable que les très abstraits « milliers de milliards » d’euros. Examinons donc le cas de la dette publique française.

    Les différents calculs de la dette (selon les critères de Maastricht, comprenant ou non les collectivités territoriales, incluant ou non la dette potentielle que constitue le régime de retraite par répartition, etc.) donnent des montants différents.

    Pour tenter de donner une idée de la charge de la dette rapportée à un foyer, il nous semble légitime de travailler à partir du chiffre « haut » de cette fourchette, dans la mesure où quelle que soit la structure ou l’origine de la dette, son remboursement reposera invariablement sur les contribuables, sous les formes les plus multiples et les plus créatives d’imposition.

    Donc, sur une base de 2 000 milliards d’Euros pour 65 millions de Français, ce sont 30 000 Euros qui pèsent sur chaque Français. (Ce qui représente 120 000 Euros pour un foyer de quatre personnes.) Soit plus de sept fois la dette par habitant de la ville de Pioz. Ainsi, en suivant les calculs de remboursement de Madame le Maire, il faudrait environ 50 000 ans aux Français pour rembourser une dette accumulée en seulement 35 ans.

    Ces chiffres mettent malheureusement cruellement en lumière l’aberration de cette fuite en avant, et l’irresponsabilité totale des gouvernements successifs qui ont pendu la France à la corde de l’endettement public.

    Le dernier projet de loi de Finances qui sera discuté le mois prochain au parlement accélère d’ailleurs dans cette direction insensée, en projetant de réduire les déficits par l’augmentation d’impôt et non par la baisse de la dépense publique.

    L’effet est prévisible, le poids de la fiscalité devenant trop lourd pour de nombreux Français et pour de nombreuses entreprises : les rentrées fiscales attendues vont en réalité baisser, devant l’exil, le développement de l’économie parallèle, et la chute de compétitivité.

    L’État devra alors combler ce manque à gagner dans une économie encore plus affaiblie, et devant des marchés échaudés (à raison) quant à notre capacité de remboursement.

    Il est difficile de prévoir le calendrier de cet effondrement, mais nous n’avons sans doute pas 50 000 ans devant nous.

    La France crainte la contagion
    http://translate.google.com/translate?sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Finternacional.elpais.com%2Finternacional%2F2012%2F10%2F12%2Factualidad%2F1350055362_884734.html

    Alors que Le FMI appelle à “liquider les banques non viables dès que possible”

  7. BPCE

    -S&P révise la perspective à négative, confirme la note A

    L’agence Standard & Poor’s a annoncé vendredi qu’elle abaissait de stable à négative la perspective de BPCE, maison-mère de Natixis, tout en confirmant les notes à long et court termes A et A-1.

    Cette révision reflète l’éventualité qu’une augmentation des risques du secteur bancaire français, accompagnée le cas échéant de l’abaissement d’un cran de la note souveraine de la France, se produise avant que la banque ait soit réalisé une croissance suffisante et durable de ses fonds propres soit suffisamment amélioré sa position face au risque pour amortir tout impact négatif sur la qualité de sa signature.

    REUTERS

    A suivre……

  8. Amazon et Apple sauvés in extremis grâce à un arrosage de liquidités

    26 oct 2012 | Philippe Béchade

    ▪ Que vouliez-vous qu’il se passe durant les quelques heures précédent la publication des trimestriels de titres pesant 25% de la capitalisation du Nasdaq ?

    Rien, n’est-ce pas ? Bon, l’effet était facile, surtout après coup, quand les indices américains ont effectivement clôturé sur des scores à faire bâiller un fan des Rolling Stones sous acide. D’ailleurs, avez-vous entendu parler du concert des Stones au Trabendo à la Villette hier soir, une sorte de répétition avant le concert de lundi à Mogador sponsorisé par Carmignac ?

    Débranchons les amplis et revenons-en aux entreprises américaines dont les résultats étaient attendus avec tant de fébrilité. Un quart de la capitalisation du Composite ou 20% du S&P 100 d’un seul coup, cela doit en représenter du monde !

