HSBC : des banquiers incorrigibles et des particuliers trop confiants dans la protection des paradis fiscaux

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Après le scandale du Libor et de l’Euribor, plusieurs banques ont payé une certaine somme pour éviter d’être poursuivies et éviter les questions qui puissent fâcher. Aujourd’hui, HSBC est de nouveau sous les feux de la rampe. Tandis que les pays doivent payer les intérêts de leurs dettes aux forces financières oligarchiques qui sont LE MARCHE, on assiste à des sorties de capitaux de plus en plus importantes dans les pays qui sont pour le moment, dans une situation très délicate. Pour certains pays de la zone sud de l’euro, il s’agit de plusieurs dizaines de milliards d’euros par mois.

Les paradis fiscaux voient des sommes très coquettes rentrer et d’aucuns pensent que les mesures fiscales avantageuses de certains pays leur assureront une tranquillité qui durera toujours. Nous avons déjà exprimé notre opinion dans le cadre de la lettre LIESI. Il y a quelques jours, le Daily Telegraph affirmait que le fisc britannique, en l’occurrence le HMRC (Her Majesty’s Revenue and Customs) s’intéressait tout particulièrement à HSBC. Pourquoi ? Parce qu’il a reçu des éléments d’information sur «tous les clients britanniques de HSBC à Jersey», à savoir leurs noms, adresses et soldes de comptes (dont la moyenne atteindrait 337.000 livres). Certains fonds seraient d’origine frauduleuse, provenant du trafic d’armes ou de drogue. La liste est par ailleurs «largement dominée par des personnalités de la City», écrit l’Agefi. La fuite à Jersey a de quoi, selon le Daily Telegraph, «faire naître de sérieuses questions quant aux procédures de HSBC», l’évasion fiscale pouvant concerner «des centaines de personnes».

A l’époque de N. Sarkozy, d’aucuns ont affirmé qu’une liste venant de sources suisses avait été communiqué au fisc français. Le gouvernement l’avait fait savoir et certaines ‘régularisations’ avaient été engagées.

Selon un porte-parole du HMRC : faire barrage à ceux qui «essaient de tricher par le biais de l’évasion fiscale (…) est une priorité absolue». Les moyens du fisc français pour s’en prendre aux contribuables  qui cherchent à éviter l’impôt vont se renforcer. Avis aux amateurs… Des cabinets fiscaux très spécialisés savent faire, certes, dit-on, mais l’amateurisme en la matière est interdit.

Nous avons récemment discuté avec une sommité du milieu bancaire français: il est très intéressant  d’apprendre que quelques très hauts cadres des plus plus grosses banques françaises n’ont plus d’argent en France…

En tout cas, les sommes placées dans ces paradis fiscaux sont si énormes que l’on peut s’interroger. Le rapport L’économie déboussolée met en lumière les distorsions entre l’économie réelle et les indicateurs qui guident le G20 et les Institutions financières internationales. Investissement, commerce, épargne, productivité … le rapport démontre comment la place de la finance offshore rend toute mesure de ces indicateurs impossible. Au cœur de ce mensonge économique, il pointe le rôle majeur des multinationales et des banques, premières utilisatrices des paradis fiscaux. (Source)

28 Commentaires

  1. Cette chasse aux tricheurs est juste une blague pour soulager les petits, et leur faire croire que l’Etat veille…..

    Une manne de 25.000 milliards cachés dans les paradis fiscaux

    Le Figaro – Publié le 23/07/2012

    Un montant équivalent au PIB combiné des États-Unis et du Japon. Les États sont ainsi privés de 280 milliards de dollars de revenus fiscaux.

    Des fortunes échappent encore aujourd’hui à l’impôt. En dépit de la guerre menée par certains États contre les paradis fiscaux, entre 21.000 et 32.000 milliards de dollars, soit 17.000 à 25.500 milliards d’euros, continueraient à être dissimulés dans ces zones défiscalisées, selon une étude publiée par le groupe de pression Tax Justice Network. Des montants en forte hausse puisque ils représente une somme supérieure au PIB combiné des États-Unis et du Japon…James Henry, ancien économiste en chef pour le cabinet McKinsey qui a mené l’étude, a qualifié «d’énorme trou noir dans l’économie mondiale» les fortunes personnelles détenues dans des paradis fiscaux.
    Et au total, ce serait près de 280 milliards de dollars (225 milliards d’euros) de revenus fiscaux en moins pour les États. Les montants pourraient être encore supérieurs en tenant compte des actifs non financiers comme les biens immobiliers, les yachts, jets, œuvres d’art ou bijoux. L’étude a exclu ces avoirs et s’est basée sur des chiffres de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, des Nations unies et des Banques centrales.

    Complicité des banques privées

    Les conséquences de ces évasions fiscales sont lourdes. Elles sont à l’origine de «distorsions au niveau des flux d’investissement et commerciaux et créent les conditions d’un environnement criminologique susceptible de monter les plus riches et les plus pauvres les uns contre les autres». Par ailleurs, selon James Henry, les banques privées sont complices. «Les richesses des plus riches sont protégées par une horde de conseillers professionnels très bien payés». Ils tirent parti de «l’économie mondiale de plus en plus ouverte et fluide», explique-t-il.
    Des conclusions qui permettent à l’économiste d’affirmer que «les revenus fiscaux perdus sont suffisamment importants pour introduire des changements majeurs dans les finances de nombreux pays». Mais, lueur d’espoir, le spécialiste confie à la BBC que «cette étude est aussi une bonne nouvelle puisque le monde dispose ainsi d’une importante réserve qui pourrait un jour résoudre certains de nos problèmes». En France, l’évasion fiscale coûterait entre 40 milliards et 50 milliards d’euros par an au budget de l’Etat, selon les récentes déclarations d’Eric Bocquet, rapporteur de la Commission parlementaire sur les paradis fiscaux, à Libération .

  2. encore qques infos à ne pas oublier…

    538 milliards issus des sociétés du CAC40 échappent au contrôle du fisc français

    Mecanopolis, le 02 mar 2010, par Agata Kovacs

    Sarkozy voudrait paraître intraitable avec les paradis fiscaux. La preuve, son gouvernement vient de publier une infamante « liste noire » des pays « fiscalement non coopératifs ». Impressionnant ! Sauf que remarquent les experts, 18 États mis à l’index sont surtout de petites îles des Antilles et du Pacifique qui n’abritent que peu de fonds français. Pourtant, les grandes entreprises françaises du CAC40 continuent de planquer en toute impunité des fortunes dans les paradis fiscaux de la Grande-Bretagne et des États-Unis.

    Plus question de stigmatiser la Suisse, contre laquelle le ministre Éric Woerth avait brandit en novembre dernier une liste de 3′000 supposés fraudeurs fiscaux français qui auraient planqué leurs économies dans les banques helvètes. La liste s’est avérée être bidon et son voleur, Hervé Falciani, ex-employé de la banque HSBC à Genève, un mythomane qui voulait se venger après son licenciement.

    Déclarations sans lendemain de Sarkozy…
    Depuis le début de la crise, Sarkozy n’a pourtant pas été avare de grandes phrases ou de coups de menton. « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est terminé ! », avait-il par exemple asséné, le 22 octobre 2009, à Laurence Ferrari (TF1) et à David Pujadas (France 2) à la veille du G20 de Pittsburgh. Six mois plus tôt, au G20 de Londres, il proclamait déjà : « L’ère du secret bancaire est révolue ! »

    Alors, fini le triangle des Bermudes de l’économie mondiale, refuge de la corruption, de l’argent sale et des produits financiers toxiques ? Terminé cet escamotage de milliards de recettes fiscales que tous les contribuables non initiés finissent toujours par compenser ? Un tout récent ouvrage du journaliste Xavier Harel, « La grande évasion » (éditions LLL), apporte une réponse frustrante : Sarkozy n’a rien changé et ne ne changera dans un proche avenir. Pourquoi ? Parce que personne ou presque ne le souhaite !

    … qui donne l’exemple
    Ministre du Budget, Sarkozy a été confronté encore plus directement à la trouble réalité des paradis fiscaux. Selon une note d’un service de police (contenue dans le dossier d’instruction sur le fameux marché des frégates de Taiwan), citée par le Canard enchaîné du 17 février dernier, il a donné son aval en 1994, à la création d’une société écran luxembourgeoise, Heine SA. Un moyen discret de verser des commissions à un intermédiaire, Andrew Wang (lire notre article du 18 février dernier).
    Et surtout, depuis le début de la crise, Sarkozy a fort peu traduit ses promesses en actes. A la fin 2008, il avait averti que les banques ayant des liens avec les paradis fiscaux seraient exclues du plan de sauvetage. Averti seulement. Auditionné en février 2009, par la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, Baudouin Prot, directeur général de la BNP et premier bénéficiaire de ce plan, l’a reconnu : « La question des paradis fiscaux n’a jamais été abordée par les pouvoirs publics.» La BNP était-elle concernée ? Un peu : elle possède 189 filiales dans ces pays refuges, particulièrement dans les paradis fiscaux de la Grande-Bretagne et des États-Unis.