    Mais comme nous ne voulions pas vous ennuyer avec une listes interminable de titres classés par ordre alphabétique, nous avons décidé de nous arrêter aujourd’hui à la lettre A.

    ▪ Amazon et Apple font moins bien que prévu

    Pas besoin d’aller plus loin au demeurant puisqu’avec les seuls Apple et Amazon, nous les tenons, nos 25% d’un portefeuille équipondéré en valeurs du Nasdaq !

    Cela a été deux grosses déceptions à une demi-heure d’intervalle. Amazon annonçait une perte de 0,23 $ (contre 0,08 $ anticipé) et revoit à la baisse son chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre à 20,25 milliards de dollars au lieu de 22,75 milliards (malgré le rush des ventes de fin d’année).

    Le titre a chuté jusqu’à 8% (en quelques secondes) après la publication des résultats, mais quelqu’un a convoqué les pompiers de toute urgence pour éviter qu’Amazon ne se retrouve carbonisé — huit milliards de capitalisation étaient virtuellement partis en fumée en une poignée de minutes. La grosse lance à liquidités est entrée en action et le cours est rapidement remonté à -1,5%.

    Les soldats du feu commençaient tout juste à remballer leur matériel quand une nouvelle alerte rouge a retenti dès la publication des chiffres du géant boursier Apple a émis un profit warning pour la fin de l’année 2012.

    La firme à la pomme a annoncé un bénéfice par action de 8,67 $ (contre 8,75 $ attendus) sur le trimestre écoulé et un chiffre d’affaires supérieur aux estimations (36 milliards de dollars contre 35,8 milliards de dollars). En revanche, elle revoit fortement à la baisse ses profits au quatrième trimestre (à 11,75 $ par titre contre 15,53 $ anticipés) et prévoit un chiffre d’affaires de 52 milliards de dollars contre 55 milliards de dollars espérés durant la période des fêtes.

    Pour éviter un trou d’air comparable à celui observé sur Amazon une demi-heure auparavant, les cotations ont été suspendues durant 20 minutes (entre 22h30 et 22h50), le temps de faire venir des renforts des casernes de pompiers avoisinantes.

    Cela a fonctionné puisque le titre a brièvement perdu 3% avant d’être ramené à l’équilibre à coups de milliards en transactions hors séance. Il a fallu dépenser l’équivalent du chiffre d’affaires de la Bourse de Paris ce jeudi (2,45 milliards d’euros) pour endiguer le raz-de-marée des ventes en after hour.

    Il s’est échangé au total l’équivalent d’une semaine de transactions sur le CAC 40 sur le seul titre Apple (24 millions d’actions négociées, soit l’équivalent de 10 milliards d’euros) en additionnant les volumes traités durant la séance ordinaire plus les échanges observés sur les plates-formes électroniques entre 22h50 et minuit.

    Si les pompiers de Wall Street avaient fait grève (comme nombre de leurs collègues dans la vraie vie qui eux ne sont plus payés ou ont été mis au chômage technique), le Nasdaq aurait pu se mettre en torche et nous aurions subi aujourd’hui un vendredi noir quatre jours après la date anniversaire du krach de 1987 (25 ans déjà)

    ▪ Les Etats-Unis vivent dans la crainte de la dégradation de leur dette souveraine

    Cela aurait fait un peu désordre à 10 jours des présidentielles américaines. D’autant plus que les opérateurs s’étaient déjà fait peur quelques heures auparavant, avec des rumeurs de possible dégradation de la dette souveraine des Etats-Unis… ce qui pourrait très mal tomber pour Barack Obama.

    Aucun chef d’Etat ne souhaiterait voir la note de son pays menacée d’un abaissement avant la fin de son mandat, à plus forte raison s’il postule pour un second.

    Imaginez l’argument massue servi sur un plateau à son rival : “vous êtes le président qui a fait perdre son AAA à l’Amérique”. Nous doutons qu’une agence de notation prenne le risque d’interférer de façon potentiellement décisive sur le sort des élections… mais n’est pas Ben Bernanke qui veut !