    God bless you, Delaware !
    Mais la BNP n’est pas la seule. Tout le CAC40 les fréquente. France Télécom y entretien 63 antennes, LVMH, 140, le groupe Pinault, 97, Lagardère, 55, etc. D’après les calculs de Daniel Lebègue, ex-directeur du Trésor, la manque à gagner fiscal correspond à plusieurs dizaines de milliards par an. Ces grandes entreprises françaises installées dans le Delaware (Etats-Unis) et dans les îles Anglo-Normandes (Grande-Bretagne) côtoient sans complexe 43 % des sociétés cotées à la Bourse de New-York, ainsi que la moitié des 500 plus grosses fortunes mondiale, échappant ainsi à tout contrôle du fisc français.
    Selon les statistiques de la banque de France, les actifs français du CAC40 gérés par des banques tricolores dans ces paradis fiscaux atteignaient 538 milliards de dollars en 2008, indique encore le Canard enchainé.

    Ce n’est pas demain la veille qu’on verra le ministre Woerth en brandir la liste dans les médias.

    Avec les informations du Canard enchaîné et des quotidiens suisses La Tribune de Genève et Le Matin

  3. Réalisé avant la crise mondiale, Let’s Make Money dénonce avec un ton implacable les dérives du néolibéralisme poussé à l’extrême.

    Déréglementation, libéralisation à outrance, évasions fiscales, avidité, cupidité, le réalisateur autrichien Erwin Wagenhofer, auteur de We Feed the World – Le Marché de la faim sur les dérives de l’industrie agroalimentaire, reprend ici son réquisitoire contre
    une mondialisation déshumanisante et aliénante.

    Le film suit notre argent à la trace dans le système financier mondial. Ce documentaire impressionnant est le tout premier film à démonter les bases du système libéral et ses conséquences humaines, démographiques et écologiques

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=yOK6kS2zlzE

  4. Masques et visages des sociétés secrètes ( 2 )
    Les moyens mis en oeuvre

    Dans le premier article consacré à décrire l’organisation pyramidale des sociétés secrètes, nous avons constaté que celles-ci se répartissent sur trois niveaux de pouvoir cloisonnés vers le haut, selon le modèle synarchique: une organisation qui s’affiche dans la célèbre pyramide du Nouvel Ordre Mondial des Illuminatis avec, à son sommet, l’autorité intemporelle secrète et, à sa base, les structures technocratiques visibles qui imposent aux masses confiantes la stratégie mondialiste unifiée. À présent, intéressons-nous aux moyens mis en œuvre depuis plusieurs siècles par ces élites pour imposer leur plan.

    Lorsque l’on parle de pouvoir, au sens de prendre l’ascendant sur un grand nombre de personnes pour leur imposer ses propres vues, il faut savoir que celui-ci ne peut être exercé par une seule personne. Le véritable pouvoir de dicter des comportements au très grand nombre, est toujours l’apanage de groupes de personnes unies et solidaires, organisés sous forme de loges ou de fraternités.

    C’est depuis toujours le modèle unique d’organisation des sociétés secrètes, bien qu’il faille dissimuler cette vérité inavouable derrière l’idée que l’individualisme constitue la forme la plus aboutie de la liberté. Ainsi, les citoyens démocrates sont définitivement divisés car ils répugnent à s’organiser efficacement pour reprendre un pouvoir qu’ils pensent acquis et inattaquable.

    Toutes les loges ou fraternités secrètes contemporaines sont organisées sur le modèle des Illuminés de Bavière, lui-même calqué sur l’ordre intérieur de la Compagnie de Jésus. Les membres ne pénètrent pas ces structures secrètes par chance ni par volonté personnelle, même si une grande soif de pouvoir est un pré-requis indispensable.

    Le recrutement s’effectue par cooptation sur la base de critères dont l’exigence est proportionnelle au niveau de pouvoir conféré. Tous les membres suivent un parcours initiatique basé sur l’idée maçonnique de développer l’être jusqu’à son sommet. En réalité, l’initié devra démontrer qu’il sert au maximum de ses possibilités la structure pyramidale du pouvoir synarchique, afin d’en gravir les différents niveaux.

    Pour stimuler et implanter les idées et comportements indispensables au pouvoir planétaire centralisé, il faut contrôler totalement les supports de l’information. Il est évident que les sociétés secrètes et leurs organismes affiliés ont la haute main sur tous les types de médias (presse, télévision, radio, cinéma, Internet, etc.). Pour nous en convaincre, citons simplement l’IIES (Institut International d’Études Stratégiques), cette émanation du C. F. R., établi à Londres, regroupe sous son influence directe plus de 100 journaux de premier plan dans le monde. Cette toile médiatique planétaire, toujours plus performante grâce aux nouvelles technologies, impose, sous le couvert d’une diversité apparente, une pensée unique sécuritaire en échange de notre liberté de conscience.

    Le contrôle de l’éducation

    Pour parvenir à centraliser le pouvoir planétaire synarchique, il est impératif d’installer un système éducatif afin de formater les individus selon la place qu’ils occupent aux différents niveaux de la pyramide. À cette fin, deux systèmes éducatifs distincts doivent coexister.

    – Le premier, élitiste et technocratique, doit former les cadres des structures opérationnelles du du pouvoir qui veillent à l’application de la stratégie mondialiste dans tous les domaines de la société contemporaine (politique, finances, santé, éducation, culture, etc.). Ces cadres, après avoir fait leurs preuves, pourront être cooptés par les sociétés secrètes de niveau inférieur. Les grandes universités américaines et anglaises (créées et contrôlées par la franc-maçonnerie) telles que Harvard, Yale, le M.I.T., Columbia, Oxford, Cambridge et la London School of Economics (créée par la Fabian Society – voir encart ci-dessous), sont des fabriques de l’élite technocratique. En France, l’E.N.A. et l’École polytechnique (créées à l’initiative du franc-maçon Napoléon Ier) poursuivent le même but. Les universités catholiques, calquées sur le modèle d’enseignement élitiste et multiséculaire des jésuites, complètent le tableau.

    – Le second système éducatif est destiné au formatage des masses afin de les rendre plus perméables et réceptives aux idées et implants relayés par les cadres de l’élite. Un sociologue russe du XXe siècle, peu connu du grand public, Tchakhotine, a modélisé une méthode imparable de contrôle des masses dans son ouvrage Viol des foules par la propagande politique. Sachant qu’il était proche de Lénine et de H. G. Wells (membre éminent de la Fabian Society) et qu’il a collaboré avec le jésuite Teilhard de Chardin, nous n’avons aucun doute quant à ses commanditaires.

    Dans son étude sociologique sur le contrôle des foules, il a constaté sur le terrain que 10 % des sujets actifs (les élites) peuvent stimuler de manière précise et préétablie les réactions et comportements de 90% des sujets passifs (les masses). Il faut pour cela stimuler chez les peuples les instincts les plus sécuritaires que sont l’instinct de conservation et celui de reproduction, afin d’obtenir toutes les réactions attendues. Tchakhotine précise que les résultats sont obtenus avec une efficacité maximale si les sujets sont conditionnés selon leur niveau social et intellectuel.

    Ceci est évident pour les hauts responsables de la stratégie mondialiste, comme pour Tchakhotine qui est explicite: «Si l’on analyse les possibilités de résistance à la suggestion, elles sont en grande partie fonction du degré de culture des individus en question. L’ignorance est donc le meilleur milieu pour former des masses qui se prêtent facilement à la suggestion». Une seule masse populaire unifiée suivant les mêmes codes, comportements et idées est plus aisément manipulable par un seul type d’impulsion à l’échelle planétaire.

    Ce sont donc les classes moyennes prises dans l’étau entre les élites dirigeantes et les masses populaires qui vont d’abord être la cible du nivellement vers le bas de l’enseignement, de la culture, des loisirs, etc. Dans le but évident de créer une seule et même masse de «citoyens du monde» réagissant au doigt et à l’œil à la stratégie dictée et implantée par le système de pouvoir des sociétés secrètes.

    Conclusion

    Il s’avère donc que l’on peut schématiser la répartition de la population occidentale sur la pyramide synarchique. Moins de 1% des individus sont des membres anonymes de sociétés secrètes de niveau 2 et 3 et possèdent 90% des ressources planétaires. Ils maîtrisent et imposent la stratégie mondialiste aux 10% d’élites formés pour manipuler et stimuler les 90% formant les masses soumises au nom de la liberté individuelle.