    Sans cette rumeur — qui refera rapidement surface après les élections américaines, n’en doutons pas — la dégradation de la tendance en Europe et à Wall Street serait restée largement inexplicable. La seule petite fausse note identifiable, c’était la déception ressentie à 16h lors de la publication des promesses de logements neufs qui ont progressé de 5,7%, égalant de justesse le consensus.

    Mais nous avions vécu 90 minutes plus tôt un moment assez étrange. Aucune réaction des marchés au bond de 10% (9,9% précisément) des commandes de biens durables au mois de septembre (contre 8,2% attendus).

    Une semaine auparavant (ou même lundi) les opérateurs bien intentionnés se seraient jetés sur l’occasion de faire grimper les indices boursiers de 1,5% en quelques secondes.

    Mais jeudi à 14h30, le CAC 40 ou l’Euro-Stoxx 50 n’ont même pas décalé de 0,15% sur la nouvelle. Et ne parlons même pas des futures sur les indices américains qui ont vu leur avance passer de 0,4% à 0,6%, alors qu’ils venaient de perdre 2% au cours des deux séances précédentes.

    C’était une occasion en or de casser les tibias aux vendeurs à découvert qui avaient triomphé sans trop transpirer la veille, vu la déferlante de mauvais trimestriels aux Etats-Unis, le plongeon du pétrole sous 86 $ et la chute du moral des industriels européens.

    Mais faire courir les vendeurs est une facétie qui reste plaisante tant qu’elle ne coûte pas cher à ceux qui l’orchestrent. A notre avis, ceux qui ont réussi à éviter un grand plongeon (façon DuPont la veille ou Google une semaine auparavant) aux deux grand A du jour (Apple et Amazon) ont dû y mettre le prix.

    Imaginez qu’avec une mise identique, les pompiers de Wall Street seraient parvenus à faire grimper le CAC 40 de 3,5% en un quart d’heure, si la fantaisie leur en avait pris… cela laisse rêveur !

    Si jamais le CAC 40 devait reperdre 0,8% ce vendredi (jour de publication du PIB américain pour le troisième trimestre), il effacerait juste le terrain gagné la semaine précédente. Le bilan coté statistiques et trimestriels depuis 15 jours est déprimant… mais côté indices boursiers, il ne s’est rien passé !

  9. Equateur: un projet de loi visant à taxer les banques au profit des pauvres

    QUITO – Le Parlement équatorien examine à partir de vendredi un projet de réforme créant de nouvelles taxes pour les banques privées afin de financer des aides sociales, une mesure polémique à quelques mois des élections présidentielles.

    Cette loi de redistribution des dépenses sociales, défendue par le président socialiste Rafael Correa, prévoit la création d’un impôt de 3% sur les bénéfices imposables des banques, ainsi qu’une taxe spéciale de 0,25% sur leurs actifs à l’étranger, voire de 0,35% en cas de dépôts dans les paradis fiscaux.

    Cette mesure doit, selon M. Correa, permettre de consacrer quelque 240 millions de dollars supplémentaires en faveur des personnes démunies dans ce pays andin de 14,5 millions d’habitants où la pauvreté touche près d’un tiers de la population.

    Cela va être une des redistributions de revenu les plus spectaculaires dans l’histoire du pays, a récemment affirmé le chef de l’Etat, estimant que le pays avait eu trop souvent tendance à socialiser les pertes, notamment des banques.

    L’intention de M. Correa est d’utiliser notamment l’enveloppe dégagée par ces taxes pour augmenter de 35 à 50 dollars mensuels le Bon de développement humain, une subvention créée en 1998 et qui bénéficie à 1,9 millions de personnes.

    Son projet de loi a suscité la colère des établissements financiers. L’Association des banques privées d’Equateur a jugé qu’elle présentait un risque d’affaiblissement du système financier.