    Ces élites sont placées à tous les postes-clés visibles du pouvoir (gouvernement, partis politiques, organismes internationaux, O. N. G., syndicats, multinationales, cartels bancaires, etc.). Elles occupent indifféremment tout l’échiquier politique de l’extrême gauche à l’extrême droite, enfermant la population mondiale dans la pince démocratique, comme l’a confirmé l’un des idéologues du gouvernement mondial, Z. Brzezinski (membre du C. F. R. et de la Trilatérale, mentor des présidents Carter et Obama) : «Des mots comme capitalisme, démocratie, socialisme et communisme et le nationalisme lui-même n’ont plus de signification: les élites mondiales pensent en termes de problèmes mondiaux».

    Dans la prochaine partie de cet article, nous nous intéresserons aux principales étapes et à l’état d’avancement du plan d’unification synarchique mondial.

    Annexe: La Fabian Society

    La Fabian Society a été fondée à Londres, en janvier 1884. Communiste par essence, cette société secrète entreprit, dès sa création, l’étude et la diffusion des œuvres de Karl Marx, de Lassalle, de Proudhon, etc.
    Elle doit son nom au fameux chef de guerre romain Fabius Maximus Quintus, dit Cunctator, le « Temporisateur », sobriquet qui lui avait été donné en raison de sa tactique marquée par la patience. Lors de la deuxième guerre punique (218 à 202 av. J.-C.), au cours de laquelle il combattit Hannibal, le général romain pratiqua une forme de guérilla avant la lettre, ne brusquant jamais les événements afin de vaincre son ennemi par l’usure.
    Cette méthode de progression lente mais implacable est la marque de fabrique de la Fabian Society.
    Les «fabiens» défendent le principe d’une société sans classes qui serait la synthèse du socialisme (l’État providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en place d’une économie mondiale. Pour atteindre cet objectif ambitieux, ils estiment qu’il faut y aller « pas à pas » ou, selon leur expression, par « graduation ».
    L’influence de cette société est d’autant plus importante qu’elle est à l’origine de la création de la London School of Economics, qui voit le jour en 1895 et qui inculquera l’esprit «fabien» à des générations d’étudiants de toute la planète, lesquels deviendront, pour nombre d’entre eux, des acteurs majeurs de la vie politique et économique de leurs pays.

  5. La Grèce va pouvoir rembourser 5 Mds

    La Grèce a levé aujourd’hui 4,062 milliards d’euros en titres à un et trois mois, à des taux respectifs de 3,95% et de 4,2%, ce qui doit lui permettre de rembourser vendredi quelque 5 milliards de créances, selon l’agence de gestion de la dette publique (PDMA).

    Cette émission exceptionnelle intervient alors que le pays, à sec, attendait avant le 16 novembre une reprise des versements des prêts UE-FMI lui permettant de se financer, qui a finalement été renvoyée lundi soir, à au moins le 20 novembre par ses bailleurs de fonds.

    En août, Athènes avait déjà levé 4,1 mds EUR, arrondi à 5 mds par les offres non-compétitives pour faire face à une échéance de remboursement du même type.
    L’émission, pour une offre de départ de 2,125 milliards à un mois et de 1 milliard à trois mois a été respectivement sursouscrite à des ratios de 1,30 et de 1,66.

    Le taux de l’emprunt à trois mois est en légère baisse par rapport à la dernière émission à trois mois. Le taux de l’emprunt à un mois ne peut être comparé, car il s’agit d’un emprunt exceptionnel.

    AFP

    • Bonjour zapatta ,

      Voyons , faire un crédit pour rembourser une dette , cela ne serait pas de la cavalerie ?
      Et comment une institution , celle qui finance comme celle qui reçoit , peut-elle se permettre ce qu’elle interdit à ses constituants ?
      Bien à toi.

      • Bonjour Alcide

        Eh oui, la Pyramide de Ponzi continue….

        C’est pas sur ” les marchés ” que c’est financé la Grèce
        La banque centrale grecque a emprunté cinq milliards d’euros auprès de la BCE… ce qui est strictement interdit par ses statuts.

        C’est une entorse majeure aux principes fondateurs de la monnaie unique mais elle est dictée par le principe de réalité : si la Grèce fait défaut, c’est la BCE qui va au tapis….

        Ce n’est que la deuxième fois qu’est ” utilisé ce tour de passe-passe ” ( aout 2012 )

        Toutes les autres pays et les merdias font comme ” les trois singes ” ….

        Bien vu l’ami.

        Bien à toi….

  6. Vivement que cette pétaudière … explose. Sans être particulièrement suicidaire c’est ce que j’espère de mieux.

    On remettra tout à plat. Les rentiers l’auront dans l’os, les fonds offshore seront devenus des montagnes de papier sans valeur et les dettes, ces fumeuses dettes rayées également du vocabulaire de notre descendance. Vous ne croyez pas au père Noel ? Alors l’infime possibilité de voir les générations futures asservies au remboursement d’une monnaie c’est du flan.

    Celle-ci sera bien plus préoccupée par réparer les abominations écologiques infligées en 200 ans de gabegies ordurières à la planète.

    Et sa principale ambition sera de nourrir une humanité respectueuse d’un environnement qui lui est vital.

    La monnaie de ce modèle économique est un accessoire d’enchainement : d’un accessoire de cette espèce, on saura se passer.

    La nature de l’homme est de se révolter contre l’asservissement et ce temps reviendra tôt ou tard.

  7. Italie : les taux baissent

    Le Trésor italien a emprunté mardi comme prévu 6,5 milliards d’euros à court terme (douze mois) à des taux en baisse par rapport à la dernière émission du même type il y a un mois.

    Le taux d’intérêt s’est élevé à 1,762%, contre un taux de 1,941% lors de la précédente opération le 10 octobre dernier. La demande est restée soutenue, représentant un peu plus d’une fois et demie l’offre.

    AFP

  8. == FLASH ! == LA PAUVRETÉ SE RÉPAND INEXORABLEMENT EN FRANCE DU FAIT DE LA LIBRE CIRCULATION IMPOSÉE PAR L’UNION EUROPÉENNE : DÉJÀ PLUS DE 300.000 SALARIÉS GAGNENT EN FRANCE DES SALAIRES DE MISÈRE, PARFOIS DE 5 € DE L’HEURE (alors que le SMIC horaire est de 9,40 € brut).
    ====================================
    On vient d’apprendre, ce 13 novembre, que plus la France recense plus de 300.000 salariés de l’Union européenne “low cost”, c’est-à-dire travaillant sur notre territoire
    pour des salaires près de 2 fois inférieur à celui du SMIC horaire.

    ————————————————
    PARIS (Sipa) — D’après une note confidentielle du ministère du Travail que s’est procuré Le Parisien-Aujourd’hui en France, le nombre de ressortissants européens travaillant sur le territoire français à des tarifs bradés a triplé depuis 2006, pour atteindre officiellement quelque 110.000 salariés en 2010, et plus certainement 300.000 personnes.

    D’après cette note, le nombre de salariés “low cost” a triplé depuis 2006 pour atteindre 110.000 salariés en 2010. “Ce document estime même qu’ils seraient de 220.000 à 330.000 en fait”, écrit le quotidien régional. Et ce malgré l’abandon de la directive Bolkestein, qui aurait donné le droit à chaque ressortissant européen de travailler dans l’UE en application du droit du travail de son pays d’origine.

    Selon le Parisien-Aujourd’hui en France et alors que Jean-Marc Ayraut doit dévoiler mardi un plan pour contrôler les prestataires étrangers en France, les Espagnols et les Portugais touchés par la crise sont peu à peu venus grossir les rangs des nouveaux entrants dans l’Union européenne. Résultat: des salariés polonais payés 5 euros de l’heure à Clermont-Ferrand par une entreprise polonaise sous-traitante d’Eiffage, ou des Espagnols travaillant 54 heures par semaine pour un sous-traitant espagnol d’élagage d’ERDF sur un chantier de Haute-Garonne, d’après le Parisien.