    Si le président veut nationaliser la banque, qu’il le dise clairement, sans détours, a lancé Fidel Egas, le directeur de la banque Pichincha, le plus grand établissement privé du pays.

    Au pouvoir depuis 2007, le président équatorien est ouvertement en guerre contre une partie du secteur privé, dont les médias et les grandes entreprises, qu’il accuse de vouloir déstabiliser son gouvernement.

    Très populaire pour ses programmes sociaux, M. Correa, probable candidat à sa succession, est donné comme grand favori par les sondages pour les élections présidentielles prévues le 17 février prochain.

    (©AFP / 26 octobre 2012 21h19)

    • Oui lodela971 et merci, nous ne nous rendons pas compte de l’état désatreux dans lequel notre société est ancrée.
      Les “codes” qui nous sont livrés, affleurent l’inconcevable dans ce monde “démocratique” au relent de fosse sceptique.
      Je ne suis pas un littéraire, certe, mais je peux décrire cette illusion.
      Nous ne sommes pas des animaux

  10. Ne vous méprenez pas, Adam weishaupt n’est qu’un leurre. Les illuminatis ont une corrélation avec les “maîtres de ce jeu” mais n’en sont pas les organisateurs.
    Peu importe me diriez vous.
    Sauf que, ceux qui vous orientent vers ces soi-disant colporteurs de lumière, n’en sont que les porte torchère.
    Le danger? La mystification

  11. Scandale du Libor : 9 banques supplémentaires assignées à comparaître aux Etats-Unis

    Les Etats de New York et du Connecticut ont assigné neuf grandes banques supplémentaires à comparaître dans l’affaire des manipulations du Libor, dont la Société Générale, a rapporté jeudi le Wall Street Journal.

    Ces citations à comparaître ont été signifiées en août et septembre à l’américaine Bank of America, les japonaises Norinchukin et Bank of Tokyo Mitsubishi, Credit Suisse, la britannique Lloyds, la néerlandaise Rabobank, Royal Bank of Canada, Société Générale et l’allemande West LB, a précisé le quotidien des affaires américain, citant des sources prochs du dossier.

    Ces nouvelles citations portent à 16 le nombre de banques inquiétées dans ce scandale qui a décapité la britannique Barclays et entâché l’image de la City de Londres.

    Les américaines JPMorgan et Citigroup, les britanniques Barclays, HSBC et RBS, la suisse UBS et l’allemande Deutsche Bank figuraient parmi les premières banques assignées cet été à comparaître par les ministres de la Justice des deux Etats américains.

    Le Libor, taux interbancaire de référence, est fixé sur la base de taux communiqués par un panel de banques internationales dont font partie ces sept banques mentionnées. Il influence un grand nombre de produits financiers grand public comme les prêts étudiants.

    Le scandale du Libor a éclaté fin juin, lorsque Barclays a révélé qu’elle allait payer environ 360 millions d’euros pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain sur la manipulation du Libor et de l’Euribor, son équivalent européen.

    Cette affaire, qui a notamment entraîné la démission du président et du directeur général de Barclays, a rattrapé d’autres grandes banques alors que des enquêtes ont été ouvertes dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis.

    Copyright © 2012 AFP.

    http://www.boursorama.com/actualites/scandale-du-libor-9-banques-supplementaires-assignees-a-comparaitre-aux-etats-unis-1589d114b9221446162a0c1257fc52e7

    • bonjour…
      Demandez le programme pour l’avenir de la France :

      – Nous allons avoir ce genre d’individu pour tous les quinquénats suivants, et cela en altenance…en 2017 avec Coppé pour achever le travail de Hollande en donnant plus de pouvoir aux grands Patrons,……… puis cinq ans après Montdebourg pour valider la fin de l’état nation, puis cinq ans après Sarkozy Junior pour récupérer l’île de France avec la Défense..etc….

  12. Une réponse à cette situation : la décroissance. Mais meme les pays sous développés veulent vivre comme les Occidentaux. Donc la décroissance ne peut etre obtenue que par la guerre ou une terrible dépression économique comme celle des années trente.

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