    “Ce phénomène est d’autant plus dur à contrer qu’il s’opère en général en toute légalité grâce au dispositif mis en place par Bruxelles sur les sociétés étrangères de prestation de service”, écrit le quotidien.

    http://www.romandie.com/news/n/Plus_de_300000_salaries_de_l039Union_europeenne_low_cost_en_France_presse131120120744.asp

  9. France: l’emploi salarié s’effondre au 3e trimestre, 50’400 destructions (Insee)

    Paris (awp/afp) – L’emploi salarié dans les secteurs marchands a perdu 50’400 postes au 3e trimestre 2012 (-0,3% sur trois mois), dont les deux tiers dans l’intérim, selon des estimations provisoires publiées mardi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

    Sur un an, 63’800 postes ont disparu en France (-0,4%), portant à 16,065 millions le nombre d’emplois dans les secteurs marchands (non agricoles). Au deuxième trimestre, l’économie française avait perdu 22’400 emplois, après une courte embellie les trois premiers mois.

    Comme au trimestre précédent, la saignée concerne tous les secteurs et est tirée par la dégradation de l’emploi intérimaire, qui diminue plus fortement ce trimestre (-32’800 postes, -6%) qu’au deuxième trimestre (-18’900 postes).

    En un an, l’intérim a perdu 73’600 postes, soit 12,5% de ses effectifs, souligne l’Insee. Au total, avec l’intérim, le tertiaire perd 36’700 postes.

    Même hors intérim, la France a continué à détruire des emplois au troisième trimestre (-17’600).

    L’industrie essuie une perte de 9800 postes, plus qu’au trimestre précédent (-7700). L’hémorragie se réduit en revanche un peu dans la construction, qui perd 3900 emplois (contre 6800 au 2e trimestre).

    (AWP / 13.11.2012 09h25)

    http://www.romandie.com/news/n/France_l_emploi_salarie_s_effondre_au_3e_trimestre_50_400_destructions_Insee84131120120925.asp

  10. “Salafistfucking”, le nouveau film avec Alain Soral et Bernard-Henri Lévy !

    Un film sur les joyeuses décadences de notre époque.

    “Tout ça est une saloperie de l’Empire américano-sioniste qui se fait sur le dos des petits peuples musulmans, qui se fait sur le dos des minorités chrétiennes d’Orient, qui se fait sur le dos de l’image de la France au Moyen-Orient, et qui en dernière instance pousse à la haine les musulmans et les chrétiens, et sert l’intérêt de l’Israël bien compris avec un grand « I »” (Alain Soral)

    http://youtu.be/k0gy04mQaeA

    • Netanyahu prépare les diplomates occidentaux à une opération d’envergure à Gaza http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2012/11/netanyahu-prepare-les-diplomates.html

      Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lundi, a commencé à prendre des mesures pour obtenir un soutien international pour une opération militaire terrestre possible dans la bande de Gaza, qui viserait à apaiser les tirs de roquettes.

      « Le monde doit comprendre qu’Israël à le droit et le devoir de défendre ses citoyens », a t-il dit devant quelque 50 ambassadeurs venus à Ashkelon.
      « Nous n’allons pas rester les bras croisés face aux attaques récurrentes qui se produisent presque tous les jours, contre nos citoyens et nos enfants. Plus d’un million de citoyens ont à vivre dans une réalité où dans les 15 ou 30 secondes, ils ont besoin de trouver un abri contre les missiles qui tombent de Gaza, alors que les terroristes eux-mêmes se cachent derrière les civils. C’est un double crime de guerre. Aucun gouvernements n’accepterait une telle situation. Nous n’acceptons pas une telle situation, et moi, en tant que Premier ministre d’Israël, je ne suis pas prêt à accepter cette situation, et nous agirons pour l’arrêter. »

      Les tirs de roquettes ont continué pour la troisième journée consécutive, lundi, mais à un rythme plus lent. Depuis samedi, 150 roquettes et missiles ont frappé Israël. 26 personnes ont été traitées pour choc après la destruction d’une maison à Netivot lundi matin.

      Pendant ce temps, Catherine Ashton a condamné les roquettes du Hamas et a appelé Israël à la retenue.

      Le ministère français des Affaires étrangères a aussi condamné les tirs de roquettes sur Israël et a demandé aux deux parties de faire preuve « d’une grande retenue pour éviter toute escalade supplémentaire. »

      Lors de la réunion hebdomadaire du cabinet de dimanche, Netanyahu a déclaré qu’Israël était prêt à «intensifier» sa réponse aux tirs de roquettes en cours. « L’armée israélienne est en marche et fonctionnera, agressive contre les organisations terroristes de la bande de Gaza. Le monde a besoin de comprendre qu’Israël ne va pas rester les bras croisés face aux tentatives de nous attaquer. Nous sommes prêts à intensifier la réponse. »

      Charles Rubin – JSSNews

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